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Château, puis maison de maître dite Château La Barrière

Dossier IA33006290 réalisé en 2011

Fiche

Genre de maître
Précision dénomination château viticole
Appellations Château La Barrière
Parties constituantes non étudiées cour, cuvage, cour, hangar agricole, puits, parc
Dénominations château, maison
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive droite) - Saint-Ciers-sur-Gironde
Adresse Commune : Anglade
Lieu-dit : la Barrière
Cadastre : 1828 C2 1905, 1908 ; 1828 A 58, 59, 61 ; 2010 C6 1770, 1771, 1773, 1774, 1775, 1778

Une maison forte établie sur une éminence en bordure du marais de la Vergne existe, semble-t-il, dès le Moyen Âge ; elle est possédée au 15e siècle par la famille de Brun, gravitant dans l'entourage des sires de Blaye et seigneurs du Boisset à Berson. A la suite du mariage avec Anne de Brun, avant 1566, le domaine passe à Bérard de Ségur, baron de Pardaillan en Agenais. Il est acquis par Louis de Gourdon de Genouillac au début du 17e siècle - famille noble originaire du Quercy, dont plusieurs membres ont été abbés de Saint-Romain de Blaye. Un nouveau logis est probablement construit dans le courant du 17e siècle, puisqu'un "château vieux" avec chapelle, et un "château neuf", sont mentionnés après l'acquisition du domaine en 1728 par Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon et gouverneur de Blaye. En effet, l'année suivante, un mémoire sur l'état de ces biens, réalisé avec le concours de l'architecte blayais Pierre Reveillaud, indique que les bâtiments à l'abandon sont plus ou moins ruinés, et que la somme nécessaire pour assurer la remise en état de l'ensemble, avec les métairies, dépasserait les 24 000 livres. Les terres passent en 1764 entre les mains de Catherine-Madeleine de Jort de Fribois, dame de Vitrezay. Son gendre, le magistrat Chrétien-Guillaume de Lamoignon, recueille le domaine à la fin de l'Ancien Régime. Contrairement à la carte de Claude Masse de 1724 sur laquelle figure le "Château de La Barrière", la carte de Belleyme, levée entre 1761 et 1774, n'indique plus qu'une ferme sur le site.

Le toponyme La Barrière est indiqué sur le plan cadastral de 1828, entre deux sections, mais les bâtiments visibles du domaine, appartenant au marquis de Lamoignon, ne correspondent pas à l'emplacement actuel de la maison de maître ni aux emplacements des autres bâtiments d'exploitation. Selon la matrice, la propriété appartient ensuite à Jean-Louis David en 1836 puis à Joseph Ulysse David en 1868. Cette même année, la seconde édition de Bordeaux et ses vins de Cocks et Féret indique que le domaine viticole produit de 40 à 50 tonneaux.

Le registre des augmentations et diminutions de la matrice signale qu'une nouvelle construction de maison intervient en 1870 et 1875 sur la parcelle n° 1905, jusqu'alors dénuée de toute construction, mais qui correspond à l'emplacement actuel de la demeure, sans doute pour Ulysse David (connu par ailleurs comme notaire à Saint-Ciers-sur-Gironde). Les initiales D et M sont sculptées sur le fronton en façade. Il est très probable que les installations viticoles aient été construites à cette même époque.

Le domaine, toujours mentionné en possession d'Ulysse David dans l'édition de 1922 de Bordeaux et ses vins, est signalé détenu par la famille Arnaud dans l'édition de 1949.

Période(s) Principale : Moyen Age , (détruit)
Principale : 17e siècle , (détruit)
Principale : 3e quart 19e siècle

Les bâtiments composés du corps de logis, des bâtiments viticoles et d´un hangar, sont organisés autour d´un parc arboré. L´entrée s´effectue au sud, matérialisée par un mur de clôture.

Au nord, la maison de maître est disposée sur un niveau de soubassement précédé d'une terrasse, à laquelle on accède par un escalier en pierre. La façade principale à étage et scandée par cinq travées. Elle est bâtie en pierre de taille et percée d´ouvertures en arc segmentaire avec une agrafe sculptée et des motifs feuillagés. La façade est sommée d'un fronton portant 2 médaillons avec les initiales des commanditaires. Le toit à croupes est couvert d'ardoises. Une partie en appentis se déploie à l´arrière.

Au nord-ouest du corps de logis se trouve un réservoir d´eau, percé d´ouvertures aux encadrements harpés et couronné de merlons en mitre. Les dépendances occupent les côtés sud-est et sud-ouest du parc. Les deux bâtiments dédiés à la viticulture, orientés au sud, sont percées de trois ouvertures au rez-de-chaussée et d´un oculus au niveau du comble. Un hangar agricole et des dépendances plus modernes complètent le domaine.

