Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil
Église paroissiale Sainte-Catherine

Cloche (n° 3) dite Victoire Pauline Julienne

Dossier IM40006831 réalisé en 2017

Fiche

Dénominations cloche
Numérotation artificielle 3
Appellations dite Victoire Pauline Julienne
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Adresse Commune : Montaut
Adresse :
Emplacement dans l'édifice clocher

Une note du curé Lafitte dans le registre de la paroisse précise que 1928 fut une année importante pour les cloches de Sainte-Catherine. Avant cette date, l'église possédait une grosse cloche de 1760 (fêlée), une cloche de taille moyenne et deux petites ("la plus petite pouvait être levée à bras par un seul homme et l’autre la suivait de près, on ne les utilisait que pour les obsèques des petits enfants"). Une souscription fut d'abord ouverte pour refondre la grosse cloche, fêlée à l'occasion du tocsin sonné pour la Victoire en novembre 1918, travail confié au fondeur tarbais André Darricau. La collecte ayant rencontré un franc succès (13 910 francs), Darricau fut également chargé de fondre un autre instrument avec le matériau des deux petites cloches exécutées entre 1889 et 1898, pour 1 200 francs, par Émile Vauthier, de Saint-Émilion : c'est la cloche ici étudiée.

Le choix des parrains de la nouvelle cloche rendit hommage aux villageois les plus éprouvés par la Grande Guerre, terminée dix ans plus tôt : l'institutrice du village, Pauline Lapeyre, y avait perdu ses trois fils (voir tableau commémoratif) ; Julien Man, lui-même blessé de guerre, avait eu un fils tué (Jacques Simon) et un frère blessé. La dédicace, dans le même esprit, cite l'antienne Da pacem Domine in diebus nostris.

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle
Dates 1928, porte la date
Lieu d'exécution Commune : Tarbes
Édifice ou site : Midi-Pyrénées, 65, Tarbes
Auteur(s) Auteur : Darricau André
André Darricau

Successeur de Jean-Louis-Ursulin Dencausse à la fonderie de ce nom à Tarbes, de 1922 à 1930.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.

Personnalité : Lafitte Honoré,
Honoré Lafitte (1869 - 1958)

Curé de Montaut de 1900 à 1951.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
commanditaire

Cloche suspendue, de volée ; tintement par actionnement électrique ; joug en fonte boulonné (modèle Dencausse, fondeur à Tarbes) ; pas de couronne d'anses mais un disque plat.

Catégories fonderie de cloches
Structures suspendu
Matériaux bronze, fondu à la cire perdue, décor en relief
fer, forgé
Précision dimensions

Dimensions non prises.

Iconographies Vierge
Précision représentations

Sur le vase : effigie de Notre-Dame de Lourdes.

Inscriptions & marques dédicace, latin
Précision inscriptions

Dédicace (non lue, transcription d'après le registre paroissial) : DA PACEM DOMINE IN DIEBUS NOSTRIS. VICTORIA PAULINA JULIANA PRO PATRIA GRATIAS AGO PRECES QUE FUNDO.

Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Histoire des cloches de Sainte-Catherine de Montaut de 1836 à 1954 (d'après le registre paroissial)

    La Révolution de 1793 a fait perdre ses plus belles cloches à l'église qui ne conserva qu'une cloche de 600 kg, fondue en 1760, pendant plus de quarante ans. C'est en 1836 qu'une seconde cloche de 350 kg, commandée par Pédemagnon de Bétrac, curé à Montaut de 1834 à 1839, fut fondue mais elle se cassa en 1840 ; c'est alors Délestant (sic), fondeur à Dax, qui fut chargé de la refondre et fit une cloche de 420 kg. Celle-ci cessa de fonctionner en 1853 et le fondeur Tourmeau fils, de Mont-de-Marsan, se chargea d'en faire une autre qui ne fonctionna que deux ans, il dut donc la refondre à ses frais en 1855 (elle pesait 449 kg). Elle fut encore une fois refondue et agrandie en 1877 pour 350 francs. En 1889, deux petites cloches exécutées par Émile Vauthier de Saint-Emilion furent ajouter aux deux grosses pour le prix de 1.200 francs (elles eurent pour marraines Coralie Burguerieu et Mme Darrieutort et pour parrain Martial Labastuque, tous trois donateurs). La grosse cloche de 1760 se fendit en 1918 lorsqu'on sonna le tocsin de la fin de la guerre ; elle fut refaite par le tarbais André Darricau en 1928 (marraine : Mathilde Darrieutort, Parrain Louis Moringlane) avec les deux petites cloches qui furent fondues en une seule (marraine Mme Lapeyre, parrain Julien Man), le tout pour la somme de 11.300 francs payée par une souscription paroissiale (13.910 francs, dont 5.000 par Mlle Darrieutort). La cloche de 1877 fut refondue en 1954 par le fondeur tarbais Marcel Fourcade.

  • Extrait du registre paroissial écrit par l'abbé Lafitte à propos de la refonte des cloches en 1928

    "Le mobilier de l’église étant juridiquement communal, la question des travaux à faire n’était pas de mon ressort. Mais nous avions tous appris à connaître que si les communes étaient propriétaires, elles s’inquiétaient généralement fort peu de pourvoir à l’entretien et au renouvellement du mobilier. [...] On n’aurait cependant pas dû oublier que c’était une sonnerie civile et patriotique et non une sonnerie religieuse qui avait occasionné la fêlure de la grande cloche. Mais la caisse communale restait, parait-il, à sec en permanence [...]."

Références documentaires

Documents d'archives
  • Registre paroissial de Montaut, 1845-1951.

    Archives communales, Montaut
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Fascianella Linda