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Château Lagrange

Dossier IA33004821 réalisé en 2011

Fiche

  • Vue d'ensemble.
    Vue d'ensemble.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • chai
    • cuvage
    • parc
    • logement

Œuvres contenues

Précision dénomination château viticole
Parties constituantes non étudiées chai, cuvage, parc, logement
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Pauillac
Adresse Commune : Saint-Julien-Beychevelle
Lieu-dit : Château Lagrange
Cadastre : 1825 D4 1130 à 1137 ; 2011 D7 1452, 1453, 9996, 1497

Le plan cadastral de 1825 représente, au lieu-dit Les Granges, un ensemble de bâtiments disposés autour de deux cours en U. Une allée (avenue) au nord mène au château. Deux pièces d'eau sont présentes à l'est.

L'existence du lieu Lagrange est plus ancienne : il semble que les terres dépendaient autrefois de la Commanderie des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de Bordeaux, et faisaient partie de l'hôpital de Pellachus, paroisse de Saint-Julien. Pendant plus d'un siècle, ces terres furent baillées à ferme à Jacques de Cours puis à Brane de Cours, "seigneurs de Pauliac et de La Grange". A partir de 1796, Jean Valère Cabarrus, comte de l'Empire et ministre des finances de Napoléon Ier en Espagne, en est propriétaire et crée le vignoble puis le développe par de nombreuses acquisitions jusqu'en 1825. Lagrange passe ensuite dans différentes mains, dont celles de John Lewis Brown, puis en 1842, dans celles de Charles-Marie Tanneguy, comte Duchâtel, ministre de l'Intérieur sous Louis Philippe. Ce dernier est à l'origine des modifications apportées au château initial. D'après les matrices cadastrales, il opère une augmentation de construction au château (parcelle D1134 entre 1860 et 1863) : elle correspond probablement à l'ajout de la tour carrée. L'illustration figurant dans l'Album vignicole de Gustave de Galard vers 1835 montre effectivement la demeure encadrée de deux éléments en rez-de-chaussée mais sans tour.

D'après la correspondance du peintre Jules Breton qui résida à Lagrange en 1862, la tour aurait été construite sur les plans de Louis Visconti. Ce dernier étant décédé en 1853, la construction de la tour serait antérieure...

De 1864 à 1869, de nombreuses maisons ainsi qu'un atelier sont construits (parcelle 1139). Son successeur Louys, quant à lui, fait démolir plusieurs bâtiments et notamment en 1871 les bâtiments situés au lieu-dit le Parc (parcelles 1117, 1118), correspondant probablement à la ferme du domaine. C'est certainement à cette époque que le cuvier et l'actuel bâtiment de conditionnement sont construits, formant une cour en U et remplaçant des bâtiments de dépendance plus anciens visibles sur le plan cadastral de 1825. Depuis 1983, le domaine appartient au groupe japonais Suntory qui l'a acheté à la famille Cendoya qui en était propriétaire depuis 1925. De nombreux réaménagements sont réalisés à partir de 1985 avec notamment la construction d'un nouveau chai par les architectes bordelais Mazières. Le parc a probablement été aménagé à l'époque du comte Duchâtel : on note la présence d'essences exotiques comme les cyprès chauves. Un jardin à la française a été aménagé ces dernières années.

Période(s) Principale : 4e quart 18e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Mazières Bernard,
Bernard Mazières

L’Atelier des Architectes Mazières a été fondé en 1975. Il est structuré autour de Bernard et Jean-Marie MAZIERES.


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attribution par tradition orale
Auteur : Visconti Louis, architecte, (?), attribution par travaux historiques

