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Château Lafite-Rothschild

Dossier IA33005627 réalisé en 2012

Fiche

Précision dénomination château viticole
Appellations Lafite-Rothschild
Parties constituantes non étudiées logement
Dénominations château, manoir
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Pauillac
Adresse Commune : Pauillac
Lieu-dit : Lafite
Cadastre : 1825 H 201 à 204 ; 2012 OA 494

Lafite est mentionné comme maison noble dès le 14e siècle. Selon Jacques Gardelle, le chapitre cathédral de Bordeaux, suzerain du lieu, autorisa son seigneur à la munir de fossés et d'un pont-levis en 1662.

En 1715, Alexandre de Ségur achète le domaine de Lafite et le transmet à son fils, Nicolas Alexandre de Ségur (1697-1755), le célèbre "prince des vignes". A sa mort, le domaine comprend des parterres et des terrasses ainsi que des jardins ; les terres sont réparties en vignes, en terres labourables, en vimières, des marais, un moulin à vent, des prairies et des bois de haute futaie ; la maison noble et tout ce que renferme la pré-clôture sont évalués à 50 000 livres. Tous les autres fonds sont estimés à 657 100 livres.

En 1786, Nicolas Pierre de Pichard, chevalier, conseiller du Roi en ses conseils, président à mortier au Parlement de Guyenne, acquiert le domaine pour la somme de 960 000 livres. Guillotiné le 30 juin 1794, ses biens sont confisqués au profit de la Nation en vertu de la loi du 2 septembre 1792. Le 26 messidor an IV (14 juillet 1796), le domaine de Lafite qui comprend 166 journaux de vigne, 52 de prairies et 66 de marais est adjugé à M. Rozier, négociant à Paris. Mais la vente est annulée et, le 12 septembre 1797, Jean de Witt, ministre de la République batave à Paris, s'en porte finalement acquéreur pour plus de 2 millions de livres ; puis sont mentionnés comme propriétaires successifs, un hollandais, M. Vanlerberghes, puis un banquier anglais, Samuel Scott, en 1821. En 1867, James de Rothschild achète le domaine 4 149 000 francs. Il est encore aux mains de cette famille aujourd'hui. Les bâtiments les plus anciens conservés semblent être la demeure avec ses tours, datant peut-être du 17e siècle. La comparaison entre un plan de 1801 et le plan cadastral de 1825 permet de voir les bâtiments existant à cette époque : la demeure présente à peu près la même forme, excepté dans la partie sud. Des bâtiments annexes se trouvaient à l'ouest mais étaient disjoints alors qu'ils forment un alignement plus régulier sur le plan de 1825. Ces bâtiments ont été définitivement réunis avant 1868 avec l'ajout d'une travée formant pignon que l'on aperçoit sur la photo de Stoerk prise à cette époque.

Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Principale : 21e siècle

Le château est situé sur une terrasse, dominant les marais dit de Lafite ou du Breuil, et entouré de croupes de vigne. La demeure adopte plus ou moins un plan en L, la partie la plus au nord étant certainement la plus ancienne.

La façade orientale forme pignon et est flanquée à l'angle nord-est d'une tour ronde coiffée d'un toit conique en ardoise. Ce pignon présente un rez-de-chaussée percé de quatre portes en plein-cintre et un étage avec quatre fenêtres présentant des allèges en léger ressaut et surmontées d'une corniche à modillons. L'une de ces fenêtres se distingue par son gabarit plus étroit. Les rampants du pignon sont agrémentés de deux frontons triangulaires passants et d'un fronton cintré à volutes rentrantes en amortissement. Sur la façade nord sont greffées la tour d'angle ronde ainsi qu'un appentis et une tour de plan carré avec toit en pavillon en ardoise. On retrouve des baies étroites ainsi qu'une porte en plein-cintre. Les allèges des fenêtres de l'étage sont traitées en léger ressaut. La tour carrée est dotée d'une lucarne passante avec ailerons à volutes et fronton à volutes rentrantes. La façade sud est organisée selon trois travées. La porte principale, rectangulaire, est surmontée d'une corniche. Le rez-de-chaussée est également percé de deux fenêtres en plein-cintre. Les fenêtres de l'étage présentent des allèges en léger ressaut. Au sud, un bâtiment à étage carré complète le plan en L : les deux ailes sont réunies par une imposante tour carrée sur laquelle est greffée une tourelle coiffée d'un dôme en pierre, dite tour de l'horloge. La façade est de cette aile présente 5 travées. Les encadrements des ouvertures sont traités en continu formant une travée en ressaut. La façade sud à trois travées présente à l'étage des fenêtres avec allèges en ressaut. Cette aile est doublée à l'ouest par un bâtiment formant porche et donnant accès à une cour ménagée à l'ouest du château. Au sud, se déploie une vaste aile de bâtiments de dépendance qui devaient regrouper des écuries ainsi que des logements pour le personnel. Aujourd'hui, ces espaces servent notamment de bureaux. On distingue deux parties : le bâtiment nord à étage carré est composé de 10 travées, les trois centrales formant avant-corps à pignon avec fronton triangulaire. La façade est rythmée par des jambes traitées en bossage. Le bâtiment situé en léger contrebas mais dans le prolongement est composé d'un corps central dont la façade est rythmée de sept arcs en plein-cintre réunissant les trois baies correspondant à chaque logement d'ouvrier : on trouve ainsi une alternance d'une porte et d'une fenêtre avec une fenêtre à l'étage. Ce corps principal est encadré de deux pavillons d'angle à étage carré formant pignon et composés de trois travées : il s'agissait probablement des logements du régisseur ou du maître de chai. Le pavillon sud présente également une façade sud, percée de 5 travées d'ouvertures. Les façades postérieures (à l'ouest) de ces deux bâtiments formant l'aile de dépendance sont en partie occultées par les ajouts de bâtiments plus récents.

