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Château Marsac-Séguineau

Dossier IA33003434 réalisé en 2010

Fiche

Appellations Château Marsac-Séguineau
Parties constituantes non étudiées chai, cuvage, cour, portail, mur de clôture, jardin
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
Adresse Commune : Soussans
Lieu-dit : Marsac
Adresse : 1 rue de Labégorce
Cadastre : 1827 B2 1892 à 1898 ; 2009 AD 1083, 1148, 1149

Au milieu du 18e siècle, Louis-Jean Plassans, avocat au Parlement et bourgeois de Bordeaux, possédait deux exploitations, l'une située à Margaux près de l'église et l'autre "en la paroisse de Soussans, lieu appelé Marsac, autrement dit la Maison du Roussillon". Les biens sont vendus en 1770 à Pierre Séguineau, bourgeois et négociant de Bordeaux, qui fit construire la maison de Marsac. Sa fille, Catherine Désirée, en hérite en 1804. Mariée à Jean-Baptiste Paul Joseph Deyries, le cru est donc baptisé Séguineau-Deyries. En 1886, Marie Blanche et Léon Marie de Robien en font l'acquisition et réorganisent le domaine baptisé Marsac-Séguineau. L'édition de 1898 de l'ouvrage de Cocks mentionne le château Marsac-Séguineau appartenant au vicomte de Couessan et produisant 25 tonneaux. Lorsque Laureano Primo Francisco Villafranca, négociant et courtier de commerce, en prend possession en 1941, le domaine est composé du "château, chai, cuvier, jardin d'agrément, potager, écuries, remise, hangar, maison de paysans, bois d'agrément et terres avec vignes en friche en un seul tenant contenant trois hectares trois quart et diverses parcelles de moins d'un hectare, aussi d'un seul tenant". L'édition de l'ouvrage de Cocks de 1969 propose une illustration du château Marsac-Séguineau. Les bâtiments, apparaissant sur le plan cadastral de 1827, datent probablement de la fin du 18e siècle (baies en arcs segmentaires, mise en œuvre soignée du chai) excepté l'écurie, construite dans la 2e moitié du 19e siècle.

Période(s) Principale : 4e quart 18e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle

Les bâtiments se composent de la maison d'habitation, de bâtiments de dépendance, l'ensemble formant une cour accompagnée d'un jardin et délimitée par un mur de clôture et un portail à piliers en pierre de taille. Un vaste bâtiment situé au sud abrite probablement un chai. Un autre bâtiment de l'autre côté de la rue de Labégorce devait appartenir à l'ensemble et servir d'écurie (?). La maison à étage carré présente une façade sur cour composée de quatre travées. Côté rue, la façade est percée de baies en arcs segmentaires. L'ensemble des façades est surmonté d'une corniche moulurée et d'une génoise. La maison est couverte d'un toit à croupes en tuiles creuses. Sur le côté oriental de la maison, deux bâtiments disposés dos à dos et couverts de toits à un pan présentent également des baies en arcs segmentaires. Les bâtiments en rez-de-chaussée fermant la cour au sud abritaient probablement d'anciens chais. Construits en moellons, ils ont été largement remaniés. Le vaste bâtiment de dépendance doté d'un comble à surcroît est construit en moellons maintenus par des jambes harpées et des chaînes d'angle en pierre de taille. Deux larges portes (l'une étant aujourd'hui condamnée) présentent des arcs surbaissés. Deux autres portes plus étroites et des fenêtres sont en arcs segmentaires. L'écurie, dont la partie sud a été remaniée, présente des ouvertures aux encadrements chantournés.

Murs calcaire
enduit
moellon
pierre de taille
Toit tuile creuse
Étages en rez-de-chaussée, 1 étage carré, comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans
appentis
toit à un pan
croupe
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1893 (6e édition).

    P.166

    "Connu sous le nom de Séguineau-Deyries, le château-Marsac est depuis longtemps fort apprécié du haut commerce bordelais. Acheté en 1886 par M. le comte de Robien, ce cru qui, pendant plusieurs années, avait souffert de mauvais soins, a été ramené au plus bel état de fertilité, pendant que sa haute qualité était encore augmentée par l'adjonction de vignes provenant d'un des meilleurs crus classés de Margaux. Sa production moyenne atteindra sous peu 40 à 50 tonneaux d'un vin remarquable surtout par son moelleux, sa finesse et son bouquet exquis".

Références documentaires

Documents d'archives
  • Dossier de pré-inventaire, Service du Patrimoine et de l'Inventaire : document Mestrezat, 1990.

Bibliographie
  • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1893 (6e édition).

    p. 166
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1969 (12e édition).

    p. 244
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