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Château Tronquoy-Lalande

Dossier IA33008642 réalisé en 2013

Fiche

Dossiers de synthèse

Précision dénomination château viticole
Appellations Tronquoy-Lalande
Parties constituantes non étudiées chai, cuvage, grange, étable, orangerie, portail, parc, mur de clôture
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Hydrographies Gironde la
Adresse Commune : Saint-Estèphe
Lieu-dit : Tronquoy-Lalande
Adresse : R. D. 2 E 3
Cadastre : 1825 B1 18 à 25 ; 2015 OB 260, 1455, 1456

Le domaine de Lalande figure sur les cartes du 18e siècle, notamment la carte de Masse levée en 1709. Au lieu-dit a été ajouté le nom de la famille Tronquoy.

Jean de Tronquoy, chevalier, président trésorier de France, est inhumé dans l'église de Saint-Estèphe le 30 octobre 1766. A cette époque, le domaine de Lalande relève de la maison noble de Pez.

La "chartreuse" d'origine est probablement construite dans cette seconde moitié du 18e siècle.

Dans son ouvrage, Bernard Ginestet mentionne et cite à plusieurs reprises le testament de François Tronquoy Lalande en faveur de son fils Pierre Tronquoy en 1806, ainsi que ainsi que son "livre de raison".

Les bâtiments apparaissent sur le plan cadastral de 1825 : on repère la demeure et les bâtiments de dépendances, les jardins avec notamment un parterre arrondi à l'est.

Le bâtiment sud qui abrite hangar agricole, étables et logement est remanié vers 1826, si l'on se fie à la date inscrite sur l'arc de la porte.

Vers 1835, la maison en rez-de-chaussée, couverte d'un toit à croupes en tuile creuse, est illustrée dans l'Album vignicole de Gustave de Galard : la façade est percée de 13 ouvertures avec un avant-corps de trois travées couronné d'un fronton triangulaire portant, semble-t-il, un décor sculpté ; une balustrade délimite le jardin à l'est. Le bâtiment de l'orangerie, qui ne figure pas sur le plan cadastral de 1825, est parfaitement reconnaissable sur le dessin de Galard, ce qui permet d'établir sa construction entre 1825 et 1835.

Le château reste dans la famille Tronquoy-Lalande jusqu'en 1859, date à laquelle la famille Célérier en devient propriétaire. En 1868, on y produit entre 90 et 120 tonneaux de vin.

En 1884, d'après la date portée sur la tour sud du château, la demeure est remaniée : ajout des deux tours, disparition du fronton, toiture en ardoise avec pavillon central brisé, balustrade d'attique.

La famille Célérier est encore à la tête du domaine en 1922.

Au cours du 20e siècle, le bois et le parc situés à l'ouest du château ont subi tempêtes et amputations ; une grande partie du bois est aujourd'hui occupée par des parcelles de vigne. Certains aménagements du parc n'ont pas survécu : ainsi aucune trace du kiosque représenté au début du 20e siècle dans une des vignettes de l'album photographique d'Henry Guillier.

D'importants travaux de modernisation sont menés à partir de 2008 : le cuvier est transformé en bureaux, les chais sont détruits ; un nouveau cuvier inox et de nouveaux chais sont construits sous la direction de l'agence bordelaise Mazières ; l'ancienne bergerie devient garage à tracteurs.

Période(s) Principale : 2e moitié 18e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 1er quart 21e siècle
Dates 1884, porte la date
Auteur(s) Auteur : Atelier des Architectes Mazières,
Atelier des Architectes Mazières

Atelier bordelais formé par les frères Bernard et Jean-Marie Mazières.

Fondé en 1975.

Depuis 2013, l’architecte Audrey Pédezert a rejoint l'équipe.


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architecte, attribution par source

Le château est accompagné de bâtiments de dépendances disposés autour d'une cour au sud, d'un parterre délimité par un mur de clôture à balustrade à l'est, d'un parc arboré qui se prolonge en bois à l'ouest.

Le logis se compose d'un corps de bâtiment percé de 13 ouvertures, avec un pavillon central et deux tours de plan carré ajoutées aux extrémités. L'ensemble est couvert d'ardoise ; le toit de l'avant-corps est en pavillon brisé, percé d'une lucarne en zinc.

Un escalier permet d'accéder au perron et à la porte principale en plein-cintre de l'avant-corps. La façade de ce dernier est traitée en bossage continu en tables ; un niveau de surcroît est délimité par un bandeau et percé de trois oculus. Les fenêtres de part et d'autre de la porte sont également en plein-cintre ; les autres fenêtres de la façade sont en arc segmentaire et présentent un encadrement et des allèges traités en ressaut continu. L'ensemble des baies est orné d'agrafes sculptées. La corniche moulurée alterne modillons sculptés à triglyphes et disques. Une balustrade d'attique couronne l'ensemble.

