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Château Sociando-Mallet

Dossier IA33006661 réalisé en 2014

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées puits, chai, cuvage
Dénominations maison, logement d'ouvriers
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Lesparre
Adresse Commune : Saint-Seurin-de-Cadourne
Lieu-dit : Baleyron
Adresse : route de Mapon
Cadastre : 1832 A2 552, 553 ; 2014 A2 1088, 1092

Selon les recherches historiques menées par les propriétaires (voir site internet du domaine), le nom "Sociondo" serait attesté dans un document de 1633 avec la mention d'un aristocrate d'origine basque ; un second document daté de 1750 évoque les vignes de la demoiselle Anne de Sossiondo. Le nom est par la suite orthographié de différentes manières : Sociondo, Sossiondo puis Sociando.

Guillaume de Brochon, notaire, détient le domaine dans la seconde moitié du 18e siècle. En 1793, il est arrêté et le domaine est vendu comme bien national, acheté par Jean Lamothe, beau-père de Guillaume de Brochon. La nièce de Jean Lamothe, Marie-Elisabeth Alaret, est mentionnée comme propriétaire à partir de 1831. Elle épouse Achille Mallet, capitaine de marine, qui associe son patronyme au domaine.

Sur le plan cadastral de 1831, le toponyme indiqué est Baleyron ; deux bâtiments y sont construits avec vignes et jardins.

Dans l'édition de 1850 de l'ouvrage de Cocks, la propriété est mentionnée sous le nom Lamothe, appartenant à Mallet et produisant 35 tonneaux. Dans celle de 1868, c'est Sociando qui est mentionné comme cru bourgeois, toujours entre les mains de Mallet.

Selon les registres des augmentations/diminutions des matrices cadastrales, une maison est construite entre 1873 et 1874 sur la parcelle 555, correspondant à l’emplacement de la maison actuelle. A cette époque (édition de 1874 du Cocks et Féret), le domaine appartient à M. Alaret.

Puis la propriété est achetée en 1878 par Léon Simon, qui procède à des transformations : le bâtiment situé sur la parcelle 552 est détruit en 1880, le vignoble est agrandi et comprend désormais 15 hectares. Une lithographie publiée dans l’édition de Cocks de 1893 montre des bâtiments disposés en U avec un pavillon central formant pignon, à étage, ouvert de portes hautes et basses et encadré de deux ailes de logements d’ouvriers en rez-de-chaussée. De chaque côté, en retour, des bâtiments de plan rectangulaire à étage abritaient sans doute chais et cuviers. Une partie de ces bâtiments est encore aujourd'hui conservée : le bâtiment de fond de cour et l'aile de dépendance sud. Une table décorative porte d'ailleurs le nom du domaine et les initiales du propriétaire L. S.

En 1922, la propriété est aux mains des frères Delor, négociants. Au milieu du 20e siècle, Louis Roullet, maire de la commune, s'en rend acquéreur, puis le domaine est repris par Émile Tereygeol, propriétaire du château Pontoise-Cabarrus.

En 1969, Jean Gautreau, négociant, achète Sociando qui ne comprend plus que 5 hectares de vignes et des bâtiments en mauvais état. Il engage la construction d'un nouveau chai et la restauration du logis, tout en reconstituant le vignoble. En 1978, le château est classé cru Grand Bourgeois ; dans l’édition 1982 de l'ouvrage de Cocks, les vignes couvrent 30 hectares. La propriété est de nouveau agrandie à la fin du 20e siècle et dans les années 2000 : des bureaux, un bâtiment abritant la réception de la vendange (en 2007), une salle de dégustation ouverte sur les vignes et de nouveaux chais sont bâtis.

Aujourd’hui, le château Sociando-Mallet comprend 85 hectares de vignes et produit près de 500 000 bouteilles.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 2e moitié 20e siècle
Principale : 1er quart 21e siècle

Le domaine est situé sur une "croupe" de grave dite de Baleyron, dominant l'estuaire.

Il est composé, du nord au sud : du cuvier et du bâtiment dédié à la réception de la vendange, du logis, des bureaux, des chais et des bâtiments abritant les espaces de réception et de dégustation, ainsi que ceux de conditionnement et de stockage.

Bien que remaniés, les plus anciens bâtiments sont le logis et le cuvier. Le logis est formé des anciens logements ouvriers en rez-de-chaussée, encadrant de part et d'autre un pavillon central à étage formant pignon. Le cuvier présente sur son élévation nord, au-dessus d'une porte, une table décorative ornée de grappes de raisin, de l'inscription SOCIANDO.MALLET et d'un cartouche avec les initiales L. S. (Léon Simon).

Ces installations d'origine ont été complétées par un second cuvier avec cuves en inox, un espace de réception de vendange équipé de tables de tri, conquets, pressoirs et de fouloirs, de nouveaux chais. A l'intérieur, l'alignement de barriques côtoie des œuvres d'art. L'espace de dégustation est doté d'une terrasse offrant un panorama sur les vignes et l'estuaire.

Murs calcaire moellon enduit
Toit tuile creuse, tuile mécanique
Étages en rez-de-chaussée, étage de comble, comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans
Techniques sculpture
Représentations raisin, vigne, monogramme, cartouche, coquille

Estuaire

TRAVEE 3
FORBAIE linteau droit (porte) ; linteau droit (fenêtre)
POSRUE en alignement
POSPARC en retrait
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Documentation complémentaire

    COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

    Le crû de Sociando, entièrement dans les graves, est complanté 5/6 en cabernet sauvignon et cabernet gris et 1/6 en malbec, cultivé avec les plus grands soins ; il produit l’un des deux vins les plus recherchés de la commune, se distinguant par beaucoup de corps de finesse et d’agrément.

    COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1893 (6e édition).

    Le château Sociando-Mallet est situé sur les bords du fleuve ; il est limitrophe aux crus de Haut-Carmail et Brochon ; il comprend près de 15 hectares de vignes en plein rapport, situés sur des croupes graveleuses des mieux exposées de la commune de Saint-Seurin-de-Cadourne, entièrement complantés en cépages de choix : cabernet-sauvignon, cabernet blanc et merlot. Ce vignoble produit annuellement environ 40 tonneaux de vins remarquables et très recherchés pour la Hollande et l’Angleterre. Classé déjà comme l’un des deux premiers crus de la commune lorsque M. Simon s’en est rendu acquéreur, en 1878, des héritiers de Mme Veuve Mallet, le domaine de Sociando a vu grandir la réputation de ses vins aux soins tout particuliers donnés à la culture et à la vinification par son nouveau propriétaire. Les prix qui ont été accordés aux dernières récoltes, démontrent la faveur dont jouit cette marque : Année 1879, 1000 fr. ; 1880, 1000 fr. ; 1881, 1200 fr., 1887, 1300 fr., 1890, 1000 fr. ; le tout sans escompte.

    COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1908, enrichie de 700 vues de châteaux viticoles (8e édition).

    (…). Après notre tirage, le cru de Sociando-Mallet a été acheté par M. G. Delor aux héritiers Simon. Cet excellent cru, depuis longtemps renommé, ne pourra que gagner encore dans les mains d’un viticulteur tel que M. G. Delor.

Références documentaires

Bibliographie
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1893 (6e édition).

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1908, enrichie de 700 vues de châteaux viticoles (8e édition).

Liens web

(c) Conseil départemental de la Gironde ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Riberolle Jennifer