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Château de Coulonges

Dossier IA24001263 réalisé en 2011

Fiche

NOTE DE SYNTHÈSE

Histoire

Le "castrum de Colongis" est attesté dès 1116 et appartenait à l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem (Gourgues). A la fin du XIVe siècle, le "fortalicium" de Coulonges appartient à la famille Gibra, vassale des seigneurs de Montignac. Au siècle suivant, il est aux mains de la famille de Hélie. Jean Hélie obtient plusieurs donations et autorisations, d’abord de Charles, duc d’Orléans, puis de Jean de Bretagne, comte de Périgord, notamment de guet et de justice. Ces mentions suggèrent que le château de Coulonges était une place forte importante dans le conflit opposant les rois de France et la dynastie des Plantagenêt. Le domaine passe au siècle suivant dans les mains de la famille Sédières. François de Sédières, gentilhomme de la chambre du roi et chevalier de son ordre, et son épouse Madeleine de la Forêt, dame de Peyrignac, furent les probables commanditaires du château actuel au cours des guerres de Religion. C’est du moins ce que suggèrent la forme des fenêtres anciennes (des croisées), les nombreuses meurtrières pour armes à feu et les offices placés dans l’étage de soubassement. Par le mariage de leur fille unique Gabrielle de Sédières avec Jean-François Chapt de Rastignac en 1625, le domaine entre dans cette famille qui en fait sa résidence principale (au détriment de leur terre de Rastignac pourtant érigée en marquisat au cours du siècle) et le possède jusqu’à la Révolution. L’examen des bâtiments croisé avec plusieurs inventaires de biens meubles de la fin du XVIIe siècle à la fin du XVIIIe (cf. annexes 1 et 2) permet de connaître la distribution et son évolution à cette époque. Le château figure sur la carte de Belleyme (planche levée en 1768). Ruiné au XIXe siècle, il a fait l’objet d’une importante campagne de restauration entre 1997 et 2007. La partie supérieure des tours nord-est, du mur est et de la tour sud-est, et notamment les chemins de ronde, ont été entièrement reconstruits à la fin du XXe siècle.

Description et analyse archéologique

Aujourd’hui isolé de tout et situé au milieu de bois, Coulonges se dressait autrefois dans un paysage radicalement différent : le château était environné de coteaux dégagés, couverts de vignes (cf. carte de Belleyme) et à proximité de l’itinéraire de longue distance de Limoges à Cahors[1]. En outre, placé à flanc de coteau, il dominait les étangs de Coulonges – une succession de retenues faisant offices de viviers – aménagés en contrebas, en fond de vallée et dont l’eau allait se jeter dans le Laurence.

Les dépendances

En plus des étangs qui devaient apporter un revenu au seigneur du lieu, celui-ci bénéficiait du produit des terres de son important domaine : terres labourables, vignes, bois châtaignier,..., qu'exploitaient plusieurs métairies situées autour, à proximité (une seule, qui ne porte pas de nom ; Cf. Annexe 1, article 31) ou à distance du château : la métairie de Nadalou (art. 34), de Lasserre, dont dépend le moulin du même nom (art. 36,37), ainsi que le domaine du Sablou (art. 38 à 48), qui possédait ses propres dépendances (moulin, métairies). En 1692 (cf. Annexe 1), le château possédait également ses propres dépendances : une écurie (art. 28) et son fenil au-dessus (art. 29), des caves qui faisaient également office de cuvier (art. 26, 27). Enfin, le château était agrémenté d'un vaste jardin au sud et au sud-ouest, sans doute aménagé en terrasses qui descendait au fond de la vallée. Une "maison du jardin" attenante (art. 30) servait à loger le jardinier et ses outils.

Le château

Le château est de plan quadrangulaire autour d’une cour, cantonné de tours rondes. Franchissant les fossés par un pont-levis (dont les enrayures de flèches sont encore en place dans le mur du corps nord-est), on pénètre dans la cour puis de là, à main gauche, dans le corps de logis principal (sud-est) qui se désigne immédiatement à l’attention par l’imposant pavillon qui abrite l’escalier à rampes droites le desservant. De là, on entre dans l’ancienne salle, grande pièce rectangulaire munie au haut bout d’un mur écran : un décor architectural, composé de pilastres, dosserets et corniches, anime le mur où se trouve la grande cheminée et les deux portes qui la flanquent. De là, on accédait autrefois aux pièces plus privées. Un second corps de logis (nord-ouest), placé à droite dans la cour, fait face au premier ; ses fenêtres s’ouvrent largement sur la vallée que surplombe le château. Ces deux corps se rejoignaient autrefois par la "galerie de sur le portal" (elle était placée au premier étage du corps d’entrée) que mentionnent l’inventaire de 1692 (cf. annexe 1, article 20) ; mais déjà à ce moment, la galerie était recoupée par des cloisons pour constituer l’ "appartement de Monsieur [Jacques-Gabriel Chapt]". C’est peut-être au cours des travaux d’aménagements de l’ancienne galerie en appartement que les anciennes croisées du côté nord-est ont été transformées en fausses portes-fenêtres, avec des allèges meublées de balustres formant un décor aveugle. De la même campagne date peut-être également l’aménagement du rez-de-chaussée du corps nord-ouest, avec ses grandes arcades en plein cintre ou en anse de panier pour accueillir de nouvelles écuries et des remises pour les carrosses. La porte d’entrée du château, en plein-cintre, est surmontée d'armoiries - neuves, auxquelles on ne peut pas prêter foi, mais qui en remplacent sans doute d’autres martelées à la Révolution.

Documentation

Archives

AD Dordogne. 2 E 1828 (fonds d’Hautefort)/9-12. Copie de l’hommage rendu par « Helie Gibrana, domicellus, […] hospiciam suum de Colonges », 2 octobre 1396.

AD Dordogne. 2 E 1828 (fonds d’Hautefort)/14-12. Mention de « Jehan Helyas, escuier, dominus du fortalicium de Coulonges », 10 avril 1414.

AD Pyrénées-Atlantiques. E 611. Permission accordée par Charles, duc d’Orléans, à Jean Elias, seigneur de Coulonges, de faire faire le guet au château de Coulonges, 1417.

AD Dordogne. 2 E 1828 (fonds d’Hautefort)/8-144. Récapitulatif des donations faites par Jean de Bretaigne, comte de Périgord, à Jean Hélie, seigneur de Coulonges et de Chabrigniac, en 1438 et 1441 [s.d., 10 juin 1727 ?].

AD Dordogne. 2 E 1852/3-2. Inventaire du château de Coulonges extrait de l’inventaire des possessions de la famille Chapt de Rastignac, 17 mars 1692. Annexe 1

AD Dordogne. 2 E 1852/3-3. Inventaire du château de Coulonges extrait de l’inventaire des possessions de la famille Chapt de Rastignac, s.d. [18e siècle ; 177. ?]. Annexe 2

Documents figurés

Plan cadastral de la commune de Montignac, 1813 (A.D. Dordogne, 3 P 3 3210 à 3220). Doc. 1

Bibliographie

AUDIERNE abbé F.-G. Le Périgord illustré : un guide monumental. Périgueux : impr. Dupont, 1851.

GOURGUES Alexis de. Dictionnaire topographique du département de la Dordogne. Paris : Impr. nationale, 1874, p. 80.

FOURNIOUX Bernard. « Le paysage agraire de la châtellenie de Montignac et son environnement humain à la fin du Moyen Age », Bull. de la Société Historique et Archéologique du Périgord. t. CXXVII, 2000, p. 139-162, spécialement p. 159.

FOURNIOUX Bernard. Montignac au Moyen âge : histoire du peuplement et de l’occupation du sol. Périgueux : Bernard Fournioux, 2002.

« Extrait d’un mémoire du seigneur d’Albret contre la dame de Montrésor, qui demandait sa part dans la seigneurie de la comté de Périgord », Le

Chroniqueur du Périgord et du Limousin. 1854, p. 134-140.

MARQUAY J. Montignac-sur-Vézère, pages de son histoire et de sa vie religieuse. Montignac : impr. d’E. Leymarie, 1938.

SECRET Jean. Le Périgord, Châteaux, manoirs et gentilhommières. [Paris] : Tallandier, 1966, p. 233.

PENAUD Guy. Dictionnaire des châteaux du Périgord. Bordeaux : Editions Sud-Ouest, 1996, p. 92.

Notes

[1] Trassagnac Dr. « Le réseau d’Agrippa dans le département de la Dordogne », Bulletin de la Société Historique et archéologique du Périgord, t. LXIV, 1937, p. 260 ; Barrière P. « Les voies antiques du Périgord et leurs rapports avec les limites de cité », Bulletin de la C.T.H.S., section géographie, 1939, p. 14 ; Fournioux B. « Contribution à la connaissance des grands itinéraires médiévaux périgourdins », Archéologie médiévale, n° 17, 1987, p. 127-141.

