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Église paroissiale Sainte-Madeleine

Ciboire

Dossier IM40004914 réalisé en 2013

Fiche

Dénominations ciboire
Aire d'étude et canton Montfort-en-Chalosse
Adresse Commune : Goos
Emplacement dans l'édifice sacristie

Ce ciboire (du moins la coupe et le couvercle, seuls éléments en argent) a été exécuté entre 1819 et 1838 par l'orfèvre bayonnais Charles-François Mortet (ou Morlet), né à Langres vers 1754, dont la longue carrière commença en 1782, date de sa réception comme maître-orfèvre à Bayonne. On trouve son premier poinçon d'Ancien Régime sur deux pièces conservées en l'église Saint-Laurent de Mugron et sur un ciboire à Beylongue. Le ciboire de Goos est, à ce jour, le seul objet repéré portant son poinçon losangique, probablement insculpé en 1797 ou 1798.

Le pied et la tige en laiton, identiques en tout point à des productions parisiennes de la même période (par exemple le ciboire de l'église voisine de Cassen, réf. IM40004746), ont sans doute été assemblés a posteriori avec les éléments en argent dus à Morlet.

Période(s) Principale : 1ère moitié 19e siècle
Lieu d'exécution Commune : Bayonne
Auteur(s) Auteur : Mortet Charles-François, dit(e) Morlet,
Charles-François Mortet , dit(e) Morlet (1754 - après 1809)

Charles-François Mortet (ou Morlet selon Jacques Helft, Le poinçon des provinces françaises, p. 70), né à Langres vers 1754, est le fils de Charles Mortet et de Lucrèce Lambert (tous deux morts avant 1782), et le frère cadet de l'orfèvre Jean-Marie Mortet (mort avant 1808). Charles-François, reçu maître-orfèvre à Bayonne en 1782, épouse dans cette ville, le 20 août de la même année, Jeanne Maisonnave, fille de Pierre Maisonnave et de Jeanne Laborde, et nièce par alliance de l'orfèvre bayonnais Joseph Duchemin (1729-après 1793) [source : Geneanet].

Charles-François est probablement identifiable au "Morlets (sic), marchand-orfèvre à Bayonne" signalé en 1807 et 1814 pour des fournitures à l'église d'Herm près de Dax. L'église de Beylongue conserve un ciboire et celle de Mugron un encensoir et une navette de sa période ante-révolutionnaire (1784-1789), celle de Goos un ciboire de 1819-1838 portant un poinçon losangique, insculpé après 1797. Ce dernier pourrait toutefois appartenir à son neveu Charles-Guillaume Mortet (fils de Jean-Marie), orfèvre actif au 33, rue Mayour (actuelle rue d'Espagne), à l'enseigne "Aux attributs de l'église".


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orfèvre, signature

Pied circulaire à ressaut, nœud ovoïde, une bague, coupe nue. Le pied et la tige sont en laiton argenté, la coupe et le couvercle en argent. Décor gravé et ciselé sur le pied et le nœud, décor à la molette sur la bague et sur le ressaut du pied ; croix du couvercle fondue et soudée.

Catégories orfèvrerie
Structures pied, circulaire
Matériaux argent, ciselé
laiton, décor à la molette, gravé, argenté
Mesures h : 20.5
d : 11.3
d : 8.3
Iconographies croix tréflée
ornementation, feuille, onde
Précision représentations

Croix tréflée au sommet du couvercle ; ondes et points sur le cavet du pied, feuilles nervurées alternant avec des bouquets sur le talus du pied et sur le nœud, stries à la molette sur le ressaut du pied et la bague.

Inscriptions & marques grosse garantie départements 1819-1838
2e titre départements 1819-1838
garantie menus ouvrages 2e titre départements depuis 1838
poinçon de fabricant
Précision inscriptions

Poinçons sur le bord de la coupe et à l'intérieur du couvercle. Poinçon de fabricant : C F / M, une fleurette en chef (losange vertical). Poinçon de grosse garantie : différent 62 (Basses-Pyrénées : Pau et Bayonne). Garantie menus ouvrages : différent entre les pattes du crabe non lisible.

Statut de la propriété propriété de la commune
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe