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Château La Sirène-Valrose

Dossier IA33006517 inclus dans Île de Patiras réalisé en 2011

Fiche

Précision dénomination château viticole
Appellations Château La Sirène-Valrose
Parties constituantes non étudiées cuvage, chai, logement, port
Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive droite) - Blaye
Adresse Commune : Saint-Androny
Lieu-dit : île de Patiras
Cadastre : 1832 A 59, 60, 62 à 64 ; 2010 A 53, 78

Le domaine Sirène-Valrose est formé par la réunion de deux propriétés agricoles et viticoles distinctes mais se jouxtant : la propriété Valrose et la propriété la Sirène. Au cours de la seconde moitié du 19e siècle, les deux vignobles produisent notamment les crus Sirène et Valrose.

Le domaine de Valrose comprend la première construction de l'île : une métairie bâtie au milieu du 18e siècle, au nord, au lieu nommé "Saint-Paul". Au début du 19e siècle, de nouvelles constructions sont réalisées. Selon Michel Aka, "en 1820, les nouveaux propriétaires font construire deux maisons, sur la propriété qui deviendra Valrose, l’une à l’est pour y loger l’ouvrier agricole et sa famille pour un coût de 3 400 francs ; l’autre, sans précision du lieu de construction, destinée au métayer, construction couplée d’un parc à bestiaux, pour un total de 4 000 francs." Puis au cours des années 1830, Armand Dolley y fait bâtir une "nouvelle maison pour un ouvrier et sa famille", ainsi qu’un chai et un cuvier.

Sur le plan cadastral de 1832, plusieurs constructions figurent à Saint-Paul dont une maison, un bâtiment rural et un jardin. Puis, au lieu nommé "La Sirène", des maisons et leurs jardins sont entourés des seules parcelles de vignes de Patiras. Selon les états de sections des matrices cadastrales de 1832, ces terres et ces bâtiments appartiennent conjointement aux familles Dolley et Buret.

A La Sirène, à la fin des années 1880, le propriétaire Amaury de la Monneraye dote son domaine d’installations modernes faisant passer la production de 80 tonneaux en 1886 à 400 en 1893. L’édition de 1893 de Bordeaux et ses vins de Cocks et Féret indique que "ce domaine est devenu un vignoble modèle et l´un des plus remarquables de la Gironde. Ses vastes chais et cuviers sont supérieurement installés, et leur agencement est aussi pratique que perfectionné. Tous ces travaux d´irrigation, de submersion, d´outillage et constructions nouvelles ont été conduits admirablement par les soins de M. l´ingénieur Théodore Leysen". Le domaine est alors desservi par un chemin de fer Decauville. Ces installations d’irrigation et de submersion permettent à Amaury de la Monneraye de lutter efficacement contre le phylloxéra. Par ailleurs, l’appellation "château Sirène" apparaît pour la première fois dans l’édition de 1893.

Parallèlement, à Valrose, c’est vers 1881 que les propriétaires Lapierre et Carrère font construire un bâtiment tripartite abritant des chais et un cuvier et un autre dédié au logement des ouvriers. Au début du 20e siècle, dans l’édition de 1908 de Bordeaux et ses vins, la description des chais de ce domaine indique qu’ils ont "reçu tous les perfectionnements modernes. Ils occupent une superficie de plus de 2000 mètres carrés. Ces chais sont voûtés comme des caves, ce qui permet d’y conserver les vins dans d’excellentes conditions". L’appellation "château Valrose" n’apparaît que dans l’édition de 1922, avec une production égale de vins rouge et blanc de 150 tonneaux chacun. A la fin des années 1920, le cru nommée "château La Tour Blanche" fait partie du vignoble de Valrose et La Sirène.

Il ne subsiste plus aujourd’hui de l’ensemble des deux domaines qu’une partie des chais de Valrose, quelques logements d’ouvriers et une tour à La Sirène.

Période(s) Principale : milieu 18e siècle , (détruit)
Principale : 1ère moitié 19e siècle , (détruit)
Principale : 4e quart 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Leysen Théodore,
Théodore Leysen

Mentionné pour des travaux hydrauliques et de constitution d'un domaine agricole modèle dans Cocks et Féret 1893.


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ingénieur civil, attribution par source

Des bâtiments du domaine viticole subsistent les vestiges d’une tour (ancien château d'eau ?) de plan carré, s’élevant sur trois niveaux et dont le sommet est couronné de créneaux, une partie du bâtiment tripartite et des logements d’ouvriers.

