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Château Grand-Puy-Lacoste

Dossier IA33005626 réalisé en 2012

Fiche

  • Vue d'ensemble.
    Vue d'ensemble.
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  • Parties constituantes

    • chai
    • cuvage
    • chapelle
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    • cour
    • puits
    • mur de clôture
    • ferme

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Précision dénomination château viticole
Appellations Grand-Puy-Lacoste
Parties constituantes non étudiées chai, cuvage, chapelle, jardin, jardin potager, lavoir, cour, puits, mur de clôture, ferme
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Pauillac
Adresse Commune : Pauillac
Lieu-dit : Grand-Puy-Lacoste
Cadastre : 1825 G 2057 à 2064 ; 2012 OD 96

Au milieu du 18e siècle, Pierre Ducasse, avocat au Parlement de Bordeaux, acquiert une partie du bourdieu de Grand-Puy de M. et Mme Déjean dont il est créancier, en échange d'une rente viagère consistant en la livraison annuelle d'un tonneau du cru de Grand-Puy. Malgré l'opposition du procureur Dissac, copropriétaire et neveu des Déjean, la vente est entérinée. En 1758, une 2e partie du bourdieu est acquise par M. de Grandis de la Cornière par voie d'échange avec une métairie de Saint-Yzans. Grand-Puy est alors composé d'une maison de maître, chai, cuvier, jardins, vignes, prés, bois, aubarède et de la métairie de Moussas ainsi qu'un important troupeau d'ovins. Il rétrocède finalement sa part à M. Dissac. L'édition de l'ouvrage de Cocks de 1860 mentionne le domaine Grand-Puy appartenant à Lacoste et produisant 60 tonneaux. En 1868, la production atteint les 100 à 130 tonneaux. En 1881, le domaine appartient au comte de Saint-Léger-d'Orignac. Le domaine bénéficie d'une notice plus développée et accompagnée d'une illustration dans l'édition de 1908 : l'historique y est retracé. En 1929, il est entre les mains de MM. L. Hériveau et V. Néel et, en 1949, appartient à M. Raymond Dupin sous le nom de Grand-Puy-Lacoste-Saint-Guirons. En 1982, il appartient à une société civile administrée depuis 1978 par Jean-Eugène Borie : la notice de l'ouvrage de Cocks et Féret fait mention d'une date, 1737, qui figurerait sur la porte d'entrée, et de l'agrandissement et du remaniement de la demeure en 1850. La plupart des bâtiments figurent en effet sur le plan cadastral de 1825 : la demeure est accompagnée à l'ouest de bâtiments de dépendance formant une cour fermée ; une aile en retour à l'est devait déjà abriter les chais, tandis que d'autres bâtiments se développent selon un plan en U au nord.

On remarque toutefois que l'aile en retour constituée aujourd'hui d'une galerie couverte donnant dans le chai n'existe pas ; le ressaut formé par la chapelle n'apparaît pas non plus. A l'intérieur de celle-ci, on voit nettement qu'il s'agit d'un ajout postérieur : elle a été greffée à l'angle nord-est du bâtiment dont on aperçoit encore la corniche à modillons, dans le comble de la chapelle. Si l'on se fie à la date qui figure sur le vitrail de cette chapelle (signé Goglet et Quenoux), elle a été édifiée entre 1825 et 1862. La façade postérieure semble également avoir été complétée par une adjonction composée d'un étage carré surmonté d'une terrasse à balustrade.

Le domaine semble être partagé entre M. Duroy de Suduiraut, propriétaire de Grand-Puy-Ducasse sur les quais de Pauillac, qui fait construire des maisons dans la cour des dépendances en 1860 (parcelle G 2057 et 2058), et M. Lacoste qui fait édifier une écurie, une remise et deux maisons dans la cour arrière du château (parcelle G 2063).

Les augmentations et diminutions du cadastre indiquent par ailleurs une augmentation de construction au château réalisée en 1861 pour Pierre Lacoste (parcelle 2063).

Une carte postale de la 2e moitié du 20e siècle montre que les bâtiments de dépendance ont été largement modifiés et complétés. Au sud, se trouvaient les bâtiments de vinification tandis qu'au nord les bâtiments à vocation agricole (étable, hangar, remise) s'organisaient autour d'une cour. Ces derniers ont été détruits pour aménager le nouveau chai à barriques en 2001-2002, les espaces de bureau et de réception. L'ancien espace de la cour a donc été comblé, tout comme au sud où les espaces libres ont été construits. En revanche, les bâtiments qui forment la cour à l'arrière du château à l'ouest sont présents sur le plan cadastral de 1825 et peuvent dater du début du 19e siècle.

