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Château Lamothe

Dossier IA33001663 réalisé en 2008

Fiche

Dossiers de synthèse

Précision dénomination château viticole
Appellations château Lamothe
Parties constituantes non étudiées parc
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
Adresse Commune : Cussac-Fort-Médoc
Lieu-dit : Lamothe
Cadastre : 1826 B3 1263 à 1274 ; 2010 ZM 3

Le château tire son nom de l'ancien château de Cussac, dit la Motte de Cussac, qui était situé à proximité du château de Lamarque. Les cartes anciennes représentent le lieu actuel sous le nom La Motte dès 1691. Dès 1796, le propriétaire Jacques de Bergeron y aurait expérimenté ses théories et recherches sur la culture de la vigne, notamment l´utilisation de l´acacia pour la confection des carassons.

Des bâtiments organisés autour d'une cour apparaissent sur le cadastre de 1826. Ils correspondent probablement à l'illustration figurant dans l'ouvrage de Gustave de Galard vers 1835. Comme l'indique Édouard Guillon, la famille Bergeron en est toujours propriétaire en 1850 et produit alors 50 tonneaux (Cocks).

Les bâtiments sont démolis en 1868 par le nouveau propriétaire d'Armana qui fait édifier en 1869 le château actuel (matrices cadastrales : démolitions, parcelles 1267 et 1268, et construction nouvelle, parcelles 1272, 1274). Le château achevé est d'ores et déjà illustré dans l'édition de 1868 de l'ouvrage de Cocks.

Une autre illustration dans l'édition de 1874 figure le château et ses dépendances. Les matrices cadastrales indiquent encore en 1885 l'augmentation de construction d'un chalet. Le château a été endommagé par un incendie en 1957 et a été restauré au cours des années 1960. La toiture a probablement été refaite à cette période puisqu'elle apparaît à pans et croupes brisés sur l'illustration de l'ouvrage de Cocks. De nouveaux bâtiments de vinification ont été construits au sud-ouest du château dans les années 1980.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1868, daté par source

Entouré d'un parc arboré, le château est disposé sur un niveau de soubassement formant terrasse devant la façade principale, à laquelle on accède par un escalier droit en pierre. Doté d'un étage carré et d'un étage de comble, le corps central est cantonné de deux tours circulaires au sud-est et de deux pavillons rectangulaires au nord-ouest. La brique est utilisée en gros-œuvre pour le corps central tandis que tours et pavillons sont en pierre de taille de calcaire.

La façade principale sud est composée de cinq travées. La travée centrale en ressaut est traitée en pierre de taille de calcaire, avec un décor soigné : au rez-de-chaussée, la porte cintrée à chambranle mouluré et en bossage présente une agrafe ornée et est surmontée d'un balconnet en pierre soutenu par deux imposantes colonnes à bossages un-sur-deux ; à l'étage, une porte-fenêtre est surmontée d'un entablement à table décorative et pointes de diamant avec motifs de gouttes, couronné d'un fronton triangulaire. Elle est encadrée de deux pilastres cannelés. Au-dessus de la corniche, une lucarne ouverte d'une baie en plein-cintre est surmontée d'un fronton cintré soutenu par deux pilastres. Les autres baies de la façade présentent également des encadrements soignés : les fenêtres du rez-de-chaussée ont une plate-bande à extrados en escalier et un chambranle harpé. Celles de l'étage présentent aussi un encadrement harpé avec un entablement avec table décorative couronné d'une corniche ; elles sont dotées de garde-corps à balustres. Des lucarnes à œil-de-bœuf complètent l'ensemble. La façade postérieure, encadrée par deux pavillons, présente un traitement semblable mais toutefois plus simple : la travée centrale se distingue légèrement par le traitement de ses baies (porte en plein-cintre à gorge au rez-de-chaussée et fenêtre surmontée d'un fronton triangulaire au 1er étage). Seules deux lucarnes à œil-de-bœuf sont aménagées sur la toiture.

Murs calcaire
brique
pierre de taille
Toit ardoise
Étages en rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
Couvertures toit à longs pans
toit conique
toit en pavillon
croupe
Techniques sculpture
Représentations balustre fronton pilastre colonne cuir découpé pointe de diamant
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • GUILLON, Édouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde. Bordeaux : Coderc, Dégréteau et Poujol, 1866-1869, t. 3.

    p.222-225

    (...) Toutefois, cette dernière famille [de Bergeron] n'habita pas le vieux château de Cussac, détruit par on ne sait qu'elle catastrophe, mais une habitation beaucoup plus modeste située plus au nord de la paroisse et s'appelant également La Mothe de Cussac (...).

    La famille de Bergeron conserva sa maison de La Mothe pendant bien longtemps ; elle appartient à M. d'Armana depuis quelques années. C'est une construction fort simple avec une garenne. M. d'Armana va, dit-on, la remplacer par un véritable château.

    COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1969 (12e édition).

    (...) Les bâtiments d'exploitation, élevage et viticulture, ont été modernisés, et la motorisation a été très poussée (...).

    Le château actuel, construit sous Napoléon III, a été partiellement détruit par un incendie en 1957 ; il vient d'être entièrement restauré. Cette propriété dépendait jadis d'un très ancien domaine qui appartenait au captal de Buch, féal du Prince Noir pendant la guerre de Cent Ans (...).

Références documentaires

Documents figurés
  • GALARD, Gustave de. Album vignicole ou vues des châteaux et propriétés produisant les vins des meilleurs crus du Médoc et autres lieux du département de la Gironde. Bordeaux : s.d. [1835].

    5e livraison n°1
Bibliographie
  • BIRON, Dom Reginald. Guide archéologique illustré du touriste en Gironde. Bordeaux : Féret, 1927.

    p. 70
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1969 (12e édition).

    p. 302-303
  • GUILLON, Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde. Bordeaux : Coderc, Dégréteau et Poujol, 1866-1869, t. 3.

    p. 222-225
  • GUILLIER, Henry. Les grands vins de la Gironde illustrés. Libourne, Bordeaux : s.d.

    planche 75
  • LAROZA, Olivier. Guide touristique, historique et archéologique de la Gironde. Bordeaux : Féret, 1975.

    p. 130
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Steimer Claire