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Château La Chesnaye

Dossier IA33001662 réalisé en 2008

Fiche

  • Vue d'ensemble.
    Vue d'ensemble.
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  • Parties constituantes

    • chai
    • parc
    • cuvage
    • logement

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Précision dénomination château viticole
Appellations Château La Chesnaye
Parties constituantes non étudiées chai, parc, cuvage, logement
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
Adresse Commune : Cussac-Fort-Médoc
Lieu-dit : la Chesnaye
Cadastre : 1826 D2 1516, 1517 ; 2010 AB 162

La Chesnaye était, selon Édouard Guillon, une ancienne maison forte. Sur une carte de 1716, des bâtiments apparaissent et le lieu-dit porte le nom Aubardeau. Le lieu-dit est indiqué sur une carte de 1751 puis sur le cadastre de 1826. Depuis 1819, le domaine appartient à la famille Phélan ; dans les éditions de 1850 et 1868 de l'ouvrage de Cocks, il apparaît sous le nom de Sainte-Gemme et produit 180 à 200 tonneaux. L'édition de l'ouvrage de Cocks en 1874 en propose une illustration représentant des bâtiments organisés selon une cour en U, comme sur le plan cadastral de 1826. A cette époque, le domaine compte 196 hectares dont 65 de vignes. Les matrices cadastrales donnent quelques indications sur l'évolution des bâtiments au cours de la 2e moitié du 19e siècle : en 1865, Phélan procède à la construction nouvelle d'une maison (D1518) ; puis en 1871, sa veuve fait construire un atelier (D1516). Mais c'est surtout F. Exshaw qui va transformer les lieux avec la construction en 1882 du château actuel (augmentation sur la parcelle D1494). Il remodèle également les dépendances avec la démolition d'une maison et d'un atelier en 1887, la construction nouvelle d'une maison et d'une cuisine (D1516) avant 1890 et enfin la construction d'une écurie (D1518) à la même époque. Pour construire sa nouvelle demeure, il fait appel à l'architecte Louis-Michel Garros dont les plans sont conservés mais non datés. Ces plans nombreux témoignent de l'évolution du projet, en fonction certainement des exigences du commanditaire. Concernant la distribution extérieure, on remarque surtout des modifications de l'escalier principal. Les façades extérieures ont fait l'objet de plusieurs propositions (forme des baies, des lucarnes...). A la même époque, Louis-Michel Garros construit pour la famille Exshaw un hôtel rue Théodore-Gardère à Bordeaux, dont on conserve un plan signé et daté 1878. L'architecte adopte un style néo-élizabéthain en vogue à l'époque et déjà adopté par l'architecte Henri Duphot pour le château voisin de Lanessan.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Garros Louis-Michel,
Louis-Michel Garros (1833 - 1911)

Louis-Michel Garros (1833-1911) est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Paris. Il installe son agence au 14 rue Lecoq à Bordeaux. Son fils Alexandre (1867-1953) prend sa suite, suivi par son propre fils Louis (1895-1956). Michel, fils de Louis, né en 1923, fait de même.


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attribution par source

Le château, situé sur une croupe plantée de vignes, présente un plan massé et complexe jouant sur les décrochements de volumes et de toitures. Doté d'un niveau de soubassement, d'un étage carré et d'un étage de comble, le noyau principal est complété sur la façade sud par une tour polygonale crénelée à cinq niveaux, sur la façade nord par une tour carrée à pan coupé avec échauguette et toiture en pavillon soulignée par de faux mâchicoulis, et sur la façade est par une tour carrée et crénelée. A cela s'ajoutent des bow-windows, un porche, des baies à traverses et meneaux et un répertoire décoratif d'entrelacs, d'accolades, de trilobes. Le gros-œuvre de l'édifice en moellons traités de manière rustique contraste avec les encadrements, bandeaux, chaînes d'angle et corniches en pierre de taille. Les toitures en ardoise et à longs pans présentent des pignons découverts. Les hautes souches de cheminées traitées en tuyaux d'orgue présentent un décor de torsades ou de croisillons. Le château est doté d'une terrasse à l'est et d'un parc planté d'arbres qui le sépare des bâtiments de dépendance.

Murs calcaire
moellon
pierre de taille
Toit ardoise
Étages en rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble, 2 étages carrés
Couvertures toit à longs pans
toit en pavillon
pignon découvert
Techniques sculpture
Représentations accolade entrelac
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • GUILLON, Édouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde. Bordeaux : Coderc, Dégréteau et Poujol, 1866-1869, t. 3.

    p.229

    Lachenay, jadis maison noble, située dans l'ancienne paroisse de Sainte-Gemme, sur la route de Bordeaux à Pauillac. Lachenay se compose d'une large rangée de constructions et ressemble à la rue d'un village ; il est entouré du plus vaste vignoble de Cussac ; il s'y récolte de 120 à 140 tonneaux de vin chaque année. Il fut acheté par M. Phélan en 1819 et payé 150000 francs.

    COCKS, Charles, FERET, Édouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

    Cette propriété, ancienne terre seigneuriale, formait, presque à elle seule, la paroisse de Sainte-Gemme, réunie à Cussac en 1793. Elle appartenait alors à la famille de Caupène, qui en avait hérité du sire de la Chesnaye. Elle se trouve depuis 1819 dans la famille de Phélan.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AM, Bordeaux, Fonds Garros, 208 S 656.

Bibliographie
  • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

    p. 143-144
  • GUILLIER, Henry. Les grands vins de la Gironde illustrés. Libourne, Bordeaux : s.d.

  • GUILLON, Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde. Bordeaux : Coderc, Dégréteau et Poujol, 1866-1869, t. 3.

    p. 229-230
Périodiques
  • DANTARRIBE, Cécile. Les châteaux de Louis-Michel Garros en Gironde dans la seconde moitié du XIXe siècle. Revue archéologique de Bordeaux, 2001, tome XCII.

    p. 295-312
  • DANTARRIBE, Cécile. Les communs des châteaux viticoles de Louis Michel Garros en gironde. Reflet d'une culture matérielle du vignoble bordelais. Revue Historique de Bordeaux, 2003, n°2.

    p. 121-130
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Steimer Claire