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Château de la Devise

Dossier IA24001232 réalisé en 2009

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellations château de la Devise
Parties constituantes non étudiées logement, grange, étable, pigeonnier
Dénominations château
Aire d'étude et canton Montpon-Ménestérol - Montpon-Ménestérol
Adresse Commune : Saint-Barthélemy-de-Bellegarde
Lieu-dit : La Devise
Cadastre : 1843 H3 1370 ; 1963 H3 364-365 ; 1843 I1 140

Au milieu du 16e siècle, la verrerie de la Devise, fief des sieurs Huilhot, constituait l'atelier le plus important atelier de la Double, époque à laquelle il est prospère. La demeure a vraisemblablement été érigée au siècle suivant : une cheminée et la charpente à chevrons-portant-ferme et sous faîtière du comble datent de ce siècle. La propriété entre en possession d'une famille originaire du Bordelais en 1722, lors du mariage de Jean-Paul Déalis de Saujean avec Marie Juilhot. La propriété figure sur la carte de Belleyme dans la seconde moitié du 18e siècle, au sud d'un chemin menant de la paroisse de Gardedeuil à celle de Saint-Barthélémy-de-Bellegarde. Le pigeonnier porte l'inscription "1777". La grange-étable figure sur le plan cadastral de 1843, de même qu'un logis plus conséquent en sa partie ouest et des dépendances construites en retour d'équerre à l'est. La maison a subi de profondes transformations dans la deuxième moitié du 19e siècle, époque à laquelle elle appartient à Alexandre Déalis de Saujean. En atteste l'analyse du bâti : chaînes de pierre harpées régulièrement, pierres sciées mécaniquement et joints très fins et réguliers. Les deux ailes, ont été érigées dans la deuxième moitié du 19e siècle ou au début du 20e siècle et prolongées après 1995. Selon le propriétaire actuel, la maison comprenait alors des combles habitables. Les dépendances ont aujourd'hui disparu. Propriété de la famille Nard.

Période(s) Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Secondaire : 19e siècle
Dates 1777, porte la date

Le hameau de la Devise se tient à environ 3,5 km à l'ouest du bourg de Saint-Barthélémy-de-Bellegarde, sur l'un des points culminants de la commune (95 m). Avec les hameaux voisins de la Charpenterie et de la Grange, il forme une percée dans la forêt qui recouvre en grande partie le territoire de la commune, en particulier en sa partie occidentale. Le lieu domine le fond de vallée des Étangs des Fonts Blanches et à l'ouest, deux étangs portent le nom de la Devise, formant une enclave dans la commune d'Eygurande-et-Gardedeuil.

L'ensemble de la propriété se compose du logis, de deux granges-étables, d'un pigeonnier et d'une maison de gardien. Le corps de logis principal comprend un étage carré, délimité par un bandeau où se rejoignent linteaux et allèges des fenêtres. Deux ailes construites en rez-de-chaussée communiquent avec le logis. L’ensemble paraît bâti en moellons et pierres de taille grossièrement équarries recouverts d’enduit ; les chaînes d’angle et l’encadrement des baies sont en pierre de taille. Orientée au sud, la façade principale est rythmée par quatre travées percées d’ouvertures à arc segmentaire au chambranle délardé. Cette porte d’entrée est encadrée de pilastres soutenant un fronton triangulaire brisé, percé d'un oculus ceint d'une corde sculptée, et décoré de boules d'amortissement dont celle du centre est portée par une coupe ainsi que d'un décor végétal en bas-relief. La façade postérieure, bien plus sobre, ne comporte que quatre ouvertures rectangulaires percées dans l’étage carré, formant deux paires à chaque extrémité de la demeure. La toiture à longs pans et croupes à l’égout légèrement retroussé est couverte en tuile plate ; ses extrémités sont ornées d'épis de faîtage.

Le pigeonnier de plan carré se tient à petite distance, dans la cour, au droit de l’aile ouest du logis. Il est couvert d’un toit en pavillon en tuile plate posé sur une génoise. La première grange-étable, située à l'ouest du château, est en partie faite en pan de bois hourdé de torchis et de brique. Le toit à longs pans, croupes et égout retroussé est couvert en tuiles plates. La seconde grange-étable, à l'arrière du logis, présente une large façade principale en pan de bois ; il s’agit d’un mur-pignon orienté à l’est et percé de trois accès. La toiture à longs pans déborde légèrement sur chaque pignon. La maison de gardien est représentative des maisons élémentaires du plateau de la Double. Elle est vraisemblablement construite en pan de bois, ainsi que le laisse deviner le poteau de bois de l’angle sud-est, mais l’enduit ne permet pas de mener plus avant les observations. Elle se compose d’une unité de plan rectangulaire, au dos de laquelle s’est greffée une construction en appentis. Elle est couverte d’un toit à longs pans et croupes percées de lucarnes, en tuile plate.

Murs calcaire pierre de taille
moellon enduit
pan de bois
Toit tuile plate
Plans plan allongé
Étages 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans croupe
appentis
États conservations remanié
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents figurés
  • Carte de Belleyme, planche n°21, 1762-1783.

  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Barthélémy-de-Bellegarde, 1843. Section Palem, feuille H3.

  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Barthélémy-de-Bellegarde, 1843. Section Chadène, feuille I1.

  • IGN. Carte topographique de la France à 1/50 000 : Montpon-Ménestérol. Série orange, feuille 1735. 2e éd., Paris, IGN, cop. 1981.

Bibliographie
  • BROUSSAUD-LE STRAT Florence. La Double : un pays en Périgord. Périgueux : Fanlac, 2006.

    p. 93.
  • CHAIX D'EST-ANGE, Gustave. Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle. Evreux : imprimerie de Charles Hérissey.

    p. 178.
  • GOURGUES Alexis de. La Dordogne. Dictionnaire topographique du département. Paris : Res Universis, 1992, fac-similé de l'édition de 1873 (Monographies des villes & villages de France).

    p. 286.
  • MARACHE Corinne. Les métamorphoses du rural : l'exemple de la Double en Périgord (1830-1939). Paris : éditions du CTHS, 2006.

    p. 82.
  • PENAUD Guy. Dictionnaire des châteaux du Périgord. Bordeaux : Sud Ouest, 1996.

    p. 98.
Périodiques
  • DUSOLIER Emile. "Les anciennes verreries de la Double", Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, t.LXVII, 1940.

    p. 206-209.
  • SAINT-SAUD Comte de. "Verriers et verreries en Périgord", Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, t.68, 1941.

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