Appellations château de Coulonges
Parties constituantes non étudiées chapelle, lavoir
Dénominations château
Aire d'étude et canton Vallée de la Vézère - Montignac
Adresse Commune : Montignac
Lieu-dit : Coulonge
Cadastre : 1813 B2 907 à 909 ; 2011 AH 119

Le "castrum de Colongis" est attesté dès 1116 et appartenait à l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem (Gourgues). A la fin du XIVe siècle, le "fortalicium" de Coulonges appartient à la famille Gibra, vassale des seigneurs de Montignac. Au siècle suivant, il est aux mains de la famille de Hélie, puis passe dans celles de la famille Sédières. François de Sédières, gentilhomme de la chambre du roi et chevalier de son ordre, et son épouse Madeleine de la Forêt, dame de Peyrignac, furent les probables commanditaires du château actuel au tournant du XVIIe siècle. C'est du moins ce que suggèrent les deux tours rondes antérieures : la forme de leurs fenêtres anciennes (des demi-croisées) percées de petits orifices de tir dans l'allège, leurs nombreuses meurtrières circulaires orientées pour le flanquement pour armes à feu de plus gros calibres (pour des arquebuses ?) et leurs latrines incorporées à chaque niveau. Par le mariage de leur fille unique Gabrielle de Sédières avec Jean-François Chapt de Rastignac en 1625, le domaine entre dans cette famille qui en fait sa résidence principale (au détriment de leur terre de Rastignac pourtant érigée en marquisat au cours du siècle) et le possède jusqu'à la Révolution. L'examen des bâtiments croisé avec plusieurs inventaires de biens meubles de la fin du XVIIe siècle à la fin du XVIIIe (cf. annexes 1 et 2) permet de connaître la distribution et son évolution à cette époque. Le château figure sur la carte de Belleyme (planche levée en 1768). Ruiné au XIXe siècle, il a fait l'objet d'une importante campagne de restauration entre 1997 et 2007. La partie supérieure des tours nord-est, du mur est et de la tour sud-est, et notamment les chemins de ronde, ont été entièrement reconstruits à la fin du XXe siècle.

Période(s) Principale : limite 16e siècle 17e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Secondaire : 17e siècle
Secondaire : 18e siècle

Situé sur le coteau dominant les étangs de Coulonges, le château est de plan quadrangulaire autour d'une cour, cantonné de tours rondes. Franchissant les fossés par un pont-levis (dont les enrayures de flèches sont encore en place dans le mur du corps nord-est), on pénètre dans la cour puis de là, à main gauche, dans le corps de logis principal (sud-est) qui se désigne immédiatement à l'attention par l'imposant pavillon qui abrite l'escalier à rampes droites le desservant. De là, on entre dans l'ancienne salle seigneuriale, grande pièce rectangulaire munie au haut bout d'un mur écran : un décor architectural, composé de pilastres, dosserets et corniches (en partie refaits), anime le mur où se trouve la grande cheminée et les deux portes qui la flanquent. De là, on accédait autrefois aux pièces plus privées et aux cuisines. Un second corps de logis (nord-ouest), placé à droite dans la cour, faisant face au premier, accueillait au rez-de-chaussée des écuries et des remises pour les carrosses, ouvertes par de grandes arcades en plein cintre ou en anse de panier sur la cour ; les fenêtres de l'étage s'ouvrent largement sur la vallée que surplombe le château. Ces deux corps se rejoignaient autrefois par la "galerie de sur le portal" (elle était placée au premier étage du corps d'entrée) que mentionnent l'inventaire de 1692 (cf. annexe 1, article 20) ; mais déjà à ce moment, la galerie était recoupée par des cloisons pour constituer l' "appartement de Monsieur [Jacques-Gabriel Chapt]". C'est peut-être au cours des travaux d'aménagements de l'ancienne galerie en appartement que les anciennes croisées du côté nord-est ont été transformées en fausses portes-fenêtres, avec des allèges meublées de balustres formant un décor aveugle. La porte d'entrée du château, en plein-cintre, est surmontée d'armoiries neuves, auxquelles on ne peut pas prêter foi, mais qui en remplacent sans doute d'autres martelées à la Révolution.

Murs calcaire
moellon
Toit calcaire en couverture, tuile plate
Couvertures toit à longs pans
Représentations armoiries
Précision représentations

Trois tours qui sont les meubles héraldiques de la famille de Lastours (alliée à la famille Hélie de Coulonges par le mariage de Jean de Lastours avec Jeanne Hélie de Coulonges en 1452)

Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Protections inscrit MH, 1948/12/06
Précisions sur la protection

Château de Coulonges (cad. B 907, 908) : inscription par arrêté du 6 décembre 1948

Annexes

  • ANNEXE 1. Inventaire du château de Coulonges, 27 mars 1692

    Annexe 1

    Coulonges, 27 mars 1692

    INVENTAIRE DU CHÂTEAU DE COULONGES

    EXTRAIT DE L’INVENTAIRE DES POSSESSIONS DE LA FAMILLE CHAPT DE RASTIGNAC.

    Archives départementales de la Dordogne, Périgueux. 2 E

    1852/3-2, original en papier.

    Transcription :

    [Les premiers feuillets du document original manquent]

    [article 1] planché en haut et en bas. Plus, avons trouvé dans ladite chambre six cheres a bras garnyes d’estofe verte avecq ung frangeon de soye verte.

    Plus, deux landiers de fer et de fonte, l’un desquels il y a une coupe par le haut et l’autre n’y en a pas. Plus, une pelle de fer. Plus, une bassinoire.

    Plus, une table carée avecq ung tapis vert fort longt, une frange de soye à l’entour. Plus, ung pot de chambre d’estain et autre choze, n’avons trouvé dans ladite chambre les croysées de ladite chambre toutes vitrées.

    [article 2] Et dellà, sommes entrés dans l’antichambre de ladite chambre dans laquelle avons trouvé ung meschant lit garny de rideaux gris avecque une coit petite coite et cussin, matellas et bellessier[1] avecque ung meschant cuissins au siel du lit et autre choze n’avons trouvés dans ladite entichambre.

    [article 3] Et dellà, serions allés dans une autre chambre à l’autre bout de selle sur la main gauche appellée la chambre quarelée, laquelle aurions trouvé tapissée de six piesses de tapisserie de haute lisse fort belle fayte en perssonnages et en histoires, laquelle nous n’avons sus comprendre ni paraissant pas plus que de demy vye. Plus, ung grand lit garny de rideaux d’etofe grize aveque des ouvrages ench faict en brosderie enchassés par piesses ausdits rideaux et doublés d’un taffetas rouge, jaune et bleu par bandes avecque ung frangeon de soye tout autour de diverses coulleurs entremellées le tour du lit de mesme estofe avecque une grande frange de soye de <mesme> coulleurs aussy entremellée, le soubassement de mesme ectofe et mesme garniture, le doussier et le siel du lit de mesme tafetas piqué, ledit lit garny de sa coite, cussin, matellas et contrepoincte bellessiere et couverte, blanche de cateloigne avecque une autre couverte trainancte piquée de mesme taffetas que dessus et planche de haut et de bas. Plus, une petite table carée avecque ung tapis de mesme ectofe et garniture que le lit. Plus, quatre chezes a bras et cinq autres faisant neuf en tout, toutes garnyes en fasson de tapisserie. Plus, ung <deux> gueridons bien […]. Plus, ung rideaux à la fenestre d’ectofe violete <à> la croizée de ladite chambre bien vitrée. Plus, deux petis chenets de fert batu et une pelle de fer et autre chose n’avons trouvés dans ladite chambre.

    [article 4] Et dellà, sommes entrés dans l’antichambre de ladite chambre dans laquelle avons trouvé ung liq garny de coite, cussin, matellas, contrepoincte et ballesiere avecque des rideaux jaunes, <fort usés>, faict à l’entour avecque son plancher par le bas et ung linsseuls au siel du lit et autre choze n’avons trouvés dans ladite entichambre.

    [article 5] Et dellà, sommes allés dans une chambre haute quy est dans la petite tour appellée la chambre de Bertran, laquelle avons trouvée tapissée de six piesses de tapisserie faicte en larmes fort usés, <fort vielle et fort usée>. Plus, ung grand lit garny de rideaux de en ousse garny d’ectoffe menue avecque ung frangeon [fol. 1 v°] de laisne tout autour avecque sa coite, cussin, matellas et contrepointe balassiere couverte trainante de mesme ectofe que les rideaux avecque ung franjeon tout autour de mesme que l’autre planché en bas et ung linsseul au siel de lit. Plus, ung autre grand lit fayt en housse garny de mesme ectofe que l’autre et mesme franjon avecque sa coite, cussin et ung matellas et couverte de serge blanche sans contrepointe ny couverte trenante avecque son plancher en bas et ung linsseuls au siel de lit. Plus, une pettie table carée avecque ung tapis d’ectofe minime avec ung franjeon de laisne à l’entour. Plus, six chaizes à bras garnyes d’ectofe minime et ung franjeon de laisne. Plus, deux grands landiers de fert de fonte, ung desquelz y a une coupe et non à l’autre, les fenestres de ladite chambre sans aucune vitre et autre choze n’avons trouvé dans ladite chambre.

    [article 6] Et dellà, sommes montés à une autre chambre au-dessus de celle de Bertran appellée la chambre haute, dans laquelle nous avons trouvé trois petits chalits fort mauvais aveque quelques petis rideaux tous rompus, deux meschantes coites et deux cussins, le tout de peu de valleur servant pour les [mots rayés] de valletz, autre chose n’avons trouvé dans icelle.

    [article 7] Et dellà, sommes allés, à l’instant et sans nous divertir à autre choze, à une autre chambre quy est au bout de la galerye appellée sur le four, laquelle avons trouvée tapissée de quatre meschantes piesses de tapisserie de Bergame <fort rompues> dans laquelle y avons tenu ung grand lit fayt en ousse garny d’ectofe de couleur feuille morte avecque ung franjeon jaune de laisne et garny aussy de coite, cussin, matellas, contrepointe, ballessière et couverte trainante de mesme ectofe que le lit avecque son plancher haut et bas. Plus, deux <une petite> table carée avecque ung tapis de Bergame fort uzé. Plus, deux chenectz de fert batu et une pelle de fer de mesme. Plus, quatre petites chezes et ung tabouret toutes neuves fayt en menuiserie sans aucune garniture et autre chose n’avons trouvé dans ladite chambre les fenestres d’icelle ectant vitrées.