Le château est situé au nord de l'ensemble des bâtiments qui constituent le domaine. Sa façade principale est tournée vers l'est et le parc. Elle est composée de 9 travées, les trois travées centrales étant en léger ressaut, délimitées par des chaînes d'angle à bossage, et couronnées d'un fronton triangulaire percé d'un oculus sculpté. Les baies du rez-de-chaussée sont à plates-bandes, tandis que celles de l'étage sont en arcs segmentaires. Au sud, une tour de plan carré, à trois étages, flanque le corps de logis principal. Le premier étage est doté d'une logette à claire-voie, le deuxième d'une baie géminée et le troisième d'une triple baie. Sur la façade postérieure se greffent un porche et un bâtiment en rez-de-chaussée, abritant le logement du gardien. La distribution intérieure du château s'organise selon une enfilade de trois salons à l'est, l'escalier principal étant situé côté ouest avec la bibliothèque et une salle à manger. La tour est dotée d'un escalier en vis torsadée en bois avec une rampe en fer forgé. Les bâtiments de vinification se situent au sud du château et sont composés d'un cuvier, d'un bâtiment de conditionnement (correspondant peut-être à d'anciens logements d'ouvriers remaniés) et d'un bâtiment utilisé aujourd'hui comme salle de réception et qui a peut-être servi à l'origine de tonnellerie. Ces bâtiments qui forment une cour en U sont dotés d'encadrements de baies en plein-cintre et en pierres de taille de calcaire harpées. Un autre chai de la même facture est situé à l'ouest du château. Il a été complété par un nouvel espace conçu en béton. Le parc est composé de parterres, d'une pièce d'eau, d'allées et d'espaces plantés d'arbres.

Murs calcaire
pierre de taille
Toit ardoise, tuile creuse
Étages 1 étage carré, 3 étages carrés
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
croupe
Escaliers escalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour
États conservations restauré
Techniques sculpture
Représentations chevron entrelac ordre composite fronton colonne damier dent de scie pointe de diamant
Précision représentations

Le décor se concentre principalement sur la tour qui est dotée de motifs néo-romans : le cul de lampe de la logette est constitué de registres de pointes de diamant, de chevrons et de chevrons associés à des besants. Le garde-corps de la logette présente un remplage d'entrelacs et supporte deux colonnes et deux piliers cannelés à chapiteaux composites. Les écoinçons formés par les arcades en plein-cintre de la logette sont sculptés de motifs végétaux, le tout étant surmonté d'une corniche sculptée avec motifs de damier. La baie géminée du 2e étage est surmontée d'un double rouleau d'archivolte avec dents de scie. Des bandes lombardes délimitent le 2e et le 3e étage. La triple baie qui ouvre ce dernier est couronnée d'une frise à damiers. La corniche sommitale de la tour présente des modillons à la manière d'un faux mâchicoulis.

Estuaire

TRAVEE 10
FORBAIE arc segmentaire (fenêtre) ; plate-bande (fenêtre) ; plate-bande (porte) ; oculus (jour) ; chambranle mouluré (fenêtre) ; chambranle mouluré (porte) ; arc plein-cintre (porte) ; arc plein-cintre (fenêtre)
POSRUE autre
POSPARC en retrait
POSTOPO sommet
ORIENT est
VUE vue bornée

En 1852, le comte Duchâtel a introduit dans son domaine de Lagrange la technique du drainage des terres avec des tuyaux de poterie. il a également développé une fabrique de tuyaux sur la propriété.

Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Augmentations et diminutions des matrices cadastrales

    D 1134, augmentation de construction du château, 1860-1863, Duchâtel.

    D1139, 4 constructions nouvelles de maisons, 1864, Duchâtel.

    D1139, 3 constructions nouvelles de maisons, 1866, Duchâtel.

    D1139, construction nouvelle d'un atelier, 1866, Duchâtel.

    D1139, 5 constructions nouvelles de maisons, 1869, Duchâtel.

    D1141, 2 démolitions de maisons, 1861, Louys.

    D1139, démolition d'une maison, 1870, Louys.

    D1141, 2 démolitions de maisons, 1871, Louys.

    D1117, démolition d'une maison, 1871, Louys.

    D1118, démolition d'une maison, 1871, Louys.

  • Extrait des éditions de Cocks et Féret

    COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Paris : V. Masson et fils, 1868 (2e édition).

    p. 133

    Le château Lagrange, dont nous donnons ci-contre un dessin extrait des richesses gastronomiques, a été acheté, en 1842, à M. Brown, par M. le comte Duchâtel, ministre du roi Louis-Philippe, au prix de 775 000 fr.

