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Château Laffitte Carcasset

Dossier IA33008653 réalisé en 2013

Fiche

Dossiers de synthèse

Précision dénomination château viticole
Appellations Laffitte Carcasset
Parties constituantes non étudiées chai, cuvage, tour de jardin
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Hydrographies Gironde la
Adresse Commune : Saint-Estèphe
Lieu-dit : Carcasset
Adresse : R. D. 2
Cadastre : 1825 B1 540, 541 ; 2015 OB 142 à 150

Le nom de la propriété proviendrait de la famille Laffitte (Jean Laffitte, procureur du roy?) qui exploitait le domaine en 1790.

La maison en rez-de-chaussée surélevé avec ses ouvertures en arc segmentaire et les encadrements des baies traités en ressaut semble dater de la 2e moitié du 18e siècle. Le lieu-dit et les bâtiments disposés en U figurent d'ailleurs sur la carte de Belleyme (1767).

La date de 1825 serait inscrite sur une porte des chais (renseignement oral). Des bâtiments sont représentés sur le plan cadastral de 1825, formant une cour en U.

Dans l'édition de 1850 de l'ouvrage de Cocks, "Au Carcasset" appartient à Martin et produit 90 tonneaux. En 1874, le domaine apparaît sous le nom "Carrasset Jacques" appartenant à Martin Alcuet. C'est probablement ce propriétaire qui fait construire la tour coiffée d'ardoise et aménager l'allée de pins parasol.

En 1881, la commune envisage un temps d'acquérir la propriété pour installer les écoles de la commune. En janvier 1894, la question est à nouveau d'actualité : la propriété est en vente mais finalement cet emplacement n'est pas retenu et, en 1898, "C. Laffitte-Carcasset" appartient toujours à la même famille Alcuet.

En 1922, une photographie est publiée : il s'agit à cette époque du Château Laffitte-Saint-Estèphe, appartenant à Paul Vitrant.

Dans l'édition de 1969, il est appelé Château Laffitte-Carcasset-Saint-Estèphe.

Période(s) Principale : 3e quart 18e siècle
Secondaire : 2e moitié 19e siècle

Les bâtiments du domaine sont organisés autour d'une cour en U et se composent d'un logis en rez-de-chaussée surélevé à l'est, l'aile de l'ancien cuvier au sud et une autre aile de dépendances au nord.

Le soubassement du logis abritait probablement le chai à barriques. On accédait au rez-de-chaussée d'habitation au moyen d'un escalier à double volées. La porte d'entrée est en plein-cintre mouluré tandis que les fenêtres sont en arc segmentaire avec un encadrement qui forme un ressaut continu avec la corniche et les allèges. Des jambes à bossage rythment la façade.

Un pavillon à trois niveaux se trouve à l'est dans le jardin, construit en pierre de taille et couvert d'ardoise.

Deux piliers de portail donnent accès à l'allée plantée de pins menant au jardin à l'est du château.

Murs calcaire pierre de taille
moellon enduit
Toit tuile creuse
Étages en rez-de-chaussée, en rez-de-chaussée surélevé
Couvrements
Couvertures toit à longs pans croupe
Escaliers escalier de distribution extérieur : escalier en fer-à-cheval, en maçonnerie

Estuaire

TRAVEE 7
POSRUE autre
POSPARC en retrait
POSTOPO coteau
ORIENT est
VUE vue bornée
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Documentation complémentaire

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Projets d'école de filles, 1881/12/18.

    Possibilité d'achat par la commune du local occupé actuellement par l'école de filles ; projet également de réunir l'école de filles et celle de garçons qui sera bientôt insuffisante : recherche d'un emplacement pour cette nouvelle construction ; projet d'acheter la propriété de Carcasset.

    AD Gironde, 2 O 3118, Lettre du maire de St Estèphe, Grazilhon, au préfet, 29 janvier 1894.

    Question de l'école de garçons de Leyssac débattue depuis 1881 ; favorable à une école unique à un point central de la commune : proposition de la propriété de Carcasset qui est à vendre ; composée de 2 ha de terrain, de vastes bâtiments, d'une grande maison d'habitation, de beaux jardins et d'une garenne. La maison d'habitation est bien suffisante pour loger le chef instituteur, même avec une nombreuse famille et ses deux ou trois adjoints ; elle est saine ; elle est élevée à 2m30 du sol et possède un superbe chai sur toute la longueur sous les appartements. Un grand bâtiment servant de cuvier aujourd'hui, ayant façade au midi offre de vestes classes faciles à faire et sans dépenses beaucoup d'argent. En face de ce bâtiment se trouvent de grands jardins et au nord une très belle cour bien ombragée par de beaux arbres. Au nord de cette cour, il y a encore beaucoup de bâtiments qu'on peut utiliser soit pour l'école soit en location s'ils sont en excédents et ensuite la garenne. Le tout forme un très joli domaine sur lequel on trouve encore une tourelle, surmontant un puits inépuisable et le bourg de St Estèphe manque toujours d'eau.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Saint-Estèphe, Édifices publics, monuments, écoles, 1896-1936.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3118
Bibliographie
  • COCKS Charles. Bordeaux, ses environs et ses vins, classés par ordre de mérite, reproduction intégrale de l'édition de 1850. Bordeaux : Ed. Féret et Fils, 1984.

    p. 222
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

    p. 175
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1898, revue et augmentée de 450 vues de châteaux viticoles (7e édition).

    p. 226
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1922 (9e édition).

    p. 279
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1969 (12e édition).

    p. 412-413
  • GINESTET Bernard. Saint-Estèphe. Paris : Nathan, 1985. (Le Grand Bernard des vins de France).

    p. 135
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