    [article 8] Et dellà, serions allés dans une autre chambre quy est sur la chambre carellée appellée la chambre de la gallerie, laquelle avons trouvé tapissée de six toiles de tapisserie, cinq desquelles

    sont de haute lisse faytes en perssonnages et l’autre tante de mesme vert fayte à l’oyseayx, <l’épervier> et autres animaux toute ne paroissant pas plus que dans une. Plus, ung grand lit fayt en housse garny d’ectofe coulleur dort avecque sa coite, cussin, matellas, contrepoincte, bellessiere et couverte trainante, le tout garny d’ung petit frangeon de laisne couleur dort et bleu

    avecque son plancher haut et bas. Plus, y avons trouvé huict chozes de Bourdeaux jaunes et noir entremellées auxdites chezes, sans autre garniture.

    Plus, ung paire de landier l’un de fert batu et l’autre de fert de fonte. Plus, une petite table carée avecque ung petit tapis de tapisserie, les croisées de ladite chambre vitrées et autre chose n’avons trouvé dans ladite chambre.

    [article 9] Et de là, sommes entrés dans l’antichambre de lad. chambre, dans laquelle n’avons trouvé aucun meuble ny lits.

    [fol. 2 r° ; article 10] Et dellà, sommes allés dans une autre chambre appellée la chambre de dessus la salle où couchent les officiers et vallets de la maison, dans laquelle avons trouvé ung lit garny de rideaux gris, <fort usés> avecque une coite, cussin et contrepointe planché en bas et ung linsseul au siel du lit. Plus, ung autre lit garny aussy de rideaux gris, <avecque siel fort roussis> avecque sa coite, cussin et matellas et couverte de sarge menuie planché en bas avecque ung linsseul au siel de lit. Plus, ung autre lit avecque ung meschant rideaux rouge guarny de sa coite, cussin et deux couvertes de serge gris, l’une fort bonne et l’autre déjà rompue, planché en bas et ung linsseul à siel de lit. Plus, ung grand coffre <fermant à clef> de vielle menuiserie dans lequel les vallets ou officiers metent leur linge. Plus, ung cabinet à deux portes dans lequel ayant ecté ouvert, avons trouvé tout plain de confitures [mots rayés] dans des potz de terre et autres potz de terre de vuivre, conserves ou autrement avecque quelques pains de sucre, sans autres choses. Plus, une garde-robe de vielle menuiserie fermant à quatre portes et le tout ferment à clef, laquelle nous auroit esté ouverte par madamoiselle de Rinel dans laquelle nous auroit trouvé ung paire de linsseul de thoile de Paris. Plus, autres trois paires de thoile blanche fort fine. Plus, seize grands linsseuls fins thoile de pays de trois thoiles <demy uzés>. Plus, y avons trouvé deux douzaines de serviectes de Flandres avecque leurs deux napes de mesme, une dousaine desquelles et la nape aussy sont toutes neufves <que l’on a acheté depuis et les autres […]

    vielle> n’ayant jamais servy. Plus quatre quinze douzaines d’autres servietes fines fort belles et vingt-cinq napes fines, le tout de divers ouvrages, <fort uzés>. Plus, ung rideau roulleau de thoile grize pour la faire blanchir pour faire ung paire de linsseulz, lequel linge ladite damoiselle auroit retourné, serré et fermé le tout à clef et autre choze n’avons trouvé dans ladite chambre.

    [article 11] Et dellà, serions montés aux galetas au-dessus de lad. chambre dans lequel la lingère avoit son linge qu’elle a en charge, dans lequel nous aurions trouvé ung grand coffre fermant a clef, lequel Cathy Cheporel, lingère, nous auroit ouvert ayant sorty tout le linge quy estoit dedans et

    apres l’avoir conté ensemble aurions trouvé dix dousaines de serviettes grossieres, <fort uzées>, et deux autres dousaines quy sont parmy le linge salle ou que le soumellier a devers luy quy faict en tout douze dousaines de serviectes grossières et ce, sans à ce comprendre plusieurs, autres meschantes et toutes rompues que ladite lingère a devers elle pour en rendre conte et quy ne vaut pas la payne de les inventorier [fol. 2 v°]. Plus, aurions trouvé douze napes grossières y comprins celles quy sont parmy le linge salle <demy vielle> et sans comprendre d’autres meschantes quy ne vaut pas la payne de les invantoryer. Plus, quatre grands napes servant à metre sur le buffet à la salle <demy vieux>. Plus, vingt grands linsseuls fins tous de trois thoiles ou de deux thoiles et demye <partie bons et partie rompus>. Plus, vingt-deux autres linsseuls dis moyens, tous de brin et de deux thoiles <fort bons>. Plus, quarente linsseulz grossiers […] <fort uzé> avec ce ne comprendre quelques meschans tous rompus quy ne peuvent servir à rien qu’à torcher la vesselle et autre choze n’aurions trouvé ladite lingère ayant resserré son linge, et d’autant qu’il est desjà nuyt, nous avons clos la journée jusques au matin.

    [article 12] Et advenant le vingt-septiesme dudit mois, nous requerant ledit seigneur à la faction et

    continuation dudit inventaire, nous serions à mesme temps et sans nous divertir à autre choze, retournés à la continuation dudit invantaire [mots rayés], lequel nous auroit conduit à la cuysine

    dudit chasteau, dans laquelle nous aurions trouvé ung paire de grands landiers de fert batu, deux grands rotissiers aussy de fert batu. Plus, une grande marmite de fert de fonte sans couvercle. Plus, six autres potz de fert de grands, de moyens et de petitz, trois desquelz ont leur couvercle et non les autres, le tout servant pour l’usage de la cuysine. Plus, trois cullières de fert. Plus, une grande pelle à fer. Plus, deux grandes broches et une grille, le tout de fert. Plus, deux tortières avecque leurs couvercles de cuyvre rouge. Plus, deux casseyrolles aussy de cuyvre rouge. Plus, une grande passoire. Plus, deux poilles à frire. Plus, deux leq leche-friches. Plus, deux poillons.

    Plus, trois basssines d’airaint. Plus, deux tables et quatre bancs. Plus, ung buffet avecque deux armoires ferment à clef servant à mectre le linge de la cuisine ou le pain des valletz. Plus, six seaux servant à porter l’eau. Plus, une comporte[2] fermée servant aussy à porter l’eau. Plus, deux fusils quy sont au rathellier de la cheminée. Plus, deux bardines servant à porter le vin. Plus, ung grand mortier avecque son pilon de fert de fonte. Plus, il y a dans ladite cuisine ung armoire quy ferme à clef lequel nous ayant ecté ouvert, nous y aurions trouvé ung mortier de marbre. Plus, quatre buhes[3] de terre <tout neuf> servant à thenir l’huyle de noix ou l’huyle de lit. Plus, une grande boutelle de terre servant à thenir le vinaigre. Plus, une selliere servant à thenir le seel.

    [article 13] Et de là, sommes entrés dans une petite chambre joignant à ladite cuysine [fol. 3 r°] et servant de descharge, dans laquelle nous aurions trouvé ung garde-manger fermant à clef. Plus, une table avecque ung meschant bant. Plus, ung grand coffre de vielle menuiserie tout fermé hors d’une porte par le haut servant à metre la plume lors que l’on tire les volallie. Plus, ung grand couteau servant à couper la viande grossière et les os, les autres couteaux qu’il y a servent à la cuysine appartiennent au cuysinier. Plus, quatre lempes servant pour la maison. Plus, deux goubeletz d’estain. Plus, trois boutellies de terre servant à tirer le vin. Plus, ung viel tourtier servant à faire les pates. Plus, ung grand trenchedour servant aussy à faire les pates ou à couper la viande dessus. Plus, deux crochetz […] romaynes servant à peser la viande ou autres chozes de la maison, l’ung petit poids et l’autre grand poids et. Plus, ayant faict assembler toute la vesselle <d’estain> de la maison et l’ayant conter nous aurions trouvés trois grands plats potagers. Plus, autres trois de moyens et quatre de petits, seize grandes assietes creuses. Plus, dix autres assietes potagères. Plus, six douzaines d’assietes quy courent pour long le servisse de la maison.

    Plus, autres trois dousaines d’assietes quy sont neufves que l’on a faict porter de Bourdeaux que l’on tient serrée et quy servent que lors qu’il y a grand compagnie <que l’on a achepté depuis peu> le tout d’eltain fin et autre choze n’aurons trouvé dans ladite cuysine ny dans ladite chambre.

    [article 14] Et dellà, serions allés dans ung couroir quy [est] au sortir de la cuysine où nous aurions trouvé ung petit orloge [i.e. horloge] ataché à la murallie renfermé dans deux des aix faytes expres pour le consserver tout garny marquant les heures pour le dehors avecq sa sonnerie <petite cloche pour sonner les heures>, le contrepoids estant de plont et sonnant allant tous les jours.

    [article 15] Et dellà, serions serions entrés dans le charnier bas quy est soubs le degré que la damoizelle nous auroit ouvert comme tenant la clef, dans lequel nous aurions trouvé ung grand bat de piere quazy tout plain d’huyle de noix. Plus, une grande buhe, appellée dorne[4], que l’on a faict porter de Bourdeaux aussy toute plaine d’huyle de noix dans lequel bat de piere ou dans ladite dourne, nous avons jugé qu’il y pouroit avoir trente cinq quarterons d’huyle. Plus, nous avons trouvé une autre grande dourne de terre venant de Bourdeaux sans rien dedans. Plus, ung autre bat de pierre où il n’y a que de la saumure de seel quy ce font sur les lards. Plus, y avons

    trouvé trois lards avecq toutes leurs […] quy sont au saloir et nouvelle avec taich[5]. Plus, trois pods de graisse fondue. Plus, ung bariquot avecq du seel dedans. Plus, ung pagnier avecque des aux dedans et autre chose n’aurions trouvée dans led. charnier.

