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Château Doumens

Dossier IA33003130 réalisé en 2010

Fiche

  • Vue d'ensemble.
    Vue d'ensemble.
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  • Parties constituantes

    • cuvage
    • chai
    • écurie
    • logement
    • oratoire
    • pigeonnier
    • mur de clôture
    • portail
    • parc
Précision dénomination château viticole
Appellations château Doumens
Parties constituantes non étudiées cuvage, chai, écurie, logement, oratoire, pigeonnier, mur de clôture, portail, parc
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
Adresse Commune : Margaux
Lieu-dit : Doumens
Cadastre : 1826 D3 1321 à 1332 ; 1960 AI 212

Selon Édouard Guillon, le château aurait été construit en 1867 par M. Bernet. Or, il figure déjà sur l'Atlas de Trudaine (1745-1780), également sur le cadastre de 1826, et selon les matrices cadastrales, c'est une augmentation de construction qui est réalisée en 1867. Le gros-œuvre date donc certainement du 18e siècle. Les bâtiments de dépendances situés à l'est du logis datent probablement de la 2e moitié du 18e siècle (arcs segmentaires des baies, corniche moulurée). Le bâtiment abritant l'écurie figure en partie sur le cadastre de 1826 : les matrices cadastrales y indiquent les constructions nouvelles d'une remise en 1850 et d'une cuisine des vendanges en 1860. Enfin, le logement du gardien n'apparaît pas sur le cadastre de 1826 et la série de trois maisons semble avoir été construite en 1867.

Dans l'édition de 1886 de l'ouvrage de Cocks et Féret, le château Doumens appartient à la Compagnie Anonyme des Établissements Duval (entreprise de boucheries et de restaurants créée en 1867). Puis dans l'édition de 1898, il est entre les mains d'Alfred Gaillard.

Période(s) Principale : 2e moitié 18e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1867, daté par travaux historiques

Les bâtiments s'organisent autour d'une cour : au sud, le logis présente sa façade principale, côté parc. Il est composé d'un corps central à cinq travées et étage carré, coiffé d'un toit à croupes, encadré de deux pavillons de deux travées, à étage carré et étage de comble percé d'œil-de-bœuf. Les baies sont à arcs segmentaires et chambranles moulurés. Seule la porte principale, à laquelle on accède par un degré en pierre, présente un arc en plein-cintre.

Sur la façade postérieure (nord), côté cour, se greffent une tour polygonale et un massif carré. Cette façade est nettement moins soignée, les ouvertures sont moins nombreuses et les murs constitués de moellons enduits. Sur le flanc occidental du logis se trouvent une partie en rez-de-chaussée et une tourelle carrée abritant un pigeonnier. Une aile de dépendances est située sur le côté oriental et en retour d'équerre vers le nord : ce vaste bâtiment percé de baies en arcs segmentaires (anciennes baies de décharge ?) et orné de corniches moulurées a probablement abrité un cuvier. Au nord, un autre bâtiment de dépendance, disposé perpendiculairement, s'ouvre par une large arcade : il s'agissait peut-être des chais. Ces bâtiments de dépendance sont construits en moellons recouverts d'un enduit. Au nord, la cour est délimitée par un mur et un portail à piliers, l'un étant muni d'un système de cloches. Le côté occidental de la cour est fermé par une série de trois maisons en rez-de-chaussée avec comble à surcroît : construites en moellons, elles présentent des jambes et des chaînes d'angle harpées. Elles sont prolongées par un bâtiment qui semble avoir servi d'écurie, mais qui a également été utilisé comme remise et cuisine des vendanges. Il s'ouvre par de vastes portes en plein-cintre. L'ensemble des bâtiments de dépendances est couvert de tuiles creuses. Au sud des bâtiments, un parc est délimité par un muret de clôture et une grille. S'y trouve une niche abritant une statue de la Vierge. A l'est du château, une série de maisons constituait certainement les logements des ouvriers viticoles.

Murs calcaire
enduit
pierre de taille
moellon
Toit ardoise, tuile creuse
Étages 1 étage carré, étage en surcroît, en rez-de-chaussée, comble à surcroît
Élévations extérieures élévation ordonnancée sans travées
Couvertures toit à longs pans
toit en pavillon
croupe
États conservations bon état

Estuaire

TRAVEE 9
FORBAIE arc segmentaire (fenêtre) ; arc plein-cintre (porte) ; chambranle mouluré (porte) ; chambranle mouluré (fenêtre) ; oculus (fenêtre)
POSTOPO coteau
VUE vue étendue
CLOT mur de clôture maçonné ; grille ; piliers de portail
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • DOCUMENTATION COMPLÉMENTAIRE

    - GUILLON, Édouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde. Bordeaux : Coderc, Dégréteau et Poujol, 1866-1869, t. 3.

    p.276

    "C´est encore un de ces châteaux modernes qui ont surgi depuis quelques années dans la commune de Margaux ; il a été bâti en 1867 par M. Bernet, sur les limites de la commune, loin des grands crûs. C´est un édifice assez élégant, avec des pavillons, un jardin, entouré d´une grille et des servitudes contenant les chais d´un petit vignoble, où il se récolte de 15 à 20 tonneaux de vins qui figurent dans les qualités inférieures. Il est cependant situé sur une croupe, mais elle se trouve vers la limite des vignes et des bois".

Références documentaires

Bibliographie
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1886 (5e édition).

    p. 152
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1898, revue et augmentée de 450 vues de châteaux viticoles (7e édition).

    p. 162
  • GUILLON, Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde, avec la description des communes, la nature de leurs vins, la désignation des principaux crus. Bordeaux, 1866. Tome 3.

    p. 276
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Steimer Claire