Murs calcaire pierre de taille
enduit
Toit ardoise, tuile creuse
Étages rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans croupe
appentis
Techniques sculpture
Représentations coquille, blé rinceau volute fleur feuille d'eau, rai de coeur
Précision représentations

Le garde-corps de la terrasse du logis forme de grandes feuilles d'eau ajourées en frise de rai-de-cœur. L´agrafe de la porte d´entrée est ornée d´une coquille et d´épis de blé tandis que les agrafes des baies présentent des volutes et des motifs floraux et feuillagés. Le fronton en façade est décoré de rinceaux.

Estuaire

TRAVEE 5
FORBAIE arc segmentaire (porte) ; arc segmentaire (fenêtre) ; agrafe ornée (porte) ; agrafe ornée (fenêtre) ; plate-bande (porte) ; plate-bande (fenêtre)
POSRUE autre
POSPARC en retrait
POSTOPO palus
ORIENT sud
VUE vue étendue
CLOT mur de clôture
Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre site archéologique

Annexes

  • Extrait de l'article de Johel Coutura concernant les biens adjugés à Louis de Saint-Simon en Blayais

    Extrait du "procès-verbal d'état des châteaux, bâtiments et terres" adjugées à Louis de Saint-Simon en Blayais, 1729. Document publié par COUTURA Johel, "Saint-Simon et les Vaillac en Blayais". Cahiers Saint-Simon, 1983, p. 53-57.

    [...]

    V — Le château de la Barrière à Anglade

    Va — Le château vieux

    "ET ADVENANT LE troisième du mois de mars 1729 (..) Nous sommes transportés... dans le château de La Barrière, situé dans la paroisse d'Anglade et bien en dépendant, distant de Blaye d'environ une lieue pour continuer notre commission, ce que lui aurions accordé et de fait, sommes partis sur le champ et arrivés dans le château et à l'entrée d'icelui, le sieur Charpentier nous a requis d'observer que le pont-levis qui est à l'entrée du vieux château est entièrement pourri et rompu et hors d'état de servir, qu'il n'y a que quelques méchantes planches sur lesquelles nous avons eu de la peine à passer et qu'il est nécessaire de refaire le pont à neuf, avec son pont-levis et que cette réparation, compris les chaînes et le portail en bois neuf pour le mettre en état coûtera la somme de 500 1. comme le sieur Reveillaud nous l'a déclaré et étant entré dans le château du lieu de La Barrière que nous avons vu tout ruiné et la plus grande et majeure partie tombé soit les murs, toits, charpente, tuile et lattefeuille, n'y ayant aux croisées, demi-croisées et autres ouvertures, aucune fermeture ni de contrevents, chassis, vitres ni vollets et ayant exactement visité le château par le dehors, étant impratiquable par le dedans, n'y ayant pu entrer les degrés et planchers étant pourris et tombés, n'y ayant rien qui soit en état que le mur qui est du côté du couchant, tout le surplus étant fendu, crevassé, ayant remarqué qu'il n'y a aucun gond ni ferrure aux53portes, croisées et fenêtres, nous ayant apparu qu'il y a quelques charpentes, soit poutres, soliveaux et planchers dans les ruines du château, jugeant qu'il ne peut être rétabli qu'en le réparant depuis le fondement et que cette ruine provint par le défaut d'entretien et que le rétablissement du vieux château et bâtiments compris les matériaux nécessaires coûterait plus de 8.000 1. comme Reveillaud, architecte l'estime et nous étant transportés à la cuisine du vieux château qui est au couchant d'icelui, le sieur Charpentier nous a fait observer qu'il est nécessaire de faire les planchers à neuf, partie de celui qui reste ne pouvant servir, faire faire le four à neuf, quatre fenêtres, faire la porte en bois neuf et ferrée carreler la cuisine, faire 4 toises de maçonnerie à côté, raccommoder le plancher au-dessus du chai, faire une porte neuve, raccommoder le degré et faire recouvrir comme il est nécessaire, le sieur Réveillaud estime que toute les réparations pourront coûter la somme de 800 1. et nous étant transportés à la fuye ronde qui est au-devant le vieux château, le sieur Charpentier nous a fait remarquer qu'il est nécessaire de faire une porte neuve boisée et ferrée, faire une demi toise de maçonnerie, faire faire une échelle autour chaumenter par dehors, raccommoder la charpente et la couverture et toutes ces réparations nécessaires, le sieur Reveillaud estime qu'elle coûteront la somme de 70 1. Et nous étant transportés sur le lieu et terrain où était autrefois construit le moulin à eau du château, ne paraissant de vestige que quelques mauvais murs, n'y ayant aucune sorte de matériaux pour le rétablir entièrement à neuf, le sieur Reveillaud estime que cela coûterait la somme de 5.000 1., comme aussi le sieur Charpentier nous a requis d'observer qu'il est nécessaire de refaire et rétablir à neuf le pont de communication dans les deux cours du vieux bâtiment, en bois avec ses gardescorps et cette réparation pourra coûter, comme le sieur Reveillaud le déclare la somme de 350 1. et nous étant transportés à la chapelle du château de La Barrière, le sieur Charpentier nous a requis d'observer qu'il est nécessaire de la carreler à neuf de boiser les deux vitraux, poser des vitres, raccommoder la charpente et sa couverture, faire la porte à neuf, boiser ferrer et recouvrir la chapelle et ces réparations coûteront suivant la déclaration du sieur Reveillaud la somme de 150 1."