    [fol. 3 v° ; article 16] Et dellà, serions allés au fournial dud. chasteau ou estant nous aurions trouvé une petite chambre servant de bollangerie fermant à clef, laquelle nous auroit ecté ouverte dans laquelle nous aurions trouvé deux grandes maits servant à prestir le pain. Plus, quatre sels servant à aller au moullin avecque quelque peu de farine dedans. Plus, trois tamis servant à tamiser la tourte ou le pain segond. Plus, ung grand rattellier servant à thenir le pain et autre chose. N’avons trouvés dans ladite chambre plus dans ledit fournial nous aurions trouvés ung grand chauderon de cuyvre servant à faire la lessive fort cassée. Plus, ung meschant bassin presque tout rompu. Plus, ung grand tripier de fert de fonte. Plus, ung petit tripier de fert batu. Plus, ung cuvier[6] de bois avecque ses sercles servant à faire la lessive. Plus, deux pelles, une grande et une petite servante à enfourner le pain. Plus, dans ung petit couroir et joingnant audit fournial aurions trouvé ung petit lit des valetz avecq garny de meschant rideaux aveque sa coite, cussin et une meschante couverte de sarge minime.

    [article 17] Et dellà, serions allés dans l’offisse quy est en bas et joignant à la salle basse au fond du degré quy nous auroit esté ouvert par le sommellier ou ayant faict assembler toute la vesselle d’argent tant celle qu’il a en sa charge que autre que l’on tient tirée[7] et quy ne sert que lors qu’il y a grand compagnie et ayant conté le tout nous aurions trouvé quatorze flambeaux d’argent, trois aiguières d’argent, l’une desquelles à son couvercle et les autres n’en on poinct. Plus, deux bassines d’argent pareilz en nauvalle. Plus, une vinigrete et deux sucrine d’argent. Plus, une grande escuelle avecque son couvercle d’argent presque toute neufve. Plus, une grande tasse d’argent. Plus, deux colliers où porte assiettes d’argent. Plus, douze grandes cullieres et douze grandes forchetes, le tout d’argent portées de Paris <icy depuis peu>, fort espaisses que ledit seigneur a dit quy contait treize livres la piesse. Plus, autres douze cullières et seize forchetes <plus, dix cullières et neuf fourchetes d’argent encore que ledit seigneur a envoyé qu’il avoit dans une cassete>, le tout d’argent des communes et fort piqués. Plus, quatre petites sallières d’argent, et ce tout l’argenterie que nous avons trouvé et que ledit seigneur a dit y avoir dans sa maison. Plus, avons trouvés dans ledit offisse six flam quatre flambeaux d’étain fin tous neufs, quy non pas servy encore, que l’on a porté de Bourdeaux. Plus, autres deux flambeaux d’étain fin fort uzés. Plus, trois grands bassins d’étain fin, deux en nauvalle et ung rond. Plus, trois grands bassins encore et trois grands aiguières sans ectre couvertes ung sucrin et une vinegrete et deux soubs coupe servant à metre le verre <pour> porter à boire, le tout d’étain appellé d’Arcanie au tronc rafiné que ledit seigneur a faict porter de Paris <depus peu>, ayant couté cinquante cinq sols la livre. Plus, deux grandes boutellies de mesme ectain portées aussy de Paris servant au buffet de la salle. Plus, huict couteaux portés aussy de Paris [fol. 4 r°] le manche d’ectain fin servant à table et quatre de rompus de mesme fasson. Plus, une dousaine d’autres petis couteaux commencés. Plus, six autres flambeaux dépolly, deux desquelz sont estés portés de Paris bien façonnés et les jambes carrées. Plus, deux carafons garnis de leurs boutellies pour metre le vin à la grande glasse, quatre boutellies de terre, une vinegrete et ung verre de christal, une dousaine d’autres grands verres […], trois cafetières de […]. Plus, quatre tasses de porssellene servant à prendre le caffet. Plus, deux ferts de goffres. Plus, une grialle de bois servant à thenir l’eau quand on lave les terres. Plus, ung meschant coffre servant à thenir le pain des tables. Plus, ung petit coffre lon servant pour thenir la chandelle et autre chose n’avons trouvé dans ledit offisse. Plus, deux lisoirs <de fert> servant à bassiner le linge.

    [article 18] Et dellà, serions allés dans une chambre haute appellée la chambre du sieur Sedié dans laquelle nous aurions trouvé ung lit fayt en ousse d’estoffe de colleur feuille morte garny de coite, cussin, matellas, contrepointe, bellessière et une couverte de serge blanche. Plus, une chese à

    bras garnye de vert. Plus, une autre chese haute garnie aussy de vert n’estant pas obrun. Plus, une autre petite cheze presque rompue garnye en fasson de tapisserie fort uzée. Plus, une autre petite cheze quy n’est pas garnye presque toute neufve. Plus, ung coffre fermant à clef de vielle menuiserie où ledit sieur Sedié a dit avoir son linge et ses habits. Plus, deux tables, l’une couverte d’un meschant tapis bleu et l’autre de jaune d’ectofe tout unie. Plus, avons trouvé dans ladite chambre ung terrier de recognoissance de la présente seigneurie de Collonges couvert de parchemin blan contenant les recognoissances de ladite seigneurie faites en l’année mil six cent quatre vingt ung et suyvantes, la première et tout de ladite d’acte contenant trois cent vingt sept

    feuilles d’escripture finissant la dernière recognoissance : par Boyssel, notaire royal et parmy ladite quantité de feuille, il s’en trouve quelques de blan ou entier ou partie ainsi que la recognoissance ou les inventaires finissent.

    Plus, ung livre d’arpentement de ladite seigneurie sur lesquels ledit terrier sy-dessus exprimé a ecté faict couvert de parchemin blan contenant en tout deux cent septante huict feuillés d’escripture ou de papier blan, sans a ce comprendre la table d’icelluy quy est au commencement. Plus, avons trouvé dans icelle ung petit saq de proces entre ledit seigneur de Rastignac et le seigneur de Telliac où il y a diversses piesses ou memoires conssernant ledit proces.

    Plus, ung autre petit saq avecque quelques piesses et memoires conssernant le proces que ledit seigneur a contre le seigneur d’Aubussin, abé de Chaltre.

    Plus, ung autre petit saq de proces où il y a quelques piesses et mémoires conssernant le proces que ledit seigneur a contre Monsieur de Losse, les piesses n’estait pas importantes, n’estant presque que des mémoires le proces ectant [fol. 4 v°] à Sarlat où l’on poursuit le jugement comme de mesme de celluy de Monsieur de Tulliac le procès ectant à Paris. Plus, ung autre petit saq de procès où il y a quelques piesses de mémoires conssernant le procès que ledit seigneur marquis à heu contre le sieur Traverelle quy souloit ectre curé de saint Rebire et pour faict de chasses. Plus, ung autre petit saq de peu papiers où il y a quelques piesses et mémoires conssernant les proces que ledit seigneur a contre Marssuegeas pour faict de chasse, les piesses prinssipalles ectant à Bourdeaux où le procès est prait à juger. Plus, ung autre petit saq de procès quy a ecté retiré de Sarlat que ledit seigneur avoit contre le sieur Chapon conssernant certaines renthes dont ils sont d’acord depuis il y a longtemps ledit sieur Chapon ayant faict sa recognoissance de la renthe que

    ledit seigneur y demandoit et transigé la dessus. Plus, unze petis saqs de procès que ledit sieur Sedié à retirer pour ledit seigneur de l’ectude du sieur Martel à Sarlat lors qu’il fuct mort qu’il soulloit ectre procès dudit seigneur et de ses démarches, tous lesquels ne seront de rien à cauze que c’ectoit pour demander des articles de renthe ou autres choses dont l’on a demeuré d’acord

    depuis et n’y a presque que l’admande et quelques petites deffaux et dont il ne vaut pas la payne d’inventorier par le menu et d’autant qu’il est dejà midy, nous avons sesser la séansse jusques apres disner.

    [article 19] Et advenant led. jour mesme environ une heure apres midy, nous serions retournés à la faction et continuation dud. invantaire et serions estés conduits dans une petite chambre quy est à costé du degré en montant au grenier sur la main droite et devant la porte de la chambre où les offissiers et vallets de la maison couchent, dans laquelle petite chambre le vallet de chambre de Monsieur a accoustumé de coucher, laquelle nous ayant esté ouverte, nous aurions trouvé dans icelle ung petit lit entourée d’une meschante bergame et garny de sa coitte, cussin, matellas et couverte de sarge blanche. Plus, dans icelle, il y a le linge et hardes[8] quy apartiennent au nommé Leplanté, vallet de chambre. Plus, y a de vielles renauderies[9] d’armes, de chevaux, sangles ou autres petites chozes de peu de valleur qu’il ne [n’est] nécessaire d’invantorier par le menu.

