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Châteaux et demeures de Saint-Vivien-de-Médoc

Dossier IA33003950 réalisé en 2012

Fiche

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Aires d'études Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Dénominations château, demeure
Adresse Commune : Saint-Vivien-de-Médoc

L'abbé Baurein mentionne la maison noble de Rupsan mais "ignore si elle existe encore". Une grande partie du territoire de la commune dépendait de la seigneurie de Lesparre.

Trois demeures datent en partie du 18e siècle : La Loubie/Le Port (date portée : 1773), Le Loc et les Artigues. Elles ont toutefois été remaniées au cours du 19e siècle : en 1868, les façades de La Loubie font l'objet d'embellissements peut-être réalisés par l'architecte de Lesparre Jean-Edouard Bonnore ; des agrandissements sont réalisés au Loc ; deux tourelles sont ajoutées au corps de bâtiment des Artigues.

Les autres demeures sont des constructions du 19e siècle : peut-être du 1er quart du 19e siècle pour le domaine de Vignolle et ses ouvertures en plein-cintre ; les demeures quasi identiques de La Planquette et de Mirambeau datent probablement de la 2e moitié du 19e siècle, tout comme le Château Gauvain. Enfin, le château de La Grande Canau est édifié dans les années 1890 par l'architecte Jean-Camille Formigé.

Ces demeures ont pour certaines pris le nom de "château" en référence à leur production viticole : c'est ainsi que les éditions de l'ouvrage de Cocks et Féret, Bordeaux et ses vins, notamment en 1898, mentionnent Le Château Le Loc, produisant 90 tonneaux, et le château Le Port, produisant 40 tonneaux. Les cartes postales du début du 20e siècle reprennent également cet intitulé. Ces demeures sont donc le siège de domaines agricoles et viticoles et appartiennent à quelques grandes familles locales, notamment les Morin (Eycard et Rupsan), d'origine noble, et les Audoy (La Planquette et Vignolles). La Grande Canau est achetée dans les années 1890 par un industriel parisien Emile Bariquand qui en fait une propriété modèle.

Période(s) Principale : 18e siècle, 19e siècle

8 châteaux, demeures ou maisons de maîtres ont été étudiés.

Il s'agit pour moitié de maisons à étage carré, pour moitié de rez-de-chaussée (avec surcroît aux Artigues). On remarque ces corps de logis de trois travées encadrés d'ailes basses au Loc, La Loubie et à Vignolles. La demeure bourgeoise de Gauvain se distingue avec sa toiture brisée en ardoise.

Les deux demeures de Planquette et Mirambeau sont en rez-de-chaussée avec travée centrale formant pignon triangulaire.

La Grande Canau, construite en brique et pierre, reprend le modèle des villas italiennes. Ses proportions imposantes en font la demeure la plus prestigieuse de la commune.

Toits ardoise, tuile creuse
Murs calcaire pierre de taille
brique
Décompte des œuvres étudiées 8

Références documentaires

Bibliographie
  • BAUREIN Abbé, MERAN Georges. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Féret et fils, 1876, t. 1, 2è éd .

    p. 251
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