Les tours carrées sont organisées selon deux niveaux, délimités par des bandeaux. Le second niveau est percé d'oculus. On retrouve la même corniche sculptée que sur le corps de logis principal.

L'ancien cuvier se trouve dans le même alignement que le logis, au sud : transformé, il conserve toutefois la trace des baies de décharge percées sur sa façade est qui permettaient de réceptionner la vendange. A l'intérieur, une charpente à tirants métalliques est encore visible dans les espaces convertis en bureaux.

Perpendiculairement, dans la cour, se trouvent les nouveaux chais et cuvier ; leur fait face un long bâtiment composé d'une partie en rez-de-chaussée qui accueillait les étables et d'un comble à surcroît où l'on stockait le foin. A l'extrémité est de cette aile, un logement à étage est percé d'une porte cintrée portant la date 1826. Un autre logement est disposé à l'autre extrémité. La façade sud de ce bâtiment est quasi aveugle, scandée de jambes harpées et de contreforts.

L'ancienne orangerie, dans le jardin, au nord-ouest du château, présente une façade au sud percée de 6 ouvertures en plein-cintre, aux arcs moulurés retombant sur des tailloirs. Le pignon, souligné de modillons, est percé d'un oculus.

Murs calcaire pierre de taille
Toit ardoise
Étages en rez-de-chaussée, comble à surcroît, étage de comble
Couvrements
Couvertures toit à longs pans croupe
toit brisé en pavillon
toit en pavillon
Escaliers escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie
Techniques sculpture
Représentations balustre, cercle

Estuaire

TRAVEE 13
FORBAIE arc plein-cintre (porte) ; arc segmentaire (fenêtre) ; arc plein-cintre (fenêtre) ; agrafe (porte) ; agrafe (fenêtre) ; tore (porte) ; gorge (porte) ; oculus (jour)
POSRUE en alignement
POSPARC en retrait
POSTOPO coteau
ORIENT est
VUE vue bornée
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Série E Supplément des Archives départementales de la Gironde

    Les registres des baptêmes, mariages et sépultures de l'église de Saint-Estèphe indiquent :

    -l'inhumation de J.-B.-Auguste Tronquoy, fils de Jean Tronquoy, chevalier, président trésorier de France et d'Anne Guillot, le 6 novembre 1760 (?) ;

    -l'inhumation d'Anne Guillot (ou Guilhaut), épouse de Jean de Tronquoy, etc, le 3 avril 1763 ;

    -l'inhumation de Jean de Tronquoy, chevalier, président trésorier de France le 30 octobre 1766 ;

    -l'inhumation de Catherine Maignol, épouse d'André Tronquoy, trésorier de France (15 novembre 1772).

  • Mentions dans les éditions successives de Bordeaux et ses vins de Cocks et Féret

    1850, p. 221 : Lalande (Tronquoy), 90 tonneaux.

    1868, p. 142 : Lalande (Célérier), 90 à 120 tonneaux.

    1874, p. 173 : Lalande (P. Célérier, aîné), 100 tonneaux.

    1898, p. 222 : Château Lalande (Fernand et Raoul Célérier), 160 tonneaux ; achat en 1859 par Pierre Célérier, 70 ha dont 35 ha de vignes ; illustration.

    1922, p. 260 : Château Lalande (Fernand Célérier), 150 tonneaux ; illustration.

  • Lépicier, Jules. Archives historiques du département de la Gironde, 1898

    p. 247

    30 août.- N° 879. Saint-Laurent (dame Marie-Anne Tronquoy, veuve de messire Antoine de), chevalier, président trésorier de France en la généralité de Bordeaux, a représenté les lettres de bourgeoisie dudit Antoine, son mari, du 3 septembre 1743, tant pour elle que pour sieurs Joseph-Marie, Paulin et demoiselles Marie-Anne, Claire et Jeanne de Saint-Laurent, frères et soeurs, leurs enfants.

Références documentaires

Bibliographie
  • COCKS Charles. Bordeaux, ses environs et ses vins, classés par ordre de mérite, reproduction intégrale de l'édition de 1850. Bordeaux : Ed. Féret et Fils, 1984.

    p. 221
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1868 (2e édition).

    p. 142
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

    p. 173
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1898, revue et augmentée de 450 vues de châteaux viticoles (7e édition).

    p. 222
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1922 (9e édition).

    p. 260
  • GALARD Gustave (de). Album vignicole ou vues des châteaux et propriétés produisant les vins des meilleurs crus du Médoc et autres lieux du département de la Gironde. Bordeaux : de Logé, 1835.

  • GINESTET Bernard. Saint-Estèphe. Paris : Nathan, 1985. (Le Grand Bernard des vins de France).

    p. 179-180
  • GUILLIER Henry. Les grands vins de la Gironde illustrés. Libourne-Bordeaux, s.d. [vers 1910].

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