    [article 20] Et dellà, sommes dessandus et serions allés dans l’appartement où couche Monsieur despuis sa maladie, appellé à la galerie, et ectant dans la première chambre quy est une espesse de salle appellée la galerie de sur le portal, nous aurions trouvé dans icelle une garde-robe de menuiserie grossiere fermant a clef avecq quatre portes, laquelle nous ayant ecté ouverte nous n’aurions trouvé dedans qu’un petit miroir et quelques meschant solliers et autres meschantes hardes qu’il ne vaut pas la payne d’invantorier. Plus, une autre garde-robe de menuiserie grossière fermant à clef fermant à ung couteau [fol. 5 r°] d’un costé et deux petites portes de l’autre, laquelle nous ayant ecté ouverte nous aurions trouvé dedans que des abis et linge de Madame que nous n’avons pas jugé à propos d’invantorier. Plus, ung cabinet fermant à deux portes et ferment à clef, lequel nous ayant ecté ouvert nous n’aurions trouvé dedans que des boutellies de verre grandes et petites pour thenir de l’eau de vie et d’eau de fleur d’orange et des boites de Codogniat[10] et autres petits choses de peu de valleur que nous n’avons pas jugé à propos d’invantorier. Plus, avons trouvé dans ladite chambre ung coffre-bahus que la damoiselle de Rinel a dit luy appartenir avecque le linge et ardes quy sont dedans. Plus, ung grand coffre de menuiserie, lequel nous ayant ecté ouvert nous aurions trouvé dedans deux linsseuls de thoile paincts. Plus, des deux canevas pour les ouvrages. Plus, quelques bandes et autres ouvrages pour

    garnir des chezes et autre choze n’aurions trouvé dans ledit coffre. Plus, ung autre grand coffre de vielle menuiserie travallié à l’antique, lequel nous ayant ecté ouvert nous aurions trouvé dedans ung roulleau de thoile roullé de maizon environ vingt ausne. Plus, ung autre rouleau de thoile roullé de maison fort belle environ trente ausnes dont Madame a dit avoir ecté designer pour faire des chemizes de nuyt à Monsieur. Plus, une petite piesse d’ectofe grise faicte en ras d’environ quatorze ausnes. Plus, une autre petite piesse d’ectoffe viollet fayte en barraquant[11] de quatre aunes et demye. Plus, nous avons trouvé dans ledit coffre une garniture de lit toute neufve de barraquant vert que l’on a dit avoir achepté ladite garniture parsemé d’ouvrages en fleurs, en carreaux, bandes ou autrement ataché aux rideaux dudit lit tout neuf, partie de soye, partie de layne, consistant en neuf piesses y comprins le tour du lit. Plus, trois piesses de […] de soye […]

    de rouge, de blanc et en jaune que l’on a achapté pour la doublure dudit lit depuis peu. Plus, soixante cinq plumeaux de diverses coulleurs pour la garniture du lit, et autre chose n’avons trouvé dans ledit coffre. Plus, ung autre grand coffre de menuiserie fermant à clef lequel nous ayant ecté ouvert nous aurions trouvé dans icelluy une piesse de taffetas rayé à la chine que

    l’on dit avoir achepté delpuis peu, ladite piesse entière saura avoir ecté desplicé que l’on a dit y en avoir soixante aunes. Plus, une piesse de […] blanc de cinq aunes. Plus, une petite piesse de thoile blanche de quatre aunes et demye. Plus, ung manteau dépané[12] rouge fort vyel quy a ecté demonté et autre choze, n’avons trouvé dans ledit coffre. Plus, une grande liete[13] de menuiserie [fol. 5 v°] ferment à clef laquelle nous ayant ecté ouverte nous l’aurions trouvé toute plaine d’ouvrages de poinct d’Angletere ou autres fassons, partie en bandes et partie pour garnir des chezes ou pour servir à autre chose et autre chose n’avons trouvé dans ladite licte.

    [article 21] Plus, sommes entrés dans la chambre appellée la chambre de Monsieur, dans laquelle il a tousjours couché despuis sa maladie, laquelle nous avons trouvé tapissée de menu vert à demy vyel. Plus, ung grand lit fayt en ousse garny d’ectofe fuelle morte avecque un franjeon de laisne jaune tout autour, des rideaux, garny de coite, cussin, matellas, contrepoincte, bellassière aveque deux couvertes blanches, l’une de cataloigne presque neufve et l’autre de sarge à demy vyel, aveque une autre couverte trainante de mesme ectofe que la garniture du lit et garnye de mesme franjeon, le chalit de menuiserie fort bon planché en haut et en bas. Plus, ung autre petit lit entouré de deux couvertes de mullets fort vyeux et rompus en divers endroits y ayant les armes de la maison dans le millieu, ledit lit garny de coite, cussin, matellas, contrepoincte et couverte de serge blanche demy vyel, ledit lit planché en bas et ung linsseul au siel du lit faict en menuiserie et

    fort bon. Plus, une table carée aveque ung tapis d’ectofe feullie morte à demy vyé, la garniture dudit lit aussy demy vyel. Plus, ung banc de repos sans aucune garniture. Plus, une grande cheze de repos toute neufve garnie de thoile paincte aussy toute neufve. Plus, cinq chezes à bras et deux autres toutes garnies de mesme ectoffe et mesme franjeon que la garniture de lit. Plus, une

    petite cheze garnie en fasson de tapisserie fort vyel. Plus, ung tabouret sans garniture. Plus, ung paire de lendiers de fert de fonte. Plus, une pelle a feu et une petite tenallies pour atizer le feu, le tout de fert batu, le fenestrage de ladite chambre toutes vitrées.

    [article 22] Plus, sommes entrés dans le cabinet dudit seigneur joignant à ladite chambre, dans lequel nous aurions trouvé ung grand coffre bahus presque tout neuf lequel nous aurait ecté ouvert par Madame la marquize dans lequel nous aurions trouvé deux saqs aveque de l’argent dedans

    et ung autre petit sacq aveque de la dedans [sic] et ladite dame ayant faict contre le tout en sa presance il ne seroit trouvé en or ou argent la somme de 1600 lt laquelle somme ledit seigneur

    a dit voulloir employée sans retardement à payer pareille somme qu’il doit au sieur de Puyrobert du Bastiment, lequel or et argent ladite dame auroit retourné dans ledit coffre et fermé à clef déclarant ledit seigneur n’avoir autre or ny argent que celluy-là. Plus, avons trouvé dans ledit cabinet ung grand careau de vellour rouge demy vyé, aveque deux bandes de gallon d’argent quy le traverssent en croix. Plus, autres deux careaux de satin jaune aveque ung ouvrage de coulleur noird filant presque neuf. Plus, ung autre careaux <de satin> de coulleur de sirize[14] tout uny et fort vyé. Plus, une table fayte en auvalle aveque ung tapis fasson de tapisserie demy vyé. Plus, quatre chezes à bras et une autre sans bras toutes garnies d’ectoffe verte aveque ung franjeon de laisne de mesme coulleur, le tout à demu vyé. Plus, deux petites chezes vertes de Bourdeaux, sans garniture. Plus, une petite liete de menuiserie sans rien dedans. Plus, ung escritoire plat ectant noird fermant à clef où ledit seigneur met papier, les plumes, sire et encre dedans [fol. 6 r°]. Plus, quelques autres mémoires dudit Sarazat quy ne sont pas grand choze.

    [article 23] Et dellà, serions allés dans l’antichambre de lad. chambre quy est dans la tour, laquelle est fayte en voute, dans laquelle nous avons trouvé un lit garny de rideaux rouge de ras aveque ung tour de lit d’etofe rouge aveque quelque broderie, le tout fort vyé et garny de sa coite, cussin, matellas, bellesière et contrepointe et couvert [blanc] planché en bas en ung linsseul au siel de lit et dans laquelle chambre ledit seigneur tient les titres et papier de sa maison, dans laquelle nous avons trouvé un grand coffre [suit, aux folios 6 v°-17 v°, l’inventaire des papiers du chartrier de Coulonge ; l’inventaire se poursuit les 28 et 29 février et du 1er au 4 mars].

    Tous lesquels papiers ont esté remis dans ledit coffre que ledit seigneur a faict fermer.

    [article 24] Et dellà, serions entrés dans ung petit cabinet quy est à costé de ladite entichambre que ledit seigneur nous auroit fayt ouvrir [fol. 18 r°] dans lequel nous aurions trouvés une petite cassete fermant à clef fassonner dessus et par costé aveque des ramages d’argent a demy vyé, laquelle ledit seigneur nous auroit faict ouvrir dans laquelle nous aurions trouvé les obligations cottées au-dessus comme s’ensuit : [suit l’énumération des obligations, du folio 18 r° au folio 21 r°] Et ce sont les papiers que nous avons trouvé dans ladite cassette. Et après avoir tous [fol. 21 v°] retourné dedans, ledit seigneur a faict fermer tant ladite cassette, cabinet que entichambre.

    [article 25] Et advenant le quatriesme jour dudit moys et an serions retournés à la faction de ce et

    continuation dudit invantaire, et aurions esté conduits au grenier dudit chasteau, lequel nous a esté ouvert nous aurions trouvé de dedans la quantité de froment deux charges, seigle ou boupre vallant seigle, troys charges grosse, boupre dix charges, advoyne quattre charges.

    Plus, aurions trouvé dans ledit grenier deux petits bariques servant à tenir le vignegre. Plus, aurions trouvé à un coin dudit grenier un fauconneau de fonte verte. Plus, un gros mousquet. Plus, autres troys petits mousquets montés sur leurs boys avec leurs platines, le tout fort rouillie et autre chose n’aurions trouvé dans ledit grenier.

    [article 26] Et dellà, nous serions dessendus et aurions estés conduits aux cuvages quy est du coté du portal dans lequel nous aurions trouvé une grande cuve presque neufve et autres deux moyenes fort uzées servant à mestre la vandange, toultes de la contenance de soixante dix charges de vandenge ou environ, toultes serclées de boys.

    [article 27] Et de là, serions descendus dans la cave <où> nous aurions trouvé quinze bariques plesnes de bon vin, y pouvoir y en avoir quarante charges. Plus, vingt charges de petit vin pour les valets.

    Plus, huict bariques vuydes toultes serclées de boys avec leurs fonzelliers.

    [article 28] Et de là, serions remontés et serions allés à l’escurie dudit seigneur, nous aurions le lit où couche le palefrenier avec les matelats de laisne et les autres de plume avec une meschante couverte de sarge blanche. Plus, aurions trouvé dans ladite escurie une petite malle avec ses

    bast servant à mener le boys. Plus, un grand cheval noir. Plus, deux juments for vielles. Plus, une petite poulline après une des juments. Plus, autres deux petits chevaux, l’un blancq et l’autre bay de peu de valleur, l’un ectan desjà vieux et l’autre fort petit. Plus, un poullin gris jeune que lez a commancé de la marche despuis peu.