Murs calcaire
enduit
moellon
pierre de taille
Toit ardoise, tuile creuse, calcaire en couverture
Étages 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans
toit en pavillon
dôme
toit conique
croupe
pignon découvert
Techniques sculpture
Représentations volute

Intérieurs du château non visités ; archives non consultées.

Statut de la propriété propriété privée
Protections inscrit MH, 1989/11/22

Annexes

  • Documentation complémentaire
    • AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Vente du mobilier du domaine de Lafite, 23 messidor an 4 (11 juillet 1796).

    Bibliothèque, tableaux, objets d'art.

    • AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Fontaine de Lafite, 14 octobre 1815.

    La fontaine qui arrose les prairies de ce domaine a son bassin sur la route de Pauillac à St Estèphe et forme une empiétation (sic) sur la voie publique ; la route passait autrefois dans la cour de Lafite qui étant actuellement fermée oblige les voyageurs à passer dans un long bourbier.

    • RIBADIEU, Henry. Les châteaux de la Gironde [...]. Paris : Dentu libraire, 1856.

    Mention de Gombaud de Lafite, abbé de Verteuil en 1234.

    Propriétaires cités : Ségur puis à la Révolution une compagnie hollandaise, de 1803 à 1825 M. Vandemere, en 1825 M. Scott.

    • DANFLOU, Alfred. Les grands crus bordelais. Bordeaux, s.d. [1867], t. 1.p. 2-14

    En sortant de Pauillac par la route de Lesparre, on aperçoit, au bas de plusieurs coteaux couverts de pampres, un château de forme bizarre et pittoresque, avec trois petites tours rondes et une terrasse qui domine une prairie entourée de beaux arbres. Les constructions sont propres, élégantes, et d'une blancheur qui les signale de loin. Des masses de verdure encadrent ce luxuriant paysage. Aux tourelles surmontées des girouettes traditionnelles, aux nombreuses fenêtres qui s'ouvrent sur la vallée d'un côté, et de l'autre sur le vignoble, il est facile de reconnaître un château girondin ; mais dans l'ensemble, rien qui frappe ou qui étonne. L'aspect général est toutefois d'une rare élégance. Et pourtant ce petit château, cette habitation d'apparence presque modeste, sont aussi connus dans le monde entier que les palais des Tuileries et de Versailles. Nous sommes devant Château-Lafitte ! Salut donc, et trois fois salut au roi des vignes ! Au plus célèbre des vignobles du Médoc ! (...) M. Goudal, régisseur, ou plutôt vice-roi de ce coin de terre vénéré de tous les buveurs de distinction, reste fidèle aux traditions des maîtres, et sait mettre heureusement à profit les ressources de la viticulture et de l’œnologie modernes (...). Sir Samuel Scott, admirablement secondé par son gérant, M. Goudal, un maître en viticulture et en œnologie, tient religieusement sa belle propriété à la hauteur de son grand renom".

    • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 2e éd. Féret, 1868.

    p.136, avec illustration.

