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Chenal du Gaët ou Gahet, ancien port

Dossier IA33005728 inclus dans Ville réalisé en 2012

Fiche

Á rapprocher de

Parties constituantes non étudiées pont, vanne, cale, pont
Dénominations chenal, port, rivière aménagée
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Pauillac
Adresse Commune : Pauillac
Adresse : Allées Marines
Cadastre : 2016 AS non cadastré ; 2016 AR non cadastré

Le chenal du Gahet est indiqué sur les cartes du 18e siècle : il s'agit du ruisseau d'Artigues qui recueille les eaux du marais de Pibran et qui rejoint l'estuaire au nord du bourg de Pauillac. Il constitue un abri bienvenu pour les bateaux qui naviguent sur l'estuaire. D'après la carte de Masse et celle du cours de la Garonne, des batteries avaient été installées sur la rive nord en 1706.

Un pont qui permettait son franchissement est également mentionné, notamment sur la carte de Masse. C'est la grande route de Pauillac au Bas-Médoc, axe de circulation principal du territoire. En 1796, ce pont construit en pierre est en mauvais état : un pont en bois est établi pour permettre les réparations, mais en 1806, c'est le pont en bois qui est désormais inutilisable : il faut se résigner à utiliser le pont en pierre qui n'a pas été réparé...

Comme la plupart des esteys de la Gironde, le chenal du Gahet est soumis au flux et au reflux des marées, et donc aux envasements. En 1802, il est indiqué dans les registres de délibérations de la commune que "le chenal sera redressé et récuré de manière à le rendre navigable depuis son embouchure dans la Gironde jusqu'au pont du Gahet". Cette question perdure tout au long des 19e et 20e siècles.

Le chenal du Gahet constitue le port des pilotes, qui accompagnent les bateaux dans leur remontée ou descente de l'estuaire : ils ne cessent donc de réclamer l'amélioration du port "pour abriter leurs embarcations lorsqu'ils arrivent de la mer".

A partir de 1840, le port est relié au bourg par l'aménagement des Allées marines qui se poursuivent en longeant le chenal. Toutefois, des affaissements menacent ces nouveaux aménagements. En 1882, la situation ne s'est pas améliorée : "depuis plusieurs années, effondrement progressif du port du Gahet ; les travaux de remblais effectués aux abords de ce bassin n'ont eu d'autres effets que d'activer la poussée des terres et les maçonneries de toute la partie avoisinant le pont s'écroulent au grand détriment du chenal et même de la sûreté des chaloupes et des hommes ; les pilotes n'auront bientôt plus aucun point de refuge et les gros temps chasseront les bateaux de charge mouillés en rade et les feront sombrer à l'ancre".

Avec la construction des appontements au nord du chenal, il est question en 1886 de relier la gare du Médoc au port des pilotes. Des travaux de réparation provisoire sont alors engagés : "les berges qui étaient à angle droit dans la partie du couchant des deux côtés midi et nord, ont été établies en plan incliné". Mais ces aménagements sont déjà dégradés en 1889 et les pilotes réclament à nouveaux des travaux de réparation.

Des cartes postales du début du 20e siècle attestent la présence d'un transbordeur aérien installé sur la rive nord du chenal : construit pendant la Première Guerre mondiale par la Compagnie du Midi, il permettait le déchargement de charbon. Le site a été occupé par la suite par un site d'exploitation de granulats. En 2011, les débris de l'appontement de la Société des Consommateurs de pétrole étaient encore visibles sur l'estran.

Période(s) Principale : 19e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 1ère moitié 20e siècle

Le chenal du Gahet est un ruisseau dont on suit le cours depuis le hameau d'Artigues jusqu'à sa confluence avec l'estuaire, au nord du bourg. Il suit le tracé de la ligne de chemin de fer et traverse la zone de marais dite de Pibran.

Sur les bords de l'estey envasé se trouve une entreprise de graviers. Subsistent des vestiges des anciennes cales inclinées, aujourd'hui enherbées.

Un pont permet son franchissement vers le boulevard Halimbourg. Il est équipé d'une vanne et d'une porte à flots permettant de réguler le niveau des eaux en fonction des marées. Un autre permet le franchissement par la route départementale 2. Un tronçon a été canalisé pour aménager la voie de chemin de fer.

Statut de la propriété propriété de la commune
propriété d'un établissement public départemental (?), Bordeaux Port Atlantique

Annexes

  • Documentation sur le chenal du Gahet

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Redressement du chenal, 27 floréal an 10 (17 mai 1802).

    Le chenal sera redressé et récuré de manière à le rendre navigable depuis son embouchure dans la Gironde jusqu'au pont du Gahet.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1825-1839, Réclamation de M. d'Armailhacq frères concernant l'arrêté de M. le Préfet du 19 avril 1833 qui indique la ligne qu'ils doivent suivre dans les constructions projetées sur un emplacement situé près l'estey du Gahet, 8 mai 1834.

    Réclamation refusée.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1825-1839, Pétition des pilotes qui réclament l'amélioration au chenal du Gahet, 7 mai 1837.

    Chenal qui sert de lieu de refuge pour abriter leurs embarcations lorsqu'ils arrivent de la mer.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1839-1848, Rapport du maire sur la situation critique du port de Pauillac et de ses chenaux, 27 décembre 1840.

