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Château Rousseau de Sipian

Dossier IA33004068 réalisé en 2013

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Précision dénomination château viticole
Appellations château Sipian de Rousseau
Parties constituantes non étudiées chai, cuvage, parc, pièce d'eau, île artificielle
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Adresse Commune : Valeyrac
Lieu-dit : Sipian
Cadastre : 1831 D2 127, 131 ; 2011 D1 1085

Sur le plan cadastral de 1831 ne figure aucune construction à l’emplacement de la demeure actuelle. D’après le registre des augmentations et diminutions de la matrice cadastrale, le "château" est bâti en 1871, pour Aristide Rousseau. Les plans sont conçus par l’architecte Jean-Édouard Bonnore. Des chais et des cuviers modernes sont également construits faisant augmenter la production de vin de 25 tonneaux à 150.

Dès 1874, le domaine prend le nom de Château Sipian. Tout au long de la seconde moitié du 19e siècle, la production viticole d’environ 150 tonneaux est constante jusqu’au lendemain de la Première Guerre mondiale où elle chute à 30 tonneaux. Une gravure de 1874 montre un lanternon qui a disparu depuis mais dont l’accès intérieur par un escalier en bois, aménagé dans les combles, est toujours conservé.

Vers 1947, le domaine devient la propriété du comité d’entreprise des Avions Marcel Dassault. L’intérieur du logis fait alors l’objet de travaux de réaménagements pour le convertir en colonie de vacances.

Lors de l'inventaire mené en 1974, une serre était encore mentionnée au nord-ouest du château (détruite).

A la fin des années 1980, les nouveaux propriétaires relancent la production viticole sous le nom de Château Rousseau de Sipian et réhabilitent les anciennes dépendances viticoles. Dans les années 2000, les propriétaires actuels se sont appliqués à la modernisation des chais, du vignoble et à la remise en état du logis.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 1er quart 21e siècle
Dates 1871, daté par source
Auteur(s) Auteur : Bonnore Jean-Édouard,
Jean-Édouard Bonnore (19/10/1820 - )

FERET Edouard, Statistique générale de la Gironde, Personnalités et notables girondins. De l’Antiquité à la fin du XIXe siècle, Bordeaux, 1889, p. 82 :

"BONNORE (Jean-Edouard)

Architecte, né à Lesparre (Gir.) le 19 octobre 1820. Élève de Jules Bouchet à Paris, sous le patronage de Visconti, archit. Fixé à Lesparre en 1852, architecte de l’arrondissement et de la ville de Lesparre, du lazaret de Trompeloup ; a été membre correspondant de la commission des monuments historiques de la Gironde. A fait édifier ou restaurer dans les arrondissements de Lesparre, de Blaye et de Libourne 24 églises dont 18 neuves ; ce sont celles de Lesparre, Carcans, Vendays, St-Vivien (les nefs, l’abside et le clocher, monument historique de 1re classe, vient d’être reconstruite, sous la direction de M. Bonnore, aux frais de l’Etat) ; Verdon, Talais, Grayan, Naujac, Ordonnac, Potensac, St-Girons, Pugnac, Saugon, Donnezac, St-Androny, St-Caprais, Néac, St-Christoly-de-Médoc (façade principale, monument historique). Nous pourrions énumérer plus de vingt mairies, écoles ou presbytères et un grand nombre de maisons bourgeoises ou châteaux parmi lesquels nous citerons : le château de Sipian, à Valeyrac (V. son dessin, tome II, p. 511) ; château du Port, à M. Eycart de Morin, à St-Vivien ; château de P. Bert, à Talais ; château Troussas, à M. Ph. Brannens, à Valeyrac. Citons encore le portail du cimetière de St-Estèphe et les plans d’un nouveau lazaret projeté à Padarnac, etc. Auteur de : Quatre vues pittoresques de la vieille église de Soulac, avec notice descriptive et hist., Bx, s. d., in-f°, 2pp. de texte et 4 lith."


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architecte, attribution par source

Le domaine se situe au sud-ouest de la commune. Il comprend un vaste logis de style néo-renaissance avec un parc arboré et des dépendances viticoles.

Le château comprend un corps de logis avec un niveau de soubassement, un étage carré et un étage de comble, flanqué d’ailes en retour d’équerre, sur lesquelles vient s’appuyer une tour octogonale qui abrite un escalier desservant la cave jusqu’aux aux combles.

