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Château de Lamarque

Dossier IA33003577 réalisé en 2010

Fiche

  • Vue d'ensemble.
    Vue d'ensemble.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • cour
    • chai
    • cuvage
    • parc
Précision dénomination château viticole
Appellations château Lamarque
Parties constituantes non étudiées cour, chai, cuvage, parc
Dénominations château fort
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
Adresse Commune : Lamarque
Cadastre : 1826 A1 290, 291 ; 2009 AB 28

Le château de Lamarque semble établi au 11e siècle par le duc d´Aquitaine, bien que le nom de la seigneurie de Lamarque apparaisse pour la première fois dans les rôles gascons en 1277. La forteresse est élevée dans les marais des bords d'estuaire afin de contrôler cet axe stratégique. De cette époque datent probablement les soubassements et une partie de la chapelle. Au cours du 13e siècle, la seigneurie est en possession de Thalésie, dame de Lamarque et l´une des sœurs du seigneur de Blanquefort.

Le château actuel est construit par Pons de Castillon, chevalier, seigneur de Castillon, de la Marque et de Montendre, dans la seconde moitié du 14e siècle sur les restes de l´ancienne forteresse : élévation du donjon, du corps de logis et de l´échauguette. Prise et confisquée par les souverains anglais, la seigneurie est donnée entre 1422-1430 au fils du roi Henri IV de Lancastre, Humphrey de Lancastre, duc de Glouscester puis en 1446-1447 à la famille de Foix apparentée à celle des Lancastre. Lors de la conquête de la Guyenne par les Français, Jean de Foix, seigneur de Lautrec, et son épouse, Jeanne de Lescun, se retrouvent en possession des terres de Castillon et de la Marque. En 1516, Magdeleine de Lescun est qualifiée de "dame de Lamarque".

A la fin du 16e siècle, la seigneurie de Lamarque est achetée par Jacques II de Goyon-Matignon (1525-1597), comte de Thorigny, seigneur de Lesparre et maréchal de France depuis 1579. Ce dernier fait surhausser la chapelle ainsi que le corps de logis qui connaît lui-même une extension. Le portail d´entrée daterait également de cette époque.

En 1598, Jean-Louis de Nogaret de La Valette (1554-1642), duc d´Épernon, transforme à son tour le château : les fenêtres sont agrandies, les salles basses sont voutées, la tour carrée est construite et un escalier d´honneur est aménagé. A sa mort en 1642, son fils Bernard de Nogaret de La Valette d'Épernon (1592-1661) lui succède.

En 1674, le domaine de Lamarque (et celui de Beychevelle) revient entre les mains de la famille de Foix-Candale : Henri, duc de Randan (1640-1714), baron de Beychevelle et de Lamarque, héritier du duc d'Epernon.

Le "château de la Marque" est visible sur une carte de 1691, entouré de zones boisées. Le plan du fort du Médoc daté de 1707 souligne l´enceinte circulaire du château et l´allée plantée d´arbres qui mène au bourg. Le 11 septembre 1692, Jean-Pierre Dabadie, premier président de la seconde chambre des enquêtes au Parlement de Bordeaux depuis juillet 1680, achète les seigneuries de Beychevelle et de Lamarque.

En 1717, son neveu, Étienne-François de Brassier (1685-1740), conseiller au Parlement de Bordeaux, reprend le domaine ; une fenêtre surmontée d´une agrafe portant la date de 1722, précédée des initiales MLD/SBD/J, témoigne de travaux effectués alors. Son fils François-Armand (1723-1768), puis son autre fils, Étienne-François (1725-1787), dernier seigneur de Lamarque, lui succèdent. C’est grâce à ce dernier que nait réellement l’activité viticole au château ; les chais situés au nord de l’enceinte seraient datables de cette époque. Le domaine est indiqué sur une carte de 1759. Sur la carte de Belleyme, les vignes sont situées principalement à l’est et au sud du château. Delphine de Brassier hérite seule du domaine après le décès de son frère, jusqu’au pillage du château lors de la Révolution en 1793-1794.

Le château est ensuite vendu comme bien national en 1795 à Urbain Giard. Le 19 décembre 1825, le domaine est mis en vente par licitation au prix de 40 000 francs ; il est acquis par Antoine de Sauvage, maire d'Andernos et grand propriétaire landais. Selon l’acte de vente, le château de Lamarque "est en très bon état" ; il est composé de plusieurs chambres, de salons, d’une cuisine et d’une ancienne chapelle ainsi que de parcs à cochons et à bœufs, d’une écurie, d’un grand cuvier, d’un chai contenant 45 tonneaux, d’une importante allée d’entrée, d’un jardin et d’un grand vivier. Le domaine est de surcroît doté, outre du vignoble, de prairies, de terres labourables et de bois, situés également sur les communes d’Arcins et de Saint-Laurent, ainsi que de deux maisons, une dans la grande Rue du bourg et l’autre, avec deux chais, située au port. L’ensemble couvre près de 57 hectares dont 17 en vigne.

Sur le plan cadastral de 1826, le domaine mentionné "Au Château" est constitué, selon la matrice correspondante, de la maison avec cour (parcelle 290), d’un bâtiment rural (parcelle 291), d’un réservoir (parcelle 285) et d’un jardin (parcelle 288), l’ensemble entouré d’une longue allée, de prés et d’oseraies. La configuration de l’enceinte ne semble pas subir de transformations dans ce second quart du 19e siècle, comme le montre un plan des marais de Lamarque de 1838. Édouard Guillon écrit même en 1868 que M. de Sauvage "laissa (le château) s’abimer peu à peu et tourner du monument à la ruine".

A la suite d’un procès perdu contre des négociants en 1840, Antoine de Sauvage est contraint de se séparer du domaine, saisi par la Justice, "avec toutes ses appartenances et dépendances". D’après le cahier des charges du 5 août 1841, les bâtiments de l’enceinte sont composés : du logis principal au sud, d’une entrée principale suivie des logements des paysans à l’ouest, du chai, cuvier, tonnellerie, grange et remise au nord, et de l’écurie, fournière, volière et parc à cochons à l’est. Cet ensemble avec la cour couvre une superficie d’environ 5 000 m². Le vignoble, d’une superficie de moins de 15 hectares, a sensiblement baissé depuis 1825. Un dessin de la façade sud du château est réalisé à cette époque par Monsau, dessinateur pour la commission des Monuments historiques.

Finalement, l’ensemble de la propriété est cédé à Jacques Pons, comte de Fumel en 1841, chef de bataillon au 4e régiment de la garde royale, qui développe le vignoble. Selon le traité sur le vin de William Franck de 1845 et l'ouvrage de Cocks de 1850, le château produit entre 45 et 50 tonneaux. Dans l’édition de 1868, le vignoble couvre désormais 20 hectares avec une production de 50 à 60 tonneaux. Jacques Pons de Fumel restaure également le château. Selon les registres des augmentations/diminutions des matrices cadastrales, entre 1860 et 1876, des bâtiments sont agrandis et d’autres sont construits ; les logements à l’ouest de l’enceinte ont semble-t-il été dotés de tourelles, les bâtiments d’exploitation dont les chais agrandis et remaniés au nord et la poterne avec la terrasse également restaurées.

A la fin du 19e siècle, la production s’accroît d’avantage, selon les éditions de Cocks, pour atteindre 75 tonneaux. En 1901, Georgine de Fumel, la fille unique du comte, épouse son cousin le marquis Gilles Brunet d´Evry et fait aménager en 1902 des chambres à l’étage du logis. Leur fille, Marie-Louise, fonde ensuite avec son mari dans les années 1960 la société Gromand d´Evry. En 1963, les vignes sont replantées et les bâtiments d´exploitation reconstruits (ajout des cuves ciment). Dans les années 1980, un autre chai est bâti au nord-est.