    Moyens à mettre en œuvre pour porter un obstacle aux envahissements du fleuve qui menace d'une destruction prochaine et complète le beau travail de la campagne dernière (terrassements sur lesquels ont été pratiqués des empierrements pour une voie de charrette) ; nécessité de continuer les enrochements du bas des terrassements et les revêtements en pierre des talus que la rivière sans cela mine tous les jours ; mention de l'importance du port aménagé au chenal du Gahet auquel on accède par les Allées marines, chaussée aménagée sur le bord du chenal, communiquant avec la route départementale n°18 ; affaissement des abords des chenaux, notamment celui de la Verrerie qui menace d'engloutir une maison et celui du Gahet qui a entrainé avec lui une partie du chemin et plusieurs arbres des allées marines.

    AD Gironde, SP 1204, Travaux d'amélioration du chenal du Gaët : nouveaux quais, 1854.

    AD Gironde, Sp 2922, Plan général du port de Pauillac, dressé par l'ingénieur ordinaire soussigné pour être joint à son rapport en date de ce jour portant proposition d'éclairer l'entrée du chenal de Gaët, 18 novembre 1857.

    AD Gironde, SP 1204, Amélioration du port de Pauillac, rapport de l'ingénieur ordinaire à propos des travaux à faire au port de Pauillac, 15 décembre 1865.

    Demande du Conseil général dans sa session de 1865 de faire des travaux pour remédier à l'insuffisance du port de Pauillac ; projet pour l'enlèvement de quelques maisons formant une saillie considérable sur les alignements généraux des quais ; subvention accordée à la commune pour ces travaux ; projet de construction de cales et de quais dans le chenal de la verrerie pour pallier l'insuffisance du chenal du Gaët : 1er projet présenté en 1844 ; projet à revoir et à présenter à nouveau.

    AD Gironde, SP 1204, Port de Pauillac, commission nautique locale, Rapport de l'ingénieur ordinaire, 3 avril 1872.

    Insuffisance du port du Gaët, travaux nécessaires de curage dans les chenaux de Padarnac, de St Lambert et de la verrerie ; que des cales de débarquement soient établies dans ce dernier chenal ; il est certain que depuis l'établissement des lignes régulières de grands steamers entre Bordeaux et l'Amérique du Sud, un grand nombre de gabarres viennent attendre dans le port de Pauillac l'arrivée de ces bateaux. Pour être plus en sûreté ces gabares entrent dans le port du Gaët et y gênent le débarquement et l'embarquement des marchandises de la contrée ; il est donc indispensable de prendre des mesures pour créer de nouveaux refuges à ces embarcations ; demande la réunion d'une commission nautique composée des pilotes et marins locaux.

    AD Gironde, SP 1205, Ponts et Chaussées, rapport de l'ingénieur de Pauillac, demande du maire de Pauillac concernant l'amélioration du chenal de la verrerie, 22 février 1878.

    Chenal du Gahet insuffisant pour recevoir les bateaux ; demande amélioration du chenal de la verrerie ; montant des travaux : 35000 frcs.

    AD Gironde, SP 1205, Rapport de l'ingénieur ordinaire sur l'envasement du port du Gahet, 22 septembre 1879.

    Les pieux du mur de soutènement de la grande cale bougent : enrochements nécessaires pour renforcer la structure ; mention de caves pour les maisons des quais (assainies avec l'écoulement d'eau aménagé).

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1879-1885, Vœu concernant le chenal du Gahet, 28 décembre 1882.

    Le port de Pauillac n'offre aucun point favorable au débarquement dès qu'arrivent les grandes marées. Les eaux s'avancent en effet en recouvrant totalement la cale saillante et les embarcations n'ont d'autres ressources que de venir frapper contre les talus construits tout le long des quais ; en temps ordinaire, les dépôts vaseux obstruent tellement les abords de l'unique jetée d'embarquement nommée peyrat que les bateaux d'un fort tonnage (grandes chaloupes, chasse-marées, etc) sont arrêtés avant l'accostage ou ne peuvent plus se dégager après s'être avancés vers la terre ; le raccourcissement de cette même jetée a eu pour résultat d'empêcher tout chargement important à marée basse et d'interrompre par conséquent les opérations durant plusieurs heures, car les grandes gabarres sont obligées de s'éloigner à la marée descendante, faute de profondeurs du rivage et ne peuvent revenir qu'après l'établissement prononcé du courant de flot ; depuis plusieurs années, effondrement progressif du port du Gahet ; les travaux de remblais effectués aux abords de ce bassin n'ont eu d'autres effets que d'activer la poussée des terres et les maçonneries de toute la partie avoisinant le pont s'écroulent au grand détriment du chenal et même de la sûreté des chaloupes te des hommes ; les pilotes n'auront bientôt plus aucun point de refuge et les gros temps chasseront les bateaux de charge mouillés en rade et les front sombrer à l'ancre ; demande de remise en état urgente du port du Gahet.

    AD Gironde, SP 1206, Rapport de l'ingénieur ordinaire concernant l'amélioration du port du Gahet, 6 mai 1884.

