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Château d'Arcins

Dossier IA33002825 réalisé en 2010

Fiche

Œuvres contenues

Précision dénomination château viticole
Appellations Château d'Arcins
Parties constituantes non étudiées chai, cuvage, jardin, hangar agricole
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
Adresse Commune : Arcins
Cadastre : 1826 B 388 à 392 ; 2009 B 362 à 364, 1359 à 1365

Le château d'Arcins serait une ancienne maison noble, dite maison de Garat, d'après Hugon. Mais selon Guillon, il semble qu’elle n´ait aucune importance féodale. La date de 1687, inscrite sur une agrafe de la façade du chai, est peut-être un remploi ou une création récente.

Sur l'Atlas de Trudaine du 18e siècle et le plan cadastral de 1826, l'implantation du domaine est proche de celle d´aujourd'hui. Il se situe à l'entrée du bourg, le long de l'axe reliant Bordeaux à Pauillac.

Jusqu’en 1836, ce domaine appartient à M. Couput. M. Subercazeau l'achète et fait démolir en 1842 (seconde date inscrite sur la façade du chai) l'ancien logis pour en reconstruire un nouveau. Les ailes de dépendances alignées sur la route datent vraisemblablement aussi de cette campagne de travaux. Lorsque le marquis de Clermont-Mont-Saint-Jean devient propriétaire du domaine, des écuries et une remise sont construites en 1878, comme l'indiquent les matrices cadastrales.

Au début du 20e siècle, différents propriétaires se succèdent, notamment le docteur Badal, médecin et professeur à l'université de Bordeaux. En mai 1937, le chai et le cuvier sont vendus par la Compagnie des Crus et Châteaux Girondins à la Société Coopérative de Vinification Intercommunale d’Arcins, Avensan, Cussac, Lamarque, Moulis et Soussans. Les plans réalisés l'année suivante par les architectes bordelais Cazalis et Lacroix pour l’aménagement d’une cuverie en ciment, montrent que le cuvier est alors à étage, soit qu'il fut conçu ainsi dès l'origine, soit qu'il résulte d'un réaménagement postérieur.

En 1971 la famille Castel achète les châteaux d´Arcins et Barreyres et quatre ans plus tard, une complète restauration des bâtiments est entreprise avec le concours de l´entrepreneur Simon. Puis dans le courant des années 1980, le cuvier en béton est démantelé pour y installer l´actuel chai à barriques, orné de vitraux réalisés par "Art du Vitrail", dont la thématique célèbre la vigne et le vin. Enfin, le château d'Arcins s'agrandit en se dotant d'un cuvier circulaire réalisé par l'entreprise SOCAE. Parallèlement aux travaux entrepris sur les bâtiments, la famille Castel augmente la surface en vigne du domaine, passant de 10 ha à 100 ha.

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 20e siècle
Dates 1687, porte la date
1842, porte la date
Auteur(s) Auteur : SOCAE, entrepreneur,
Auteur : Cazalis et Lacroix,
Cazalis et Lacroix

Etienne Cazalis et Jules Lacroix, architectes à Bordeaux.


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architecte, agence d'architecture, attribution par source

Le logis rectangulaire est entouré par deux pavillons latéraux, carrés et saillants. Les élévations principales, sur la route, forment une cour fermée par un portail et un muret supportant une grille métallique. Le logis est encadré par deux ailes en retour, bâties dans le prolongement des pavillons. Côté rue, la façade du corps de logis se compose d´un avant-corps saillant, encadré de pilastres, en bossage continu pour le rez-de-chaussée et lisses pour l´étage ; l´ensemble de l´avant-corps est coiffé d´un attique. Les percements sont encadrés d´un chambranle mouluré ; la fenêtre de l´étage, précédée d´un garde-corps métallique portant les initiales C et A pour Château d´Arcins, est couronnée d´un fronton circulaire. Le reste du corps du logis, orné d´un bandeau médian saillant, est percé de baies en arc segmentaire. Les ailes, dont les baies ont un encadrement saillant, sont coiffées d´une corniche moulurée. Ces ailes sont prolongées en retour par des bâtiments de dépendances, dont les façades sur la rue sont ornées d'un bossage continu. Ces bâtiments comptent 7 travées pour celui abritant les bureaux et 9 pour l´autre, correspondant à l'ancien cuvier.

