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Château Fonbadet

Dossier IA33005624 réalisé en 2012

Fiche

  • Vue d'ensemble.
    Vue d'ensemble.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • chai
    • cuvage
    • jardin
Précision dénomination château viticole
Appellations Fonbadet
Parties constituantes non étudiées chai, cuvage, jardin
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Pauillac
Adresse Commune : Pauillac
Lieu-dit : Fonbadet
Adresse : route des Châteaux
Cadastre : 1825 H 1429 ; 2012 BE 358 à 361

Des bâtiments organisés en U figurent sur la carte de Belleyme au lieu-dit Fonbadet. On les retrouve sur le plan cadastral de 1825. Les bâtiments datent probablement de la 2e moitié du 18e siècle mais ont été remaniés, et notamment enduits, laissant peu d'éléments pour préciser la datation. Il semble que la partie la plus ancienne corresponde à une "chartreuse" qui a conservé ses baies en arc segmentaire.

La propriété est acquise au début du 19e siècle par Pierre de Gères de Camarsac (1779-1847), qui fut sous-préfet de Lesparre, juge de paix à Pauillac, et député du 3e arrondissement de la Gironde (Blaye) de 1824 à 1827. Il meurt à Fonbadet le 17 août 1847. Il eut trois enfants, dont deux filles, Athénaïs qui épousa Jean-Georges-Luc Clarke et Cora mariée à Emile Chancel.

D'après les augmentations et diminutions du cadastre, une augmentation de maison est réalisée pour le compte de M. Clarke en 1860 : il s'agit peut-être de la partie à étage carré qui a été ajoutée.

Dans l'édition de 1868 de l'ouvrage de Cocks et Féret, "A Fonbadet" appartient aux veuves Clarke et de Chancel, produisant 60 à 80 tonneaux. Dans l'édition de 1881, le domaine apparaît sous le nom De Gérès-Fonbadet, appartenant aux héritiers Clarke et à la veuve de Chancel. Dans l'édition de 1908, il est indiqué que "le château Fonbadet commande un domaine comprenant 30 hectares de vigne et un magnifique parc entourant le château. Cet ancien domaine a longtemps appartenu à la famille des de Géres de Loupes, seigneurs de Camarsac". Il appartient à cette époque à Bernard Coudert et produit 80 tonneaux. Dans l'édition de 1982, il appartient à Pierre-R. Peyronie qui l'a acquis dans les années 1930 ; il possède également les domaines de Haut-Pauillac, Padarnac, Montgrand-Milon et Tour du Roc-Milon. Un cuvier a été ajouté au sud de l'ensemble en 1970, constitué de 14 cuves en ciment époxy d´une seule rangée.

Période(s) Principale : 2e moitié 18e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Secondaire : 3e quart 19e siècle

Les bâtiments sont disposés selon un plan en U. A l'est, le corps de logis large de 10 travées est en rez-de-chaussée accessible par un degré en pierre. Les trois baies centrales présentent des arcs segmentaires. Une corniche moulurée est encore discernable malgré l'enduit qui recouvre le gros-œuvre.

L'aile sud en retour est à étage carré et coiffée d'un toit à croupes. Elle se prolonge par une partie en rez-de-chaussée. L'aile nord n'a pas pu être vue.

Le cuvier situé au sud de la demeure présente un vaste pignon percé de baies en plein-cintre. Le parc conserve de beaux arbres (cèdres, magnolias...).

Murs enduit
Toit tuile creuse
Étages en rez-de-chaussée, 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans
croupe
États conservations restauré

Château non visité. Le dossier de pré-inventaire mentionne la présence de lambris intérieurs qui seraient conservés.

Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Site internet du domaine Fondabet

    Site internet du domaine Fonbadet.

    "Fonbadet, le lieu qui a donné jadis son nom au cru, est un toponyme typique du terroir médocain, d´origine gasconne, qui signifie fontaine (fon) du petit val (badet). Au Moyen-age, le domaine dépendait de la seigneurie de Latour et tout laisse à penser qu´il fut très tôt planté en vignes.

    Mais, c´est seulement, si l´on peut dire, vers la fin de l´Ancien Régime que les archives font état d´un vignoble de cru à Fonbadet.

    Par la suite, ce cru passa entre les mains de quelques familles dont la mémoire régionale a conservé le souvenir.

    Au début du XIXe siècle, il fut acheté par Pierre de Gères de Loupes, fils du seigneur de Camarsac, qui fut sous-préfet de Lesparre et juge de paix à Pauillac. A la fin du Second Empire, Fonbadet appartenait aux veuves Clarke et Chancel. Un siècle plus tard, l´autre cru médocain de la famille Clarke, Château Clarke à Listrac, se trouvera marié au nom de Rothschild (...).

    Par le jeu de successions, Château Fonbadet se retrouve aux mains des veuves de Clarke et de Chancel en 1865, puis échoit à la famille de Larose.

    Cette famille s´illustra en Médoc en portant au sommet le cru de Gruaud et en fondant le cru de Trintaudon. A la Belle Epoque, Bernard Coudert en est propriétaire, puis, après 1929, une crise de la langueur affecte les vignobles pauillacais.

    Au début des années trente, Robert Peyronie acquiert le domaine et œuvre alors à la renaissance du cru (...).

    Dès la fin des années trente, Robert Peyronie, négociant en produits viticoles à Pauillac, entreprend de se constituer un vignoble à partir du cru de Mongrand Milon, qu´il tenait de la famille de son grand-père maternel, les Simon. A ce noyau, il adjoint des crus promis à la disparition car vendus aux enchères. Fonbadet, cédé par la Famille Estager qui le tenait de Bernard Coudert, Tour du Roc Milon, vendu par la famille Martet, puis Padarnac.

    Par contre, Château Pauillac et Château Haut-Pauillac, autres crus des domaines Peyronie, seront acquis à la barre du tribunal bien plus tard, par Pierre, en 1971.

    Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Robert Peyronie intensifie ses acquisitions de vignes et donne la marque de Fonbadet à ses meilleures cuvées. Lors des mémorables gelées de 1956, les vignobles de Château Fonbadet semblent avoir été épargnés par la nappe de gel grâce à leur altitude et à la proximité des masses d´eau de la Gironde, bénéfiques par leur effet thermique régulateur. Il en aurait fallu bien plus pour entamer la ténacité de Robert Peyronie (...).

    Lorsque Pierre Peyronie vinifiait Fonbadet avec son père, le vignoble ne comptait plus que 6 hectares. Désormais seul en 1963, Pierre Peyronie entreprend de reconstituer le vignoble et fait ses premières vinifications dans de vénérables cuves en bois. En 1970, naît un nouveau cuvier, constitué de 14 cuves en ciment époxy d´une seule rangée. Peu à peu, au fil des dernières décennies du siècle, Pierre, grâce à une constante politique d´achats de vignes porte la surface du domaine à une vingtaine d´hectares. Après avoir fini ses études, Pascale le rejoint en septembre 1991, puis vinifie à ses côtés à partir du millésime 1999".

Références documentaires

Bibliographie
  • Armorial général des D’Hozier, ou Registres de la noblesse de France. Registre septième (complémentaire). Paris : Firmin Didot Frères, Fils et Cie, 1868.

    p. 767
  • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 2e éd. Féret, 1868.

    p. 139
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1908 (8e édition).

    p. 246-247
  • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1881 (4e édition).

    p. 192
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