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Château Siran

Dossier IA33002944 réalisé en 2010

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Précision dénomination château viticole
Appellations Château Siran
Parties constituantes non étudiées jardin, cour, parc, chai, cuvage, écurie, orangerie, logement, hangar agricole
Dénominations château
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
Adresse Commune : Labarde
Adresse : 13 avenue Comte Jean-Baptiste-Lynch
Cadastre : 1826 A 423 à 428 ; 2009 A2 118

Le nom de Siran apparaît pour la première fois le 18 septembre 1428 avec Guillaume Guilhem de Siran qui prête serment d´allégeance à l'abbé de Sainte-Croix en l'église de Macau. Maison noble au 18e siècle, parfois appelée Saint-Siran, elle est transmise au comte de la Roque-Bouillac, maire de Labarde, et ensuite apportée en dot à sa fille Jeanne-Adèle qui épouse en 1810 le comte de Toulouse-Lautrec Monfa, arrière-grands-parents du peintre. Leurs armoiries figurant sur les façades indiquent peut-être l'époque de remaniement de la chartreuse d'origine et notamment l'ajout du pavillon à étage.

Dans la première moitié du 19e siècle, comme le montre le plan cadastral de 1826, les bâtiments de Siran sont organisés de part et d'autre d'une cour avec une aile à l´ouest, abritant le logis, le chai et le cuvier, ainsi que des dépendances situées au nord et à l´est. Des remaniements sont apportés dans la seconde moitié du siècle, quand Léon Ernest Barbier, ancêtre de la famille Miailhe, devient propriétaire du domaine en 1848. En effet, les matrices cadastrales indiquent en 1865 de nouvelles constructions : une maison est bâtie dans le prolongement du bâtiment viticole, la dépendance est est agrandie et complétée par une aile en retour abritant la maison du régisseur, la remise et l´écurie. Un plan de 1874, dressé par le géomètre J. Bounet, confirme ces nouvelles dispositions et montre que les bâtiments de dépendance ont laissé place aux nouvelles constructions et au jardin. Ce dernier est composé de vergers, d´un jardin anglais et d´une cascade. Joint au plan, un dessin montre une partie du domaine vue depuis l´est. La demeure en rez-de-chaussée, flanquée de bâtiments annexes, est percée de trois ouvertures cintrées et de quatre oculi ; la travée centrale surélevée d´un étage est coiffée d´un pavillon brisé ouvert d´une lucarne. Un pavillon est bâti dans le prolongement, au sud. L´aile orientale sur deux niveaux est prolongée au nord par la maison du régisseur coiffée d´un toit en pavillon.

Des transformations surviennent au 20e siècle. Le bâtiment viticole est complété au sud par un bâtiment de réception au-dessus duquel se trouve un héliport et une partie de ce même bâtiment est désormais dévolue à l´accueil de la propriété. Les bâtiments ruraux sont utilisés comme chai, cuvier et espace de stockage et de conditionnement. Une orangerie dans le parc est construite dans les années 1980 et un hangar à tracteurs est bâti à la fin des années 1990.

D’autres transformations interviennent entre 2010 et 2015 : l’héliport est remplacé par une terrasse couverte et un espace dédié à une collection de 300 objets sur le thème du vin et des arts du feu, ouvert au public, est aménagé entre le cuvier un le nouveau chai à barriques, au nord.

Période(s) Principale : 18e siècle
Principale : 1ère moitié 19e siècle
Auteur(s) Personnalité : Barbier Léon Ernest, propriétaire, attribution par source

Le domaine, situé à l´est de la commune, est composé, au nord, du corps de logis prolongé vers le sud-ouest par des bâtiments abritant le chai et le cuvier ainsi que les espaces d´accueil et de réception et, au sud-est, des bâtiments viticoles et agricoles. Ces deux ensembles, perpendiculaires à la route, sont séparés par une cour intérieure. Un parc, dans lequel se trouve une orangerie, complète le domaine.