    Complètement détruit puisqu'une somme de 14.870 1. était nécessaire pour le restaurer. On peut penser que les travaux ne furent jamais entrepris.

    Vb — Le château neuf

    "et nous étant transportés au pont-levis de l'entrée du nouveau château, nous l'avons trouvé impratiquable et qu'il est nécessaire de le refaire à neuf, le pilier en bois, la maçonnerie avec les chaines du pont et que cette réparation coûtera la somme de 500 1. Le sieur Charpentier nous a aussi fait observer que les marches du peron de l'entrée du nouveau château ont besoin d'être remis à neuf et que cette réparation coûtera la somme de 150 1. et, étant entrés dans la première chambre du château, nous avons remarqué qu'il manque la ferrure à la porte qu'il est nécessaire de refaire à neuf la croisée de la chambre la boiser, ferrer et vitrer, mettre des contrevents et accommoder le carrelage et que ses réparations coûteront comme le sieur Reveillaud les estimes la somme de 120 1. et nous étant transportés dans la salle qui est à côté de la première chambre, le sieur Charpentier nous a requis d'observer qu'il est nécessaire de refaire à neuf trois croisées, les boiser, ferrer et vitrer et mettre les contrevents, faire environ trois toises de carrelages et blanchir et toutes ces réparations pourront se monter la somme de 320 1. comme Reveillaud l'estime et nous étant acheminés à un cabinet qui est à côté de la salle, le sieur Charpentier nous a fait observer qu'il est nécessaire de la faire recarreler à neuf qui pourra coûter 12 1., aussi nous étant acheminés à un autre cabinet qui est à côté de la première chambre, le sieur Charpentier nous a aussi fait observer qu'il est nécessaire de la carreler à neuf, de raccommoder le lambry et mettre deux marches pour monter audit cabinet et que ces réparations pourront coûter la somme de 40 1., ci encore le sieur Charpentier nous a requis d'observer qu'à côté de la première chambre, il est nécessaire de faire faire une croisée neuve, la faire ferrer, vitrer et mettre ses contrevents, le sieur Reveillaud nous ayant déclaré que cette dépense coûtera la somme de 70 1. et nous notaire en compagnie du sieur Charpentier du sieur Reveillaud et de nos témoins bas nommés ayant monté dans la chambre haute audessus de la salle, nous avons remarqué et jugé qu'il était nécessaire de faire une croisée et deux demies croisées à neuf, boisées, ferrées et vitrées avec ses contrevents et raccommoder le plancher qui en a besoin et ces réparations coûteront la somme de 205 1. comme le sieur Reveillaud le déclare et pareillement le sieur Charpentier nous a requis d'observer que le corridor a besoin d'être carrelé à neuf et de faire aussi à neuf deux demi croisées boisées, ferrées et vitrées, lesquelles réparations coûteront suivant la déclaration du sieur Reveillaud la somme de 160 1., semblablement nous avons observé que le degré en haut a besoin d'être raccommodé, soit sa charpente et couverture et que cette réparation coûtera la somme de 160 1. et étant entrés dans la chambre du milieu à côté du corridor, le sieur Charpentier nous a fait remarquer qu'il était nécessaire d'accommoder la cloison et le carrelage, faire faire une croisée à neuf, boisée, ferrée et vitrée et que ces réparations coûteront la somme de 160 1. et nous étant transportés dans une autre chambre du château auprès de lad. chambre, le sieur Charpentier nous a requis d'observer qu'il est nécessaire de raccommoder la cloison et le carrelage, faire faire deux demi-croisée à neuf, les boiser, ferrer et vitrer et raccommoder la charpente et cette réparation suivant le sentiment du sieur Reveillaud coûteront la somme de 480 1. comme aussi le sieur Charpentier nous a requis d'observer et coucher sur notre présent procès verbal que les degrés qui montent dans les greniers du château ont besoin d'être raccommodés, de changer à la charpente du grenier quelques pièces de bois et reraccommoder les planchers du grenier et recouvrir tous les bâtiments du château et toutes