    • BERTALL, Charles-Albert d'Arnould, connu sous le nom de. La Vigne, voyage autour des vins de France, étude physiologique, anecdotique, historique, humoristique et même scientifique. Paris : E. Plon, 1878.

    p. 218-229

    (...) Nous entrons dans une large et longue avenue bordée de grands arbres, et nous nous arrêtons devant la grille, à droite. Nous sommes au Château-Laffitte, c'est le moment de la vendange : tout est empressement, mouvement fiévreux, dans les vastes bâtiments accolés au château ou bâtis dans les terrains placés sur la gauche ; c'est là que sont placés les cuviers, les presses, les cuves où fermente le jus nouveau, les celliers qui ont reçu le vin de l'an dernier, puis les chais où se conservent les récoltes vendues ou à vendre.

    A chaque instant quelque char traîné par des bœufs apporte la vendange ; on voit s'approcher à reculons le char d'une de ces larges baies qui s'ouvrent sur les cuviers et les presses ; les travailleurs, les jambes nues, s'emparent du précieux butin, versent dans le cuvier les raisins qui composent la charge, et bientôt les chariots reprennent à vide le chemin du quartier où se fait la récolte.

    Les maîtres du château sont là.

    C'est une véritable bonne fortune de les trouver et d'être reçu.

    C'est le baron et la baronne Gustave de Rothschild qui sont venus cette fois au moment des vendanges donner le coup d’œil du maître à cette terre si affectionnée jadis par le vieux baron, une de ses dernières conquêtes.

    Tout Paris connaît cette grâce aimable et spirituelle, cette beauté élégante et fine qui distingue la jeune baronne. Je n'insisterai pas davantage (...).

    Le château Lafitte n'a, du reste, rien de princier. C'est une vieille bâtisse qui date de trois siècles environ, d'une architecture douteuse et composite, avec des ajoutures de styles différents, suivant le temps où elles ont été rapportées et les nécessités du moment (...).

    Il existe une dynastie d'administrateurs et de curateurs exercés de père en fils à l'heureuse exploitation de ce vignoble exceptionnel.

    M. Goudal, le directeur actuel, est le dépositaire intelligent de toutes ces heureuses traditions qui ont mis hors pair ce vin célèbre.

    - Pourquoi changer ? dit-il en voyant passer certaines innovations qu'il redoute ; le mieux n'est-il pas plus ennemi du très-bien qu'il ne l'est du bien ? Et il redouble de surveillance et de soins en conservant les errements si glorieux du passé (...).

    Château-Lafitte n'est pas une chaumière. de la grande terrasse que borde le jardin potager, on découvre un ensemble des plus intéressants : les vignobles renommés de Saint-Estèphe (....).

    A gauche du jardin potager, le parc s'étend derrière le château, vers le nord ; il est planté de vieux arbres séculaires, d'autant plus respectés qu'ils sont plus rares en ces pays où chaque centimètre de terre a sa valeur éminemment productive.

    Le salon dans lequel on est reçu est de plain-pied avec le jardin. Quelques vieux tableaux de l'école italienne et espagnole sont accrochés aux murailles, et des meubles riches du style Louis XV garnissent les panneaux. A côté, un petit salon d'un ton doux et délicat, décoré de peintures françaises et garni de meubles les plus fins du style Louis XVI ; c'est un nid aimable et charmant, affectionné principalement par la vieille baronne, qui aimait jadis à y passer tranquillement quelques semaines, lors de la belle saison (...).

    En huit ou dix jours la vendange est faite. Chaque escouade de douze ou quinze personnes est commandée par un piqueur qui dirige le mouvement et veille à ce que l'on ne consomme pas trop de raisin, trop de château-Lafitte en pilules, comme disait Brillat-Savarin.

    Chacun va vider son panier dans les hottes des porteurs, qui vont eux-mêmes à leur tour porter la vendange dans les tonnes, chargées sur les chars à bœufs sans cesse renouvelés.

    Pendant ce temps, les presseurs et fouleurs font leur affaire ; le vin qui coule dans les bannes est porté successivement dans les cuves, où il est appelé à fermenter avec le moût de la grappe aux trois quarts écrasée (...).

    M. Goudal, l'habile ministre de ce petit royaume, nous promena partout dans le domaine confié à ses soins. Nous avons vu ces grands celliers où s'agite autour des cuviers et des vastes cuves un monde affairé de travailleurs.

    Ici le raisin est égrappé avec soin, comme dans tout le Médoc, et il est foulé aux pieds. On a bien essayé le foulage mécanique, mais, dit-on, le foulage aux pieds est encore reconnu le meilleur ; le pied n'est pas résistant, il n'a pas l'inflexibilité du fer ou du bois, qui écrasent non seulement la pulpe, mais broient aussi le pépin, dont le contenu recèle une sorte d'huile empyreumatique de nature à altérer quelque peu le goût et le bouquet du vin (...).