Murs calcaire moellon
pierre de taille
Toit tuile creuse
Couvertures toit à longs pans
États conservations vestiges

Refus de visite

Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Compléments bibliographiques

    COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 6e éd. Féret, 1893 :

    p. 586 : "Le Château-Sirène appartient à M. Amaury de la Monneraye. Il comprend plus de 45 hectares, entièrement consacrés à la culture de la vigne. Ce domaine est devenu un vignoble modèle et l´un des plus remarquables de la Gironde. Ses vastes chais et cuviers sont supérieurement installés, et leur agencement est aussi pratique que perfectionné. Tous ses travaux d´irrigation, de submersion, d´outillage et constructions nouvelles ont été conduits admirablement par les soins de M. l´ingénieur Théodore Leysen.

    Le vin du Château-Sirène est produit par 3/4 cabernet, 1/4 merlot, malbec et petit-verdot. Il a un agréable bouquet, du moelleux, un titre alcoolique élevé et une très grande finesse due à ses cépages, notamment à l´ancienneté d´une portion importante du vignoble. La production peut atteindre largement de 400 à 450 tonneaux dans les bonnes années.

    A l´exposition universelle de Paris 1889, M. de La Monneraye a obtenu pour son Château-Sirène une médaille d´argent, la plus haute récompense dans les vins de cette catégorie.

    L´exploitation générale se fait au moyen d´un chemin de fer Decauville."

    COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 8e éd. Féret, 1908 :

    p. 334 : "Cru Sirène-Nord : Ce vignoble, situé dans l’île de Patiras, est le voisin immédiat de château Valrose. Il comprend aujourd’hui 22 hectares de vignes encore françaises qui se composent de petit-verdot, malbec, cabernet et merlot. Ses vins sont fins et délicats et font en vieillissant une excellente bouteille. Son installation vinicole est complète et très bien agencée.Pour visiter ces vignobles, comme aucun service public n’existe, il faut s’adresser au propriétaire, à Pauillac, qui se fera un plaisir de mettre une barque à la disposition des visiteurs."

    p. 336 : "Valrose est un splendide vignoble situé dans l’île de Patiras au milieu du fleuve la Gironde, en face de Pauillac. Il occupe environ 50 hectares et se compose de vignes françaises rouges et blanches choisies de la façon la plus judicieuse parmi les cépages fins, aussi ses vins sont-ils régulièrement achetés par le grand commerce de Bordeaux et une place importante leur est acquise sur les marchés étrangers.

    Ses vins blancs, produits par le sémillon et le sauvignon, se distinguent par une grande élégance et il leur arrive souvent d’avoir le moelleux et aussi la douceur du vin de Sauternes. Leurs qualités ne font que se développer en bouteille.

    Les chais et cuviers de ce domaine, de création récente, on reçu tous les perfectionnements modernes. Ils occupent une superficie de plus de 2.000 mètres carrés. Ces chais sont voûtés comme des caves, ce qui permet d’y conserver les vins dans d’excellentes conditions.

    A cause de cette organisation, il arrive souvent que le commerce laisse dans les chais de ce cru les vins de Valrose pour les prendre au fur et à mesure de ses besoins."

    COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 10e éd. Féret, 1929 :

    "Le cru La Tour-Blanche-de-Patiras fait partie des vignobles de Valrose et Sirène-Nord ; il est formé des meilleurs cépages blancs, qui ont noms sauvignon, muscadelle et sémillon, qui se trouvent dans ces deux vignobles et, par suite, produit des vins de premier ordre ; on peut compter sur une production moyenne de 30 tonneaux. Ce cru est déjà connu depuis de nombreuses années et est indiqué dans les éditions de Bordeaux et ses Vins".

Références documentaires

Documents d'archives
  • Matrices cadastrales, 1857-1891.

    Archives départementales de la Gironde : 3 P
Documents figurés
  • Plan cadastral, section A dite de l'île de Patiras. Encre couleurs, par Delâge-Dumoulin (géographe), mars 1832.

    Archives départementales de la Gironde : 3 P 370
Bibliographie
  • AKA, Michel. Une île de l'estuaire. Cussac-Fort-Médoc : Société Archéologique et Historique du Médoc, 2011.

  • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 6e éd. Féret, 1893.

  • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 8e éd. Féret, 1908, enrichie de 700 vues de châteaux viticoles.

  • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 10e éd. Féret, 1929.

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