ces réparations coûteront la somme de 350 1. comme Réveillaud le déclare et étant descendus dans la cuisine du château, le sieur Charpentier nous a requis d'observer que le plancher audessus d'icelle a besoin d'être entièrement refait aussi bien que le four tout à neuf et de faire faire deux fenêtres boisées et ferrées, lesquelles réparations coûteront la somme de 330 1. et nous étant acheminés dans la souillarde tout près la cuisine le sieur Charpentier nous aurait aussi fait observer qu'il est nécessaire de faire une porte neuve boisée et ferrée aussi bien qu'un plancher neuf au-dessus d'y mettre des solliveaux et changer une pièce portante dans la charpente de la longueur de 22 pieds et que ces réparations se monteront la somme de 160 1. comme Reveillaud l'a déclaré et, étant entrés dans une chambre qui est à suite de la souillarde, le sieur Charpentier nous a requis d'observer qu'il est nécessaire de faire une porte d'entrée boisée ferrée et vitrée comme aussi de lambrisser à neuf la chambre et ses réparations coûteront la somme de 140 1. et sortant de la chambre nous serions entrés dans l'écurie qui est au bout où le sieur Charpentier nous a requis d'observer qu'il est nécessaire de mettre un seuil à la porte, de refaire la crèche et râtelier et de raccommoder le pavé et rétablir la charpente de l'écurie qui est tombée en partie et ces réparations pourront coûter la somme de 250 1. comme Reveillaud le déclare et du nouveau château nous étant transportés dans le pavillon carré appelé la salle d'armes, le sieur Charpentier nous a requis d'observer qu'il est nécessaire de mettre 4 marches de pierre pour monter dans le pavillon et de le carreler à neuf, faire trois grandes croisées en bas, ferrées et vitrées et que dans la chambre haute du pavilllon il est nécessaire de faire un plancher neuf et trois demi-croisées boisées et ferrées, raccommoder la charpente et faire faire un degré neuf, toutes lesquelles réparations pourront coûter la somme de 550 1. comme Reveillaud nous l'a déclaré et du pavillon nous étant transportés dans la grange des bestiaux, le sieur Charpentier nous a requis d'observer qu'il y a environ six toises de mur tombées par terre qui a entrainé le toit charpente et latefeuille qu'il est nécessaire de réparer et de faire faire le portail à neuf et une porte et encore de réparer le coin de la grange et maçonnerie, lesquelles réparations pourront coûter la somme de 350 1. comme Reveillaud nous l'a déclaré et de la grange, nous étant acheminés dans une autre grange à vin, le sieur Charpentier nous a encore fait remarquer qu'il y a environ 12 toises de la grange tombée par terre du bout du midi qui a entrainé partie du toit et charpente qu'il est nécessaire de rétablir aussi bien que le portail et la petite porte et que cette réparation coûtera la somme de 250 1. et dans la grange à vin. Il s'est trouvé un treuil et une fouloire deux cuves et deux douillats abandonnés depuis longtemps et pour les réparations et mettre ces vaisseaux vinaires en état de servir il en coûtera la somme de 200 1. comme Reveillaud nous l'a encore déclaré et nous étant aussi transportés sur les deux vigniers et sur les fossés des fontaines et ceux qui entourent le dedans et le dehors du château aussi bien que ceux des prairies et pacages qui dépendent d'icelui, lesquels le sieur Charpentier nous a prié d'observer qu'ils sont entièrement comblés, qu'ils ont un pressant besoin d'être raccommodés, la majeure partie d'iceux pouvant y avoir deux mille brasses à récurer, qui coûteront à raison de 15 s. la brasse, la somme de 1.500 1. semblablement le sieur Charpentier, nous a requis d'observer qu'il est utile et nécessaire pour attirer les eaux au moulin de La Barrière, pour le mettre en était de faire farine, il y a environ 2.500 brasses de fossé à récurer à 15 s. la brasse la dépense reviendra à 1.875 1., comme aussi nous a fait observer que la fontaine pour donner ses eaux aux deux viviers cette réparation coûtera la somme de 30 1."

