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Château dit Cambon puis Milleroses

Dossier IA33007734 réalisé en 2014

Fiche

  • Façade principale.
    Façade principale.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • chai
    • cuvage
    • chapelle
    • hangar agricole
    • parc

Dossiers de synthèse

Précision dénomination Milleroses
Parties constituantes non étudiées chai, cuvage, chapelle, hangar agricole, parc
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Sud Médoc Estuaire
Adresse Commune : Macau
Lieu-dit : la Pelouse
Adresse : 14 chemin de Canteloup
Cadastre : 1810 D2 263 ; 1843 C4 612 , 613 ; 2013 AX 83
Précisions


Le lieu-dit La Pelouze apparaît sur les cartes du 18e siècle (Cours de la Garonne de 1759, Belleyme de 1773).

En 1613, le sieur Guilhem Mellon en est propriétaire. En 1706, la demoiselle Barthès, veuve de Guillaume Cambon, rend aveu pour le "tènement appelé de la Pelouze près Caussas consistant en maisons, grange, chay, écuries, fuye, jardin, bois de haute futaye, vigne". Le plan qui accompagne la description montre une disposition des bâtiments en L avec une habitation proche du chemin.

En 1810, le premier plan cadastral indique un plan en U que l'on retrouve sur celui de 1843. La dernière héritière des Cambon, veuve de M. Betgé de Lagarde, meurt en 1854 et le domaine passe à son fils. En 1853, d'importants travaux sont effectués selon le registre des augmentations/diminutions.

C'est en 1864, d'après Édouard Guillon (qui visite le domaine en 1867), que la demeure est reconstruite.

Au début des années 2000, les nouveaux propriétaires modernisent les installations et changent le nom de la propriété qui devient Milleroses. À cette occasion, le logis est restauré, les anciennes armes (non identifiées) au-dessus du fronton sont remplacées par deux roses entrecroisées.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1864, daté par source

La demeure se situe à l'ouest de la commune, sur la route qui mène à Arsac. Elle est entourée d'un parc au nord puis de son vignoble. Une grille et un portail d'entrée donnent accès à la cour.

Les bâtiments sont disposés en U : le logis en fond de cour flanqué de bâtiments bas et des ailes de servitude en retour.

Le logis est organisé sur deux niveaux et trois travées de baies cintrées en façade, avec tour polygonale sur la façade postérieure (nord).

La façade principale, sur cour, présente une travée centrale encadrée de pilastres à bossage surmontée d'un fronton cintré percé un oculus souligné d'une couronne de feuillage avec rubans sculptés ; l'amortissement qui couronne le fronton est orné d'une table décorative avec deux roses sculptées.

Sur la façade postérieure, la tour demi-hors-œuvre abrite peut-être l'escalier. Le toit polygonal en ardoise est ouvert d'une lucarne à fronton en mitre à redan dans un style néogothique.

L'angle nord-ouest de la cour est occupée par une chapelle orientée nord-sud. La porte sur le pignon nord est en arc brisé à encadrement mouluré surmonté d'une croix. Le fronton est percé d'un oculus et doté d'une cloche. Une croix sculptée indique également la présence d'une chapelle dans les maçonneries côté cour.

Un hangar agricole avec piliers circulaires maçonnés est construit en bordure de route, au sud-ouest de la cour.

Murs calcaire pierre de taille enduit
Toit ardoise, tuile creuse
Étages 1 étage carré, en rez-de-chaussée
Couvertures toit polygonal
toit à longs pans croupe
Techniques sculpture
Représentations pilastre, fronton, cartouche, mitre, croix
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Notice extraite des Châteaux de la Gironde par RIbadieu, 1855.

    p. 595-596 :

    Entre Cantemerle et Giscours, au pied d'un coteau dont la croupe est couverte de beaux vignobles, on rencontre une maison de modeste apparence, ombragée par un bois de chênes et d'acacias. On y remarque une charmante chapelle ogivale, où se trouve un autel en bois d'un travail fort curieux.

    C'est là un des fiefs les plus anciens du pays, et l'un des crûs les plus estimés en Hollande. Parmi ceux à qui jadis appartint ce fief, l'on peut citer les seigneurs de La Ville et les d'Antiège, familles parlementaires du midi.

    Au milieu du XVIIe siècle, la Pelouze, que les Villeneuve reconnaissaient comme une seigneurie relevant directement de leur juridiction, passa des mains du sire d'Antiège, conseiller, secrétaire du roi en ses conseils, dans celles de M. Cambon.

    Au commencement de ce même siècle, l'ancienne famille Cambon, originaire du Languedoc, était venue s'établir à Bordeaux ; ses membres y obtinrent le titre de citoyen et occupèrent un rang distingué. La sépulture de la famille était située dans l'église des révérends pères Cordeliers de l'Observance.

    Du jour où les représentants de cette maison devinrent seigneurs de la Pelouze, la terre prit un accroissement considérable : en l'an 1700, les vastes possessions s'étendaient dans les paroisses de Macau, La Barde et Cantenac.

    Sous la Terreur, la Pelouze vit ses maîtres proscrits ou prisonniers ; mais, plus heureux que beaucoup d'autres, une fois la tourmente apaisée, ils purent renter dans une portion de leurs biens. Depuis deux cents ans, cette propriété se trouve ainsi dans la même famille.

    L'année dernière, par la mort de Mme Betgé Lagarde, née de Cambon, et l'une des femmes les plus vertueuses dont Bordeaux puisse s'honorer, la propriété est passée entre les mains de ses enfants.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Matrices cadastrales : Augmentations et diminutions, 1853-1890.

    Archives départementales de la Gironde : 3P
Documents figurés
  • Macau, plan n°9. Représentation du fief de la Pelouze, 18e siècle.

    Archives départementales de la Gironde : 2 Fi 517
Bibliographie
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1893 (6e édition).

  • GUILLON Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde. Bordeaux : Coderc, Dégréteau et Poujol, 1866-1869, tomes 1 à 4.

    t. 2, p. 73-74
  • RIBADIEU Henry. Les châteaux de Gironde : mœurs féodales, détails bibliographiques et traditions, légendes, notices archéologiques. Episodes de l´histoire de Bordeaux au Moyen Age et dans les derniers siècles - état actuel des domaines. Paris : Chez E. DENTU (Librairie), 1856.

    p. 595-596
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Communauté de communes Médoc-Estuaire - Grollimund Florian