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Château Durfort-Vivens, aujourd'hui Marojallia

Dossier IA33003342 réalisé en 2010

Fiche

Œuvres contenues

Précision dénomination château viticole
Appellations Château Marojallia
Parties constituantes non étudiées cuvage, chai, mur de clôture, portail
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
Adresse Commune : Margaux
Cadastre : 1826 B 234, 235 ; 2008 AD 244

Le nom du domaine provient de Thomas de Durfort de Duras, seigneur de Lamothe de Margaux au 15e siècle. Au 18e siècle, il appartient toujours à cette même famille puis à la famille de Montalembert. En 1768, Madame de Montalembert le partage entre ses neveux, le vicomte de Vivens et M. de Monbrison. En 1824, le successeur du vicomte achète la portion Monbrison et nomme le château Durfort-Vivens. En 1937, le domaine est acheté par Château Margaux et la famille Ginestet, les bâtiments de vinification ne sont plus utilisés. A partir de 1961, le château et les chais Durfort-Vivens sont séparés, le château restant dans la famille Ginestet. Il est vendu à Philippe Porcheron en 1998. Le jardin entourant le château est alors planté en vignes, quelques hectares produisant un "vin de garage" depuis 1999. Le château est alors entièrement restauré et prend le nom Marojallia. Des chambres d'hôtes à thème y ont été aménagées. Les bâtiments organisés autour d'une cour figurent sur le cadastre de 1826. S'ils présentent un aspect 18e siècle (baies à arcs segmentaires, mascarons : ces derniers semblent bien être des ajouts postérieurs), ils ont toutefois été largement remaniés dans la 2e moitié du 19e siècle, comme l'atteste une illustration publiée dans l'ouvrage de Cocks en 1868. On y retrouve la tourelle circulaire mais nettement plus basse et la balustrade de la façade sud. En revanche, la façade orientale présentait des pavillons et des décrochements qui ont entièrement disparu, remplacés par une façade régulière. Une autre illustration publiée dans l'édition de 1898 montre un bâtiment à étage carré, correspondant probablement à un projet non réalisé. Les chais également visibles sur le cadastre de 1826 ont probablement été remaniés dans le 4e quart du 19e siècle : seule la façade sur rue a été conservée.

Période(s) Principale : 18e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle

Les bâtiments sont organisées autour d'une cour : au nord, se trouve un pavillon d'entrée formant porche, à étage carré et étage de comble. L'aile orientale présente une façade orientale à cinq travées couronnées d'une balustrade d'attique. Les trois baies centrales à arcs segmentaires sont ornées de riches mascarons. La travée centrale est traitée en bossage et en léger ressaut. Des pilastres à bossage séparent chaque travée. L'aile sud est composée de trois parties distinctes que l'on repère sur la façade : la partie sud-est est percée de quatre baies selon le même traitement que la façade orientale ; une tourelle fait la jonction avec une deuxième partie semi-enduite et présentant en partie haute un mur en pierre de taille délimité par un bandeau mouluré. Cette partie est percée de trois baies en arcs segmentaires. Si le traitement est différent, la continuité est toutefois assurée par la balustrade d'attique. La façade présente dans la partie occidentale un décrochement et un traitement en pierre de taille différent des deux autres parties. Elle est composée de six baies rectangulaires couronnées d'un fronton triangulaire porté par des volutes galbées. Au-dessus des motifs de doubles cercles sont gravés dans la pierre, l'ensemble étant surmonté d'un attique orné de tables décoratives. La façade se termine à l'angle sud-ouest par une tour polygonale avec un niveau d'ouvertures cintrées, traité en bossage, surmonté d'un bandeau mouluré et de tables décoratives, qui alternent avec des consoles à volutes soutenant une balustrade d'attique. L'aile occidentale présente un étage de soubassement et un rez-de-chaussée surélevé : la façade occidentale est enduite et percée de trois fenêtres en arc segmentaire. L'angle sud-ouest est traité en arrondi et en bossage. L'aile nord est composée du pavillon formant porche, ouvert au rez-de-chaussée par deux larges arcades, et à l'étage par deux baies à arc segmentaire et garde-corps portant les lettres entrelacées AD. Il est coiffé d'une haute toiture en ardoise avec une lucarne à fronton cintré. Dans le prolongement se trouve le pignon du cuvier traité en moellons et protégé par un toit débordant à aisseliers. A l'intérieur, l'aile orientale abrite de part et d'autre d'un couloir de distribution quatre pièces ainsi qu'une cuisine. L'aile sud est composée d'un vaste couloir desservant une succession de chambres. L'aile occidentale abrite le cuvier (cuves en inox) et un espace de dégustation. Le pavillon a été aménagé en chambres et bureaux.

Murs calcaire
enduit
moellon
pierre de taille
Toit ardoise, tuile creuse
Étages en rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble, étage de soubassement
Couvertures terrasse
toit en pavillon
toit conique
États conservations bon état, remanié, restauré
Techniques sculpture
ferronnerie
Représentations couronne monogramme balustre raisin vigne mascaron tête d'homme lys fronton cuir découpé feuillage écu
Précision représentations

La façade orientale est ornée de trois mascarons avec feuillages, tête d'homme, raisins et vigne. La tourelle circulaire de la façade sud présente un cuir découpé avec un écu portant des fleurs de lys et surmonté d'une couronne. Le pavillon nord présente deux garde-corps portant les initiales AD (Durfort) entremêlées.

Estuaire

TRAVEE 5
FORBAIE arc segmentaire (fenêtre) ; arc segmentaire (porte) ; chambranle mouluré (fenêtre) ; gorge (porte) ; tore (porte) ; agrafe ornée (porte) ; agrafe ornée (fenêtre)
POSTOPO coteau
VUE vue étendue
CLOT mur de clôture ; grille ; piliers de portail
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • DOCUMENTATION COMPLEMENTAIRE

    - GUILLON, Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde. Bordeaux : Coderc, Dégréteau et Poujol, 1866-1869, t. 3.

    p.272-273

    "Durfort, situé à l´extrémité méridionale du bourg de Margaux, est bien plutôt une maison de campagne qu´un véritable château (...) . Le château de Durfort appelé aussi Château Vivens et Château Monbrison est une construction basse et simple ; couverte en tuiles, dans laquelle est encastrée une tourelle, nivelée à la hauteur des bâtiments, qui sont vastes, mais ne présentent aucun caractère architectonique ; devant sont quelques arbres et un jardin anglais, assez vaste, qui borde la route de Pauillac".

Références documentaires

Documents figurés
  • CARDOZE, Edmond. La carte postale des châteaux de la Gironde. Pierre Fanlac, 1985.

    p. 129
  • DANFLOU, Alfred. Les grands crus bordelais. Bordeaux, s.d. [1867], t. 1.

Bibliographie
  • BIRON, Dom Reginald. Guide archéologique illustré du touriste en Gironde. Bordeaux : Féret, 1928.

    p. 106
  • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 2e éd. Féret, 1868.

    p. 112-113
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1908 (8e édition).

    p. 79
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1969 (12e édition).

    p. 199-200
  • GINESTET, Bernard. Thomas Jefferson à Bordeaux et quelques autres vignes d'Europe. Bordeaux : Mollat, 1996.

  • GUILLON, Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde, avec la description des communes, la nature de leurs vins, la désignation des principaux crus. Bordeaux, 1866. Tome 3.

    p. 272-273
  • LAROZA, Olivier. Guide touristique, historique et archéologique de la Gironde. Bordeaux : Féret, 1975.

    p. 174
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