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Église paroissiale Sainte-Catherine

Cloche (n° 1) dite Mathilde Louise

Dossier IM40006829 réalisé en 2017

Fiche

Dénominations cloche
Numérotation artificielle 1
Appellations dite Mathilde Louise
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Adresse Commune : Montaut
Adresse :
Emplacement dans l'édifice clocher

Cette cloche fut fondue en 1928 par le fondeur tarbais André Darricau. Une note du curé Lafitte dans le registre de la paroisse précise que 1928 fut une année importante pour les cloches de Sainte-Catherine. Avant cette date, l'église possédait une grosse cloche de 1760 (fêlée), une cloche de taille moyenne et deux petites ("la plus petite pouvait être levée à bras par un seul homme et l’autre la suivait de près, on ne les utilisait que pour les obsèques des petits enfants"). Une souscription fut d'abord ouverte pour refondre la grosse cloche, fêlée à l'occasion du tocsin sonné pour la Victoire en novembre 1918 : la nouvelle cloche est celle ici étudiée. La collecte ayant rencontré un franc succès (13 910 francs), les deux petites cloches furent aussi fondues afin d'en fabriquer une plus grande et les deux autres (la grosse refondue et la moyenne conservée) furent dotées d'un contrepoids, pour un coût total de 11 300 francs. La sonnerie modifiée par l’abbé Daydrein (curé de Montaut de 1866 à 1900), en effet, ne comportait pas ce système et le va-et-vient des cloches menaçait la stabilité du beffroi.

La plus forte participation à la souscription pour la cloche de Darricau ayant été celle de Mathilde Darrieutort (5 000 francs), elle fut choisie pour marraine de l'instrument. La bénédiction eut lieu le 16 septembre 1928.

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle
Dates 1928, porte la date
Lieu d'exécution Commune : Tarbes
Édifice ou site : Midi-Pyrénées, 65, Tarbes
Auteur(s) Auteur : Darricau André,
André Darricau

Successeur de Jean-Louis-Ursulin Dencausse à la fonderie de ce nom à Tarbes, de 1922 à 1930.


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fondeur de cloches, signature
Personnalité : Darrieutort Mathilde,
Mathilde Darrieutort ( - 21/06/1930)

Mathilde Darrieutort et, avant elle, sa mère, furent des bienfaitrices de l'église de Montaut. Elles firent de nombreuses donations pour l'achat du mobilier et l'entretien de l'église.


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donateur, attribution par source
Personnalité : Lafitte Honoré,
Honoré Lafitte (1869 - 1958)

Curé de Montaut de 1900 à 1951.


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commanditaire, attribution par source

Cloche suspendue, de volée ; tintement par actionnement électrique ; gros joug en fonte boulonné (modèle Dencausse, fondeur à Tarbes) ; pas de couronne d'anses, mais un disque plat ; battant en poire non percé.

Catégories fonderie de cloches
Structures suspendu
Matériaux bronze, fondu à la cire perdue, décor en relief
fer, forgé
Mesures h : 111.0
h : 101.0
d : 115.0
Iconographies Calvaire, sainte Jeanne d'Arc, croix, calice
ornementation, feuille, feuille de chêne
Précision représentations

Sur le vase : Calvaire avec sainte Madeleine, Jeanne d'Arc à cheval. Au milieu de la dédicace : croix fleurdelisée sur un cercle décoré de feuilles et portant au centre un calice dans une gloire (marque du fondeur). Vase supérieur : frise de feuilles de chêne. Faussure et pince : frise de feuilles.

Inscriptions & marques dédicace, latin, français
signature, fondu, français
date, fondu
marque d'auteur, fondu
Précision inscriptions

Dédicace, date et signature (en deux lignes sur le vase supérieur) : A FULGURE ET TEMPESTATE LIBERA NOS DOMINE MATHILDIS LUDOVICA VOX DEI AD POPULUM POPULI AD DEUM CONSTITUTA A.P 1928 / PARRAIN LOUIS MORINGLANE MARRAINE MATHILDE DARIEUTORT (sic) MAIRE M. BLANC CURE H. LAFITTE A. DARRICAU FONDEUR TARBES. Marque de fondeur : voir iconographie.

Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Histoire des cloches de Sainte-Catherine de Montaut de 1836 à 1954 (d'après le registre paroissial)

    La Révolution de 1793 a fait perdre ses plus belles cloches à l'église qui ne conserva qu'une cloche de 600 kg, fondue en 1760, pendant plus de quarante ans. C'est en 1836 qu'une seconde cloche de 350 kg, commandée par Pédemagnon de Bétrac, curé à Montaut de 1834 à 1839, fut fondue mais elle se cassa en 1840 ; c'est alors Délestant (sic), fondeur à Dax, qui fut chargé de la refondre et fit une cloche de 420 kg. Celle-ci cessa de fonctionner en 1853 et le fondeur Tourmeau fils, de Mont-de-Marsan, se chargea d'en faire une autre qui ne fonctionna que deux ans, il dut donc la refondre à ses frais en 1855 (elle pesait 449 kg). Elle fut encore une fois refondue et agrandie en 1877 pour 350 francs. En 1889, deux petites cloches exécutées par Émile Vauthier de Saint-Emilion furent ajouter aux deux grosses pour le prix de 1.200 francs (elles eurent pour marraines Coralie Burguerieu et Mme Darrieutort et pour parrain Martial Labastuque, tous trois donateurs). La grosse cloche de 1760 se fendit en 1918 lorsqu'on sonna le tocsin de la fin de la guerre ; elle fut refaite par le tarbais André Darricau en 1928 (marraine : Mathilde Darrieutort, Parrain Louis Moringlane) avec les deux petites cloches qui furent fondues en une seule (marraine Mme Lapeyre, parrain Julien Man), le tout pour la somme de 11.300 francs payée par une souscription paroissiale (13.910 francs, dont 5.000 par Mlle Darrieutort). La cloche de 1877 fut refondue en 1954 par le fondeur tarbais Marcel Fourcade.

  • Extrait du registre paroissial écrit par l'abbé Lafitte à propos de la grosse cloche en 1918

    « L’ardeur que mirent les sonneurs improvisés à répandre la bonne nouvelle fut funeste en conséquences pour les pauvres cloches. En beaucoup d’endroit elles se fêlèrent. Notre plus belle cloche fut de ce nombre. Elle datait de 1760. Et de ce jour note sonnerie se trouva bien appauvrie. »

  • Extrait du registre paroissial écrit par l'abbé Lafitte à propos de la refonte des cloches en 1928

    "Le mobilier de l’église étant juridiquement communal, la question des travaux à faire n’était pas de mon ressort. Mais nous avions tous appris à connaître que si les communes étaient propriétaires, elles s’inquiétaient généralement fort peu de pourvoir à l’entretien et au renouvellement du mobilier. [...] On n’aurait cependant pas dû oublier que c’était une sonnerie civile et patriotique et non une sonnerie religieuse qui avait occasionné la fêlure de la grande cloche. Mais la caisse communale restait, parait-il, à sec en permanence [...]."

Références documentaires

Documents d'archives
  • Registre paroissial de Montaut, 1845-1951.

    Archives communales, Montaut
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