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Château Rose la Biche

Dossier IA33007735 réalisé en 2014

Fiche

  • Façade principale (nord).
    Façade principale (nord).
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • remise agricole
    • parc
    • citerne
    • étable
    • logement de contremaître
    • pigeonnier
    • orangerie
    • hangar agricole

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées remise agricole, parc, citerne, étable, logement de contremaître, pigeonnier, orangerie, hangar agricole
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Sud Médoc Estuaire
Adresse Commune : Macau
Lieu-dit : la Biche
Adresse : 5 route d' Arsac
Cadastre : 1810 D1 99 ; 1843 C1 143 ; 2013 AX 113
Précisions


Le lieu de la Biche est attesté au 18e siècle, présent sur les cartes de Masse et Trudaine (1722 et 1745) dont la dernière donne le nom du propriétaire : M. Laronde. Cette famille occupe au moins depuis le 17e siècle des charges d'officier et de monnayeur à Bordeaux. En 1759, la carte du Cours de la Garonne représente une petite propriété entourée de vignes. En 1781, un Laronde (Joseph ?) fait une demande d'arbres auprès de l'Intendant de Bordeaux, Dupré de Saint-Maur. Cette commande pourrait être liée à une construction.

Le bâtiment, organisé selon un étage de soubassement accueillant chai et pièces pour domestiques, un rez-de-chaussée surélevé et un niveau de comble, présente en façade un fronton triangulaire. Ces dispositions se retrouvent dans d'autres logis de la fin du 18e siècle à Macau : Plaisance, Barreyre. Par ailleurs, les bois de chêne de la charpente marqués au ciseau pourraient provenir de cette commande d'arbres datée de 1781 et plaideraient en faveur d'une campagne de construction dans ces années.

Le toponyme "La Biche" apparaît pour la première fois sur la carte de Belleyme, dans la 2e moitié du 18e siècle.

Les plans cadastraux de 1810 et 1843 représentent un corps de logis avec une aile en retour au nord (ancien chai/cuvier), et des bâtiments d'exploitation (?) à l'ouest, à l'emplacement actuel de l'écurie. À noter la présence d'une petite construction carrée qui pourrait correspondre au réservoir d'eau. De grands jardins s'étendent au nord, et les vignes du domaine au sud. En 1843, le domaine appartient à Étienne Fauché et Hérigoyen.

En 1850, le faïencier bordelais Jules Vieillard en est propriétaire. Selon Édouard Guillon, M. Vieillard donna le nom de "Rose" au château. Les Vieillard réaménagent les agréments comme la gloriette du parc, visible sur la gravure de l'ouvrage de Cocks et Féret, publiée en 1868 et qui fait écho à celle du château Labégorce (Margaux) ; y figure également le pigeonnier coiffé d'un épi de faîtage.

En 1882, le fils de Jules Vieillard, Charles, fait réédifier les parties habitation des employés comme l'atteste le chronogramme sur le pignon. Cette campagne comprend peut-être aussi la construction de l'orangerie, visible sur les cartes postales du début du 20e siècle. Un plan du domaine de 1936, alors propriété de M. Carrion, reprend les dispositions du 19e siècle mais ne fait pas apparaître la gloriette du jardin.

Au cours de la seconde moitié du 20e siècle, les vignes sont extraites du domaine ; l'écurie est abandonnée, l'orangerie transformée en logement et le logis est complété par une terrasse côté sud.

Période(s) Principale : 4e quart 18e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1882, porte la date

La demeure se situe à l'ouest du hameau de Bern, sur la route menant à Arsac.

Le domaine est entouré d'un parc et de vignes ; les bâtiments de dépendance sont disposés à l'ouest du logis. L'accès à la propriété se fait par un portail au nord.

La demeure présente un plan rectangulaire à double façade et se compose d'un étage de soubassement, d'un rez-de-chaussée surélevé et d'un comble à surcroît habitable.

Chaque façade est percée de 9 ouvertures, la travée centrale étant encadrée de pilastres à bossage et surmontée d'un fronton triangulaire. Huit jours ovoïdes éclairent le comble à surcroît. Deux bas-reliefs en plâtre (?) ornent les façades, encastrés sur le mur du niveau de comble : l'un représentant Diane Chasseresse, l'autre une scène de vendanges.

L'accès au logis se fait, côté cour, par un escalier à double volée et garde-corps en fer forgé. Un vestibule, puis un salon forment les pièces de réception de la travée centrale. Au niveau du soubassement, la division est longitudinale avec des arcades qui scindent l'espace ; le tout voûté en briquettes. Le comble à surcroît, accessible par un escalier rejeté dans la partie est de la demeure, est divisé en plusieurs pièces sous une charpente en chêne, dont plusieurs bois portent un marquage au ciseau.

Les dépendances se composent :

- D'une étable à chevaux (?) en partie ruinée ;

- D'une maison de régisseur (?) portant le chronogramme de 1882 sur le pignon ;

- D'un pigeonnier polygonal surmonté d'un épi de faîtage et d'une biche en bannière, en zinc ;

- D'une grange en planches et lattis de bois enduit ;

- D'une ancienne orangerie réhabilitée en habitation ;

- D'une citerne ou réservoir sur piliers.

Le parc s'étend plus largement au nord qu'au sud et conserve les vestiges d'une gloriette dont la partie supérieure est détruite.

Murs calcaire pierre de taille enduit
Toit tuile creuse
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans croupe
Escaliers escalier de distribution extérieur : escalier en fer-à-cheval, en maçonnerie
escalier dans-oeuvre : escalier en vis avec jour, en maçonnerie
Techniques sculpture
ferronnerie

Représentations pilastre, fronton, chronogramme, déesse, cerf, chien, flèche, putto, femme, raisin, vigne
Précision représentations

Le bas-relief de la scène de vendanges s'inspire du décor peint du salon des Saisons de l'hôtel de Lannoy à Paris, par Pierre Paul Prud'hon.

Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Archives consultées pour le château Rose-la-Biche

    - AD33, 10B 12/18 : Pierre Laronde, fils de Jean, monnayeur, et de Françoise Lavignolle, comme monnayeur (1706).

    - AD33, C 1515 : Demande d'arbres, adressée à M. Dupré de Saint-Maur, intendant de Bordeaux, par Laronde, officier et monnayeur à Bordeaux (1781).

    - AD33, 10B 29/12 : Sentence accueillant Joseph Laronde et ordonnant qu'il sera mis en apprentissage dans le collège des ajusteurs et monnayeurs (1784).

Références documentaires

Bibliographie
  • COCKS Charles. Bordeaux, ses environs et ses vins, classés par ordre de mérite, reproduction intégrale de l'édition de 1850. Bordeaux : Ed. Féret et Fils, 1984.

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1868 (2e édition).

    p. 107
  • GUILLON Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde. Bordeaux : Coderc, Dégréteau et Poujol, 1866-1869, tomes 1 à 4.

    t. 2, p. 77
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