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Château Maucamps

Dossier IA33007729 réalisé en 2014

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées chapelle, parc, vivier, logement de contremaître
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Sud Médoc Estuaire
Adresse Commune : Macau
Lieu-dit : Maucamps
Adresse :
Cadastre : 1810 B2 699 ; 1843 B3 1010 ; 2013 B 2827
Précisions


Selon l'abbé Baurein, Maucamps serait le siège d'une ancienne maison noble. En 1459, un document mentionne un certain Jean de Maucamp recevant un bail à fief du chapitre de Sainte-Croix mais rien ne permet de faire le rapprochement avec le site de Macau.

En 1722, la carte de Claude Masse indique le lieu-dit "Mocan", puis en 1773 celle de Belleyme "Maucamp". Au 18e siècle, la famille de parlementaires de Lalanne en est propriétaire. En 1781, Gervais Athier, tonnelier, rend aveu pour être "domicilié à la maison noble de Maucamp".

En 1810, le premier plan cadastral représente une demeure accompagnée d'une vaste aile de dépendances et d'autres bâtiments de servitude, d'un parc et d'un vivier ; sur le plan de 1843, on retrouve les mêmes dispositions : les bâtiments de servitude à l'ouest ont toutefois été modifiés et forment une cour en U. Le domaine appartient alors aux banquiers Aguirre-Vengoa et Uribaren qui "réparent" le château selon les termes de Édouard Guillon en 1867. Ils cèdent Maucamps en 1864 à Émile Chassériau qui double la production de 30 à 70 tonneaux. L'illustration publiée dans l'ouvrage de Cocks et Féret en 1874 montre un logis à un étage avec pavillon central, le tout précédé du parc et du vivier, selon la description livrée par Guillon.

En 1897, le négociant bordelais Dominique Cambours rachète le domaine. C'est à lui que l'on doit la réédification du logis : l'initiale C gravée sur chaque façade le rappelle. La construction s'opère entre 1897 (date de l'acquisition) et 1905 (date inscrite sur une carte postale).

Après la seconde Guerre Mondiale, le château est séparé des bâtiments d'exploitation et devient une maison de retraite.

La demeure est vide de tout mobilier et de pensionnaires depuis 2012.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle

La demeure se situe au sud du bourg, sur la route menant à la commune voisine de Ludon. Elle est entourée de vignes au nord et au sud ; à l'ouest se développe l'ensemble des bâtiments d'exploitation.

La façade principale, au sud, sur cour, est construite en brique et pierre, scandée par huit travées se développant sur trois niveaux.

La travée centrale, en légère saillie et encadrée de pilastres, forme pavillon ; au rez-de-chaussée la porte d'entrée en plein cintre est percée dans un parement à bossage ; aux premier et second étages, les trumeaux de brique accueillent des tables décoratives en pierre de taille. Une corniche denticulée couronne la façade du pavillon coiffé d'ardoise avec deux lucarnes et deux épis de faîtage en zinc.

Les deux premiers niveaux sont séparés par un large bandeau continu, la corniche à modillons de l'étage est interrompue par la travée centrale. Les ouvertures sont traitées en arc segmentaire et encadrement harpé ; les impostes du premier étage sont largement marquées. Les lucarnes du comble, à crossettes et agrafe, sont surmontées d'un fronton cintré ; celles encadrant le pavillon central présentent un fronton à une volute rentrante avec un pilastre portant l'initiale C.

La façade latérale est est traitée à l'étage avec des tables décoratives encadrées de brique ; une seule lucarne éclaire le comble ; au rez-de-chaussée est accolée la chapelle domestique du château, de plan rectangulaire, percée de trois baies cintrées, côté cour.

La façade sur jardin, au nord, est construite uniquement en pierre de taille calcaire. Un escalier à double volées avec garde-corps en fer forgé donne accès au rez-de-chaussée surélevé. Les baies ne présentent aucun décor, exceptées les lucarnes traitées comme celles de la façade principale. La travée centrale est ici couronnée d'une terrasse à balustrade.

Sur la façade ouest, un bâtiment en rez-de-chaussée fait la jonction avec le grand corps de bâtiment viticole (chai et cuvier) orienté nord/sud.

A l'ouest, un long alignement de bâtiments sépare la demeure d'une cour dans laquelle se trouve probablement l'ancien logement du régisseur aux encadrements en pierre de taille et brique.

Murs calcaire pierre avec brique en remplissage bossage
pierre de taille
Toit ardoise
Étages étage de comble, en rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés, 1 étage carré
Couvertures toit en pavillon
terrasse
toit à longs pans brisés croupe brisée
Escaliers escalier de distribution extérieur : escalier en fer-à-cheval, en maçonnerie
Techniques sculpture
ferronnerie
Représentations denticule, volute, agrafe, cartouche, pilastre, ove
Précision représentations

Corniche à modillons.

Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Archives consultées pour le château Maucamps

    - AD33, G 359 : Chapitre de Saint André, biens et revenus.

    "Bail à fief passé avec Jean de Maucamp par le chapitre". 1459.

    - AD33, H 809 : Abbaye Saint-Croix de Bordeaux, propriété et seigneuries foncières, terrier.

    Reconnaissance "par Gervais Athier, tonnelier domicilié à la maison noble de Maucamp, paroisse de Macau. 20 décembre 1781" [fol. 69v].

  • Notice extraite des Châteaux vinicoles de la Gironde par Guillon, 1867

    Ce château vinicole, situé au sud du bourg de Macau, est une ancienne maison noble qui appartenait, au XVIIIe siècle, à la famille de Lalanne, dont le dernier membre, Louis de Lalanne, était avocat au Parlement de Guienne à l'époque de la Révolution. Ce domaine, d'une importance secondaire, n'attira pas l'attention du gouvernement républicain ; M. de Lalanne le garda jusqu'à sa mort, et n'ayant pas d'enfants, il le donna à son épouse, née Dudevant.

    Cette veuve le légua à son tour à M. Dudevant, son frère, qui le vendit à la maison de banque Aguirre-Vengoa et Uribaren ; ces messieurs gardèrent longtemps Maucamp, le réparèrent, et à la dissolution de leur société, il resta dans le lot de M. Uribaren, qui le vendit à un Espagnol ; c'est à ce dernier que M. Émile Chasseriau, le propriétaire actuel, l'acheta en 1864.

    Maucamp est une construction irrégulière surmontée d'un grand pavillon central autour duquel se groupent des appartements de maître, des servitudes de toutes sortes, des jardins, des allées, de nombreuses pièces d'eau, des arbres, une prairie et un vignoble considérable qui rapporte annuellement de 60 à 70 tonneaux de vins que Franck place, avec raison, immédiatement après ceux de Cantemerle.

    Visité en 1867.

Références documentaires

Bibliographie
  • BAUREIN Abbé, MERAN Georges. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Féret et fils, 1876, t.3, 2è éd .

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1893 (6e édition).

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1908, enrichie de 700 vues de châteaux viticoles (8e édition).

  • GUILLON Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde. Bordeaux : Coderc, Dégréteau et Poujol, 1866-1869, tomes 1 à 4.

    t. 2, p. 75
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