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Château Malescasse

Dossier IA33003581 réalisé en 2010

Fiche

Précision dénomination château viticole
Appellations château Malescasse
Parties constituantes non étudiées chai, cuvage, ferme, cour, parc, hangar agricole, puits
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
Adresse Commune : Lamarque
Lieu-dit : le Moulin Rose
Adresse : 6 route du Moulin Rose
Cadastre : 1826 B3 2750 Parcelle vide ; 2009 AI 147, 151, 152

Aucun bâtiment n'est visible sur le plan cadastral de 1826. D´après Édouard Guillon, le château est construit en 1838 par Henri Renouil, propriétaire, sur un ancien vignoble appartenant à M. de Brassier, dernier seigneur de Lamarque. Selon les différentes éditions de l´ouvrage de Cocks, ce vignoble est agrandi en 1855 et 1868 et plus de 100 tonneaux sont produits en 1874. En 1886, il appartient à la famille Fleury. Le domaine passe entre les mains de G. Pigneguy en 1887. D´après les illustrations publiées dans les différentes éditions de l´ouvrage de Cocks, le corps de logis est couvert d´un toit en ardoise à long pans à croupes brisés, avec lucarnes. La configuration des bâtiments reste la même jusqu´à la fin du 20e siècle. Entre temps, la propriété appartient à M. Dugoujon-Véra en 1908 et à l´américain John Train dans les années 1970. En 1992, Alcatel Alsthom se porte acquéreur du domaine et conduit dès lors une campagne de réfection. La toiture en ardoise est remplacée par une terrasse avec balustrade et un belvédère est aménagé. Les bâtiments viticoles sont transformés : les cuves en inox remplacent les cuves en béton et une tonnellerie est installée. D´autres bâtiments abritant des espaces de stockage sont construits au nord. La série de logements au sud est détruite et d'autres bâtiments à l'est sont construits, notamment des hangars à tracteurs.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Dates 1838, daté par source

Entouré de vignes, le château est situé sur le point sur le plus élevé de la commune, à la limite avec la commune d'Arcins. Il est composé d´un corps de logis à étage carré, encadré par des ailes en rez-de-chaussée et des bâtiments en retour d´équerre. Au sud, les dépendances agricoles s´organisent autour d´une cour.

La façade sur cour du logis est rythmée de six travées et surmontée d´un toit terrasse avec balustrade et belvédère. La travée centrale en ressaut est percée au premier niveau d´une porte en arc plein-cintre, reposant sur des pilastres et dont les claveaux sont traités en bossage. Le second niveau est percé de baies cintrées moulurées. Un bandeau médian sépare les niveaux de la façade et les appuis des fenêtres de l´étage forment également bandeau.

La façade postérieure, donnant sur un parc, présente le même décor et la même symétrie.

L´intérieur du logis est composé de pièces en enfilade. La cuisine au rez-de-chaussée présente une ancienne cheminée et le carrelage de l´entrée est orné de motifs floraux et géométriques. L´escalier de distribution mène au belvédère.

Les ailes en retour d´équerre et formant une cour abritent, au nord, le cuvier et, au sud, les logements. La façade sur cour du cuvier présente deux niveaux et est percée d’une vaste porte donnant accès aux cuves en inox. Le chai à barriques est situé dans le prolongement, à l´est. Au nord, des bâtiments abritent des espaces de stockage. A l´angle nord-ouest de la cour est greffée une tourelle renfermant une citerne, ornée d´une corniche denticulée et couverte d´un toit polygonal.

Au sud se trouvent des bâtiments agricoles composés notamment de hangars à tracteurs donnant sur une cour.

Le domaine est doté à l´ouest et à l'est d'un mur de clôture composé de deux portails à piliers maçonnés.