Le château de Lamarque est encore aujourd’hui entre les mains de la même famille. Il couvre une superficie de 110 hectares dont 35 en vigne et produit prés de 160 tonneaux.

Période(s) Principale : 11e siècle , (?) , (détruit)
Principale : 13e siècle , (détruit)
Principale : 2e moitié 14e siècle
Secondaire : 4e quart 16e siècle
Secondaire : 1er quart 18e siècle
Secondaire : 2e moitié 18e siècle
Secondaire : 2e moitié 19e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Secondaire : 2e moitié 20e siècle
Secondaire : 4e quart 20e siècle
Dates 1722, porte la date
Auteur(s) Personnalité : Lancastre (de) Humphrey , dit(e) Duc de Gloucester,
Humphrey Lancastre (de) , dit(e) Duc de Gloucester
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Personnalité : Nogaret de La Valette (de), duc d'Epernon Jean-Louis,
Jean-Louis Nogaret de La Valette (de), duc d'Epernon (1554 - 1642)
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Personnalité : Foix-Candale (de) Henri,
Henri Foix-Candale (de) (1640 - 1714)
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Personnalité : Brassier (de) Etienne-François,
Etienne-François Brassier (de) (1685 - 1740)
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Personnalité : Brunet d´Evry Gilles, propriétaire, attribution par source

Le château de Lamarque est localisé au nord du bourg, sur le bord méridional d´un marais desséché traversé par la "jalle" du Cartillon. Il est entouré par un vaste parc arboré. L´entrée principale s´effectue par une longue allée bordée d’une double rangée d’arbres qui part de la rue principale du bourg. Le château est composé de l´ancienne forteresse construite en pierre de taille au sud et de l’ancienne basse-cour abritant les installations viticoles au nord ; l’ensemble forme un cercle irrégulier.

Au sud, la forteresse est constituée, d´ouest en est : d’une tour, du corps de logis, d´un donjon ornés de mâchicoulis et d’une chapelle. Celle-ci, éclairée par des vitraux, est divisée en deux parties : une chapelle haute de plain-pied avec le premier étage du château et d´une chapelle basse au niveau du sol composée d’une nef et d’une abside. La tour sud-ouest, à la base circulaire, se compose de deux étages octogonaux et abrite l'escalier d'honneur.

Le corps de logis présente sa façade principale au nord, ouvrant sur la cour : un escalier mène à la porte d’entrée encadrée de bossage et couronnée d´un fronton. Les baies sont en arc brisé. A l’ouest se trouve une terrasse. La façade sud, donnant sur l’allée, est ornée de créneaux et percée de baies en arc segmentaire : ces baies sont dotées de balcon avec garde-corps à balustres.

Le donjon circulaire est doté de contreforts en becs montant jusqu´aux mâchicoulis : il abrite une salle basse octogonale, recouverte d´une voûte d´arêtes, avec huit nervures en tore qui retombent sur les pilastres. Des corbeaux en pierre s´avancent au niveau des sommiers, un pan de la muraille est occupé par la porte et trois autres pans sont percés de meurtrières cruciformes.

A l´ouest de cet ensemble se trouve l´entrée monumentale, donnant sur la grande cour entourée d’un mur d’enceinte de 2 mètres d’épaisseur et bâti en moellons, matérialisée par une poterne voûtée en arc brisé, ornée du blason de la famille de Fumel et couronnée de mâchicoulis.

Les bâtiments qui entourent l’ancienne basse-cour sont composés de la salle de réception, de dégustation, des chais et cuviers. La salle de réception est située dans le prolongement nord de la poterne et à l’ouest de la cour : en rez-de-chaussée avec un comble à surcroît et bâtie en pierre de taille, elle est dotée de tourelles aux angles sud-ouest et nord-est, coiffées d’un toit en pavillon ; l’entrée de la tourelle sud-ouest s’effectue par un escalier droit. Dans le prolongement au nord se trouvent la salle de dégustation suivie du cuvier et du chai en rez-de-chaussée. Le cuvier est percé d’ouvertures en arc segmentaire. A l’intérieur, des cuves ciment sont recouvertes d’un habillage en bois. Les murs sont en moellons. Dans le prolongement et à l’est de la cour se trouvent d’autres chais et cuviers.

Murs calcaire pierre de taille
moyen appareil
moellon
Toit tuile creuse
Étages 2 étages carrés
Techniques sculpture
Représentations armoiries, couronne
Précision représentations

La poterne est ornée du blason de la famille de Fumel : D'or au trois fumets montant d'azur ; supporté par deux lions ; surmonté de la couronne du Comte.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler

Annexes

  • Documentation complémentaire : vente du château en 1825.

    AD Gironde. 3 U 2290. Vente par licitation du domaine de Lamarque. 19 décembre 1825.

    Ce domaine est situé en grande partie dans la commune de Lamarque et en petite partie dans celle d’Arcins et de Saint-Laurent. Le château de Lamarque est situé dans le bourg, il a son entrée au midi par un portail en fer à deux panneaux reposant sur deux piliers en pierre de taille. A côté de ce portail est une petite porte en bois pour la commodité du domaine. Au-devant et au-couchant du portail en fer est un mur de clôture qui se termine par de petits bâtiments.

    Le bâtiment situé au levant se compose de deux chambres à cheminées et d’un petit chai à la suite. Une de ses chambres a la sortie sur la grande rue du bourg.

    Le bâtiment situé au couchant se compose d’une petite chambre ayant également vue sur la grande rue du bourg et deux autres petites chambres dont une à cheminées.

    Au levant du portail d’entrée sont des entrées qui conduisent au château.

    Le château forme un corps de bâtisse flanqué de tours dans les deux extrémités au midi, levant et au couchant. La masse de ce corps de bâtiment a des formes irrégulières dans les façades avec une aile en retour d’équerre dans son extrémité vers le levant, ce qui facilite et termine un plan carré.

    Dans la partie nord et couchant du château est une terrasse pavée en pavés de Barsac. Elle est au niveau avec les appartements.

    On parvient dans l’intérieur du château par un portail en bois qui donne entrée dans la grande cour au nord du bâtiment. On monte sur la terrasse par un escalier en pierre.

    La principale entrée de ce château est située à l’aile en retour d’équerre dont il a été parlé en donnant dans la cour.

    Cette entrée communique à un grand escalier qui conduit aux appartements levés au-dessus du sol de la cour d’environ trente mètres, lequel forme le rez-de-chaussée ; au-dessous du sol un souterrain voûté en pierre formant deux grandes caves et trois caveaux en y descendant par un large escalier en pierre dure.

    On parvient dans les appartements par une montée du même escalier. Ils se composent d’un grand salon carrelé avec une cheminée en marbre, un buffet et une cuisine au midi avec balcon ayant une rampe en fer. Cette pièce est laissée (?) dans ses quatre faces. Elle communique à une chambre carrelée servant de dépêche et à une cuisine dans laquelle est un grand fourneau. A la suite de cette cuisine est une petite souillarde avec évier et un buffet. A coté se trouve une autre petite pièce à laquelle on parvient en montant quelques marches en pierre. Enfin une autre petite chambre de domestique sans cheminée. Cette pièce ainsi que la souillarde sont éclaircies par la terrasse.

    Au premier palier de l’escalier à gauche se trouve une porte communiquant à une autre grande pièce voûtée qui servait jadis de chapelle.

    La montée de l’escalier qui conduit au premier étage est également voûtée.

    Le premier étage se compose d’une grande chambre à cheminée située au-dessus du salon déjà désigné plafonnée et planchayée. Au couchant de cette chambre sont des petites chambres au levant et en descendant quelques marches on trouve une chambre à coucher ayant une cheminée en marbre. Cette pièce est éclaircie par deux croisées ; elle est carrelée et plafonnée. A côté est une petite chambre avec cheminée.