    Le domaine de Lagrange est situé à 2 kilomètres environ du village de Beychevelle, sur la route de Saint-Laurent. Sa superficie est de 300 hectares environ. Le vignoble comprend 120 hectares en un seul tenant, situés sur de belles croupes graveleuses et complantés des meilleurs cépages ; ils produisent, sous les soins assidus de M. Galos qui s'en occupe depuis vingt-six ans, une moyenne de 250 tonneaux ; l'année 1866 en a même donné 300 (...).

    Le domaine de Lagrange n'offre pas seulement les avantages d'une excellente propriété de rapport, on y trouve aussi tous les agréments de la vie de château. Riche habitation, beaux ombrages, eaux vives, etc., permettent à ses propriétaires d'y réunir, pendant la belle saison, l'élite de la société bordelaise et parisienne.

    COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

    p. 151

    Le château Lagrange a été acheté, en 1842, au prix de 840 000 fr, à M. Brown, par M. le comte Duchâtel, ministre du roi Louis-Philippe.

    COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1886 (5e édition).

    p. 181

    Il [le domaine] a été récemment acquis par M. D.-D. Louys, des héritiers du comte Duchâtel, ministre du roi Louis-Philippe.

    COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 2007 (18e édition).

    p. 583

    Les terres sur lesquelles croissent les vignes du château Lagrange dépendaient autrefois de la Commanderie des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de Bordeaux, et faisaient partie de l'hôpital de Pellachus, paroisse de Saint-Julien. Pendant plus d'un siècle, ces terres furent baillées à ferme à Jacques de Cours puis à Brane de Cours, "seigneurs de Pauliac et de La Grange".

    C'est à partir de 1796, avec Jean Valère Cabarrus, devenu comte de l'Empire et ministre des finances de Napoléon Ier en Espagne, que commence la grande histoire du vignoble Lagrange. Celui-ci l'agrandit par de nombreuses acquisitions et le garde jusqu'en 1825.

    Lagrange passe ensuite dans les différentes mains, dont celles de John Lewis Brown, puis en 1842, dans celles de Charles-Marie Tanneguy, comte Duchâtel, ministre de l'Intérieur sous Louis-Philippe. En 1855, le château Lagrange est classé Troisième Cru. Après son acquisition en 1875 par Louis Mouicy, Lagrange devient en 1925 propriété de Manuel Cendoya (...).

    En 1983, le groupe japonais Suntory acquiert Lagrange et ne trouve que 157 hectares d'un seul tenant dont 56 de vignoble sur les 300 d'autrefois (...).

    Le château Lagrange dispose d'un cuvier parmi les plus sophistiqués du Médoc : 46 cuves, de 220 hectolitres, en acier inoxydable, dotées chacune d'un système de réglage des températures.

    Propriétaires et production mentionnés dans les éditions de Cocks et Féret :

    Cocks 1850, Duchâtel, 220 tonneaux.

    Cocks 1868, comtesse Duchâtel 200 à 250 tonneaux.

    Cocks 1874, comtesse Duchâtel 200 tonneaux ; illustration p. 152.

    Cocks 1881, comte Duchâtel et duc de la Trémoïlle 230 tonneaux ? ; illustration p. 181.

    Cocks 1893, C.-A. Louys, 200 tonneaux.

    Cocks 1898, C.-A. Louys, 200 tonneaux.

  • Journal des débats politiques et littéraires, 1er mars 1855.

    "Les essais de drainage que M. le comte Duchâtel a faits dans sa propriété de Lagrange, à 44kms de Bordeaux, remontent à 1852 [...] et ce sont les premiers qui aient été entrepris dans le département de la Gironde. Ils ont eu lieu sous la direction de M. Leclerc, ingénieur belge d´une grande distinction, chargé de ce service au Ministère de l´Intérieur en Belgique, et connu par des ouvrages sur le drainage qui font autorité en la matière. M. le comte Duchâtel, voulant introduire le drainage dans ses vignes, s´est adressé à M. Leclerc, que le gouvernement belge a autorisé à passer quelques semaines en Médoc.