    Délibération du 11 février 1884 : CM renouvèle vœu émis dans sa séance du 28 décembre 1882 au sujet de la reconstruction du port du Gahet ; août 1882 : vœu semblable du CG ; rapport de l'ingénieur ordinaire du 26 juillet 1883 : en attente de la loi déclarant d'utilité publique le chemin de fer de la gare de Pauillac à ce port ; le tonnage de ce petit port augmente chaque année et comme ce tonnage se compose surtout de marchandises très encombrantes, notamment de poteaux de mines, de traverses de chemin de fer, le trafic ne peut que s'accroître lorsque la ligne des landes de Lesparre à Hourtin aura été livrée à l'exploitation, il est indispensable de modifier les dispositions actuelles du port, d'agrandir le terre-plein de rive gauche sur lequel doit arriver la voie ferrée et d'établir là une véritable petite gare maritime avec des emplacements assez vastes pour pourvoir au dépôt de toutes ces marchandises encombrantes.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1885-1893, Défense du port de Pauillac, 27 mai 1886.

    Protestation de la chambre de commerce de Bordeaux au sujet de l'établissement des tronçons de chemin de fer reliant la gare du Médoc au port des pilotes.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1885-1893, Port du Gahet : demande de travaux, 21 août 1886.

    Mention de la loi autorisant l'établissement du tronçon ferré menant au port du Gahet promulguée le 27 juillet 1886 ; travaux du port qui étaient conditionnés par cette décision.

    AD Gironde, SP 1206, Demande d'autorisation de réparer les 42 m de quai de la rive gauche du chenal du Gaët, 9 février 1887.

    Depuis 1880, affaissement des murs de soutènement du port.

    AD Gironde, SP 1205, Lettre au préfet des sieurs Baqué et Castagnet pour l'aménagement d'un terre-plein pour entreposer les marchandises, 7 février 1888.

    Mention de l'arrivage de poteaux de mines et difficulté de les charger dans le port ; dépôts dans les gares de chemin de fer ; avec la gare du port qui vient d'être établie, projet d'aménager un terre-plein pour entreposer les marchandises.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1885-1893, Pétition des pilotes qui réclament l'amélioration au chenal du Gahet, 17 août 1889.

    Insuffisance du port du Gahet pour abriter leurs embarcations ; en mauvais état et encombré par des navires jaugeant de 80 à 200 tonneaux transportant des poteaux de mines et rendant l'accès impossible ce qui obligent les pilotes et marins de Pauillac à mouiller leurs bateaux en rade où ils sont exposés à un danger permanent à cause des grandes quantités de gabarres qui fréquentent la rade et en raison des chargements et déchargements des grands vapeurs et paquebots ; à la suite de l'établissement de la voie ferrée reliant la gare de Pauillac au port du Gahet, des travaux de réparation provisoire ont été faits à ce port, les berges qui étaient à angle droit dans la partie du couchant des deux côtés midi et nord, ont été établies en plan incliné mais déjà les murs s'inclinent et en fort peu de temps ce port sera revenu dans l'état de délabrement où il était il y a quelques années.

    AD Gironde, SP 1206, Extrait du registre des délibérations du conseil municipal : rapport de la commission des travaux du port et de la rade, 28 avril 1893.

    Mention de la loi du 30 janvier 1893 sur la marine marchande ; Décisions : A) appropriation du Gahet réservé dorénavant au seul cabotage et au gabarage, élargissement, réfection des côtés latéraux par la suppression des talus inclinés et leur remplacement par des parois verticales, allongement au moyen d'un warf d'une vingtaine de mètres de long dans le prolongement de la pile nord du chenal, installation de grues pour le déchargement des marchandises, prolongement de la pile sud par un quai de débarquement et de magasinage s'étendant de l'angle sud de l'entrée jusqu'au près du chantier de construction actuel, déplacement du pont actuel pour le ramener dans l'axe du quai et boulevard des appontements ; B) Aménagement du chenal de la verrerie, réservé en première ligne au pilotage et à la chaloupe garde-pêche de l'Etat, avec accès à déterminer pour les bateaux du commerce ; C) Enlèvement de l'épave du steamer anglais "Sir James Duke" ; D) Curage et appropriation des abords côté nord du peyrat ; E) curage, élargissement et approfondissement de la crique sise en face de la rue St Martin pour logement de quelques gabarres ; F) Remise en état du chenal de St Lambert pour les besoins de la batellerie dans la région sud de la commune ; quant à la rade de Padarnac il n'y a plus à s'en occuper son sort étant assuré par l'avenir des travaux actuellement en cours d'exécution.

    AC Pauillac, Registre des délibérations, 1916-1925. Problèmes liés à l'ouvrage aménagé pour le déchargement du charbon, 18 août 1920.

    Construit pendant la guerre par la Compagnie du Midi ; actuellement démoli ; demande que des améliorations soient prises en compte pour sa reconstruction.

  • Documentation sur le pont du Gahet

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Pont menaçant ruine, 25 ventôse an 4 (15 mars 1796).

    La voûte du pont dit du Gahet qui est sur la grande route avait manqué sur un des côtés et que la ruine entière du pont est très prochaine si l'on ne se hâte de le réparer.

    AC Pauillac, BOITE PLANS, Devis des réparations à faire au pont du Gahet près le bourg de Pauillac, situé sur la grande route de Pauillac en Bas-Médoc, 26 ventôse an 4 (16 mars 1796).

