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Château Gironville

Dossier IA33007726 réalisé en 2014

Fiche

Á rapprocher de

  • Maison
    Macau, le Tayet, 14 chemin du Tayet

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées grange, parc
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Sud Médoc Estuaire
Adresse Commune : Macau
Lieu-dit : Gironville
Adresse : 36 rue du 8 mai 1945
Cadastre : 1810 A2 159 ; 1843 A1 55-58 ; 2013 AA 14
Précisions


Le toponyme Gironville, dérivé de villa, évoquerait une implantation humaine remontant à l'époque gallo-romaine.

Les premières conclusions des fouilles entreprises en 2009 confirment cette hypothèse et précisent une occupation, d'après la verrerie, les éléments mobiliers et immobiliers retrouvés, des 1er et 2e siècles après JC. La mise au jour d'une aire, de bases de cloisonnement et d'une canalisation à l'ouest du site témoigne de l'existence d'un site majeur, composé d'un ensemble thermal (?).

La découverte d'une bute arasée révèlerait la présence soit d'un moulin, soit d'une ancienne motte médiévale. Le toponyme Petit Castéra (petit château), mentionné pour ce site dans des documents d'archives, pourrait valider la seconde hypothèse et une occupation à l'époque médiévale. Un acte de 1235 évoque le castera de Macau (AD33, H522) sans précision géographique mais indiquant la présence d'une fortification dans la sauveté ou à proximité.

En 1639, François de la Cornière, écuyer, puis en 1651 son fils Pierre rendent aveu à l'abbé de Sainte-Croix pour la maison noble de Gironville comprenant "bassecour, cuvier, chay, jardin, coudrée et vignes". Le logis bas actuel aurait été construit durant cette période comme en témoignent les encadrements de fenêtres à bossage harpé et allèges à canaux verticaux (visibles également aux châteaux d'Issan à Cantenac et de Sénéjac, datés de la première moitié du 17e siècle). Toutefois, le ressaut de la corniche, ornée de denticules au niveau d'une des fenêtres côté cour, est visible à Bordeaux sur une demeure du 18e siècle (71, rue des Faures). L'organisation du logis était sans doute prévue à l'origine avec l'aile en retour actuelle, construite sur une base plus ancienne : la cave en soubassement porte l'aile sur toute sa longueur et conserve une ouverture en arc brisé à longs claveaux (15e siècle ?) menant vers une glacière (?). On y produisait et stockait du vin probablement dès cette période.

Au 18e siècle, les cartes (Masse, Belleyme) montre l'emplacement stratégique des bâtiments, dominant une forte dépression avant le rivage de la Garonne plus à l'est. L'abbé Baurein mentionne une ancienne maison noble qui appartient à M. Duffour, secrétaire du Roi avant la Révolution. C'est à cette époque que sont construits les bâtiments de dépendances rejetés au nord, organisés autour de deux cours, et peut-être une partie du logis. Le portail des communs et d'autres ouvertures à linteau délardé en arc segmentaires sont présentes dans plusieurs maçonneries.

Dans la première moitié du 19e siècle, Lodi-Martin Duffour-Dubergier (1797-1860), maire de Bordeaux, président de la Chambre de Commerce puis maire de Macau, succède à son aïeul. Les plans cadastraux de 1810 et 1843 indiquent une emprise identique des bâtiments ; les états de section précisent que le bâtiment nord-ouest est dit "du vigneron", celui en retour sur la cour "du métayer". Les constructions pourraient dater de cette époque.

En 1849, un dessin de Henri Maignan montre un long corps de logis bas surmonté d'un pavillon.

Au début du 20e siècle, le logis est rehaussé d'un étage avec toiture en ardoise et terrasse puis prolongé au nord d'un corps de bâtiment long, bâti sur les anciens chais, accueillant des chambres d'amis (?).

Au cours du 20e siècle, le domaine perd sa fonction viticole et agricole ; il est partagé entre plusieurs propriétaires.

En 2009, la construction d'un nouveau quartier résidentiel le long de l'ancienne ferme permet la mise au jour de vestiges gallo-romains mais entraîne également la dégradation du sous-sol et la dénaturation des abords.

Période(s) Principale : 1ère moitié 17e siècle , (?)
Principale : 2e moitié 18e siècle
Principale : 19e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Auteur(s) Personnalité : Duffour-Dubergier Lodi-Martin,
Lodi-Martin Duffour-Dubergier (1797 - 1860)
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habitant célèbre, attribution par travaux historiques

Le domaine se situe au nord du village, en retrait à l'est de la route de Macau à Labarde.

Les bâtiments se composent de la partie habitation au sud et d'un ensemble de deux cours agricoles au nord.

Le corps de logis à un étage percé de cinq travées est encadré au nord d'une aile en rez-de-chaussée et au sud-ouest d'une partie formant un décrochement qui accueille un auvent portant terrasse. La partie sud du logis est couverte d'un toit en pavillon en ardoise. Une corniche à modillons règne sur la façade et une partie de l'extension sud. Des massacres surmontent les deux portes d'accès à la cour.

Les bâtiments agricoles, situés au nord, sont composés d'un ancien cuvier transformé en écurie, d'un ancien chai et d'une partie habitation (aile ouest) portée par une grande cave, le tout organisé autour d'une première cour ; plus au nord, une seconde cour rassemble une grange à foin, une écurie (?) et un logement (bâtiment est). Les deux cours sont séparées par une allée ouverte à l'ouest par un porche en arc surbaissé délardé ; un pilier droit d'un portail à cannelures est visible dans le prolongement ouest du porche.

Murs calcaire pierre de taille enduit
moellon
Toit tuile creuse
Étages 1 étage carré, en rez-de-chaussée
Couvertures toit en pavillon
toit à longs pans croupe
toit à un pan
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Terrier de l'abbaye de Sainte-Croix avec des hommages concernant Macau (1646-1662).

    Archives départementales de la Gironde : H 785
Bibliographie
  • BAUREIN Abbé, MERAN Georges. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Féret et fils, 1876, t.3, 2è éd .

    p. 155
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1886 (5e édition).

  • LES DOSSIERS D'AQUITAINE. Histoire des maires de Bordeaux. Bordeaux, 2008.

    p. 311-312
  • DUFFOUR-DUBERGIER Lodi-Martin. Les chroniques du château de Gironville. Bordeaux : chez Plon, 1853.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Communauté de communes Médoc-Estuaire - Grollimund Florian