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Château de La Salle

Dossier IA33004407 réalisé en 2013

Fiche

Œuvres contenues

  • Ferme
    Saint-Genès-de-Blaye, la Salle
Précision dénomination château viticole
Appellations Château de La Salle
Parties constituantes non étudiées chai, étable
Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive droite)
Adresse Commune : Saint-Genès-de-Blaye
Lieu-dit : la Salle
Cadastre : 1832 B 18 à 20 ; 2013 OB 893, 1250

Le toponyme "la Salle", qui renvoi généralement en Guyenne, au Moyen Âge et au début de l'époque moderne, à un habitat de la petite noblesse, plaiderait en faveur d'une implantation précoce de la maison noble. Elle n'apparaît, toutefois, que tardivement dans la documentation, semble-t-il au cours du 17e siècle, entre les mains de la famille de Brivazac qui en conserve la jouissance jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. En l'état, l'analyse du bâti, gênée par les enduits, n'apporte pas d'éléments de datation significatifs, hormis les baies chanfreinées de la tour d'escalier sud-est et une petite bouche à feu - qui ne semble pas antérieure à la fin du 16e ou au 17e siècle - au rez-de-chaussée de la tour nord-ouest. Le bâtiment des dépendances agricoles présente de nombreuses ouvertures murées compatibles avec cette datation, et des reprises de maçonneries témoignant de son ancienneté ; l'aspect général est aujourd'hui celui d'un bâtiment du 18e siècle.

Sur les différentes cartes du 18e siècle représentant le cours de la Gironde et ses abords (dont la carte de Masse où elle figure sous le nom "Château de la Salle Hoblesse"), la maison noble paraît enserrée dans des murs de clôture et flanquée de tours. Le domaine aurait été acquis durant la Révolution par un certain Gauthier, bourgeois de Bordeaux, mentionné comme propriétaire dans les matrices cadastrales en 1834, avant de revenir dans les biens des Brivazac au terme d'un long procès. Le plan cadastral de 1832 montre que la demeure semble alors surélevée sur une plateforme quadrangulaire, desservie par un escalier droit sur chacun des côtés ; le logis présente des dispositions analogues à celles actuelles, de plan en L avec deux tours circulaires aux angles opposés du corps principal. Quant aux dépendances - chai, étable et métairie - elles occupent déjà l'emplacement qui est le leur aujourd'hui. Une date tronquée sur la porte charretière du pignon semble correspondre à une campagne du 19e siècle.

Selon l'édition du Cocks et Féret de 1874, le vignoble du château Lassalle est classé en "2e cru bourgeois", pour une production relativement modeste de 30 barriques par an. Les propriétaires en sont alors les dénommés Labadie et Merlet. Près de 25 ans plus tard, dans l'édition de 1898, Merlet en est l'unique propriétaire, pour une production portée à 45 tonneaux. C'est probablement pour cette famille que le corps de logis est restauré dans la seconde moitié du 19e siècle et agrandi d'un logis secondaire attenant sur l'arrière. Passée dans les mains de la famille Broquaire en 1928, la demeure aurait été complétée d'une adjonction latérale dans les années 1930 ; le fronton de l'entrée de cette extension est gravé du nom "CHÂTEAU LA SALLE".

Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : 1er quart 17e siècle , (?)
Secondaire : 18e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Dates porte la date

Le domaine, isolé au nord de la commune, est implanté à la limite de la zone de palus. La partie ancienne de la demeure, qui présente un plan peu répandu en L, est flanquée de 2 tours circulaires hors-œuvre aux angles opposés du corps principal ; la tour sud-ouest contient un escalier en vis. Ce corps de logis d'un étage à pignons découverts, ainsi que les tours à toit conique, sont couverts d'ardoise. Le logis secondaire situé sur l'arrière est doté d'un étage en surcroît, alors que l'extension latérale est en rez-de-chaussée ; ces parties sont couvertes de tuile creuse. L'ensemble est probablement construit en moellon calcaire mais l'enduit ne permet pas de garantir la nature et la mise en œuvre des matériaux.

Les dépendances, séparées du logis et composées d'une étable avec porcherie et d'un vaste bâtiment à vocation viticole, sont construites en moellon calcaire et couvertes de tuile creuse. Ce bâtiment, ensemble de constructions agrégées et homogénéisées, de plan rectangulaire, est divisé longitudinalement et transversalement en espaces distincts, correspondant à ses anciennes fonctions : logis au sud-ouest, écurie au nord-est, cuvier et chai à barriques. Le cuvier actuel occupe un local du côté nord, doté de cuves en béton.

Murs calcaire moellon enduit
Toit ardoise, tuile creuse
Étages 1 étage carré
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
toit conique
toit à longs pans pignon couvert
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Matrices cadastrales et états des sections, 1834-début du 20e siècle.

    Archives départementales de la Gironde : 3 P 405/01-06
Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien, 1832.

    section B Archives départementales de la Gironde : 3 P 405
  • Collection de dessins de Lucien de Maleville [1943-1962].

    DRAC Aquitaine, Bordeaux : [casier archéologique]
Bibliographie
  • ROUDIE Paul. L'activité artistique à Bordeaux, en Bordelais et en Bazadais de 1453 à 1550. Bordeaux : Sobodi, 1975.

    Tome 1, p. 302.

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