    Pont du Gahet situé sur la grande route de Pauillac en Bas Médoc, à la distance d'environ 600 toises du bourg, sert à l'écoulement des eaux du marais de Pibran, sert à l'embarquement et au débarquement des denrées de Pauillac surtout lorsque les vents soufflent de la partie du nord et nord-est ; construction actuelle du pont avec une voûte de 13 pieds de long de tête à tête sur 3 pieds 6 pouces de large ; largeur de la voûte insuffisante pour les écoulements des eaux du marais de Pibran ; nécessité de construire un nouveau pont.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Réparation provisoire du pont du Gahet, 24 fructidor an 4 (10 septembre 1796).

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Réparations à faire aux chemin et pont du Gahet, indispensables pour le transport des marchandises en provenance de St Sauveur et de Cissac, 27 floréal an 10 (17 mai 1802).

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Réparations à faire au pont du Gahet, 27 germinal an 13 (17 avril 1805).

    Construction d'un pont en bois provisoire à côté du pont en pierre l'an 4 ; ce pont en bois devenu inutilisable, on repasse sur le pont en pierre qui n'a pas pour autant été réparé.

  • Documentation sur l'ancien fort du Gahet

    AD Gironde, C 2058 : Armement des batteries. Extrait de la dépense à faire pour les appointements des officiers marins, la solde et la subsistance des bombardiers et canonniers de marine nécessaires pour l'armement des batteries dénommées cy après pendant sept mois et demy de campagne du premier avril au 15 novembre 1759, 3 mars 1759 :

    Scavoir :

    Batterie de Pauillac : 1 capitaine de navire, 1 second capitaine de navire, 4 lieutenants, 1 second canonnier.

    Tromploup (sic) : 6 officiers des mêmes grades et aux mêmes prix que cy dessus, 1 ayde canonnier.

    La Mareschalle : 6 officiers idem que cy dessus, 1 ayde canonnier.

    Castillon : 6 officiers des mêmes grades et aux mêmes prix que l'autre part, 1 ayde canonnier.

    Goulée : 6 officiers pour un mois, 1 second canonnier.

    By : 1 capitaine, 2 lieutenants, 1 ayde canonnier.

    La pointe de Grave : 1 capitaine, 2 seconds, 9 lieutenants, 1 maître canonnier, 1 second canonnier, 2 aydes canonniers, 2 bombardiers.

    Soulac : 1 capitaine, 1 second, 1 lieutenant, 1 ayde canonnier, 2 aydes canonniers.

    Le Verdon : 3 officiers des mêmes grades et aux mêmes prix, 3 aydes canonniers.

    Paté de Blaye : 1 capitaine, 1 second, 1 lieutenant, 1 ayde canonnier, 2 aydes canonniers.

    La Teste de Buch : 1 capitaine, 1 lieutenant, 2 aydes canonniers.

    Tour de Cordouan : 1 capitaine de confiance, 2 seconds.

    (...) Le nombre des officiers pour ces batteries paroît fort, cependant il y en a eu plusieurs pendant la campagne dernière qui auroient été totalement dégarnies si l'on avait eu soin d'y faire passer des officiers des batteries voisines, attendu les maladies ordinaires au pays causées par le mauvais air qui y règne pendant l'été.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1790-1793, Réponse de Louis Odez d'Armaillac au pilote Simon Saux concernant les appontements de Pauillac et de Saint-Lambert, 15 janvier 1791.

    Bout de fossé récuré lequel est situé au nord d'un pré et d'un emplacement où était cidevant une baterie (sic) ou un fort appartenant au sieur requérant, situé près l'estey du Gahet ; tout le terrain du fort a été entièrement clos et fermé ; il n'y a qu'une seule entrée pratiquée au midi ; si le dit fossé de 16 pas existe et si l'eau de la rivière est haute, l'eau de la rivière entourant le dit fort et se joignant aux extrémités des fossés qui sont au nord et au midi du dit terrain du fort, rien ne peut passer pour aller au chenal. Dimensions du terrain du fort : 40 pas de large au nord, 58 au milieu et 32 au midi ; dans l'enceinte d'icelui il y existe encore l'ancien corps de garde ou poudrière que les dits marins et ?? ont dit que la clef a appartenu longtemps au garde magasin de la citadelle de Blaye ; décision de faire combler le fossé.

    AD Gironde, SP 1203, Déclaration de M. Constant, maire de Pauillac à propos de l'ancienne batterie du Gahet, 19 août 1806.

    Certifie que l'ancien corps de garde de la batterie du Gahet était depuis longtemps joui par M. Darmailhac et occupé il y a peu de jours par M. Boireau son locataire qui en remit la clef au sieur Flatreau gendarme maritime préposé au rétablissement de la même batterie et qu'actuellement cette bâtisse est occupée soit par des bois, restant de la plate-forme, qui appartiennent à la marine, et par les militaires qui font la garde de la batterie, mais cette occupation n'étant que fortuite et momentanée, elle ne peut nuire aux droits que peut avoir M. Darmailhac tant sur le terrain de la batterie et du corps de garde que sur la bâtisse qu'occupait le dit Boireau.

    AD Gironde, SP 1203, Lettre de D. Darrmailhacq au préfet à propos d'une prairie près du chenal du Gaët, s.d. [1806].