Période(s) Principale : 2e moitié 18e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 21e siècle
Dates 1862, porte la date
Auteur(s) Auteur : Goglet, peintre-verrier, signature
Auteur : Quenoux, peintre-verrier, signature

Le château présente sa façade principale à l'est et donne sur une cour formée de deux ailes abritant les chais. Une autre cour, également délimitée par des bâtiments, se trouve à l'ouest du château. Au nord, des bâtiments récents abritent les bureaux et les salles de réception. Au sud, les bâtiments de vinification sont composés des anciens chais, des cuviers, de l'espace de réception de la vendange. L'ensemble est accompagné d'un vaste parc situé à l'ouest : il se compose d'une pièce d'eau de plan rectangulaire, d'un puits, des vestiges d'un jardin potager, d'un lavoir aménagé sur le bord du ruisseau qui traverse la propriété et d'un mur de clôture encore conservé à l'ouest. La façade principale de la demeure est organisée selon cinq travées. Les fenêtres du rez-de-chaussée sont à simples plates-bandes tandis que celles de l'étage présentent un chambranle mouluré. Les deux niveaux sont séparés par un bandeau médian, complété par les appuis de fenêtres de l'étage formant également un bandeau continu. Une corniche à modillons couronne l'ensemble. La toiture en ardoise à pans brisés est ouverte de lucarnes à frontons triangulaires. La chapelle, également couverte d'un toit en ardoise, est disposée à l'angle nord-est du château formant un léger retour. On y accède en rez-de-chaussée par une porte cintrée ; elle est éclairée par des baies géminées et une baie en plein-cintre reposant sur des colonnettes à chapiteaux corinthiens. La lucarne du toit en pavillon de cette chapelle est composée d'un fronton cintré et encadrée de volutes. La façade postérieure présente également cinq travées ; les baies du rez-de-chaussée sont en plein cintre avec châssis de fenêtre vitré. Les fenêtres de l'étage sont à plates-bandes avec les appuis de fenêtres formant un bandeau continu. Une corniche moulurée est surmontée d'une balustrade qui délimite une terrasse ménagée au niveau des lucarnes à fronton triangulaire. Cette façade postérieure semble avoir été greffée sur une façade plus ancienne. Une aile en retour à étage carré devait abriter des logements secondaires. Deux pavillons en rez-de-chaussée avec pilastres d'angle délimitent la cour à l'ouest et encadrent une grille donnant accès au jardin. L'intérieur de la demeure s'organise de part et d'autre d'un vestibule central avec un escalier à retour avec jour pour accéder à l'étage. Ce vestibule distribue quatre pièces au rez-de-chaussée et donne accès à la galerie greffée sur la façade postérieure (ouest). Le décor peint de la chapelle a récemment été restauré ; un vitrail représentant l'Annonciation est signé Goglet et Quenoux (Queyroux ?) et daté 1862. L'aile nord de la cour orientale présente une galerie avec 11 colonnes à chapiteaux doriques. Elle donne accès au nouveau chai à barriques en contrebas. L'aile sud abrite l'ancien chai à barriques : un pavillon greffé sur la façade donne accès à un escalier et à un caveau souterrain voûté. La fonction des bâtiments de vinification a évolué. L'actuel espace de réception des vendanges correspondait probablement à un ancien chai ou cuvier : la charpente en bois semble d'origine ; les tirants métalliques ont peut-être été retirés.

Murs calcaire
pierre de taille
Toit ardoise, tuile creuse
Étages 1 étage carré, en rez-de-chaussée, étage de comble
Couvertures toit à longs pans brisés
toit en pavillon
toit à longs pans
croupe brisée
croupe
Escaliers escalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie
Techniques vitrail
sculpture
Représentations Vierge, volute, fronton
Précision représentations

Le vitrail de la chapelle représente une scène d'Annonciation.

Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite : extrait

    COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1908 (8e édition).

    p. 238-239

    "Le Château Grand-Puy-Lacoste est dans la famille de Mme de Saint-Léger depuis 1510. A la fin du XVe siècle, il appartenait à M. de Guiraud. L'une de ses filles épousa M. de Jehan, conseiller au Parlement de Bordeaux ; la seconde, M. de Labégorce, conseiller au même Parlement. Bertrand de Jehan, fils du précédent, eut une fille, qui épousa M. d'Issac, aussi conseiller au Parlement de Bordeaux, dont deux filles. L'une épousa M. Saint-Guirons, avocat à la Cour de Bordeaux, dont trois filles ; la troisième épousa M. Lacoste, grand-père de Mme de Saint-Légier, qui reçut en dot une partie de la terre de Grand-Puy. En 1587, M. de Jehan ayant fait ses partages, son gendre, M. de Cormière, vendit le tiers du Grand-Puy à M. Ducasse, d'où il est passé, par héritage, aux Duroy de Suduiraut.

    Le domaine de Grand-Puy a environ 90 hectares.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Collection particulière, Notice historique du domaine de Grand-Puy-Ducasse, s.d..

Bibliographie
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1908 (8e édition).

    p. 238-239
  • DANFLOU, Alfred. Les grands crus bordelais. Bordeaux, s.d. [1867], t. 2.

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