    Au-dessus de la chapelle sont deux petites chambres carrelées ayant cheminées en marbre.

    Le dernier palier de l’escalier est bien vaste. Il est bordé par deux balustrades en bois.

    Au-dessus de la façade au midi il y a une petite galerie entre deux pavillons couverts en ardoise et soutenus par des petits piliers en bois.

    Ce château est de construction ancienne. Il est en très bon état.

    Au nord du château est la grande cour au levant, nord et couchant dont plusieurs chambres servant de logements aux paysans. Trois parcs à cochons avec fourmière, deux parcs à bœufs avec les crèches, une écurie avec deux ateliers, un grand cuvier, un chai pouvant contenir en sol quarante cinq tonneaux de vin et enfin un chai à bois.

    Dans la dite cour se trouve un puits. Tous les bâtiments dont il a été parlé sont construits en pierre de taille et moellons recouverts en tuiles creuses, en tuiles plates et petite partie en ardoise. Ils sont de la contenance comprenant la cour de 50 ares 60 centiares.

    -Vaisseaux vinaires

    Les vaisseaux vinaires se composent des objets ( ?) dont partie sont assez en mauvais état.

    Deux cuves ayant cheminée six cerclées en fer et contenant ensemble 28 tonneaux.

    7 cuves cerclées en bois et contenant ensemble 34 tonneaux, une met, deux pressoirs avec leur vis en bois, trois gargouilles, quatre compostes, six douils dans 12 bastes, une canne, quatre entonnoirs, deux échelles, douze barriques pour le breuvage ; outils aratoires.

    -Outils aratoires

    Les outils aratoires se composent de deux charrettes ayant leurs roues ferrées, d’un tombereau, de deux courbes, de deux cabats avec leur garniture, de deux jaux ( ?) garnis.

    Deux paires de bœufs font également partis du domaine.

    […].

    -Pièces de fonds dans Lamarque

    1. Une avenue qui conduit du portail en fer au château. Cette avenue est composée de trois allées divisées en deux rangs de tilleuls et en deux rangs d’acacias (…) : 1 hectare 42 ares.

    2. Une pièce de terre en nature du jardin potager attenant au château dans lequel on entre par un grand portail du côté du levant et sur un pont traversant le vivier, ce jardin est divisé en deux parties par une grande allée devant au couchant et par plusieurs carreaux garnis d’arbres fruitiers (…) : 55 ares 48 centiares.

    3. Une pièce de terre labourable attenante au dit jardin (…) : 8 ares 77 centiares

    4. Une pièce de terre en nature de verger (…) : 14 ares 83 centiares

    5. Une pièce d’oseraie (…) : 26 ares et 60 centiares

    6. Une pièce d’oseraie (…) : 6 ares 83 centiares

    7. Une petite pièce de terre complantées en acacias (…) : 6 ares 82 centiares

    8. Un grand vivier qui entoure la pièce ci-avant (…) : 51 ares 56 centiares

    9. Une petite pièce d’aubarède appartenant au vivier (…) : 22 ares 77 centiares

    10. Une pièce de prairie (…) : 2 hectares 9 ares 47 centiares

    11. Une pièce de terre (…) : 52 ares 19 centiares

    12. Une pièce de pâturage (…) : 69 ares 82 centiares

    13 . Une pièce de terre labourable (…) : 34 ares 31 centiares

    14. Une petite pièce d’oseraie (…) : 13 ares 75 centiares

    15. Une pièce d’oseraie (…) : 56 ares 68 centiares

    16. Une grande pièce d’aubarède (...) : 8 hectares 81 ares 2 centiares

    17. Une pièce de terre en nature d’oseraie de pâturage et d’aubarède (…) : 6 ares et 88 centiares

    18. Une pièce de terre en oseraie (…) : 1hectare 9 ares 6 centiares

    19. Une pièce de pâturage (…) : 85 ares 42 centiares

    20. Une pièce de terre complantée en arbres de bouleau (…) : 21 ares et 6 centiares

    21. Une petite pièce de terre labourable située dans la dite-commune de Lamarque (…) : 4 ares quatre 24 centiares

    22. Une petite pièce de terre en nature de jardin tenant à la précédente confrontant du levant au chemin qui conduit du bourg de Lamarque à Arcins (…)

    23. Une petite pièce de terre complantée en vignes au lieu appelé à Malescasse (…) : 18 ares 9 centiares

    24. Une pièce de terre complantée en vigne tenant à la précédente située au même lieu de Malescasse (…) : 39 ares 37 centiares

    25. Une autre pièce de terre complantée en vigne située au même lieu et tenant à la précédente (…) : 10 ares 38 centiares

    26. Une pièce de terre complantée en vigne située au même lieu (…) : 68 ares 8 centiares

    27. Une autre pièce de vigne tenant au précédent au lieu-dit appelé A la Cabanne ou Le grand traversier (…) : 8 ares 8 centiares

    28. Une pièce de vigne appelée Les Graves (…) : 3 hectares 35 ares 48 centiares

    29. Une petite courrège de vigne au même lieu appelé à Malescasse (…) : 5 ares 45 centiares

    30. Une pièce de terre complantée en vigne appelé le petit traversier (…) : 52 ares 46 centiares

    31. Une autre pièce de terre complantée en vigne située au même lieu appelé Malescasse (…) : 22 ares 20 centiares

    32. Une autre pièce de terre complantée en vigne située au même lieu appelé Gémillan (…) : 13 ares

    33. Une pièce de terre complantée en vignes située au même lieu (…) : 6 ares 65 centiares

    34. Une autre pièce de vigne située au même lieu (…) : 3 ares 24 centiares

    35. Une autre pièce de terre complantée en vigne appelée à Geti ( ?) Bahura (…) : 1 hectare 41 ares 25 centiares

    36. Une autre pièce de terre complantée en vigne située au même lieu appelé Le grand Bahura (…) : 1 hectare 41 ares 38 centiares

    37. Une autre pièce de terre complantée en vigne située au même lieu appelé Le grand Bahura (…) : 4 hectares 9 ares 5 centiares

    38. Une pièce de terre en nature de prairie appelé l’Estoy au moulin (?) (…) : 38 ares 25 centiares

    39. Une allée en nature de pâturage garnis d’arbres aubiers de chaque côté conduisant à une pièce de prairie ci-après désigné (…) : 8 ares 80 centiares

    40. Une pièce de prairie appelé au Barail neuf (…) : 1 hectare 83 ares 80 quinze centiares

    41. Une pièce de terre appelée Jardin ( ?) la Garenne (…) : 4 hectares 42 ares 22 centiares

    42. Une pièce de terre en nature de prairie appelé le Pré du Moulin (…) : 8 hectares 54 ares 42 centiares

    43. Une autre pièce de terre en nature de pâturage situé au port de Lamarque (…) : 40 ares 91 centiares

    44. Une pièce de bois située commune d’Arcins (…) : 6 ares 16 centiares

    45. Une autre pièce pièce de bois située dans la commune de Saint-Laurent arrondissement de Lesparre (…) : 11 hectares 27 ares 48 centiares

    Total de la contenance du domaine de Lamarque : 57 hectares 13 ares 24 centiares dont 17 hectares 17 ares 83 centiares environ en vignes.

  • Documentation complémentaire : vente du château en 1841

    AD Gironde. 3 U 2361. Vente sur saisie immobilière du domaine de Lamarque avec toutes ses appartenances et dépendances. 5 août 1841.

    Désignation des immeubles saisis.

    Immeuble dans la commune de Lamarque

    Un grands corps de bâtiment servant de logement de Maitre ou ancien château connu sous le nom de château de Lamarque et auquel sont joints de vastes bâtiments de servitude qui seront ci-après désignés.

    Le côté principal de château situé au midi, en face de l’avenue formant la principale entrée du domaine, est flanquée de deux tours très hautes, d’une très ancienne et solide construction qui se lient avec les murs en façade aux côtés est et ouest.