    900 toises de terrain furent en 1759 distraits de cette prairie et occupées par l'administration militaire afin d'établir une batterie de canons pendant la durée de la guerre. Cette batterie ne subsista pas longtemps mais on avait changé toute la disposition de ce terrain, on y avait creuser des fossés de 20 pieds de largeur, on y amoncelé des graves, il n'était plus propre à la culture, il avait donc perdu beaucoup de valeur ; indemnité accordée ; 1764 : usage du terrain rendu ; pb sur le statut et la jouissance de ce terrain : projet d'alignement.

  • Généralités sur le port de Pauillac

    Archives nationales, MAR/G/140 microfilm. Renseignements sur le port de Blaye et les autres ports dépendant du même quartier, 1787.

    Pauillac : l’étendue de la rade est de trois quarts de lieues sur 200 brasses de large.

    A basse mer 14 pieds et à haute mer 24 pieds.

    Vis-à-vis St Maubert distant d’un quart de lieue de Pauillac, à basse mer 17 pieds et à haute mer 27 pieds.

    A Trompeloup distant d’une demie lieue de Pauillac, à basse mer 19 pieds et à haute mer 28 pieds.

    La rade est nord et sud, on sort de cette rade de tous les vents.

    Les dangers de cette rade sont le banc de Patiras de l’étendue de trois-quarts de lieue de long sur 100 toises de large.

    Les vents les plus dangereux sont nord-nord-ouest et nord-nord-est, le sud-sud-est et le sud-sud-ouest ; la rade dans son étendue peut contenir 40 bâtiments marchands de 4 à 500 tonneaux.

    A Trompeloup, deux frégates de 16 pieds de calaison.

    Du mouillage de Trompeloup à St Estèphe, il peut mouiller 12 frégates sur deux lignes.

    Il y a 20 bateaux du port de 6 tonneaux jusques à 25 tonneaux pour le service du commerce de la rivière.

    Les équipages de ces bateaux peuvent s’évaluer au nombre 50 à 60 marins.

    Le passage public pour Bordeaux et Blaye semble soumis à la police du juge du lieu, qui a fait un règlement pour les [ ?] et il paroîtroit nécessaire qu’il y eut une décision à ce sujet pour que la marine put sans discussion connoître ses droits.

    Il y a un chenal de 200 toises de longueur sur 6 de large entièrement comblé et dans lequel on entre difficilement. Ce chenal auroit le plus urgent besoin de réparations pour mettre en sûreté lors des mauvais tems les chaloupes de pilotes et les bateaux.

    On sort de ce chenal avec les vents de sud-sud-est jusques au nord en passant par l’ouest.

    L’entrée est, est-sud-est, et ouest-nord-ouest.

    Le peyrat très intéressant surtout en temps de guerre à raison des bâtiments du commerce par convoy qui sont mouillés en rade de 100 toises de long sur 3 de large. Ce peyrat est négligé et demanderoit dans sa situation actuelle de dépérissement, une réparation très urgente.

    Il y a une verrerie.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1790-1793, Amende contre Lescure concernant vente de poissons, 12 mars 1791.

    Chasse-marées de poisson signalé au bout du peyrat ; interdiction de vendre du poisson suivant le règlement de police du 3 mars 1790.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1790-1793, Dénonciation d'un bateau, 2 pluviôse an 2 (21 janvier 1794).

    Bateau chargé de carrassons (sic) qui portait au haut de son mât un pavillon blanc où était peint un Christ et comme il a été vu de plusieurs personnes qui en ont été offusquées d'autant que personne ne peut ignorer que c'était presque (??) un signe de ralliement qu'avaient adopté les révoltés (?) de la Vendée ;

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Règlement des passagers, 16 messidor an 4 (4 juillet 1796).

    Tarifs pour transport de personnes et de marchandises de Pauillac à Blaye et à Bordeaux.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Relatif à l'officier du port, 9 fructidor an 4 (26 août 1796).

    Rade de Pauillac sûre et commode, mouillage de tous les navires de commerce entrants et sortants, les frégates, corvettes et autres bâtiments nationaux ; jusqu'à plus de 200 navires qui peuvent y séjourner jusqu’à 6 mois ; 2 officiers de port existant à Blaye, demande que l'un d'eux soit transféré à Pauillac pour éviter accidents et avaries dans la rade.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Nomination de Thibaut Satis, lieutenant du port de Pauillac, 27 prairial an 5 (15 juin 1797).

    Doit veiller à la liberté et sûreté du port et rade de commerce et de sa navigation, à la police des quais et chantiers du dit port, au lestage et délestage, à l'enlèvement des cadavres et à l'exécution des lois de police, des pêches et du service des pilotes, aux appointements qui seront ordonnés.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Mauvais état de la chaloupe d'Henry Gouyau, marin du port, expertise demandée à Jean Guillourit charpentier de navire résidant dans la commune, 25 prairial an 6 (13 juin 1798).

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Logement des préposés à la perception du droit de passe établi à la barrière qui sera placée au midi du bourg, 5 thermidor an 6 (23 juillet 1798).