Le corps logis est une chartreuse en rez-de-chaussée légèrement surélevé, couronné au centre d'un pavillon coiffé d'ardoise. La façade principale, tournée vers le sud, donne sur la cour et la façade postérieure ouvre sur le parc. La façade principale est percée de trois ouvertures en plein cintre et de quatre oculi en partie haute. Des pilastres à bossage soulignent la travée centrale et les chaînages d'angle. La porte principale est surmontée d´une corniche et d'une table sculptée aux armes des familles Toulouse-Lautrec et La Roque-Bouillac. Les 2 façades sont traitées de manière quasi identique : la première est toutefois agrémentée d'une terrasse à balustrades, les baies de la seconde présentent des agrafes et des corniches. L'étage du pavillon est percé de trois fenêtres à garde-corps, en plein cintre avec agrafe et séparées par des pilastres ornés de tables décoratives, l'ensemble étant couronné d'une corniche à denticules. La toiture en ardoise est ouverte d'une imposante lucarne à volutes et fronton triangulaire et doté d’épis de faîtage en zinc. L’intérieur est composé d’un vaste salon traversant doté d’une cheminée.

Ce corps de logis est prolongé de part et d'autre par des espaces annexes en rez-de-chaussée dont une en retour d’équerre sur laquelle se trouve un cadran solaire. A l’ouest se trouve le bâtiment viticole sur lequel vient se greffer un pavillon à étage carré couronné d'une fausse balustrade. Le bâtiment viticole abrite des cuves en bois et ciment et le « chai des collections » composé de près de 300 œuvres (tableaux, tapisserie, jarres, vaisselle) du 3e siècle après JC au 18e siècle et qui, par une mise en scène de l’espace, conduit le visiteur au chai à barriques.

Cette aile nord se termine par des bureaux et un pavillon, bâtiment de réception composé de deux vastes salons et couronné d'une terrasse venu remplacer un héliport.

De l´autre côté de la cour, l'ancienne partie agricole est aujourd'hui utilisée pour abriter un second cuvier composé de cuves inox et un espace de stockage et de conditionnement. L'aile en retour au nord-ouest est constituée de l’ancienne écurie et de la maison du régisseur organisée sur deux niveaux et coiffé d’un toit en pavillon en ardoise.

Un passage couvert est aménagé au centre de cette aile sud, donnant accès à une cour annexe qui accueille de nouveaux bâtiments notamment un hangar à tracteurs.

Excepté le corps de logis, les bâtiments, dont les façades sont ornées de jambes harpées, sont animés par un jeu de polychromie entre la pierre de taille et l´enduit rose.

Murs calcaire
enduit
pierre de taille
Toit tuile creuse, ardoise
Étages en rez-de-chaussée, 1 étage carré
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
toit en pavillon
croupe
États conservations bon état
Techniques sculpture
Représentations armoiries volute raisin blé couronne denticule pilastre
Précision représentations

La porte d'entrée du corps de logis est surmontée des armoiries des familles Toulouse-Lautrec et La Roque-Bouillac, encadrées de grappes de raisin, de blé et de volutes.

Écartelé aux 1er et 4e de gueules à la croix vidée, clêchée et pommetée d'or (Toulouse) ; au 2e de gueules au lion d'or (Lautrec) ; au 3e d'argent, au chef d'azur chargé de trois rocs d'or (La Roque-Bouillac).

Estuaire

TRAVEE 3
FORBAIE arc segmentaire (porte) ; arc segmentaire (fenêtre) ; corniche (porte) ; corniche (fenêtre)
POSRUE autre
POSPARC en retrait
POSTOPO coteau
ORIENT sud-est
VUE vue étendue
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Extrait de la légende du plan du domaine dressé en 1874, conservé au château

    24 : maison

    25 : chai et cuvier

    26 : château

    27 et 28 : vignes et vergers

    29 : jardin anglais

    30 : cascade

    31 : cour

    32 : logement de l´homme d´affaires

    33 : bâtiments ruraux

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Gironde. 3P 329 1 4. Matrices cadastrales. 1881-1891.

Documents figurés
  • Plan du château Siran et ses dépendances appartenant à Mr Robert Léon Ernest Barbier situé dans la commune de Labarde et Cantenac canton de Castelnau, Médoc. J. Bounet, 1874. Dessin.

  • COCKS, Charles. Médoc et ses vins. Bordeaux et ses vins. Bordeaux : Féret, 1908.

    p. 67
Bibliographie
  • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins. Bordeaux : Féret, 1868.

    p. 108, 221-222
  • GUILLON, Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde, avec la description des communes, la nature de leurs vins, la désignation des principaux crus. Bordeaux : [s.n.] 1868. Tome 3.

    p. 240
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