    Une somme de 8.367 I. est encore nécessaire pour restaurer le nouveau château de La Barrière. On peut penser, à voir le dénombrement fait par Mme Berryer qu'aucune réparation ne fut jamais entreprise à La Barrière.

    Vc — Métairie noble de la chapelle

    "et nous étant ensuite transportés à la métairie dépendante du château de La Barrière, appelée la métairie de la Chapelle et étant entrés dans la chambre qu'occupe le métayer nommé Emblard, que nous avons trouvé le sieur Charpentier nous a fait observer qu'il est nécessaire d'un seuil de pierre à la porte de l'entrée de la métairie et faire à neuf la fermeture de bois de la porte, raccommoder le jambage de la porte, changer un soliveau, faire deux portes à la fournière, boisées et ferrées, raccommoder leur jambage d'une porte à côté de la fournière et faire une porte de bois à neuf. Lesquelles réparations coûteront la somme de 41 1., comme Reveillaud nous l'a déclaré.

    Cy encore nous étant transportés à un moulin à vent dépendant du château de La Barrière, que le nommé Barboteau tient à la ferme, le sieur Charpentier nous a prié d'observer qu'il est nécessaire de faire la met et entremet à neuf et l'anche à une verge aussi à neuf, et que cette réparation coûtera la somme de 100 1."

    Une somme de 141 1. est un peu élevée pour réparer les bâtiments de la métairie et du moulin. C'est peut-être une absence d'entretien régulier.

    Vd — Le bois noble de Corps-De-Loup

    "Et Charpentier nous ayant conduit et Reveillaud avec nos témoins sur une pièce de bois taillis dépendante du château de La Barrière appelé le bois de Corps de Loup, de la contenance d'environ 100 jx, il nous a fait observer qu'il n'y a aucun arbre dans toute l'étendue du bois et qu'il est en mauvais état la majeure partie et que pour réparer le terrain dépeuplé de bois, il en coûterait 300 1., comme Réveillaud l'estime."

    Complètement dévasté par la famillle Vaillac qui n'avait pas pris soin de replanter bois et forêts, Corps de Loups est aujourd'hui un beau vignoble, où M. Jean-Pierre Vidal récolte 25 tonneaux de vin rouge en appellation Premières Côtes de Blaye.

    Ve — La métairie noble de la Manche

    "Nous étant transportés dans la métairie appelées de la Manche aussi dépendante du château de La Barrière de laquelle le nommé Rouleau est Métayer, Charpentier nous a requis d'observer que la majeure et plus grande partie de ses fossés, soit de séparation ou de traverse ont besoin d'être recalés et que cette réparation coûterait 800 1., comme Reveillaud le déclare et estime."

    Les seuls travaux à faire sont le recallage des fossés qui entourent cette métairie noble du marais.

    En tout, on remarquera qu'une somme de plus de 24.000 1. est nécessaire pour remettre en état le château de La Barrière. C'est peut-être la raison qui empêcha sa vente puisqu'elle figure dans la succession de Louis de Saint-Simon.

    On sait pourtant que les Vaillac l'habitaient au XVIIe siècle, peut-être avaient ils fait construire le château neuf à cette époque ?

    Au château de La Barrière, Paul et Jean-Marie Normand (G.F.A.) récoltent 20 tonneaux de vin rouge et 25 tonneaux de vin blanc, en Premières Cotes de Blaye.

Références documentaires

Documents figurés
  • Carte de Belleyme, 18e siècle.

    Archives départementales de la Gironde : 2 Fi 1490
  • Carte des limites de Saintonge et de Guyenne, par Claude Masse, 1724.

    Bibliothèque municipale, Bordeaux : Fonds Delpit
Bibliographie
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1868 (2e édition).

    P. 348.
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

    P. 437.
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1898, revue et augmentée de 450 vues de châteaux viticoles (7e édition).

    P. 635.
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1922 (9e édition).

    P. 885.
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1949 (11e édition).

  • COQUILLAS Didier. Les rivages de l'estuaire de la Gironde du Néolithique au Moyen-Age. Thèse d'histoire : Bordeaux 3, 2001.

    Vol. notices, p. 42.
  • SEGUR-CABANAC, Victor de. Histoire de la maison de Ségur dès son origine, 876. Marquis, comtes et vicomtes de Ségur en Limousin, en Guienne, en Périgord, en l'Ile de France, en Champagne, en Autriche et en Hongrie. Impr. de G. Karafiat, 2018.

Périodiques
  • COUTURA Johel. "Saint-Simon et les Vaillac en Blayais". Cahiers Saint-Simon, 1983, p. 47-57.

Liens web

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