    Deux chambres en rez-de-chaussée, l'une sur le devant, l'autre sur le derrière situées rue Nationale ; idem pour le logement placé à la barrière nord du bourg : une chambre en rdc, avec un petit chay au derrière et un collidor (sic) située au dela du pont dit du Gahet ayant son issue sur le grand chemin national.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Droits de patrons passagers pour passage de Pauillac à Blaye et à Bordeaux, 5 brumaire an 7 (26 octobre 1798).

    Droit accordé à tout citoyen qui sera possesseur d'une embarcation propre au passage.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831, Police du port, 11 mai 1825.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831, Projet d'établissement d'un octroi, juin 1825.

    Tarifs.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1825-1839, Nouveau développement du rayon de l'octroi, 26 novembre 1837.

    Rappel de l'établissement de l'octroi à Pauillac en 1825 ; depuis accroissement de la ville notamment formation de nouvelles rues comme la rue Neuve qui présente un aspect agréable à raison des constructions qui y ont été élevées ; proposition de modifier le rayon de l'octroi qui comprendra depuis l'embouchure du chenal du Gahet allant au couchant au pont de ce nom sur la route départementale ; de ce point en remontant au nord tournera vers le couchant dans la passe dite Jean Guiraud jusqu'au pont appartenant à MM. de Pontet et Lacoste ; de ce point allant au sud passera derrière la fontaine de Mme Vve Constant allant joindre le chemin qui conduit au Saussina jusqu’au chemin qui conduit aux aqueducs de Larrivaux, se dirigera ensuite vers le levant, le long de la passe de Barreyre, traversera la route départementale et ira en droite ligne jusqu'au fleuve de la Gironde ; installation de poteaux.

    AD Gironde, SP 2922. Lettre de l'ingénieur ordinaire à l'ingénieur en chef concernant l'insuffisance du feu de Pauillac, 20 mai 1844.

    (...) Il y a déjà longtemps que les navigateurs se sont plaints en effet, non seulement de l'insuffisance du feu de Pauillac dont la lumière n'est aperçue qu'à une petite distance, mais aussi du peu d'élévation de ce feu, qui n'étant qu'à 6m80 au dessus du quai se trouve souvent caché par les mats des navires qui sont mouillés près du perrat ; en outre l'éclat de ce feu est si faible que lorsqu'on le voit, il est le plus souvent confondu avec le fanal du débarcadère et les lumières des maisons des quais (...). Enfin, je dois ajouter que le fanal actuel qui est établi depuis 27 ans est en si mauvais état qu'il exigera bientôt une reconstruction complète. Ces motifs justifient complètement les plaintes des marins contre le fanal de Pauillac, et puisqu'il sera nécessaire de refaire entièrement la charpente qui le soutient aujourd'hui, ils serait, je crois, bien préférable de substituer au fanal actuel qui est à reconstruire une tour en maçonnerie analogue à celle que nous venons d'établir à Richard et qui placée à 18m environ au dessus du pavage dominerait les plus hautes maisons du port et étendrait le feu à une distance beaucoup plus grande. La construction de cette tour ne s’élèverait pas d'ailleurs au delà de 12.000 f et ne serait pas une dépense tellement forte que l’administration en put l'entreprendre sur l’exercice prochain.

    Archives nationales, MAR/3JJ/175. Port de Pauillac. Amélioration du balisage et de l'éclairage, avis de la commission nautique, 25 mars 1862.

    Mention de Gorce père et Bourigaud fils, maîtres de bateau ; Mouflet Laurent, pilote retraité, Blanc Bernard, pilote.

    L’extrémité de la cale de Pauillac n’est pas indiquée à marée haute ; l’attention a été appelée sur ce fait par l’accident survenu en décembre 1860 à une goélette qui a touché sur l’extrémité de cette cale et y a fait des avaries graves ; un accident du même genre est arrivé à une autre goélette dans le cours de l’année 1861. Diverses propositions ont été faites pour remédier à cet état des choses : on a proposé de signaler l’extrémité de la cale soit par une balise soit par une bouée, d’y construire une tour en maçonnerie, ou enfin d’élever la cale dans toute sa longueur jusqu’au niveau des plus hautes marées et d’établir le feu sur l’extrémité de cette jetée.

    La commission est d’avis que l’élévation de la cale au niveau des plus hautes mers aurait de graves inconvénients à cause de l’envasement qu’une telle construction produirait en présentant un obstacle complet à l’action du courant le long de la rive. M. l’Ingénieur en chef fait remarquer que les ouvrages de cette nature ont été supprimés dans tout le cours de la rivière et que cette suppression ayant produit un très bon effet, il n’est pas rationnel de revenir pour Pauillac à une cale saillante ; la commission partage entièrement cette opinion.

    Une balise aurait l’inconvénient de gêner la navigation et serait souvent enlevée de même qu’une construction en charpente serait démolie bien vite dans un passage aussi fréquenté et aussi étroit qu’est celui du mouillage de Pauillac. Une tourelle en maçonnerie serait également gênante ; la dépense que nécessiterait la construction d’un tel ouvrage se trouverait d’un autre côté, hors de proportion avec les services qu’il pourrait rendre. La marine de Pauillac ne s’est jamais plainte en effet de l’état actuel des choses. L’extrémité de la cale est suffisamment indiquée pour des marins attentifs par la partie de cette cale qui est [?] à la rive et près de laquelle s’élève le feu du port ainsi que par le ponton du débarcadère qui s’avance en mer à la même distance que l’écueil qu’il s’agit de signaler. Le danger peut d’ailleurs être amoindri par l’adoption d’une mesure que la commission propose d’accord avec MM. les ingénieurs et qui consiste à raccourcir de 6 mètres la longueur de la cale dont l’extrémité est en mauvais état, l’extrémité nouvelle serait abaissée de manière à être aussi facilement accostable que l’ancienne et tous les enrochements qui la dépasseraient au large devraient être enlevés avec soin.