    Quand le vin est fait, il est mis premièrement en bouteilles dans le chai même, bouché avec religion de bouchons marqués et estampés, avec le nom et le dessin de château Lafitte.

    • RICAUD, Théodore. Le château Lafite sous la Révolution. Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, 1913, tome 40.

    Mention du cahier des charges dressé lors de la Révolution avec un état des lieux (document original aux Archives départementales de la Gironde, Q 700, non consulté) : Domaine de Lafite, situé dans la commune de Pauillac, ayant appartenu aux héritiers émigrés de Pichard, consistant en une vaste maison - sans autres meubles qu'un seul lit de maître, une armoire et quelques chaises - et des dépendances (d'une superficie de 14 journaux) ; un petit bois d'agrément, sis derrière la maison (12 journaux environ) ; une pièce de vignes, de la contenance de seize journaux dans la commune de St-Estèphe ; cent cinquante journaux de vignes, dans la commune de Pauillac, dont les 2/3 à peu près produisent les grands vins ; quarante-cinq journaux de prairie de rivière ; soixante-six journaux de vimière ; cinq journaux de terres labourables ; soit un ensemble de trois cent dix-huit journaux, auquel il y a lieu d'ajouter le moulin du Champ de St Vincent et ses dépendances ainsi que le domaine de Lorte, situé dans la commune de St-Laurent.

    • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1929 (10e édition).

    p. 245(...) les soins les plus assidus sont donnés à ces vignes précieuses par M. Mortier, qui l'administre depuis 1886. On peut y voir la magnifique terrasse et les grandes caves voûtées destinées à recevoir les vins en barriques avant leur mise en bouteilles. Elles contiennent également une collection unique au monde des vins mis en bouteilles depuis l'année 1797 jusqu'à nos jours.

    • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1949 (11e édition).

    p. 192-193 (...) Les seigneurs de Lafite furent pendant tout le Moyen Age, et jusqu'en 1789, les Hauts Justiciers de la contrée (...). Le Lafite fut à la mode sous Louis XV, à la table du Roi. Il se trouva à la place d'honneur dans les festins du maréchal Richelieu et Mme de Pompadour le faisait toujours figurer dans ses petits soupers.Après avoir été possédé par la famille de Ségur, il appartenait, à la fin du XVIIIe siècle, à M. de Pichard, président au Parlement de Guyenne. Très populaire en Médoc, il fut désigné par les populations comme délégué au tiers état. Malheureusement, il n'échappa pas à la tourmente révolutionnaire et fut guillotiné à Paris le 12 messidor de l'an II (30 juin 1794). Après être devenu propriété nationale, le domaine de Lafite fut acquis par le hollandais Vanlerbergues, puis par un banquier anglais, sir Samuel Scott. Il fut acheté en 1867 par le baron James de Rothschild, dont les héritiers le possèdent encore.

    • BUTEL, Paul. Grands propriétaires et production des vins du Médoc au XVIIIe siècle. In Fédération Historique du Sud-Ouest, XVIe congrès. Le Médoc. 1964.

    p.137

    Biens du marquis Nicolas-Alexandre de Ségur, mort le 24 mars 1755 :

    -domaine de Lafitte : autour de la maison noble, il comprend des parterres et des terrasses ainsi que des jardins ; les terres sont réparties en vignes, en terres labourables, en vimières, des marais, un moulin à vent, des prairies et des bois de haute futaie ; la maison noble et tout ce que renferme la pré-clôture sont évalués à 50 000 livres. Tous les autres fonds sont estimés à 657 100 livres.

    (...) Un inventaire dressé le 1er juillet 1755 par Me Duprat, notaire à Bordeaux, nous permet de nous faire aussi une idée plus précise de l'économie du domaine (AD33, Notaires, III, E 5451, non consulté). Il indique un parc à bœufs avec 6 paires de bœufs estimés à 1320 livres. Les attelages semblent donc à cette époque dans le Médoc utiliser les bœufs et non les chevaux ; 12 courbes ou outils aratoires à 72 livres ; 6 charrettes pour 360 livres ; l'écurie ne se composerait que d'un vieux cheval âgé de vingt ans et estimé juste 20 livres. Le reste de l'inventaire montre bien la place qu'occupe la production des vins dans le domaine. La description du contenu du chai est faite, avec 50 barriques de vidange, 100 barriques pour le breuvage des valets, 40 bastes, 6 comportes à porter le vin, 4 entonnoirs, 6 tains à presser le vin. Le cuvier contient 19 cuves écoulant, l'une 12 tonneaux, si l'on admet que le tonneau faisait déjà 4 barriques, on voit l'importance, les autres de 9 à 3 tonneaux, toutes estimées à 2580 livres ; 3 pressoirs et 20 douilles de charge sont également mentionnés.