    La partie en façade au midi située entre les deux tours est percée à hauteur du premier étage de deux baies de fenêtres, la plus grande à issue sur un balcon supporté par trois consoles en pierre avec garde-corps en fer, à claires-voies, à hauteur d’appui, elles sont toutes les deux fermées de leurs croisées vitrées à deux battants.

    Le deuxième étage est percé de deux baies de fenêtres à l’aplomb des précédentes, garnies de banquettes en fer, à claires-voies et fermées de deux croisées vitrées à deux ventaux.

    Au-dessus du deuxième étage il existe une petite terrasse ou galerie en saillie du mur de façade, d’environ un mètre et joignant les deux tours ; cette terrasse est supportée par des consoles en pierre avec garde-corps à hauteur d’appui. Un tiers environ est en ruines.

    Une porte fermant à un ventail en bois située à l’aplomb des ouvertures précédentes, à issue sur cette galerie, ainsi qu’une seconde communiquant à a grosse tour et une troisième communiquant à la petite tour située à l’ouest ; ces deux dernières portes sont petites et pourvues chacune de leur fermeture en bois. Le mur de façade dans cette partie ainsi que dans celles qui seront ci-après décrites, s’élève à la hauteur des tours et masque entièrement la toiture. La petite tour située à l’ouest parait être de forme octogonale ou à huit pans. Le bas de la partie en saillie située au midi à partir du cordon jusqu’au sol est de forme circulaire : cette même partie du midi est percée un peu au-dessus du cordon d’une petite ouverture carrée et dans le haut, près du sommet, d’une baie de fenêtre fermée d’une croisée avec volet à un ventail. Le côté nord de cette même tour est percé à la même hauteur d’une semblable ouverture de fenêtre fermée d’une croisée à un ventail. La galerie formant le couronnement de la tour est un peu en saillie et supportée dans tout son pourtour par des consoles en pierre semblables à celles déjà mentionnées. La partie du bâtiment ou château qui se prolonge au-delà de la tour vers l’ouest est beaucoup moins élevée ; elle est couronnée de ce côté (midi) ainsi qu’au couchant, par une galerie en pierre vêtue d’une tablette et ornée de balustres en pierre d’une forme antique. Des gouttières en pierre sont établies à chacun de ces deux côtés pour l’égout des eaux pluviales. Le dit côté du couchant est percé de deux ouvertures de fenêtres, à hauteur du premier étage, fermées de croisées et contrevents à deux ventaux.

    La grosse tour formant l’angle sud-est du château est de forme circulaire. Toute la partie saillante est consolidée par des contreforts en pierre de taille d’environ soixante-quinze centimètres ; elle est percée du côté du midi de deux baies de fenêtre fermées de leurs croisées et contrevents à deux ventaux ; l’une à hauteur de deuxième étage environ, l’autre au-dessus près la galerie qui en forme le couronnement. Le côté est également percé de deux baies de fenêtre de même dimensions, fermées de leurs croisées vitrées et contrevents en bois à deux ventaux ; l’une au deuxième étage, l’autre au-dessus. Le dit côté levant de la grosse tour en joint une autre de petite dimension de forme carrée. L’intervalle entre les deux est lié par un arceau situé à hauteur du deuxième étage lequel parait couvert en ardoise. Le dit arceau est percé d’un petit jour carré, plusieurs autres petits jours sont pratiqués de ce côté dans le mur de la grosse tour qui est encore dans cette partie consolidée par des contreforts en maçonnerie. La galerie en pierre formant le couronnement de la dite tour est également en saillie et supportée dans tout le pourtour en façade arrondie et au levant par de petites consoles en pierre semblables à celles désignées plus haut.

    Plusieurs gouttières en pierre et plomb existent à cette hauteur pour l’égout des eaux pluviales. Au-dessus de la dite grosse tour on aperçoit deux petits dômes en pierre et un peu en arrière plusieurs têtes ou conduits de cheminées. La partie du château située vers le nord du côté de la cour forme plusieurs angles rentrants et saillants dans sa construction dont une partie à issue sur une terrasse édifiée sur le même alignement que le corps principal ; lequel est percé au rez-de-chaussée d’une grande baie de porte à encadrement en pierre de bossage décorée d’un fronton triangulaire avec ornements sculptés. La porte se ferme à deux ventaux en bois, le seuil en est élevé de deux degrés au-dessus du sol. Cette partie de façade est consolidée à ses angles par deux contreforts en pierre s’élevant jusqu’au premier étage.

    Le premier étage est percé de deux baies de fenêtres pourvues chacune de leurs croisées vitrées et contrevents en bois à deux ventaux. Un cordon en saillie sépare les ouvertures du premier étage de celles du second.

    Le deuxième étage est percé de deux ouvertures de fenêtres fermées également de leurs croisées et couvertures en bois à deux ventaux.

    Le mur de façade est couronné par la galerie en pierre uniforme qui règne tout autour du bâtiment et se lie avec celle des tours désignée plus haut. La partie du bâtiment en recul de la précédente d’environ cinq mètres est percée de deux baies de fenêtres, l’une au premier étage, l’autre au second et toutes les deux pourvues de leurs fermetures de croisées et contrevents en bois à deux ventaux. Dans le bas de cette partie et près du sol, il existe une petite ouverture grillée en fer dite soupirail, éclairant les caves ou souterrains du château. La partie suivante formant l’angle nord-est du château et ayant l’apparence d’une petite tour carrée, est percée à la hauteur du deuxième étage d’une ouverture de fenêtre vers le nord fermée de contrevents à deux ventaux. Cette même partie du bâtiment est également consolidée vers le nord par deux contreforts en maçonnerie qui s’élèvent jusqu’à la hauteur du premier étage. La partie gauche du bâtiment est occupée par une terrasse revêtue en dalottes (?) à laquelle on parvient par un petit escalier en pierre ayant issue sur la grande cour qui sera désignée ci-après : cette terrasse parait voûtée : une grande baie de porte de niveau au sol y communique de la cour ; elle est pourvue au nord et au couchant d’une galerie en pierre à hauteur d’appui.

    Le côté du bâtiment ayant issue sur cette terrasse vers l’ouest est percé à cette hauteur d’un grand arceau de porte fermant à deux ventaux en bois avec imposte au-dessus fermé d'un châssis vitré. Le premier étage est percé d’une baie de fenêtre à l’aplomb de la porte précédente fermée de sa croisée en bois à deux ventaux. Au-dessus est une croisée feinte entièrement murée. La porte suivante du bâtiment faisant face au nord sur la terrasse est élevée partie d’un rez-de-chaussée et partie d’un premier et second étage.

    Le rez-de-chaussée est percé d’une baie de porte et deux baies de fenêtre. La porte se ferme à deux ventaux vitrés, la fenêtre à gauche a deux ventaux vitrés et celle de droite de forme cintrée se ferme à un ventail en bois. La partie du bâtiment élevé d’un premier et second étage au-dessus du sol de la terrasse est percée d’une baie de fenêtres à chaque étage, lesquelles sont fermées de contrevents à deux ventaux. Le mur de la façade est couronné dans les différents côtés qui se relient avec la tour située à l’ouest et ci-dessus désignée par la galerie en pierre qui masque la toiture de toute part.

    La partie élevée d’un rez-de-chaussée ayant issue sur la terrasse est couronnée au nord, couchant et partie ( ?) par une galerie en pierre revêtue d’une tablette et ornée de balustres en pierre d’une forme antique. Plusieurs gouttières en pierre existent à cette hauteur pour l’égout des eaux pluviales. L’ensemble du dit château et terrasse occupe une superficie approximative de six cent trente mètres carrés. Il confronte du midi à l’avenue servant d’entrée principale au domaine et aux pièces ci-après désignées aux articles trente six et trente sept du levant à la dite pièce de l’article trente cinq ; du nord à la cour et bâtiment désignés ci-après article deuxième ; et du couchant à un emplacement servant de passage désigné ci-après article trente-septième.