    Les difficultés à vaincre étaient grandes. Il fallait former des ouvriers pour un genre de travail inconnu dans le pays, lutter contre les obstacles qu´opposait la nature du terrain, tantôt d´une dureté extrême, tantôt sans consistance suffisante ; enfin, creuser des rigoles entre des rangs de vignes espacés de 1 mètre, et en même temps ne pas endommager les pieds de vignes, qui ont, dans les propriétés du Médoc, une très grande valeur [...].

    A la fin de la campagne, l´étendue des drainages à Lagrange sera donc de plus de 58ha de vignes et environ 18 ha de terres en prairies.

    Les résultats obtenus jusqu´à présent ont été excellents. Les vignes, dégagées de l´humidité surabondante qui nuisait à la végétation, ont pris une vigueur nouvelle et ont en quelque façon l´apparence des vignes qui ont reçu un fumage.

    En 1853, la société d´Agriculture du département de la Gironde a décerné une médaille d´or à M. le comte Duchâtel pour ses travaux de drainage".

  • BOURRUT LACOUTURE Annette. "Jules Breton, sa vie, son oeuvre, son séjour à Lagrange", Cahier n°1, brochure éditée par le château, s.d. [2012]

    Extraits de la correspondance de Jules Breton :

    p.10

    10 octobre 1862 : "Le principal corps de logis offre une façade simple avec fronton et perron remontant au siècle dernier et qui, avant M. Duchâtel formait tout le château. ce dernier le trouvant trop petit l'a doublé d'abord, puis y a ajouté une très belle tour carrée (style roman) et une aile... La tour seule a coûté 80.000 frs. C'est une véritable œuvre d'art. Visconti en a été l'architecte (...).

    Une grande pelouse bordée d'eau s'étend devant le château qui a, à sa droite et à sa gauche, deux petits bois de vieux chênes ausi beaux que ceux de Fontainbleau. A gauche, sont les bâtiments servant à la fabrication du vin et renfermant les cuves, les bacs, le pressoir puis les étables à boeufs, les écuries, les hangars, la cuisine des ouvriers, la boulangerie, le chenil, etc. etc...

    A droite on voir le pavillon à toit pointu, habité par l'homme d'affaires et une magnifique allée de chênes de 5 à 600 mètres qui conduit aux logements des vignerons. Sur son parcours, on renconrte d'abord le jardin potager et fruitier où l'on remarque surtout une collection de raisins très variés et plus loin un admirable et vaste jardin entièrement consacré aux fleurs. L'ensemble de la propriété, y compris la vigne me paraît bien avoir 6 kilomètres de tour (...)".

  • AD Gironde, 3 E 20934, Guillaume Jautard, notaire à Listrac, 1771-1772

    -Licitation, 11 juin 1772 : Augustin Arbouet jeune, monoyeur pour le Roy en sa Monnoye de Bordeaux, habitant ordinairement du quartier de Bené dépendances de Jacques Mel ? isle St Domingue et quant à présent à Bordeaux rue St James paroisse St Eloy, lequel pour éviter la diminution des biens composant la succession de feu M. Antoine Brane de Cours, son oncle par la division des corps héréditaires qui la composent, et pour régler invariablement les droits que Me Jean-Baptiste Arbouet de la Bernède son frère aussi monoyeur pour le roy et avocat en la cour, et luy [...] dans la dite hérédité, distraction préalablement faite des charges d’ycelle, a vendu, cédé et transporté par voie de licitation et de partage audit Me Jean-Baptiste Arbouet de la Bernède demeurant à Bordeaux rue du Louys paroisse St Siméon a le présente et acceptant pour luy et les sieurs à l’avenir, savoir la moitié qui luy revient dans les biens et maison noble de la Grange et de l’Hopital paroisse de St Julien en bas Médoc appartenances et dépendances ensemble, la moitié qui lui est dévolue dans le bien appelé de Leyssac et de Rochet et autres fonds et autres fonds et bâtiments au bourg de St Estèphe et aux environs (…).

    Montant de la vente : 100.000 livres.

    Et comme ledit Sieur Arbouet vendeur par la dite voye de licitation se propose de repasser dans les colonies et qu’il a cédé ses droits héréditaires dans les vues d’employer le montant au défrichement de l’habitation constituée en dot à la demoiselle son épouse et à l’achat des nègres nécessaires tant pour le défrichement que pour la culture des terres défrichées ou à défricher, ledit M. Arbouet son frère ne pourra sous aucun prétexte différer de payer, soit à luy, soit à la demoiselle Coquille son épouse (si elle lui survit) les 50.000 livres dernières énoncées (…).