    Dans ces conditions, la commission est d’avis qu’une bouée mouillée en avant de la cale à une distance qui serait ultérieurement déterminée par les pilotes, sera bien suffisante pour signaler l’extrémité de la cale et prévenir les dangers que cet ouvrage peut offrir. Cette bouée serait affranchie afin que le déplacement en fut le plus petit possible.

    Éclairage du port : La commission a discuté ensuite les améliorations à faire à l’éclairage du port de Pauillac. Il est résulté de cette discussion qu’il n’y avait pas lieu d’établir de nouveaux feux dans cette partie de la rivière, lorsque les bâtiments sont arrivés par le travers de Trompeloup après avoir suivi l’alignement du feu flottant de Mapon par le feu de By, ils arrivent sans difficulté au mouillage de Pauillac en se dirigeant sur le feu de ce port.

    Cependant la commission pense que ce feu rendrait de plus grands services à la navigation s’il était plus apparent. Elle propose dans ce but de l’élever à trois mètres au-dessus de sa hauteur actuelle et d’augmenter la puissance de l’éclairage. Ces modifications rendront le feu de port plus distinct des feux de la ville et de ceux des navires. Ce feu sera en outre aperçu avec plus de facilité et de plus loin par les gabarres qui viennent de la rive droite et se dirigent sur Pauillac.

    Archives nationales, MAR/3JJ/172. Ministère des travaux publics, phares et balises, avis aux navigateurs, éclairage des abords de Pauillac, s.d.

    Les navigateurs sont prévenus qu’à partir du 1er septembre prochain, les modifications suivantes seront introduites dans le système d’éclairage des abords de Pauillac :

    1er – Le feu fixe blanc du lazaret de Trompeloup sera supprimé et remplacé par un feu allumé au sommet d’un échafaudage en charpente, peint en noir, élevé à l’est du hameau de Mousset et au N. 20° O du feu de port de Gaët (…). Le feu sera fixe blanc dans la majeure partie de l’horizon maritime, et fixe rouge dans la direction du feu de port de Gaët. Les navigateurs venant du large ne commenceront à l’apercevoir que quand ils seront arrivés par le travers du lazaret. Hauteur du foyer au-dessus du sol : 12m ; hauteur du foyer au-dessus du niveau des plus hautes mers : 20m50 ; portée : 6 milles.

    2e – Le feu de port de Gaët, qui est actuellement fixe rouge, sera blanc dans la majeure partie de l’horizon maritime et rouge dans la direction qu’il signalera concurremment avec le feu de Mousset. Il sera installé sur un candélabre en fer, peint en blanc (…) ; hauteur au-dessus du niveau des plus hautes mers : 6m ; portée : 6 milles

    3e – Le feu fixe blanc de la cale de Pauillac sera coloré en vert

    4e – Un nouveau feu sera allumé au sommet d’un candélabre en fer, peint en blanc, installé sur l’extrémité du débarcadère en charpente de Pauillac. Il sera fixe rouge dans la direction du feu de St Lambert, et fixe blanc dans le surplus de l’horizon (…). Hauteur du foyer au-dessus du niveau des plus hautes mers : 7m ; portée : 6 milles.

    5e – un feu fixe rouge sera allumé au sommet d’un échafaudage en charpente, peint en noir, établi près de St Lambert, à 1000 mètres au sud du feu du débarcadère. Il n’enverra de rayons lumineux que dans un espace angulaire de 25° dirigé sur le fanal du débarcadère (…). Hauteur du foyer au-dessus du sol : 12m ; hauteur du foyer au-dessus du niveau des plus hautes mers : 16m ; portée : 8 milles.Le feu de St Lambert vu par celui du débarcadère indiquera la direction à suivre pour se rendre au mouillage de Pauillac, en quittant l’alignement déterminé par les feux flottants de Mapon et de By.

    Les feux de Gaët et de Mousset jalonneront la direction du chenal au-dessus de Pauillac jusque au-delà du travers de Beychevelle.

    AD Gironde, Fonds du Port Autonome, 2002/086, 771 : 8ème section - Travaux maritimes, Phares et balises (fanal de Pauillac - Du Gaet - Eclairage des abords de Pauillac - Feux de la Plagne, de Blaye, de Callonges, Barbe Grise, île verte, 1826-1857.

    Eclairage des abords de Pauillac : feux de St Lambert et de Mousset, dessins des élévations principale et latérale, de l'ingénieur ordinaire Robaglia ; ingénieur en chef : Pairier, 20 octobre 1868.

    AD Gironde, SP 2922. Éclairage de la Gironde aux abords de Pauillac, plan parcellaire des terrains à occuper pour l'établissement des feux de St Lambert et de Mousset, dressé par l'ingénieur ordinaire Robaglia, 13 novembre 1869.