    [article 29] Et de là, serions montés dans le fenial où nous avons trouvé fort peu de froment, fort peu de foin que fo environ for six cent charteyes.

    [article 30] Et de là, serions dessandus à la maison du jardin quy a [fol. 22 r°] iceu[15] au jardin,

    laquelle nous ayant esté ouverte, nous aurions trouvé une meschante couchecte sur laquelle y aurions trouvé une petite coitte et un cuissin fort uzé et de peu de valleur avec une meschante couverte de sarge grise. Plus, y aurions trouvé deux pelles ferrées, un […], un piq, un petit ratteau feré de ferq pour servir au jardin. Plus, un […], une grande sie avec siar pour sier le boy et deux coings de ferq servant à faire le boys et autre choze n’avons trouvé dans ladite maison.

    [article 31] Et advenant ladite journée vers une heure après midy, serions allés à la mesterie plus

    proche du chasteau et à la grange d’icelle nous aurions trouvé quatre petits beufs, une vache et un pourceau prest à tuer.

    [article 32] Plus, serions allés à un petit estable où nous aurions trouvé deux porches[16] et quattre petits poursseaux et un viel.

    [article 33] Plus, en un autre petit estable, où nous aurions trouvé dix-sept ches[17] de brebis et d’autres bestes, et nous n’avons trouvé dans ladite mesterie.

    [article 34] Et advenant sans nous disvertir, serions allés à autres mesterie appellée de Nadalou où estant serions allés à la grange d’icelle, nous aurions trouvé un beuf, une vache et un petit taureau. Plus, dans un estable aurions trouvé une porche et deux petit poursseaux.

    [article 35] Plus, dans un autre estable, nous aurions trouvé douze ches de brebis.

    [article 36] Plus, serions allés au mesme instant au moullin dudit seigneur appellé le moullin de Laserre, où il y a pressoir, malhière[18], moullin et mesterie où estant, nous aurions trouvé la malhière garnie de tous ses utils et travaillieurs. Plus, le pressoir à huille aussy garny de tous ses utils necessaires à faire huille.

    [article 37] Et de là, serions allés à la grange de ladite mesterie dudit moullin, dans laquelle un per de beufs, un quy est fort beau et l’autre petit. Plus, dans un petit estable aurions trouvé une porche avec six petits poursseaux et autres bestails, n’aurions trouvé dans ledit moullin.

    [article 38] Et advenant, le cinquiesme jour dudit moys et en continuant ledit invantaire, serions allés au domaisne du Sablou appartenant audit seigneur, accompagniés dudit sieur Sedié, où estant serions entrés dans une chambre basse où demeure le bourdier[19], dans laquelle nous aurions trouvé un meschant chalit de vielle menuiserie. Plus, une table de vielle menuiserie.

    [article 39] Et de là, serions montés dans une autre chambre haute dans laquelle nous aurions trouvé un autre chalit de vielle menuiserie. Plus, une petite table fort meschante et presque rompue.

    [article 40] Et de là, serions montés dans le grenier ferment à clef lequel nous auroit esté ouvert par Bernard Baudet, recepveur dudit seigneur dans lequel nous aurions trouvé deux charges et demye de bled seullement.

    [article 41] Et de là, serions dessandus et serions allés dans le [fol. 22 v°] cuvage que nous aurions

    trouvé fermé à clef que nous auroit esté ouvert par ledit Baudet, dans lequel nous aurions trouvé quattre petites cuves servant à mettre la vendange serclées de boys. Plus, le pressoir servant à presser la vandange garny de tous ses utils. Plus, douze grosses bariques dans lesquelles y peut avoir douze charges de bon vin et quinze charges de petit vin ; dans lesquelles bariques, il y a six sercles de ferq.

    [article 42] Plus, serions allés à la grange à foin où nous aurions trouvé environ huict charetées de foin que lez avoit retiré à la récolte que l’on nous a dit n’avoir pas seu vandre dans le peed[20].

    [article 43] Et de là, serions allés dans une des mesteries dudit domaisne joingnant à la maison et à la grange d’icelle dans laquelle nous aurions trouvé troys beufs quy sont assez beaux.

    [article 44] Plus, dans un petit estable, aurions trouvé deux porches plesnes.

    [article 45] Plus, dans un autre estable, aurions trouvé vingt-troys ches de brebis et deux chèvres.

    [article 46] Plus, serions allés à l’autre mesterie dans le mesme lieu et joingnant à l’autre et à la grange d’icelle dans laquelle nous aurions trouvé un per de beuf quy sont assez beaux et une vache fort vielle. Plus, une porche et deux petits poursseaux.

    [article 47] Plus, dans un petit estable, avons trouvé un petit poursseau que le Bourdier tient dudit seigneur. Et autre choze n’avons trouvé dans ledit domaisne du Sablou.

    [article 48] Et parce qu’il y a un moullin quy deppant dudit domaisne du Sablou et des biens en deppendant, il nous a esté dit par ledit sieur Baudet que ledit seigneur l’a aranté[21] despuys peu à [blanc] Grangier dit Tartillon en arentement perpetuel et ainssi ledit seigneur n’y a aucuns meubles ny bestiaux.

    Et advenant ledit jour mesme, une heure après midy, ledit seigneur nous auroit requis en continuant ledit invantaire, nous voullons transporter au chasteau de Rastignac quy n’est que une lieue du present chasteau pour continuer à la faction et inventaire des meubles et effaicts quy ce trouvent dans ledit chasteau, mestairies et moullins en deppendans."

    [Suit l’inventaire des meubles étant au château de Rastignac].

    Notes

    [1] Ce mot ne figure pas dans les dictionnaires de référence.

    [2] COMPORTE, subs. fém. région. (Sud-Ouest) = « Cuve de bois à deux anses, portée à deux, servant au transport de la vendange » (Atilf).

    [3] BUIE, subst. fém. = « Cruche à anses, à large panse » (Atilf).

    [4] Sans doute dér. de l’occitan DORNA, subs. fém. région. (Sud-Ouest) = « Cruche, jarre ; cuvier ; terrine » (ALIBERT L. Dictionnaire occitan français selon les parlers languedociens. Toulouse : Institut d’Estudis occitans, 1966, p. 302).

    [5] Sans doute de l’occitan TECH, subs. masc. région. (Sud-Ouest) = « goutte, larme, roupie » (ALIBERT L. op. cit., 1966, p. 655).

    [6] CUVIER, subst. masc. = « Cuve, grand bassin, grand baquet (surtout pour faire la lessive) »

    (Atilf).

    [7] Lire « Retirée ».

    [8] HARDES, subst. fém. plur. = « Effets d’habillement » (Atilf).

    [9] Ce mot ne figure dans aucun dictionnaire de référence.

    [10] Dér. sans doute de CODONHAT, subst. masc. = « Confiture de coings » (ALIBERT L. op. cit., 1966, p. 229). Plutôt que de confitures, il s’agirait ici de pâtes de coings (enfermées dans des boîtes).

    [11] Ce mot ne figure dans aucun dictionnaire de référence.

    [12] DESPANE, part. passé en empl. adj. = [En parlant d’un tissu] « Déchiré » (Atilf).

    [13] LIETTE, subst. fém. = « Petit coffre » (Atilf).

    [14] Sic pour SYRIQUE, subst. masc. = « Couleur rouge » (Atilf).

    [15] ISSUE.

    [16] TRUIE.

    [17] TETES.

    [18] MAILLERE, subst. fém. = « Marnière, fondrière » (Atilf).

    [19]

    [20] Ce mot ne figure dans aucun dictionnaire de référence.

    [21] ARRENTER, verbe = « Donner ou bailler à ferme » (Atilf).

  • ANNEXE 2. Inventaire du château de Coulonges, s.d. (177. ?)

    Annexe 2

    Coulonges, s.d. (XVIIIe siècle ; 177. ?)

    INVENTAIRE DU CHÂTEAU DE COULONGES

    EXTRAIT DE L’INVENTAIRE DES POSSESSIONS DE LA FAMILLE CHAPT DE RASTIGNAC.

    Archives départementales de la Dordogne, Périgueux. 2 E

    1852/3-3, original en papier.

    Transcription :

    [fol. 1 r°-4r° : Le document commence par l’inventaire du château de Rastignac]

    [fol. 5r°] S’ensuit l’invantaire du chasteau de Coulonges.

    [article 1] Premierement, dans la salle, sept <piesses> de tapisserie d’Aubusson à personnages.

    Plus, quinse chaises tapissiers d’ouvrage avec leurs ousses de toille peinte.

    Plus, quatre petittes chaisses de la mesme garniture que les susd.

    Plus, quinse chaises de table tapissers d’une estoffe verte.

    Plus, une petitte table de menuiserie avec son tapis d’ouvrage.

    Plus, une table de buffet aussy avec son tapis d’ouvrage.

    Plus, un guéridon.

    Plus, un Bacha[1] de cuivre.

    Plus, une paire de landiers de fonte, une taque aussy de fonte et une pelle de cheminée.

    Plus, quatre bras de cuivre doré.

    La cheminée est boisée en sculture.

    < [Mentions marginales :] Adjouté, un chaufet[2] garny de monq.te. Plus, une table a l’ombre garnie de vert. Plus, 9 tableaux avec leurs cadres dorés.>

    [article 2] Dans la chambre au bas de la salle,

    Six piesses de tapisserie d’Aubusson a personnages.

    Plus, six chaises tapissées d’ouvrage avec leurs ousses de toille peinte.

    Plus, un fauteuilh d’ouv. tapissé aussy d’ouvrage avec sa ousse aussy de toille peinte.

    Plus, cinq tabourés tapissés d’ouvrages.

    Plus, une table de bois de report avec des tirettes couverte de toille cirée.