Les élévations postérieures, s´ouvrant sur le jardin, comptent trois travées et un étage. Le rez-de-chaussée est précédé par une terrasse, et l´étage par un balcon à balustrade. Les percements du rez-de-chaussée sont en arc segmentaire. Les murs sont recouverts d´un enduit laissant apparente la pierre de taille de l´encadrement des baies. Les pavillons latéraux s´élèvent également sur un étage et comptent chacun 2 travées et un bandeau médian saillant.

Au sud, l´ensemble se poursuit par les chais et les cuviers actuels. La façade sur la route est rythmée de jambes harpées, d´une porte remaniée et condamnée, avec une agrafe portant deux dates inscrites, puis de petites baies surmontées de jours d´aération en losange. Les fenêtres du chai sont dotées de vitraux. Enfin, le cuvier circulaire complète l´ensemble des bâtiments d´exploitation viticole. Il s´articule autour d´une cuve centrale et d´un déambulatoire permettant l´accès aux cuves rayonnantes.

Le jardin est fermé par une grille rythmée par des piliers, remplois d´un bâtiment démoli. Un étang aménagé d´un petit pont, des arbres d´essences diverses, des groupes d´arbustes et des massifs de fleurs composent le parc.

Murs calcaire
moellon
pierre de taille
Toit ardoise, tuile creuse
Étages 1 étage carré
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures terrasse
toit à longs pans
toit en pavillon
croupe
Techniques sculpture
Représentations pilastre fronton balustre
Précision représentations

Les pilastres encadrent le logis. Le fronton coiffe l'avant-corps de la façade sur rue. Les balustrades couronnent les toits terrasses, ornent le balcon et l'escalier de la façade sur le jardin.

Estuaire

TRAVEE 7
FORBAIE arc segmentaire (porte) ; arc segmentaire (fenêtre) ; chambranle mouluré (porte) ; chambranle mouluré (fenêtre)
POSRUE en alignement
POSPARC sur rue
POSTOPO coteau
ORIENT est
VUE vue bornée
CLOT grille ; portail ; piliers de portail ; mur de clôture maçonné

Subercazeau (propriétaire) ; Castel (propriétaire).

L'actuel chai porte 2 dates : 1687 et 1842. ce long bâtiment sur rue a abrité la cuverie en ciment de la cave coopérative d'Arcins. Aujourd'hui il abrite le chai à barriques.

Actuel cuvier circulaire.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables chai, cuvage

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Gironde, 3 P 010 / 1-4 : Plan cadastral, 1826.

  • Archives départementales de la Gironde, 3 P 129-1 : Matrices cadastrales, 1853-1891.

  • Archives communales, Registres des délibérations : 19 février 1893 - 7 avril 1907 : Cloture du parc du château, 7 août 1898.

  • Archives départementales de la Gironde, 9 J 236 [fonds D'Arlot de Saint-Saud] : Note manuscrite relative au château d'Arcins et son propriétaire, le Dr. Badal, 1909 (?).

Documents figurés
  • Construction d'une cuverie en ciment au château d'Arcins, 1936-1938.

    Archives départementales de la Gironde : 7 M 473
Bibliographie
  • COCKS, Charles. Bordeaux, ses environs et ses vins, classés par ordre de mérite, reproduction intégrale de l'édition de 1850. Bordeaux : Ed. Féret et Fils, 1984, réédition.

  • GUILLON, Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde, avec la description des communes, la nature de leurs vins, la désignation des principaux crus. Bordeaux : [s.d.], 1868, tome 3.

    p. 189
  • HUGON, Pierre. Castelneau-de-Médoc et ses environs, statistique du canton. Paris : Res universis, 1992. Réimpression de l'édition originale publiée en 1857.

    p. 108
  • Le patrimoine des communes de la Gironde. Paris : Flohic éditions, 2001, tome 1.

    p. 527
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