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Église abbatiale Saint-Sever

Cloche (n° 1) dite saint Pierre

Dossier IM40006277 réalisé en 2015

Fiche

Dénominations cloche
Titres
Numérotation artificielle 1
Appellations dite saint Pierre
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Adresse Commune : Saint-Sever
Adresse : place du Tour du Sol
Emplacement dans l'édifice clocher

Cette cloche dédiée à saint Pierre est l'une des deux cloches du XVIIIe siècle ayant survécu au décret d'application de la Convention de 1792 ordonnant la fonte des cloches d'église pour l'armement. Elle fut exécutée, sans doute sur place, par le fondeur d'origine espagnole L. Cabanzo (figurant sur l'arrêté de classement sous le nom d'Alcabanzo), très certainement en décembre 1742. En effet, les inscriptions sur le vase font référence au jour de Noël (Verbum caro) et à Michel de Portets (parrain) et Marie-Marguerite de Basquiat (marraine), qui se marièrent précisément le 25 décembre 1742. Cette grosse cloche ne sonnait que les heures. Le mouton a été remplacé par la société Bodet, établie à Trémentines (Maine-et-Loire).

Période(s) Principale : 2e quart 18e siècle
Dates 1742, daté par source
Auteur(s) Auteur : Cabanzo Luis de,
Luis de Cabanzo

Fondeur d'origine espagnole, actif dans les Landes dans les années 1740. Signe L. Cabanzo.


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fondeur de cloches
Personnalité : Portets Marie-Marguerite de,
Marie-Marguerite de Portets , né(e) de Basquiat de Mugriet (1722 - )

Née le 20 juillet 1722, morte après 1774. Fille de Jean-Joseph de Basquiat, seigneur de Mugriet (vers 1695-1758), et de Sainte de Marsan (1695-avant 1756) ; épouse à Saint-Sever le 25 décembre 1742 Michel de Portets (vers 1720-après 1774).


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marraine
Personnalité : Portets Michel de,
Michel de Portets (1720 - )

Né vers 1720, mort après 1774. Épouse à Saint-Sever le 25 décembre 1742 Marie-Marguerite de Basquiat de Mugriet (1722-après 1774).


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parrain
Auteur : Bodet,
Bodet

Entreprise créée par Paul Bodet en 1868, spécialisée dans l'horlogerie et les équipements campanaires.


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fondeur de cloches, attribution par source

Située dans la travée nord du clocher, côté est. Cloche suspendue de volée ; tintement par actionnement électrique (marteau simple extérieur côté sud) ; note : mi naturel ; couronne d'anses usuelle ; battant à extrémité repercée. Mouton métallique, roue et marteau peut-être en acier, bélière en fer. Décor en relief, empreintes en cire prises dans des matrices avec dossiers.

Catégories fonderie de cloches
Structures suspendu
Matériaux bronze, fondu à la cire perdue, décor en relief, matrice
acier, (?)
fer
Mesures h : 100.0
d : 120.0
Iconographies symbole, La couronne d'épines, cartouche, armoiries, heaume, compas, clochette, fleur de lys
ornementation, palme, rinceau
Précision représentations

Le vase porte sur la face sud un médaillon avec le mot PAX entouré d'une couronne d'épines (devise bénédictine), deux mandorles enserrant chacune une main (sans doute de saint Benoît) ; une plaquette avec un blason écartelé et la marque du fondeur.

Inscriptions & marques dédicace, fondu, latin, français
devise, fondu
armoiries, fondu
marque de fondeur, fondu
Précision inscriptions

Dédicace (en deux lignes sur le vase supérieur) : IHS MARIE SIT NOMEN DOMINI BENEDICTUM ORA PRO NOBIS / VERBUM CARO ET HABITAVIT IN NOBIS ST PR MICHEL DE PORTETS : PARRAIN MARIE MARGUERITE DE BASQUIAT DE PORTETS : MARRAINE.

Devise : PAX dans une couronne d'épines.

Marque de fondeur : au centre, un écu armorié (écartelé, aux 1 et 4 à un arbre... ; aux 2 et 3 à une étoile...) ; deux fleurs de lys héraldiques de part et d'autre de l'écu, un casque de profil au dessus de l'écu flanqué d'une clochette à gauche et d'un compas à droite, le tout supporté par deux palmes et par le nom L. CABANZO.

États conservations changement de fonctionnement
partie remplacée
manque
Précision état de conservation

Cloche électrifiée en 1960 aujourd'hui non utilisée. Mouton moderne. Cordes supprimées, battant disparu.

Arrêté de classement : par Alcabanzo [sic], 1742.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre À signaler
Protections classé au titre objet, 2004/11/09

Annexes

  • Informations concernant la manière de sonner les cloches à Saint-Sever (communication orale, 1969)

    Le carillon était sonné à la manivelle avec une corde reliée au bas des battants dans les cloches 1, 2, 3 et 4. Ces cordes pouvaient être décrochées et la cloche était sonnée à la volée d’en bas, chaque cloche ayant deux cordes, une au mouton pour la volée, l’autre en bas du battant.

    La grosse cloche ne sonne que les heures.

    Le glas est sonné avec seulement trois cloches : 2, 3 et 4. Les coups sont répartis comme suit : un coup de la cloche n°2, trois coups de la n°4, un coup de la n°2, trois coups de la n°3 ; ce schéma étant répété cinq fois de suite ; puis n°4, 3 et 2, deux fois.

    Les sonneries quotidiennes se font de la manière suivante : quarante coups de la cloche n°3 un quart d’heure avant la messe, à 6h45, 8h45, 10h45 et 6h15.

    Le carillon est sonné à la volée pour les baptêmes et mariages, le dimanche à 10h30 avant la grand-messe (un coup sur les n° 2, 5, 4 et 3 répétés plusieurs fois).

    Cloches sonnées à la volée pour les fêtes religieuses et autres à 6h30 et 10h30.

    L’angélus est sonné de la manière suivante : quarante coups de la n°3, trois fois trois coups de la n°2 et quarante coups de la n°3.

Références documentaires

Bibliographie
  • FAIVRE Jean-Bernard, MATÉOS Vincent. Cloches, sonnailles, carillons en pays landais. Bordeaux : Le Festin, 2011.

    p. 79
Périodiques
  • MATEOS Vincent. "Fondeurs de cloches espagnols en Pays Landais", Bulletin de la Société de Borda, n° 466, Dax, 2002.

    p. 2
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