Murs calcaire
enduit
pierre de taille
moellon
Toit tuile creuse, ardoise
Étages en rez-de-chaussée, 1 étage carré
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures terrasse
toit à longs pans
toit polygonal
croupe
États conservations remanié
Techniques sculpture
Représentations balustre denticule

Estuaire

TRAVEE 6
FORBAIE plate-bande (fenêtre) ; arc plein-cintre (porte) ; arc plein-cintre (fenêtre)
POSRUE en alignement
POSPARC en retrait
POSTOPO sommet
ORIENT ouest
VUE vue panoramique
CLOT mur de clôture ; piliers de portail

Renouil Heny (propriétaire).

Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Extraits d'ouvrage

    GUILLON, Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde, avec la description des communes, la nature de leurs vins, la désignation des principaux crus. Bordeaux : [s.n.] 1868. Tome 3.

    Malescasse, situé au sud du bourg de Lamarque, sur le point culminant de la commune, fut construit, en 1838, par M. Renouil, son propriétaire actuel, dans un vignoble qui avait appartenu à M. de Brassier, dernier seigneur de Lamarque, ce qui fait qu’on l’appelle aussi le Château-Brassier. Il se compose d’un corps-de-logis assez simple, surmonté d’une terrasse, et c’est bien plutôt une villa qu’un château ; il est meublé avec élégance et flanqué de servitudes entourant un parterre fermé par une grille du quatrième côté ; ses chais, peints en rose, sont assez vastes pour contenir en sole de 75 à 80 tonneaux. Derrière l’édifice est un grand jardin anglais clôturé de murailles, diapré d’allées sinueuses de fleurs et d’arbustes étrangers.

    Le vignoble de Malescasse était autrefois considérable, et Franck raconte qu’il s’y récoltait de 150 à 160 tonneaux de vin ; il a depuis été divisé et n’en récolte plus que 60 à 80 qui sont classés dans les Bons Bourgeois.

    Malescasse produit de loin l’effet d’un bel édifice : de se terrasse la vue domine sur la Gironde, sur Blaye et sur les côteaux du Bourgeais.

    COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

    Le château-Malescasse commande un vaste vignoble, le second de Lamarque au point de vue de l’importance. Il est assis sur les communes d’Arcins, de Moulis et de Lamarque. Ce vignoble a été agrandi en 1855 et 1856 par l’acquisition de 150 000 pieds de vigne, choisis sur les meilleures croupes de différentes propriétés. Il est cultivé avec le plus grand soin, et produit une moyenne de 100 tonn., qui atteindra 150 tonn. lorsque toutes les jeunes plantations seront en plein rapport.

    COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 10e ed. Féret et fils, 1929.

    Ce château construit sur le point le plus élevé de la commune possède les chais les mieux aménagés pour la conservation des vins. Son vignoble, situé sur les plus belles croupes de la commune, ne comprend que des graves de premier ordre.

    Les vins de Malescasse classés comme bourgeois supérieurs, sont très appréciés à l'étranger où ils ont obtenu plusieurs hautes récompenses, notamment des médailles d'argent aux Expositions de Liverpool 1886, Lyon 1894, Anvers 1894, Bordeaux 1895, Rouen 1896.

Références documentaires

Bibliographie
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 5e ed. Féret et fils, 1886.

    p. 181 et 184
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 7e ed. Féret et fils, 1898.

    p. 184
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 10e ed. Féret et fils, 1929.

    p. 208
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins. Bordeaux : Féret, 2001 ; sous la direction de Bruno Boidron et de Marc-Henry Lemay.

    p. 417-418
  • FERET, Edouard. Statistique générale... du département de la Gironde. Supplément à la statistique générale de la Gironde (Partie vinicole). Bordeaux : Féret, 1880.

    p. 42
  • FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins . Bordeaux : Féret et fils, 1991.

    p. 410-411
  • GUILLON, Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde, avec la description des communes, la nature de leurs vins, la désignation des principaux crus. Bordeaux : [s.n.] 1868. Tome 3.

    p. 252
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

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