La façade nord-est est précédée d’un escalier en fer-à-cheval au pied duquel un bassin est aménagé. La porte en plein-cintre est encadrée par des colonnes à bossage un-sur-deux soutenant un entablement orné de glyphes et de rosaces. Au-dessus, la fenêtre est encadrée de pilastres et son fronton brisé à volutes est orné d’un visage féminin sculpté. La lucarne, flanquée de volutes et couronnant la travée centrale, porte un médaillon paré des initiales V, A et R pour Aristide V. Rousseau, commanditaire de la construction du château. Les fenêtres du rez-de-chaussée sont encadrées par des pilastres à bossage et couronnées d’un fronton triangulaire tandis que les fenêtres à l’étage sont couronnées d’un fronton cintré et inversement pour les fenêtres des ailes qui sont encadrées par des tables décoratives.

La façade sud-ouest présente un décor identique à la façade opposée, elle est cependant précédée d’un escalier à emmarchement à pans. Elle s’ouvre sur un parc arboré aménagé à l'ouest d’une pièce d’eau avec une île artificielle accessible par un pont. Un bassin rectangulaire se trouve également dans l'axe du château, au sud.

A l’intérieur, les pièces du rez-de-chaussée, le vestibule et l'escalier sont ornés d'un décor de style Napoléon III : sol en mosaïque, colonnes et pilastres en pierre, moulures en stuc. La cave aménagée dans le soubassement est voûtée et court sous tout le corps de logis.

Le cuvier et le chai à barriques sont abrités dans un même bâtiment situé au nord-ouest. Bâti en moellon sous enduit, il s’élève en rez-de-chaussée avec comble à surcroît. Sa façade est percée de baies en arc segmentaire et en plein-cintre.

Murs calcaire pierre de taille
Toit ardoise
Étages 1 étage carré, étage de comble, rez-de-chaussée surélevé
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit en pavillon
terrasse toit à longs pans croupe
Escaliers escalier de distribution extérieur : escalier en fer-à-cheval, en maçonnerie
escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie
escalier intérieur : escalier tournant à retours sans jour, en maçonnerie
Jardins groupe d'arbres
Techniques sculpture
Représentations guirlande, tête de femme, volute, perle, denticule, fleur, lion
Précision représentations

Les fenêtres du rez-de-chaussée sont ornées d’une agrafe, le linteau est paré de guirlandes. Toutes les fenêtres du logis sont dotées d’un lambrequin. Les tables décoratives des ailes portent des ornements végétaux.

Des têtes de lions se situent au-dessus de chaque pilastre encadrant la baie centrale de l'étage de la façade postérieure.

Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Complément bibliographique

    FERET Edouard. Statistique générale du département de la Gironde : Classification des vins, quantités récoltées par chaque propriétaire et prix de vente 1874, p. 511 :

    "Le Château-Sipian, construit sur les plans de M. Bonorre, commande un vaste domaine qui comprend dans son ensemble tous les genres de culture du Médoc. Il produit, dans les terres argilo-graveleuses des coteaux, un vin très-estimé du commerce ; dans les alluvions, des blés et des foins de première qualité ; dans les sables, des pins et des acacias. Le vignoble, d’une contenance de 40 hect. environ, est depuis longtemps complanté des meilleurs cépages, renouvelés avec soin ; l’installation des chais, cuviers et bâtiments d’exploitation y est très-complète au double point de vue de la bonne vinification, de l’économie de la main-d’œuvre et de la surveillance."

    FERET Edouard, Statistique générale de la Gironde, Personnalités et notables girondins. De l’Antiquité à la fin du XIXe siècle, Bordeaux, 1889, p. 82 :

    "BONNORE (Jean-Edouard) Architecte, né à Lesparre (Gir.) le 19 octobre 1820. [...] Fixé à Lesparre en 1852, architecte de l’arrondissement et de la ville de Lesparre, du lazaret de Trompeloup ; a été membre correspondant de la commission des monuments historiques de la Gironde. A fait édifier ou restaurer dans les arrondissements de Lesparre, de Blaye et de Libourne [...] un grand nombre de maisons bourgeoises ou châteaux parmi lesquels nous citerons : le château de Sipian, à Valeyrac (V. son dessin, tome II, p. 511) [...]."

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Gironde. 3 P 538 : Matrices cadastrales, 1853 - 1891.

    Archives départementales de la Gironde : 3 P 538
Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien, 1831.

    section D Archives départementales de la Gironde : 3 P 538
Bibliographie
  • COCKS Charles. Bordeaux, ses environs et ses vins, classés par ordre de mérite, reproduction intégrale de l'édition de 1850. Bordeaux : Ed. Féret et Fils, 1984.

    p. 231
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

    p. 511
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1922 (9e édition).

    p. 527-528
  • FERET Edouard. Personnalités et notables Girondins de l'antiquité à la fin du XIXe siècle. Bordeaux : Féret et L'Entre-deux-mers, 2009, fac-similé de l'édition de 1889.

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