    -métairie de Lhorte dans la paroisse de Saint-Laurent du Médoc.

    L'inventaire de 1755 permet de comprendre l'orientation de ce domaine de polyculture et d'élevage. Il n'y a qu'une paire de bœufs servant à la charrue et estimés à 180 livres, mais un troupeau d'élevage bovin assez important : 14 vaches, 8 velles, 4 veaux estimés au total à 880 livres ; des chevaux aussi, 10 juments, 6 poulains, 1 étalon, estimés 420 livres.

    • GARDELLES, Jacques. Châteaux de la Gironde. Paris : Nouvelles éd. Latines, 1968.

    "Lafite-Rothschild : ce nom évoque avant tout un grand vin. C'est aussi celui d'une ancienne maison noble : le chapitre cathédral de Bordeaux, suzerain du lieu, autorisa son seigneur à la munir de fossés et d'un pont-levis en 1662".

  • Augmentations et diminutions du cadastre

    -1850 : Rothschild, 2 constructions nouvelles de maison (parcelle A 202).

    -mention de boucherie, cuisine et logement, écurie, remise et logements, maisons sur la parcelle 202.

    -dortoir des vendangeurs converti en bâtiment rural en 1889 (parcelle A 204).

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan du domaine de Lafitte situé dans la commune de Pauillac. Dessin, encre, par Emmerth, 1801 [BM Bordeaux, Fonds Delpit, XLIX/2].

  • AC Soussans, Plans des communaux et des constructions : Projet de monument commémoratif, par Thomas, vers 1880 [BM Bordeaux, Fonds Delpit, XLIX/11].

  • Vue du cellier au Château-Laffitte. Gravure, par Thomas, vers 1880 [BM Bordeaux, Fonds Delpit, XLIX/11].

  • Le foulage de la vendange au Château-Laffitte. Gravure, par Thomas, vers 1880 [BM Bordeaux, Fonds Delpit, XLIX/11].

  • GALARD, Gustave de. Album vignicole ou vues des châteaux et propriétés produisant les vins des meilleurs crus du Médoc et autres lieux du département de la Gironde. Bordeaux : s.d. [1835].

Bibliographie
  • Château Lafite. Les vignobles du Bordelais en 1900, 1898, 1899.

  • AUBIN, Gérard. La seigneurie en Bordelais au XVIIIe siècle d'après la pratique notariale (1715-1789). Rouen : Publication Université de Rouen, 1989.

    p. 384
  • BENZACAR, CAUDRILLIER. Documents relatifs à la vente des Biens Nationaux dans le Département de la Gironde - districts de Bazas, Cadillac, La Réole, Lesparre et Libourne. Bordeaux : [s.n.], t. 2, 1912.

  • BERTALL, Charles-Albert d'Arnould, connu sous le nom de. La Vigne, voyage autour des vins de France, étude physiologique, anecdotique, historique, humoristique et même scientifique. Paris : E. Plon, 1878.

    p. 218-229
  • BUTEL, Paul. Grands propriétaires et production des vins du Médoc au XVIIIe siècle. In Fédération Historique du Sud-Ouest, XVIe congrès. Le Médoc. 1964.

    p. 37
  • DANFLOU, Alfred. Les grands crus bordelais. Bordeaux, s.d. [1867], t. 2.

  • GARDELLES, Jacques. Châteaux de la Gironde. Paris : Nouvelles éd. Latines, 1968.

  • GUILLIER, Henry. Les grands vins de la Gironde illustrés. Libourne, Bordeaux : s.d.

  • RIBADIEU, Henry. Les châteaux de la Gironde [...]. Paris : Dentu libraire, 1856.

    p. 67-69
  • STOERK, J.. Bordeaux et ses vins. Album de 25 photographies complété par un tableau du classement des grands vins de la Gironde. Bordeaux : Chaumas, 1868.

Périodiques
  • RICAUD, Théodore. Le château Lafite sous la Révolution. Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, 1913, tome 40.

    p. 113-131
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Steimer Claire