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Château Le Prieuré

Dossier IA33004408 réalisé en 2013

Fiche

Á rapprocher de

Précision dénomination château viticole
Parties constituantes non étudiées chai, parc
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive droite)
Adresse Commune : Saint-Genès-de-Blaye
Lieu-dit : Prieuré (le)
Cadastre : 1832 C 409 ; 2013 OC 583-584, 589, 846, 1101-1102

Le domaine dit du Prieuré, dont les bâtiments jouxtaient initialement l'église paroissiale, constitue un bien ecclésiastique sous l'Ancien Régime. Il est acquis en 1793 par un certain Gauthier qui le cède à son tour, quelques années plus tard, à un membre de la famille Olanyer (alias O'Lanyer) - connue localement pour être d'anciens juges royaux et notables du Blayais.

Quelques éléments des anciennes constructions subsistent aujourd'hui encore, comme le portail d'entrée, côté village, avec un pilier daté 1772 dans un cartouche. Le plan cadastral de 1832 montre que les bâtiments, accolés au mur nord de l'église, se développaient sur une cour en U. Le logis paraît reconstruit entre 1857 et 1863, selon le registre des augmentations de la matrice cadastrale. L'édition du Cocks et Féret de 1874 donne une vue des constructions existantes à cette époque : la demeure en fond de cour, d'aspect simple, est encadrée de part et d'autre d'ailes de dépendances, dont des chais et cuviers rustiques qualifiés, dans le même ouvrage, de "remarquables par leur agencement et les moyens simples et ingénieux qui y sont établis pour la manipulation et la conservation des vins". Ces dépendances viticoles au nord ont été conservées, ainsi qu'un logis, datables de la fin du 18e siècle ou de la première moitié du 19e siècle.

Des remaniements radicaux sont opérés à partir des années 1880 : une construction nouvelle est ainsi signalée en 1882 dans le registre des augmentations de la matrice cadastrale, chantier dont témoigne un contentieux opposant entre 1886 et 1889 la commune à Louis Olanyer, ce dernier ayant condamné un accès immémorial à la sacristie de l'église. Toujours selon le registre des augmentations, d'autres travaux pour une construction nouvelle sont achevés en 1893. L'édition du Cocks et Féret de 1898 montre l'ampleur des réalisations : une vaste demeure aux allures de villa italienne a été construite sur un nouvel emplacement, sur le rebord du plateau dominant le village, précédée d'un parc et complétée de nouvelles dépendances, dont d'importantes écuries situées à l'écart (l'attribution de ce chantier à l'architecte blayais Aurélien Nadaud, dans le Petit dictionnaire des rues de Blaye, doit être prise avec circonspection). Par ailleurs, l'ancienne demeure et l'aile sud, autrefois attenante à l'église, ont été détruites pour dégager une plus vaste cour d'entrée, tandis qu'un nouveau logis (de régisseurs ?) était édifié à l'extrémité de l'aile nord.

Quelques menus travaux ont encore été réalisés durant la seconde moitié du 20e siècle, comme la suppression du fronton couronnant l'avant-corps central du logis, probablement pour cause de vétusté.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 3e quart 18e siècle
Secondaire : limite 18e siècle 19e siècle
Dates 1772, porte la date

La propriété occupe le voisinage de l'église paroissiale, avec laquelle elle est mitoyenne. Le mur d'enclos est ouvert du côté du village par un portail en demi-lune, comprenant porte charretière et piétonne. Les dépendances bordent le côté nord de la cour d'entrée, plantée de feuillus. Elles se composent d'un corps de bâtiment rectangulaire en rez-de-chaussée, identifiable à un chai-cuvier par une large baie de décharge, prolongé par un petit logis à étage en surcroît. L'aile des dépendances se termine par un second logis adossé au précédent, doté d'un étage.

La demeure, implantée à l'écart, domine le site depuis le rebord du coteau. Elle est établie sur un niveau de soubassement en pierre de taille, permettant de surélever le rez-de-chaussée desservi par un escalier extérieur symétrique. Bâtie en brique pour le gros-œuvre, en calcaire pour les encadrements, les colonnes et les entablements, le corps de logis de 5 travées ordonnancées présente un avant-corps central précédé d'une colonnade en hémicycle supportant une terrasse ; cet avant-corps était autrefois couronné d'un fronton triangulaire brisé à ressauts supporté par 2 paires de colonnes adossées. De part et d'autre, le corps principal est encadré par 2 ailes en rez-de-chaussée surélevées, couronnées, elles-aussi, de frontons triangulaires. Toutes les ouvertures sont en arc plein-cintre. Le jeux de polychromie brique et pierre, le choix du vocabulaire architectural et décoratif, le traitement des abords, concourent à donner à cette demeure une allure de villa de la Renaissance italienne.

Murs calcaire moellon enduit
calcaire pierre de taille
brique
Toit tuile creuse
Étages rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans croupe
Escaliers escalier hors-oeuvre : escalier symétrique, en maçonnerie
Techniques sculpture
Représentations colonne, ordre toscan, fronton
Précision représentations

Les travées sont rythmées par des colonnes toscanes adossées soutenant l'entablement régnant sur le premier niveau et celui de l'étage, surmonté d'une balustrade de couronnement.

Refus de visite.

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Matrices cadastrales et états des sections, 1834-début du 20e siècle.

    Archives départementales de la Gironde : 3 P 405/01-06
Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien, 1832.

    section B Archives départementales de la Gironde : 3 P 405
  • Vue de l'ancien domaine du Prieuré. Gravure publiée dans Bordeaux et ses vins [...], édition de 1874, p. 431.

  • Vue de la demeure du domaine du Prieuré. Gravure publiée dans Bordeaux et ses vins [...], édition de 1898, p. 625.

Bibliographie
  • COTTON DE BENNETOT Arlette. Petit dictionnaire des rues de Blaye. Bordeaux : Imprimerie Biscaye, 1983.

    p. 50
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Beschi Alain