    Article deux :

    Un grand corps de bâtiment, des servitudes avec cour au milieu, contigu et au nord du château désigné précédemment, comprenant le chai, le cuvier, la grange à foin, l’écurie et la remise ; les chambres de paysans ou valets, fourmières, volières, le tout bâti en pierre de taille, maçonnerie de moellon, et couvert en tuiles creuses et occupant une superficie d’environ 2 525 mètres carrés non compris la cour qui a une étendue d’environ 2515 mètres carrés. La partie du bâtiment occupée par les chambres des paysans fait face au levant sur la cour et présente quatre ouvertures de portes fermant chacune à un ventail en bois, et cinq ouvertures de fenêtres pourvues chacune de leurs croisées et contrevents en bois à un ventail. Au-dessus de la toiture qui a son égout au levant, il existe quatre conduits de cheminées. La partie suivante du bâtiment faisant face au midi sur la cour, comprenant la tonnellerie, la grange et la remise, est percée de six baies de portes de différentes grandeurs, dont cinq se fermant à deux ventaux en bois, la sixième à un seul ventail de six ouvertures de fenêtres de différentes grandeurs au rez-de-chaussée et de quatre autres plus petites à hauteur du premier. Toutes ces ouvertures sont pourvues de leurs fermetures en bois.

    La partie des dits bâtiments formant le côté est a ses ouvertures au couchant et comprend deux chambres de valets ; fourmière, écurie, volière et parc à cochons ; et présente cinq ouvertures de portes comprises celles des volières ; plus trois autres petites portes pour les parcs à cochons : toutes ces ouvertures sont pourvues de leurs fermetures en bois à un ventail ; le dit côté est en outre percé de cinq ouvertures de fenêtres de diverses grandeurs et pourvues également de leurs fermetures en bois à un ventail. Au-dessus de la toiture de la fourmière on aperçoit trois conduits de cheminées construits en briques. La suite du bâtiment en saillie du précédent, d’environ trois mètres, servant de logement pour les valets, est percé de deux baies de portes et deux baies de fenêtres ; ces dernières ouvertures sont également pourvues de leurs fermetures en bois à un ventail ; et au levant d’une ouverture de fenêtre : au-dessus de la toiture on aperçoit deux conduits de cheminées.

    Le côté du dit bâtiment situé au nord, paraissant dépendre des chais et cuviers et écuries à bœufs, est percé, savoir : le chai neuf d’une baie de porte et deux petites fenêtres grillées en fer et le grand chai à la suite est un peu en recul de dix petites fenêtres grillées de barres de fer, et intérieurement d’un volet en bois. Le parc à bœufs est aussi percé de ce même côté nord, d’une baie de porte fermant à un ventail en bois. La partie du bâtiment occupée par le grand chai est percée au couchant d’une baie de porte fermant à deux ventaux en bois. La grande cour dont il a été parlé plus haut est fermée à son entrée située à l’ange sud-ouest par un portail consistant en deux piles en pierre de taille ornées de corniches. La porte se ferme à deux ventaux en bois dans l’un desquels est pratiquée une petite porte guichetière. Au milieu de la dite cour est un puits de forme circulaire bâti en pierre et muni de sa poulie supportée par trois barres en fer. La cour ensemble les bâtiments de servitudes confrontent au nord aux pièces ci-après désignées aux articles dix-neuf, vingt et trente-quatrième (…).

    Article troisième :

    1. Une pièce de terre en nature de jardin potager et fruitier entouré d’un fossé (…) : 34 ares et 80 centiares.

    2. Une pièce de terre en nature de pré bordée vers le nord d’une allée de muriers (…) : 59 ares 90 centiares.

    3. Une pièce d’eau ayant servi précédemment d’ancien réservoir pour le poisson, mais présentement négligée et presque à sec (…) : 14 ares 95 centiares.

    4. Une autre pièce d’eau ayant précédemment servi de réservoir pour le poisson (…) : 14 ares 80 centiares.

    5. Une pièce de terre complantée de jeunes muriers (…) : 22 ares 70 centiares

    6. Une pièce de terre labourable (…) : 13 ares 35 centiares

    7. Une grande pièce de terre complantée de jeunes muriers hautes tiges en quinconces (…) : 1 hectare 2 ares 5 centiares.

    8. Une pièce de terre en nature de bois d’acacias contigüe à la précédente (…) : 20 ares 60 centiares

    9. Une pièce de terre labourable plantée de quelques petits acacias contigüe à la précédente (…) : 11 ares 80 centiares

    10. Une pièce de terre complantée pépinières de jeunes arbres (…) : 39 ares 95 centiares.

    11. Une pièce de terre complantée de jeunes plans de vigne, attenante à la précédente (…) : 11 ares 10 centiares.

    12. Une pièce de terre complantée de jeunes plans de muriers contigüe à la précédente (…) : 6 ares 85 centiares

    13. Une grande avenue de peupliers s’étendant depuis le château jusqu’au ruisseau, formant la limite du domaine (…) : 15 ares 90 centiares

    14. Une pièce de terre en nature de pacage contigüe à la précédente allée : 58 ares 60 centiares

    15. Une pièce de terre labourable contigüe à la précédente (…) : 87 ares 90 centiares

    16. Une grande pièce de terre en nature d’aubarède contigüe à la précédente (…) : 3 hectares 87 ares 50 centiares

    17. Une pièce de terre complantée de jeunes plans de muriers (…) : 50 ares 90 centiares

    18. Une pièce de terre labourable contigüe à la précédente (…) : 47 ares 65 centiares

    19. Une petite pièce de terre complantée de jeunes arbres, essence peupliers au même lieu (…) : 8 ares

    20. Une pièce de terre labourable contigüe à la précédente (…) : 1 hectare 92 ares

    21. Une pièce de terre en nature d’oseraie et pacquage contigüe et au midi de la précédente (…) : 14 ares 85 centiares

    22. Une autre petite pièce de terre en nature d’aubarède longeant le ruisseau (…) : 5 ares 80 centiares

    23. Une pièce de terre labourable contigüe au midi de la précédente (…) : 27 ares 30 centiares

    24. Une pièce de terre en nature de pacage contigüe et au midi de la précédente (…) : 94 ares 60 centiares

    25. Une pièce de terre en nature d’oseraie contigüe et au midi de la précédente (…) : 17 ares 70 centiares

    26. Une pièce de terre en nature d’oseraie contigüe et au midi de la précédente (…) : 18 ares 50 centiares

    27. Une pièce de terre en nature de pré (…) : 97 ares 25 centiares

    28. Une pièce de terre en nature d’aubarède contigüe et au couchant de la précédente (…) : 1 hectare 53 ares 70 centiares

    29. Une pièce de terre complantée d’oseraie contigüe et au couchant de la précédente (…) : 12 ares 75 centiares

    30. Une pièce de terre en nature de pré contigüe et au nord de la précédente (…) : 7 ares 30 centiares

    31. Une pièce de terre labourable contigüe aux pièces précédentes (…) : 32 ares 75 centiares

    32. Une pièce de terre complantée d’acacias contigüe et au couchant de la précédente (…) : 32 ares 20 centiares

    33. Une petite pièce de terre labourable contigüe et au midi de la précédente (…) : 2 ares 25 centiares

    34. Une pièce de terre complantée de jeunes muriers ou pépinière (…) : 1 hectare 4 ares 10 centiares

    35. Un emplacement servant de passage situé au couchant du château (…) : 9 ares 10 centiares

    36. Une pièce de terre complantée en acacias parmi lesquels se trouvent quelques tilleuls (…) : 18 ares 65 centiares

    37. Une grande avenue ou allée servant d’entrée principale du château : elle est limitée en grande partie sur ses côtés de fossés et bordée de jeunes arbres, essence, muriers ; elle est fermée à son entrée au midi vers la grande rue du bourg de Lamarque par un portail qui se lie avec deux petites maisons basses qui seront désignées ci-après. Ce portail consiste en deux fortes piles en pierre de taille ornées de corniches et chapiteaux avec porte ou grille en fer à deux battants, une petite porte simple à un ventail en bois est pratiquée à gauche, dans la partie du mur qui la relie à l’une des petites maisons dont il a été parlé (…) : 50 ares 50 centiares

