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Château Noaillac

Dossier IA33004388 inclus dans Hameau de Noaillac réalisé en 2012

Fiche

  • Allée d'entrée.
    Allée d'entrée.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • puits
    • cuvage
    • chai
    • poulailler
    • cour
    • grange
    • étable
    • remise agricole
    • logement
    • mur de clôture
    • moulin
Précision dénomination château viticole
Appellations Noaillac
Parties constituantes non étudiées puits, cuvage, chai, poulailler, cour, grange, étable, remise agricole, logement, mur de clôture, moulin
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Saint-Vivien-de-Médoc
Adresse Commune : Jau-Dignac-et-Loirac
Lieu-dit : Noaillac
Adresse : 6 chemin des Sablé des Pins
Cadastre : 1833 D3 1086 à 1991 ; 2013 D3 1673, 1999, 2222, 2223, 1672

Le lieu-dit Moulin de Noaillac est indiqué sur le plan cadastral 1833, à l’emplacement du domaine actuel : un moulin à vent (également figuré sur la carte de Belleyme) et une maison y sont représentés, appartenant à la veuve de M. Gaudineau (ou Goudineau).

Ces bâtiments sont détruits durant la seconde moitié du 19e siècle. Les registres des augmentations/diminutions des matrices cadastrales mentionnent qu'une maison est construite sur la parcelle 1088 en 1856 ; une augmentation de construction a lieu en 1877 et une remise est construite en 1880. Sur la parcelle 1086 - où était implanté le moulin -, les matrices révèlent la construction d'une maison en 1880.

La propriété appartient à la famille Goudineau jusqu’à la fin du 19e siècle. Dans l’édition de de 1868 de l'ouvrage de Cocks et Féret, Pierre Goudineau produit entre 15 et 20 tonneaux ; en 1881, la production atteint 35 tonneaux. Marguerite Goudineau hérite ensuite du domaine et se marie à Guillaume Cruon, mentionné dans les éditions de 1893 et 1908, avec une production de 50 tonneaux.

Lors de son décès en 1911, la propriété est transmise à Louis Huillet. Cette famille restera propriétaire jusqu’au début des années 1980. Selon une source orale, les bâtiments situés à l’entrée abritaient une étable avec grenier à grains ; le corps de logis était prolongé par des écuries aujourd’hui détruites ; les bâtiments localisés au sud-ouest abritaient une grange et une étable ; le logement secondaire au sud-est abritait également une étable.

Lors de l’acquisition du château par la famille Pagès en 1982-1983, des travaux sont entrepris, comme le montrent des photographies prises à cette époque. Les cuves en béton sont installées dans l’ancienne étable au nord-ouest, accompagnées d’un espace de dégustation. Un bâtiment de stockage est également construit à proximité des bâtiments agricoles. Les vignes sont replantées.

Des cuves en inox sont installées en 1997-1998 et remplacent les cuves en ciment, entreposées dans un autre espace. Dans les années 2000, une salle de dégustation est créée, remplaçant d'anciens garages.

Le domaine, d’une superficie de 46 d’hectares, produit aujourd’hui près de 333 000 bouteilles à l’année.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 20e siècle

Les bâtiments sont situés à l'écart des hameaux de Loulan et Noaillac.

Une allée mène au domaine, clos au nord par un portail avec piliers et prolongé par un mur en moellon se poursuivant à l’est. Les bâtiments s’organisent autour d’une cour : à l’est se trouve le corps de logis, au nord les bâtiments de vinification et l’espace d’accueil, au sud-ouest un espace de stockage.

Le logis est en rez-de-chaussée, doté d’un comble à surcroît. Bâti en pierre de taille, couvert d’un toit à croupes, il présente sa façade principale à l’est. Celle-ci, rythmée de 7 travées, est scandée de jambes et de chaînage d'angle à bossage. L'élévation latérale sud, construite en moellons, est ornée d’un cadran solaire. Sur la façade postérieure est greffé un appentis, créant un volume de toiture asymétrique.

A l’intérieur du logis se trouvent deux cheminées. Le grenier du comble présente une charpente en bois composée de plusieurs fermes.

Le cuvier présente un étage accessible par une large porte-haute percée sur le pignon ; le chai se trouve dans le prolongement. Plusieurs types de cuves en béton sont utilisées ainsi que des cuves en acier émaillé. Le chai à barriques communique avec l’espace de réception.

Le domaine comprend également, outre un espace de stockage, un logement secondaire, une remise agricole, un poulailler et deux puits.

Murs calcaire pierre de taille
moellon enduit
Toit tuile creuse
Étages en rez-de-chaussée, comble à surcroît
Couvrements charpente en bois apparente
Couvertures toit à longs pans croupe
appentis
Typologies IC2, cuvier médocain
Techniques sculpture
Représentations ornement végétal, denticule, rinceau, fleur
Précision représentations

Façade du logis avec corniche à denticules.

Cheminées sculptées : motifs végétaux et floraux.

Estuaire

TRAVEE 7
FORBAIE linteau droit (porte) ; linteau droit (fenêtre)
POSRUE autre
POSPARC en retrait
POSTOPO coteau
ORIENT sud-est
VUE vue étendue
CLOT piliers de portail ; mur de clôture ; allée d'arrivée
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1868 (2e édition).

(c) Conseil départemental de la Gironde ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Riberolle Jennifer