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Château Durfort-Vivens

Dossier IA33003131 inclus dans Château Durfort-Vivens, aujourd'hui Marojallia réalisé en 2010

Fiche

Dossiers de synthèse

Précision dénomination château viticole
Parties constituantes non étudiées cuvage, tonnellerie, chai
Dénominations chai
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
Adresse Commune : Margaux
Cadastre : 1826 B 232, 233 ; 2008 AD 244, 225

Le nom du domaine provient de Thomas de Durfort de Duras, seigneur de Lamothe de Margaux au 15e siècle. Au 18e siècle, il appartient toujours à cette même famille puis à la famille de Montalembert. En 1768, Madame de Montalembert le partage entre ses neveux, le vicomte de Vivens et M. de Monbrison. En 1824, le successeur du vicomte achète la portion Monbrison et nomme le château Durfort-Vivens.

C'est probablement dans le 4e quart du 19e siècle que les chais sont construits. Des bâtiments figurent à cet emplacement sur le cadastre de 1826 : ils ont été en partie réutilisés et englobés dans le chai.

En 1937, le domaine est acheté par Château Margaux, les bâtiments ne sont plus utilisés.

A partir de 1961, le château et les chais Durfort-Vivens sont séparés, ces derniers entrant dans la famille Lurton qui modernise les installations, notamment en 1978 puis de 1992 à 1995, avec l'introduction de cuves en inox. De nouveaux bâtiments (cuvier, accueil et espace expéditions) sont construits en 2009 par l'architecte Fabien Pédelaborde et Xavier Sterlin.

Période(s) Principale : 18e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 21e siècle
Auteur(s) Auteur : Sterlin Xavier, architecte,
Auteur : Pédelaborde Fabien, architecte,

Les bâtiments sont disposés en L, au carrefour de deux routes, face au logis dont ils dépendaient. A l'est, le cuvier principal, de type médocain, à étage, présente côté route une façade de 9 travées. Le soubassement est en moellons tandis que le surcroît est en brique. La travée centrale est traitée en ressaut et en pierre de taille de calcaire, percée de deux portes et surmontée d'un fronton portant le nom du domaine (DURFORT). Les chaînes d'angle de la travée sont en bossage avec de part et d'autre l' inscription CUVIER. Elle est couverte par un toit à deux pans débordant soutenu par des aisseliers sculptés. On retrouve ce toit débordant et ces aisseliers sur l'ensemble de la façade pour protéger le mur de briques. Le soubassement est percé d'étroites ouvertures, le comble à surcroît de jours en ovale. A l'intérieur, cuves en inox et en bois (récentes) se côtoient sous une charpente en bois dotée de tendeurs métalliques. Le niveau de plancher n'existe plus. Le cuvier communique avec l'angle des bâtiments qui abrite la tonnellerie : la façade extérieure arrondie présente un rez-de-chaussée et un étage de comble percés de trois travées. Les murs sont traités en meulière tandis que les encadrements des baies sont en pierre de taille et brique. Les arcs segmentaires en saillie sont soutenus par des pilastres sommés de volutes. La porte d'accès principale présente un linteau à coussinets au-dessus duquel est inscrit : DURFORT TONNELLERIE ET CHAIS. L'espace intérieur est composé au rez-de-chaussée d'une pièce à cheminée donnant accès au chai semi-enterré et au chai supérieur par un système de rampes. Un pressoir daté 1837 y est conservé. A l'étage, une pièce surmontée d'une charpente en bois, sert aujourd'hui de salle de dégustation. Le bâtiment sud abrite deux niveaux de chais : à l'extérieur, la façade est composée de 12 travées, deux d'entre elles étant traitées en ressaut et formant pignon avec fronton triangulaire percé d'un oculus. Les murs sont en moellons et les encadrements de baies en pierre de taille avec arcs segmentaires en brique. Les deux types d'ouvertures correspondent aux deux niveaux intérieurs du chai : le soubassement est couvert d'entrevous en brique avec poutrelles métalliques soutenues par des colonnes en fonte. Le chai de l'étage est doté d'une charpente en bois. Ce bâtiment est venu s'accoler à un bâtiment plus ancien dont des éléments de murs sont conservés. Ce bâtiment parallèle qui était peut-être à l'origine une écurie, abrite aujourd'hui des cuves en ciment nouvellement installées. Un cuvier plus récent a également été installé au nord de la cour, avec des cuves en ciment. Ce bâtiment ainsi que l'accueil et les ateliers d'expédition sont réalisés en imitation brique et bardage bois. Les parcelles de vigne de Durfort-Vivens se situent en partie, à l'est des bâtiments, de l'autre côté de la route : on y trouve encore des bornes marquées au nom de Durfort.

Murs calcaire
brique
meulière
enduit
pierre de taille
Toit ardoise, tuile creuse
Étages 1 étage carré, étage en surcroît, en rez-de-chaussée
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
toit conique
croupe
États conservations bon état
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents figurés
  • AM Bordeaux. Fonds Garros, 208 S.

    312
  • DANFLOU, Alfred. Les grands crus bordelais. Bordeaux, s.d. [1867], t. 1.

Bibliographie
  • GINESTET, Bernard. Thomas Jefferson à Bordeaux et quelques autres vignes d'Europe. Bordeaux : Mollat, 1996.

  • GUILLON, Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde, avec la description des communes, la nature de leurs vins, la désignation des principaux crus. Bordeaux, 1866. Tome 3.

    p. 272-273
  • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 2e éd. Féret, 1868.

    p. 112-113
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1908 (8e édition).

    p. 79
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1969 (12e édition).

    p. 199-200
  • BIRON, Dom Reginald. Guide archéologique illustré du touriste en Gironde. Bordeaux : Féret, 1928.

    p. 106
  • LAROZA, Olivier. Guide touristique, historique et archéologique de la Gironde. Bordeaux : Féret, 1975.

    p. 174
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