    -Inventaire du 11 juin 1772

    -dans la maison de la Grange paroisse de St Julien, paroisse de St Julien et autres lieux dépendant de la succession de feu messire Antoine Branes de Cours écuyer, vivant seigneur de la dite maison noble de la Grange, de Monteil du fief de Valée et Roussillon [...].

    Sieur Branes = oncle maternel de Jean-Baptiste Arbouet de la Bernède et de son frère Augustin Arbouet ; décédé le 21 du courant.

    Lieu appelé A Leyssac : maison avec chambre (…) ; au-dessous de la croisée qui est au levant (…) ; petite dépense qui est pratiquée sous l’escalier (…) ; une chambre à la suite de la première ; une espèce de souillarde ; sommes montés dans le haut de la maison consistant en deux chambres et petits réduits ; une cave dont l’entrée est dans ladite souillarde ; dans la cour ; grange ou parc à bœufs ; le cuvier attenant ladite cour ; chay attenant audit cuvier.

    Inventaire des papiers ; inventaire dans chai au lieu-dit de Paludatte à Bordeaux ; inventaire de l’appartement de Bordeaux.

  • AD Gironde, 3 E 25010, Brun, notaire à Bordeaux

    -inventaire, 13 juillet 1792

    Anne Henriette Guillem, veuve de sieur Jean-Baptiste Arbouet de la Bernède, homme de loi demeurant à Bordeaux cours de Tourny, paroisse St Dominique, laquelle a dit que son mari est décédé le 10 de ce mois dans la maison de Lagrange, située dans la paroisse de Saint-Julien en Médoc, qu’il a vendue à M. Cabarrus fils, et dans laquelle il s’était réservé la jouissance d’un appartement pendant son vivant.

    Héritiers : sieur Cabarrus fils, dame Teynier et aux enfants de feu sieur Augustin, dame Arbouet (héritière générale et universelle) : inventaire des papiers.

    -contrat de mariage entre la dite dame et le dit feu sieur Arbouet en date du 17 juin 1772 (Me Brun)

    -contrat de vente de la maison et domaine de Lagrange au sieur Cabarrus fils moyennant la somme de 350.000 livres

    -inventaire maison de Layssac et domaine et possessions qui en dépendent

    -13 juillet 1792 : codicille du sieur Arbouet de Labernède

    -13 juillet 1792 : ouverture du testament du sieur Abouet de Labernède

Références documentaires

Documents figurés
  • GALARD, Gustave de. Album vignicole ou vues des châteaux et propriétés produisant les vins des meilleurs crus du Médoc et autres lieux du département de la Gironde. Bordeaux : s.d. [1835].

  • Château Lagrange. Photographie, par Stoerk, J., vers 1868 [AD Gironde].

Bibliographie
  • BOURRUT LACOUTURE Annette. "Jules Breton, sa vie, son oeuvre, son séjour à Lagrange", Cahier n°1, brochure éditée par le château, s.d. [2012].

  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Paris : V. Masson et fils, 1868 (2e édition).

    p. 132-133
  • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

    p. 151
  • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1886 (5e édition).

    p. 181
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1908 (8e édition).

    p. 138-139
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1969 (12e édition).

    p. 330
  • DANFLOU, Alfred. Les grands crus bordelais. Bordeaux, s.d. [1867].

    tome 1, p. 75 à 78
  • LORBAC, Charles de. Les richesses gastronomiques de la France. Les vins de Bordeaux. I partie. Crus Classés, illustré par Charles Lallemand. Paris : Hetzel, [vers 1868].

  • RIBADIEU, Henry. Les châteaux de la Gironde [...]. Paris : Dentu libraire, 1856.

    p. 75-76
Périodiques
  • Journal des débats politiques et littéraires, 1er mars 1855.

  • STEIMER Claire. « Le Haut-Médoc : un territoire d'eau et de vin ». Revue archéologique de Bordeaux, CII, 2011.

Liens web

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