    38. Une pièce de terre complantée de jeunes arbres (muriers hautes tiges) en quinconces (…) : 2 hectares 70 centiares

    39. Une grande pièce de terre en nature de pré au levant de la grande avenue du château, bordée de fossés (…) : 1 hectare 49 ares 50 centiares

    40. Une petite pièce de terre complantée en acacias longeant la grande avenue du château (…) : 7 ares 15 centiares

    41. Une autre petite pièce de terre complantée en acacias longeant la grande avenue (…) : 6 ares

    42. Une petite pièce de terre en nature de jardin potager fermée d’une haie sèche (…) : 3 ares 90 centiares

    43. Une petite maison basse ou échoppe contigüe et au levant du portail servant d’entrée au domaine, ayant la façade au midi sur une petite place commune (…). Elle est bâtie en pierre de taille et de moellons et couverte en tuiles creuses, écoulant ses eaux au nord et midi (…).

    44. Une autre maison basse ou échoppe semblable et parallèle à la précédente (…).

    45. Une pièce terre complantée en vigne basse, lieu-dit au Moulin à vent, près le bourg de Lamarque (…) : 45 ares 25 centiares

    46. Une pièce de terre complantée de vignes basses, lieu-dit au Moulin à vent, près le bourg de Lamarque (…) : 10 ares 55 centiares

    47. Une pièce de terre complantée de vignes basses, lieu-dit aux Graves, près le Moulin à vent (…) : 3 hectares, 21 ares 60 centiares

    48. Une pièce de terre complantée de vignes basses, lieu-dit aux Graves prés le Moulin à vent (…) : 1 hectare 55 ares 75 centiares

    49. Une pièce de terre complantée en vignes basses lieu-dit Malescasse, près le Moulin à vent (…) à : 4 ares 75 centiares

    50. Une pièce de terre complantée en vignes basses, lieu-dit là Gémillan, près celui des Graves (…) : 14 ares 20 centiares

    51. Une petite pièce de terre complantée en vignes basses, lieu-dit Gémillan, près la pièce précédente (…) : 13 ares 75 centiares

    52. Une pièce de terre complantée en vignes (…) : 5 ares 40 centiares

    53. Une pièce de terre en vignes basses, lieu-dit à Gémillan (…) : 3 ares

    54. Une pièce de terre complantée en vignes basses lieu-dit à Gémillan (…) : 14 ares 25 centiares

    55. Une pièce de terre complantée en vignes basses lieu dit Gémillan (…) : 3 ares 5 centiares

    56. Une pièce de terre complantée en vignes basses lieu-dit Malescas près Gémillan (…) : 20 ares 20 centiares

    57. Une pièce de terre complantée en vignes basses lieu-dit Lassebaude (…) : 8 ares 80 centiares

    58. Une pièce de terre complantée en vignes (…) : 8 ares 80 centiares

    59. Une pièce de terre complantée en vignes basses, lieu-dit aux Graves (…) : 3 ares Une pièce de terre complantée de vignes basses lieu-dit à Gemillan (…) : 3 ares 40 centiares

    60. Une pièce de terre complantée de vignes basses au Bahura (…) : 1 hectare 35 ares

    61. Une pièce de terre complantée de vignes basses au Bahura (…) : 1 hectare 47 centiares 55 centiares

    62. Une autre grande pièce de vigne basse au même lieu-dit Bahura (…) : 4 hectares 9 ares 70 centiares

    63. Une autre petite pièce de vigne basse au même lieu de Bahura (…) : 7 ares 15 centiares

    64. Une pièce de terre complantée en vignes basses au lieu-dit Bahura (…) : 5 ares 60 centiares

    65. Une pièce de terre complantée en vignes basses même lieu du Bahura (…) : 4 ares 75 centiares

    66. Une pièce de vignes basses même lieu du Bahura (…) : 3 ares 20 centiares

    67. Une pièce de terre en nature de pré dit Le Pré neuf clôturée de fossés (…) : 1 hectare 57 ares 20 centiares

    68. Une liste de terrain ou pacquage servant de chemin, dite carrière, pour parvenir au pré précédent -…) : 9 ares 20 centiares

    69. Une pièce de terre en nature de pré, lieu-dit Port de Lamarque, limitée par des fossés et haies et par le chenal qui se jette dans la Gironde (..) : 3 hectares 7 ares 10 centiares

    70. Un corps de bâtiment situé au même lieu dit le Port de Lamarque (…).

    71. Une pièce de terre en nature de jardin potager et vignes en jouales, situe au lieu-dit le Port (…) : 12 ares 60 centiares

    72. Une petite pièce de terre labourable contigüe et au levant du jardin précédent désigné et au même lieu-dit du Port de Lamarque (…) : 7 ares 45 centiares

    Plus immeubles dans les communes de Cussac et d’Arcins.

  • Extrait de La Guienne militaire, Léo Drouyn, 1865

    DROUYN, Léo. La Guienne militaire. 1865, t.2, p. 343-346

    "Le château de Lamarque, dont le plan d´ensemble est fort irrégulier, est situé au nord du bourg de Lamarque, sur le bord méridional d´un marais desséché, traversé par une jalle qui se jette dans la Gironde, en face de Blaye ; il se compose de deux parties : le château proprement dit, et une vaste basse-cour au nord. Toutes les deux étaient autrefois entourées de fossés, dont il ne reste que de faibles traces, si ce n´est à l´ouest, où il en existe encore une portion. Les murs qui entourent la basse-cour sont épais de deux mètres, et bâtis, surtout dans leur soubassement au sud-est en petits moellons carrés, ce qui me donne à penser qu´ils sont au moins du 11e siècle. Ils ont été remaniés et restaurés à plusieurs époques. Dans l´angle nord-est de cette basse-cour existait une échauguette, démolie depuis peu d´années. Il est probable que l´angle nord-ouest était protégé de la même manière, peut-être aussi par une tour. La porte devait être comme aujourd’hui.

    Dans le château proprement dit, il ne reste plus de la construction primitive que les soubassements du mur extérieur du sud-est. Plus tard, dans le 12e siècle, des travaux furent exécutés, il ne reste de ces derniers que la chapelle, dont la base, du côté méridional, est construite de la même façon que le mur d´enceinte, en petit appareil carré ; il est donc probable que primitivement le mur d´enceinte, partant de l´abside de la chapelle, se dirigeait en ligne droite, traversant, en diagonale, la partie couverte par les constructions actuelles. Au 14e siècle, on construisit le donjon circulaire et le bâtiment adjacent, muni, à l´angle extérieur, d´une tour massive en rez-de-chaussée, et l´on réunit ce bâtiment aux décences de la porte. Au 17e siècle, le duc d´Epernon, sans aucun doute, fit faire de nombreuses réparations. Il agrandit les fenêtres, y fit mettre des balcons, fit construire la tour carrée qui sert de cage à un grand escalier, voûter les salles basses, etc. Enfin, M. le comte de Fumel en a fait une confortable habitation.