    AD Gironde, SP 2922. Occupation temporaire de terrains pour l'établissement de deux feux dans la commune de Pauillac, rapport de l'Ingénieur ordinaire Robaglia, 13 novembre 1869.

    Une décision ministérielle du 18 juillet 1868 a approuvé le projet d'établissement, aux abords de Pauillac, de trois nouveaux feux dont deux seront installés sur des potences en charpente devant être placées sur des propriétés particulières situées dans la commune de Pauillac. Les passes à éclairer étant essentiellement variables, les dispositions adoptées pour les potences sont telles qu'on peut les déplacer de manière à suivre les variations de ces passes. Les terrains sur lesquels seront élevées les potences ,e doivent donc être occupés que temporairement. Nous croyons ainsi qu'il est inutile d'en faire l'acquisition et qu'il convient de leur appliquer les arrêts du conseil des 7 septembre 1755 et 20 mars 1780 (...).

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Projet d'une cale de carénage pour le port de Pauillac, 14 mars 1874.

    Jean Favereau, constructeur de navires à Gauriac, propose de construire à la demande de plusieurs pilotes et patrons du port de Pauillac une cale de carénage sur les terrains du port de cette ville, à l'entrée du chenal de Pauillac, au sud de ce chenal bordant le fleuve sur une longueur de 30 m.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1885-1893, Envasement de la rade, 20 février 1891.

    Lettre de capitaines (Marange, Rabère, Gorce) au long cour attirant l'attention sur la situation faite au mouillage de Pauillac par les travaux de l'île du Nord et de l'Ile Cazeau ; hausse récente du fond qui est due à la quantité immense de terre végétale provenant de l'ile du Nord et de l'ile Cazeau déversée journellement dans le fleuve.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1885-1893, Rapport de la commission des travaux du port et de la rade, 28 août 1893.

    Décisions : appropriation du Gahet réservé dorénavant au seul cabotage et au gabarrage : élargissement, réfection des côtés latéraux par la suppression des talus inclinés et leur remplacement par des parois verticales ; allongement au moyen d'un waf (?), d'une vingtaine de m de long dans le prolongement de la pile nord du chenal ; installation de grues pour le déchargement des marchandises ; prolongement de la pile sud, par un quai de débarquement et de magasinage s'étendant de l'angle sud d'entrée jusque près du chantier de construction actuel ; déplacement du pont actuel pour le ramener dans l'axe du quai et du boulevard des appontements ; Aménagement du chenal de la Verrière réservé en première ligne au pilotage et à la chaloupe garde-pêche de l'Etat avec accès à déterminer pour les bateaux du commerce ; Enlèvement de l'épave du steamer anglais "Sir James Duke", ce travail est d'autant plus nécessaire qu'il est interdit aux bâtiments de mouiller entre le débarcadère et la bouée du service sanitaire ; Curage et appropriation des abords côté nord du peyrat : rescindement et enlèvement des alluvions accumulés en forme d'éperon au droit du poteau d'amarrage ; Curage, élargissement et approfondissement de la crique sise en face de la rue St Martin pour logement de quelques gabarres ; Remise en état du chenal de St Lambert pour les besoins de la batellerie dans la région sud de la commune ; Quant à la rade de Padarnac, il n'y a plus à s'en préoccuper, son sort étant assuré par l'avenir des travaux actuellement en cours d'exécution.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1893-1910, Installation de postes d'amarrage en rade de Pauillac à la demande des 3 compagnies des Chargeurs réunis, des Messageries maritimes et de la Cie générale transatlantique entre le chenal du Gahet et la limite nord de la commune, 30 juin 1893.

  • Documentation sur les pilotes de l'estuaire

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1791-1796, Pétition des marins 26 novembre 1791.

    Aspirants marins pouvant prétendre à l'examen de pilote Locman (?) et Lamaneur.

  • Documentation sur le transbordeur aérien

    Extrait de GILLET Guy. Le pin maritime dans les années 1890-1960. Les Scieries forestières, un fait de société, juin 1996.

    "A Pauillac, la Compagnie du Midi a installé un poste pour navires charbonniers de 150 m de longueur. Il est muni de 4 grues électriques de 5000 kg, et comporte une installation de trémies, de bandes transporteuses assurant la mise en wagons par l'intermédiaire d'un silo, avec une main-d'oeuvre des plus réduites, son débit horaire peut atteindre 200 t. et en 1924, ce poste a reçu 240.000 t. L'appontement public est également utilisé par la Compagnie du Midi. Il dessert en outre l'usine des Hauts-Fourneaux de la Gironde, dont la fermeture, on peut l'espérer, n'est que momentanée".

Références documentaires

Documents d'archives
  • Port de Pauillac, affaires générales (1871-1888).

    Archives départementales de la Gironde : SP 1205
  • Port de Pauillac (1889-1930).

    Archives départementales de la Gironde : SP 1206
Bibliographie
  • Ministère des Travaux publics. Ports maritimes de la France, 2e partie. Des Calonges à Hendaye. Paris, 1887.

  • LE GUYADER René. Pilotage de la Gironde, un siècle d'histoire. Document dactylographié et reproduit par l'auteur, 2012.

  • MOUCHEL, Guy. Pauillac (Mémoire en images). Saint-Cyr-sur-Loire : A. Sutton, 2001.

    p. 75-78
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Steimer Claire