    Plus, un liq de baraquant vert avec des bandes d’ouvrage, son tour et soubassement de mesme.

    [fol. 5 v°] Le dossier et l’imperialle d’indiene piquée, sa courtepointe piquée de mesme, indiene avec sa paliasse, coete, traversin, matella et une couverte d’etoffe de maison.

    Plus, deux tableaux sur les deux portes dont l’un a cadre [mot rayé] doré.

    Plus, un rideau de fenestre de bas rouge avec sa barete de fer.

    Plus, la cheminée boisée en sculture avec un tableau.

    Plus, une paire de laudier de fer bastu avec leur palle et pinsettes et une taque de fonte.

    < [Mention marginale :] Plus, un petit liq avec sa coete, cuissin, matellas et courtepointe piquée de toille peinte tout neuf. >

    [article 3] Dans le cabinet de lad. chambre,

    Huit chaises de tapisserie d’Aubusson sans ousse.

    Plus, une table de bois de raport avec les tirettes couverte d’une toille peinte.

    Plus, deux gueridons.

    Plus, un grand miroir.

    < [Mention marginale :] Plus, une petite table a casset.>

    [article 4] Dans l’antichambre de lad. chambre,

    Un liq garny d’estoffe jaune avec sa palliasse, coitte, traversin, matella et courtepointe.

    Plus, un autre liq de mesme que dessus.

    Plus, un grand armorre et deux coffres vieux.

    [article 5] Dans la chambre blanche,

    Six piesses de tapisserie de Flandres a personnages.

    Plus, six chaises tapissées d’estofe verte.

    Plus, une table avec son tapis d’estoffe verte.

    Plus, deux guéridons.

    Plus, deux garnis liqs garnis d’estoffe verte avec un frangeons de soye et de leurs paillasses, coistes, traversins, matellas, couvertes de Castailleges blanches, couvertes tressantes et dossier de mesme estoffe verte avec leurs frangeons de soye.

    [fol. 6 r°] Plus, un rideau de fenestre d’estofe rouge avec sa barete de fer.

    Plus, deux landiers, un de fer et un de fonte.

    < [Mention marginale :] Vériffié >

    [article 6] Dans son entichambre,

    Un liq garny de sa coette, traversin et contrepointe.

    [article 7] Dans l’antichambre de la chambre neuve,

    Cinq piesses de tapisserie de Flandres à personnages.

    Plus, neuf chaises tapissées d’ouvrages.

    Plus, une table avec son tapis de Turquie.

    Plus, un liq garny d’estoffe verte en falhalle[3] bordé d’un gallon de soye coulleur d’or et de sa paillasse, coite, traversin, [mot illisible] couverte de Catelloigne et une courtepointe piquée de toille peinte.

    < [Mention marginale :] Les chaises sont desgarnies. >

    [article 8] Dans la chambre neuve,

    Six piesses de tapisserie de Flandres.

    Plus, huit chaises tapissées d’ouvrage avec leurs [mot effacé : ousse ?] de toille peinte.

    Plus, deux fauteuilhs de la mesme garniture et le tout avec leurs ousses de toille peinte.

    Plus, un liq garny d’un drapt gris parsemé de bouquet, le tour et soubassemant de mesme avec frange et frangeons de soye doublé d’un taffetas a lassiere avec sa palliasse, coitte, traversin, matellas, sa courtepointe piquée de mesme taffetas, dossier et imperialle de mesme taffetas,

    le tout piquet.

    Plus, une table avec son tapis de mesme drap que le liq et parsemé de me et deux guéridons.

    Plus, un grand miroir, son cadre garny de cuivre doré.

    Plus, un rideau de fenestre d’estamine[4] rayée.

    Plus, deux landiers de cuivre et un p.

    < [Mention marginale :] Vériffié >

    [fol. 6 v° ; article 9] Dans la chambre carellée,

    Six piesses de tapisserie d’Aubusson a personnages.

    Plus, sept chaises tapissés d’ouvrage.

    Plus, un fauteuil couvert d’une peau noire.

    Plus, un liq de baraquand viollet doublé d’un taffetas jaune, le tour et soubassement de mesme estoffe, le tout garny de frange et frangeons de soye jaune et de sa pailliasse, coitte, traversin et mattella et sa courtepointe piquée de mesme taffetas, le dossier et imperialle de mesme taffetas piqué avec quatre pommes garnies de mesme que le liq.

    Plus, une table avec sa tirette et deux gueridons.

    Plus, un rideau de fenestre d’estamine rayée.

    Plus, deux landiers de fonte.

    < [Mention ajoutée d’une autre main et encre :] Plus, deus […] et un tableau sur la cheminée>

    < [Mention marginale :] Vériffié >

    [article 10] Dans l’antichambre,

    Un liq d’estoffe jaune, sa couverte de mesme, sa paillasse, coite, traversin et matella.

    Plus, une table hauvalle avec son tapis d’estoffe jaune.

    Plus, deux chaises garnies de vielle tapisserie.

    < [Mention marginale :] Idem >

    [article 11] Dans la chambre du preceteur,

    Six piesses de tapisserie à chasse.

    Plus, un liq garny d’estoffe jaune avec des bandes et des bouqués, le tout brodet avec une frange de soye, sa palliasse, coitte, traversin, matella, une couverte d’estoffe de maison et sa couverte tressante d’estoffe jaune.

    Plus, une chaise tapissée d’ouvrage et une autre petite sans tapisserie.

    Plus, une table avec un meschant tapis au gros poin d’Aubusson.

    Plus, deux landiers de fonte.

    < [Mention marginale :] Vériffié >

    [fol. 7 r° ; article 12]

    Dans l’avant chambre de Monsieur,

    Sept piesses de tapisserie d’Aubusson au gros point à vases garnis de fleurs.

    Plus, neuf chaises garnies de tapisserie vielle.

    Plus, une table en auvalle.

    Plus, deux landiers, un de fer batu et l’autre de fonte.

    < [Mention marginale :] Les chaizes sont desgarnies >

    [article 13] Dans la chambre de Monsieur,

    Sept piesses de tapisserie d’Aubusson à personnages.

    Plus, autres deux piesses à chasse.

    Plus, douses chaises de paille et une autre petite tapissée de vert.

    Plus, un tabouret garny de liguature.

    Plus, un fauteuil garny de liguature.

    Plus, un parement garny de vert.

    Plus, un liq en falhella garny d’estoffe bleue bordé d’un ruban couleur d’or, et de sa paillasse, coitte, traversin, deux matellaz, couverte de castelloigne, sa courtepointe de toille couverte pi d’indiene piquée d’ossier et imperialle de piquées de mesme toille.

    Plus, une table couverte d’un tapis d’estoffe verte.

    Plus, un rideau de fenestre de crepon viollet.

    Plus, deux landier de fonte et une petite taque aussy de fonte, palle et pinsettes.

    < [Mention marginale :] Plus, un fauteuilh d’ouvrage garny de sa ousse.

    Plus, une caquetoire au gros point d’Aubusson >

    [article 14] Dans l’autre-chambre,

    Un liq garny d’une meschante estoffe rouge avec sa palliasse, coitte, matellas, contrepointe et six couverte d’estoffe blanche de maison.

    Plus, quatre mescchantes chaises.

    Plus, un petit cofre neuf fermant à clef.

    Plus, deux grands armoires où sont les papiers.

    < [Mention marginale :] Manque le liq, traversin et couverte >

    [fol. 7v° ; article 15] Dans le cabinet de Monsieur,

    Douse chaises de pailles vertes avec chascune son careau de plusieurs maigneres.

    Plus, un bureau couvert de toille cirée.

    Plus, une table à l’angloise couverte aussy de toille cirée.

    Plus, une table couverte d’un tapis de Bergame.

    [article 16] Dans la chambre de Monsieur le Conte,

    Sept piesses de tapisserie d’Aubusson à personnages.

    Plus, deux liqs garnys d’estoffe jaune avec leurs paliasses, coittes, traversins, matellas, couvertes trenantes et leur dossiers de mesme estoffe, le tout avec un petit frangeon.

    < [Mention marginale, en partie effacée :] Plus, a esté osté […] la tapisserie et liqs [qui] ont esté baillés telle et celle du cabinet aussi. >

    Plus, quatre chaises dont deux tapissées de viel ouvrage, l’autre d’estoffe jaune et l’autre garnye de poillie.

    < [Mention marginale :] Plus, un careau. >

    Plus, une table carée avec son tapis d’ouvrage.

    Plus, un guéridon.

    Plus, deux landier de fonte avec sa pelle et pinssetes.

    Plus, une taque de fonte.

    Plus, un grand armoire de

    vielle menuiserie.

    [article 17] Dans l’antichambre,

    Un liq garny d’estofe jaune avec sa coitte, traversin et une couverte d’estofe blanche de pays.

    < [Mention marginale :] Le liq est pourry et a esté osté. >

    [fol. 8 r° ; article 18] Dans le cabinet de la chambre de Monsieur le Conte,

    Six piesses de tapisserie à chasse.

    < [Mention marginale :] La tapisserie a esté ostée et celle de présent appartien a Monsieur le Conte. >

    Plus, trois chaises de tapisserie de mesme que celle de l’antichambre de la chambre neuve.

    Plus, autres trois meschantes chaises dont deux garnies d’estoffe verte et l’autre couleur d’or.

    Plus, une table couverte d’un meschand tapis jaune.

    Plus, deux landiers de fonte.

    Plus, un grand armoire de vielle menuiserie.

    [article 19] Dans la chambre de la plante,

    Un liq garny de sa paliasse, coite, matella, contre pointe, une couverte blanche, les rideaux de deux couvertes de vertes de campagne.

    Plus, quatre chaises de paille.

    Plus, une table couverte d’un meschand tapis jaune.