    On conçoit qu´à la suite de ces diverses retouches, le caractère primitif a dû être singulièrement modifié, et qu´il est difficile, surtout à l´intérieur, sous le plâtre, les peintures, les boiseries, les plafonds et les tapisseries, de reconnaître l´âge des différents murs ; aussi, me contenterai-je de décrire les parties encore intactes de l´ancienne forteresse, c'est-à-dire la chapelle, le donjon et le bâtiment.

    Avant la construction de l´escalier, la façade de la chapelle était dégagée, ainsi que le mur formant la façade intérieure du château construit au 14e siècle. Le côté méridional de cette chapelle repose sur les murs bâtis en petit appareil. Elle est divisée en chapelle basse au niveau du sol du rez-de-chaussée et en chapelle haute de plain-pied avec le premier étage du château. Toutes deux ont des voûtes à clé, excepté la voûte du sanctuaire de la chapelle haute, qui est en cul-de-four et me parait romane. On entrait autrefois dans la chapelle basse, qui devait servir aux gens de l´extérieur, par une très petite porte placée à côté de la porte actuelle, mais à un niveau bien inférieur. Elle était éclairée par une fenêtre ouverte au nord et qui a été élargie plus tard. Des massifs de maçonnerie empêchent de voir, et par conséquent de mesurer le sanctuaire. La nef unique de la chapelle supérieure est éclairée par une fenêtre, qu´on a aussi élargie, et son sanctuaire l´est par des petites fenêtres en plein-cintre qui prennent leur jour au-dessus du mur d´enceinte ; il y en avait peut-être une troisième au nord de ce sanctuaire, mais il n´en existe plus de traces. M. le vicomte de Fumel, élève de M. de Couture, le célèbre auteur de l´Orgie romaine, et dont le talent pourrait être envié par biens des artistes, a décoré cette chapelle en style du Moyen Âge, et en a fait ainsi un charmant sanctuaire. On y entre maintenant par une grande porte moderne, à l´ouest, donnant sur le premier étage du grand escalier ; mais comme elle a sans doute été toujours destinée aux seigneurs seulement, on y entrait autrefois par une petite porte, à laquelle on arrivait par un couloir étroit, à l´une des extrémités duquel est une porte ogivale venant du premier étage des appartements ; on y descendait aussi par un escalier à vis, dans lequel, et, à une hauteur de 2 mètres environ, on trouve une autre petite porte communiquant avec le premier étage du donjon, dont le sol était beaucoup plus élevé que celui du premier étage du château. Le seuil des portes est bien élevé que le sol de la chapelle et que celui des appartements actuels, ce qui prouve que le sol a été considérablement abaissé lors des réparations du 17e siècle. Ce changement de niveau a permis alors de faire un château à deux étages, lorsque primitivement il n´en avait probablement qu´un. Je crois aussi que le sol actuel du rez-de-chaussée est plus haut que le sol primitif.

    On entrait dans le château, reconstruit au 14e siècle, par une grande porte ogivale encadrée de tores et de moulures, et précédée, sans aucun doute, d´un fossé et d´un pont levis. Elle était ouverte, au nord, du côté de la cour, à l´extrémité occidentale du rez-de-chaussée, qui, comme presque toutes les salles basses du château de cette époque, servait de magasin et de cuisine ; de là, on arrivait, en traversant plusieurs gros murs de refends, jusqu´à une antichambre, étroite, où l´on trouvait d´abord une petite porte ogivale, où nous reviendrons dans un moment, et une porte également ogivale, mais plus large, donnant entrée dans le rez-de-chaussée du donjon, où l´on descend par quelques marches, ce qui est une preuve de l´exhaussement du sol du rez-de-chaussée du château. Dans la paroi du côté gauche du couloir de cette porte, on trouve une petite armoire carrée. Cette salle basse est octogone et recouverte d´une voûte d´arêtes, dont les huit nervures, formées d´un tore portant une petite baguette carrée, retombent sur des pilastres prismatiques remplissant les angles. Un des huit pans est occupé par la porte, et trois des autres par des meurtrières cruciformes ouvertes au fond d´une grande niche recouverte d´une voûte en cintre bombé. Des corbeaux en pierre, qui s´avancent au niveau des sommiers de cette voûte, paraissent prouver qu´on y avait établi des étagères, ou un plancher sur lequel on pouvait déposer des armes et des munitions. Une des meurtrières donne dans le massif, juste au dessous de l´escalier à vis du premier étage. Je ne puis comprendre la raison d´être de cette meurtrière que par l´existence ancienne d´un corridor étroit qui, de la petite porte ogivale, aboutirait à une poterne cachée dans l´angle, obstrué maintenant derrière une construction moderne, comme le fond du couloir est obstrué lui-même par un passage ancien. Dans une forteresse du Moyen Âge, tout avait sa raison d´être, et il aurait paru puéril à un ingénieur de cette époque de faire, pour régulariser une salle, la dépense d´une meurtrière qui n´aurait rien eu à protéger.

    De ce rez-de-chaussée, on pouvait faire passer les provisions et les projectiles au premier étage par un trou carré percé dans un des remplissages de la voûte. Le premier étage, qui est également octogone, est au niveau du second étage actuel du château. Le donjon possède aussi un second étage, dont les murs sont bien moins épais, et dont le sol est au niveau de celui du chemin de ronde porté sur les consoles à quatre assises en retrait des mâchicoulis qui couronnent la courtine reliant le donjon à la petite tour de l´angle sud-ouest.

    Cette tour, dont la base circulaire est massive, se compose de deux étages octogones couronnés par des mâchicoulis placés à la même hauteur que ceux qui enveloppent le sommet du donjon. Celui-ci est circulaire à l'extérieur, et garni de contreforts triangulaires placés au droit des pilastres de l´intérieur. Cette forme de contreforts est peut-être unique en France. Leur saillie de 0 m 60, juste celle du talus de la base, et chacune de leur face extérieure est de 0 m 80 environ. Ils montent d´une seule venue jusqu´au bas des mâchicoulis, où ils s´arrêtent brusquement. Cet amortissement disgracieux me fait penser que le constructeur, obligé de s´arrêter au milieu de son projet, avait l´intention de monter la tour au moins d´un étage de plus, et de donner à ces contreforts un couronnement quelconque qui aurait fait du donjon de La Marque le plus beau donjon de la Guienne."

  • Extraits des ouvrages de Cocks et Féret

    COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux: 2e éd. Féret, 1868, p. 124-125.

    "Le château Lamarque [...] est un des plus anciens du Médoc ; c´était jadis une seigneurie, et son histoire remonte au commencement du 13e siècle [...]. En 1760, c´était encore le chef lieu d´une juridiction dont M. de Brassier était encore seigneur. Après qu´il eut émigré, en 1793, le château fut vendu aux sieurs Poppe et Giard. En 1825, il fut racheté par M. Sauvage qui le vendit, en 1841, à M. le comte de Fumel, propriétaire actuel. Le vignoble du château Lamarque est situé dans les graves, entre le fleuve et la grande route de Bordeaux à Pauillac. Il se compose de 20 hectares qui produisent de 50 à 60 tonneaux d´un vin fin et parfumé, classé parmi les bons bourgeois de Médoc et le premier de la commune".

    FERET, Edouard. Statistique générale du département de la Gironde. Bordeaux : Féret et files, 1874.

    [Le château de Lamarque] commande aujourd’hui un vignoble de 22 hect., assis sur de belles croupes graveleuses, complantées de cépages de choix et produisant 60 à 65 tonn. d’un vin fin et parfumé, classé parmi les bons bourgeois du Médoc et au premier rang de la commune. Ce domaine possède en outre 27 hectares de prairies vimières et 6 hect. de ter. lab., jardins et bâtisses.

    COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 10e ed. Féret et fils, 1929.