    < [Mention marginale :] Veriffié >

    [article 20] Dans la chambre de Bertrand,

    Deux liqs garnis d’une estoffe brune avec leurs coittes, traversin, courtepointe et couvertes de dossiers de mesme estoffe.

    < [Mention marginale :] Les liqs sont portés à Rastignac. >

    Plus, six piesses de tapisserie en larmes.

    < [Mention marginale :] La tapisserie est toute rompue. >

    [article 21] Dans la chambre de Fergaudie,

    Un liq garny de meschand rideaux viollet, sa coitte, cuissin, matellas et une vielle couverte de catelloigne.

    < [Mention marginale :] Veriffié >

    [fol. 8 v° ; article 22]

    Dans la chambre des vallez,

    Trois meschand liqs avec leurs coittes, cuissin et une meschante contre-pointe.

    < [Mention marginale :] Un est changé ; on a que quatre coettes mal nouées. >

    [article 23] Dans la chambre de Bariere quy estoit autres fois la chapelle,

    Un liq garny d’estoffe brune avec sa balassiere, coite, cuissin, matellas et courte-pointe.

    < [Mention marginale :] Il n’y a rien que l’[…] du tixerant. >

    Plus, deux petits landiers de fer batu.

    [article 24] Dans les chambres de servantes,

    Un liq garny d’estoffe jaune avec sa coite, cuisin, sans autre garniture.

    < [Mention marginale :] Le liq manque mais il en reste un sans garniture. >

    Plus, une vielle table.

    Plus, une paire de landiers de fonte.

    Plus, deux chaises de paille.

    < [Mention marginale :] Les chaises manquent. >

    [article 25] Plus, dans la seconde chambre,

    Deux liqs, l’un garny de meschante estoffe verte jaune avec leurs coittes, cuissin et une couverte brune et une contre-pointe, sans autre garniture.

    < [Mention marginale :] Les liq sont portés à Rastignac à la réserve de la garniture. >

    Plus, une table hauvalle.

    < [Mention marginale :] La table en ovalle manque. >

    Plus, une autre carrée.

    Plus, une p[aire] de landier et de fonte [sic].

    [article 26] Dans la cuisine,

    Deux landiers de fert batus.

    Deux routissieres.

    Plus, six pots de fontes petis ou grands avec trois couvertes.

    Plus, cinq casserolles.

    Plus, trois tourtières petites ou grandes avec leurs couvertz.

    Deux branches.

    Un grilles.

    Une passoire.

    Deux cuilleres et un friquet de fert.

    Plus, deux grands plas, quatre moyens et quatre petis.

    < [Mention marginale :] Les casserolles sont portées à Rastignac, une tourtière, une broche, la grille, la grande palle, le frique, la cuillère.>

    [fol. 9 r°] Plus, douse assietes creuses, cinq dousaines de petites.

    Plus, quatre plats de […], deux assietes creuses et trois dousaines de petites.

    Plus, deux cramellières.

    Plus, un mortier de marbre.

    Plus, autre mortier de fer.

    Plus, autre mortier de metal et un pillon.

    Plus, deux poilles.

    Plus, deux bassins pour la cuisine.

    Plus, deux bassines à confitures et l’escumoire.

    Plus, un four de cuivre pour les confitures.

    Plus, une palle avec les pinsettes.

    Plus, deux tables longues.

    Plus, deux fusilz fort mauvés.

    Plus, une poissonniere.

    < [Mention marginale :] Pour la veisselle présant, neuf plats, seize assietes creuses, six petis plats, cinq dousaines de petittes assiettes moins une, plus trois dousaines de petites assietes de Bordeaux. >

    [article 27] Dans l’arriere cuisine,

    Un liq garny de sa coitte, cuissin et une courte-pointe.

    Plus, une table carée et un garde-manger.

    Plus, une autre vielle table.

    < [Mention marginale :] Vériffié. >

    [article 28] Dans l’office,

    Quatorze flambeaux d’argent grands < [Mention ajoutée après coup, d’une autre main, illisible] >

    Plus, deux plats, bassins en auvalle.

    Plus, trois esguières, l’une desquelles a son couvert.

    Plus, trois sallières, l’une desquelles est couverte.

    Plus, deux sucrières.

    Plus, deux escuelles, l’une desquelles est couverte.

    Plus, une vinegrette.

    Plus, une tasse et un goubellet.

    Plus, une grande cullière pour la soupe.

    Plus, vingt-quatre cullières, vingt-quatre fourchettes et douse couteaux, le tout sy-dessus d’argent.

    Plus, un grand plat ron d’estain

    fin et deux hauvalle, une esguière et une sallière, quatre flambeaux de cuivre

    et un d’estain, et douse couteaux blancs.

    < [Mention marginale :] L’esguière d’estain est à Rastignac, le couteaux blanqs manque, ensemble le flambeau d’estain ; plus la sallière manque.>

    [fol. 9 r° ; article 29] Dans l’escurie,

    Un liq avec sa coitte, cuissin et une meschante contre-pointe.

    [article 30] Dans le cuvier,

    Quatre cuves et une petitte pour fouller la vendange.

    Plus, un pressoir.

    Plus, une cuve de plus.

    [article 31] Dans la cave,

    Quarante-huit fus de bariques grandes ou petites.

    < [mention marginale :] deux à la Fillollie et quatre à Montignac. >

    Plus, dix comportes. Les comportes d’assier quy consistent en la mesme quantité sont fort mauvaises.

    < [A la suite, d’une autre main :] Il fut arreté et diminué a coit ynvintior : lequel il aura clo plu ou dy moinl. Delpuil qu’il a esté fait a present pallé dans la salle et toutes lel chambres et antichambres et autre lieux de la maisson où il y a des […] et qu’il fut […] dans lo present ynventoir et verifié là dans le jour que le dit ynvantior sera examiné et réécrit. >

    Notes

    [1] Ce mot ne figure dans aucun dictionnaire de référence.

    [2] CHAUFET, subst. masc. = « réchaud » (GODEFROY, vol. 2, p. 97).

    [3] Vient sans doute de l’occitan FALHA, subs. fém. région. (Sud-Ouest) = « Faille (espèce d’étoffe) » (ALIBERT L. op. cit., 1966, p. 391).

    [4] ESTAMINE, subst. fém. = DRAP. « Etoffe de laine ou de coton, non feutrée, non croisée » (Atilf).

Références documentaires

Documents d'archives
  • Fonds d'Hautefort, 1258-An X.

    pièces 9-12 : Copie de l'hommage rendu par « Helie Gibrana, domicellus, […] hospiciam suum de Colonges », 2 octobre 1396. Archives départementales de la Dordogne : 2 E 1828 (1-113)
  • Fonds d'Hautefort, 1258-An X.

    pièces 14-12 : mention de « Jehan Helyas, escuier, dominus du fortalicium de Coulonges », 10 avril 1414. Archives départementales de la Dordogne : 2 E 1828 (1-113)
  • Inventaire des titres du château de Montignac (début XVe)

    Permission accordée par Charles, duc d’Orléans, à Jean Elias, seigneur de Coulonges, de faire faire le guet au château de Coulonges, 1417. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques : E 611
  • Fonds d'Hautefort, 1258-An X.

    Pièces 8-144. Récapitulatif des donations faites par Jean de Bretaigne, comte de Périgord, à Jean Hélie, seigneur de Coulonges et de Chabrigniac, en 1438 et 1441 [s.d., 10 juin 1727 ?]. Archives départementales de la Dordogne : 2 E 1828 (1-113)
  • 2 E 1852. Fonds Famille Chapt de Rastignac.

    Pièces 3-2. Inventaire du château de Coulonges extrait de l’inventaire des possessions de la famille Chapt de Rastignac, 17 mars 1692. Archives départementales de la Dordogne : 2 E 1852
  • 2 E 1852. Fonds Famille Chapt de Rastignac.

    Pièces 3-3. Inventaire du château de Coulonges extrait de l’inventaire des possessions de la famille Chapt de Rastignac, s.d. [18e siècle ; 177. ?] Archives départementales de la Dordogne : 2 E 1852
Documents figurés
  • Plan cadastral ancien de la commune de Montignac, 1813 (AD Dordogne, 3P3 3210-3228)

    3 P 3 3214, feuille B2. Archives départementales de la Dordogne : 3P3 3210-3228
  • Fonds de photographies. Montignac. Château de Coulonges, 1962.

    DRAC Aquitaine, Bordeaux : 139.25A.R.3.62
Bibliographie
  • Le Périgord illustré : un guide monumental. Périgueux : impr. Dupont, 1851.

  • GOURGUES Alexis de. La Dordogne. Dictionnaire topographique du département. Paris : Res Universis, 1992, fac-similé de l'édition de 1873 (Monographies des villes & villages de France).

    p. 80
  • FOURNIOUX, Bernard. Montignac au Moyen âge : histoire du peuplement et de l’occupation du sol. Périgueux : Bernard Fournioux, 2002.

  • MARQUAY, Jean. Montignac-sur-Vézère, pages de son histoire et de sa vie religieuse. Montignac : impr. d’E. Leymarie, 1938.

  • SECRET Jean. Le Périgord, châteaux, manoirs et gentilhommières. S.l. : Tallandier, 1966.

    p. 233
  • PENAUD Guy. Dictionnaire des châteaux du Périgord. Bordeaux : Sud Ouest, 1996.

    p. 92
Périodiques
  • FOURNIOUX Bernard. « Le paysage agraire de la châtellenie de Montignac et son environnement humain à la fin du Moyen Age ». Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, t. CXXVII, 2000. p. 139-162.

    p. 159
  • « Extrait d’un mémoire du seigneur d’Albret contre la dame de Montrésor, qui demandait sa part dans la seigneurie de la comté de Périgord ». Le Chroniqueur du Périgord et du Limousin, 1854, p. 134-140.

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