    [Le château de Lamarque] commande aujourd’hui un vignoble de 12 hectares environ, assis sur de belles croupes graveleuses, complantées de cépages de choix et produisant 30 tonneaux de moyenne d’un vin fin et parfumé, classé parmi les bourgeois supérieurs du Médoc et au premier rang de la commune. Ce domaine possède, en outre, 27 hectares de prairies vimières, 6 hectares de terres labourable, jardins et bâtisses et 82 hectares de bois.

  • Extrait de l'ouvrage d'Edouard Guillon, 1868

    GUILLON, Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde, avec la description des communes, la nature de leurs vins, la désignation des principaux crus. Bordeaux : [s.n.] 1868. Tome 3, p. 45 à 52.(…)

    M. de Fumel a fait restaurer le château d’une manière complète, mais sans altérer son caractère architectural, qui en fait le plus bel édifice féodal de la contrée. « Ce château, dit un rapport de la Commission des Monuments Historiques, offre des murs épais, des tourelles, des fossés, des pont-levis et une chapelle romane ». Cette description n’est plus tout à fait exacte aujourd’hui : les fossés et les pont-levis ont disparu, plusieurs tourelles ont été abattues, et la chapelle romane est dépouillée de son autel.

    Le plan d’ensemble du château est fort irrégulier ; il se compose de l’édifice et de la basse-cour ; tous les deux étaient entourés de fossés dont il ne reste peu de traces. Les murs qui clôturaient la cour étaient épais de deux mètres et avaient deux servitudes du château. La porte d’entrée est monumentale. Quant à l’édifice, il présente une masse imposante de pierres carrées offrant à l’œil, un bloc de murailles de plusieurs mètres d’épaisseur, d’où s’échappent une galerie, une tour octogone, un donjon superbe, soutenu par des contreforts triangulaires. Et couronné par des mâchicoulis, une chapelle à l’abside semi-circulaire, un perron élevé, garni de deux rampes en pierres. Dans l'intérieur, sont des appartements de formes diverses, les uns grands et rectangulaires, les autres circulaires, octogones ou carrés, mais grands ou petits, tous sont ornés avec un luxe moyen-âge. Le salon est une pièce historique remarquable ; c’est là où mourut le maréchal de Matignon. La grande salle bâtie par M. de Fumel est ornée des portraits de cette ancienne famille, originaire de l’Agenais (…).

    Cet ensemble forme du château de Lamarque, un élégant édifice, dans lequel se marient des types architecturaux de différentes époques fondus ensemble pour former un tout grandiose original, qui a été classé parmi les Monuments Historiques de la Gironde.

    Le château est assis au milieu de vastes prairies couvertes de hauts peupliers, on y arrive par une belle avenue qui aboutit au bourg de Lamarque, et il est entouré d’une propriété de 57 hectares, dont 19 plantés en vignes dans d’excellentes positions, qui fournissent année ordinaire de 40 à 50 tonneaux de vins rouges qualifiés Bons Bourgeois.

    Le château de Lamarque est comme construction et comme histoire, le plus remarquable du canton de Castelnau et sa situation près d’un bourg, d’une route et d’un fleuve, en font une des plus agréables résidences du Médoc.

  • Relevés des augmentations/diminutions des matrices cadastrales

    1- une augmentation de construction du « château » (parcelle 290) en 1860

    2- une nouvelle construction d’une maison (parcelle 290) en 1865

    3- une augmentation de construction d’une maison (parcelle 290) en 1865

    4- deux nouvelles constructions de maison (parcelle 289) en 1875 et 1876

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Gironde. 3 U 2290. Vente par licitation du domaine de Lamarque. 19 décembre 1825.

    folio 87, 88.
  • AD Gironde. 3 U 2361. Vente sur saisie immobilière du domaine de Lamarque avec toutes des appartenances et dépendances. 5 août 1841.

    folio 165 à 235.
Documents figurés
  • Carte de la situation des places qui desservent l'entrée de la Garonne et de leurs environs de Blaye, 1691, par François Ferry.

    Service historique de la Défense, Vincennes : 1 V H 363, pièce 8
  • Plan du Fort du Médoc et de ses environs, 1707.

    Service historique de la Défense, Vincennes : 1 V H 363, pièce 15
  • Travaux dans les marais. Encre, couleurs, calque entoilé, par Richard, 1838.

    Archives départementales de la Gironde : SP 144
  • Château de Lamarque. Dessin, par Monsau, 1841.

    Archives départementales de la Gironde : 162 T 03
Bibliographie
  • Commission des monuments et documents historiques du département de la Gironde. Paris, 1848.

    pl. 13
  • DUCOURNEAU, Alex. La Guienne historique et monumentale. Bordeaux : imp. Joubert, 1842, t.2.

    p. 104
  • ARCHITECTURE (direction). Bureau de recensement des monuments anciens. Casier archéologiqe. Gironde (?) .

  • BAUREIN, Abbé. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Féret et fils, 1876, t.1.

    p.392-393
  • BIRON, Dom Reginald. Guide archéologique illustré du touriste en Gironde. Bordeaux : Féret, 1927.

  • CAUSSAN, A. Le château de Lamarque. Les Cahiers Médulliens, 1998, n° 29.

    p. 39 à 45
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 2e éd. Féret, 1868.

    p. 124-125
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 5e ed. Féret et fils, 1886.

    p. 180
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 10e ed. Féret et fils, 1929.

    p. 206-207
  • GARDELLES, Jacques. Les châteaux du Moyen-age dans la France du Sud-Ouest. Paris : Arts et métiers graphiques, 1972.

    p. 151, ill. 67 et 68
  • DROUYN, Léo. La Guienne militaire. 1865, t.2.

    p. 341-347
  • DROUIN, Léo. Lesparre et les châteaux en Médoc. Pau : Princi négue, 2004.

    p.88 à 101
  • FERET, Edouard. Statistique générale du département de la Gironde. Bordeaux : Féret et files, 1874.

    p. 139-140
  • FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins . Bordeaux : Féret et fils, 1991.

    p. 409-410
  • GALARD Gustave (de). Album vignicole ou vues des châteaux et propriétés produisant les vins des meilleurs crus du Médoc et autres lieux du département de la Gironde. Bordeaux : de Logé, 1835.

  • GUILLON, Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde, avec la description des communes, la nature de leurs vins, la désignation des principaux crus. Bordeaux : [s.n.] 1868. Tome 3.

    p. 245 à 252.
  • LEGE (abbé). Les Castelnau-Tursan. Aire-sur-Adour : L. Dehez, 1887, t.1.

    p. 355
  • M.F.. Les vignobles de Cussac et Lamarque en 1838. Les Cahiers Médulliens, 2008, n°49.

    p. 43 à 54
  • MALVEZIN, Théophile, FERET, Edouard. Le médoc et ses vins. Guide vinicole et pittoresque de Bordeaux à Soulac. Bordeaux : Féret et fils, 1876.

    p. 94-95
  • MERILLAU, Jacques. Châteaux en Gironde. Paris : Delmas, 1956.

  • RIBADIEU, Henry. Les châteaux de Gironde : moeurs féodales, détails bibliographiques et traditions, légendes, notices archéologiques. Episodes de l´histoire de Bordeaux au Moyen Age et dans les derniers siècles - état actuel des domaines.. Paris : Dentu libraire, 1856.

  • TRABUT-CUSSAC. Notes sur le Médoc au 18e siècle. Fédération Historique du sud-ouest. Actes du 16e congrès, 1963, p. 67 à 71.

  • S.n. Le château de Lamarque et ses installations. Médoc Enseignants, 1970, fasc. 4.

  • S.n. Le château de Lamarque à travers l'histoire (I).. Médoc Enseignants, 1971, fasc. 1.

  • S.n. Le château de Lamarque à travers l'histoire (II).. Médoc Enseignants, 1971, fasc. 3.

  • S.n. Les vignobles de Cussac et Lamarque en 1838. Le Producteur, journal des intérêts spéciaux de la Propriété viticole du département de la Gironde, 1838, n°10.

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