Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Château Cusseau

Dossier IA33007723 réalisé en 2014

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées orangerie, réservoir, écurie, portail, resserre
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Sud Médoc Estuaire
Adresse Commune : Macau
Lieu-dit : Cusseau
Adresse : 58 rue du 8 mai 1845
Cadastre : 1843 A1 47 ; 2013 AA 1
Précisions


Si le lieu-dit n'apparaît pas sur la carte de Masse en 1722, il est mentionné sur celles de la 2e moitié du 18e siècle (Cours de la Garonne de 1759, Belleyme de 1773). Le corps de logis avec l'arc à longs claveaux et les fenêtres en arc segmentaire à linteau délardé daterait de cette époque.

Sur le plan cadastral de 1810, l'ensemble forme grossièrement un L, disposition que l'on retrouve en 1843 sur le second plan cadastral. À cette époque, le domaine appartient à Louis-Théodore de Lassalle, chef d'escadron de Louis-Philippe et député de la Gironde, jusqu'à sa mort en 1846. En 1879, une forte imposition est demandée au nouveau propriétaire, le Général du Preuil, pour une augmentation de construction sur la demeure. Il s'agit probablement du pavillon couvert d'ardoises qui ne figurait pas sur le plan cadastral. La resserre et l'orangerie semblent également avoir été ajoutées à cette période. L'orangerie est à rapprocher de celles édifiées dans les années 1860-1870 au domaine Ducru-Ravez.

À la fin du 19e siècle, entre 5 et 10 tonneaux de vin y sont produits. Cusseau semble donc correspondre à une propriété moins viticole que d'agrément.

Au cours du 20e siècle, entre 1956 en 1963 d'après les vues aériennes de l'IGN, le corps de logis en retour équerre est détruit ou s'effondre : une carte postale du début du 20e siècle représente cette aile dotée de deux pavillons ; l'orangerie est abandonnée puis la resserre est détruite après 1976.

Les bâtiments sont aujourd'hui en mauvais état.

Période(s) Principale : 2e moitié 18e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle

La demeure se situe à l'est de la route départementale menant à la commune voisine de Labarde. À l'est, pâturages et terres plantées en vignes bordent l'estuaire.

L'ensemble est formé d'un corps de bâtiment allongé, de plan rectangulaire et longeant la route. Côté route, l'élévation est aveugle ; un pavillon couvert en ardoise fait saillie.

Un portail à piliers, en ruine, donne accès à la cour. La façade principale est composée de deux bâtiments distincts, séparés par un léger décrochement, le tout percé de dix travées ; une aile, en ruine, faisait retour au sud. La majorité des fenêtres est en arc segmentaire à linteau délardé. Le sommet d'un arc à longs claveaux et joints fins est visible dans le mur en rez-de-chaussée.

À l'intérieur, des placards sont aménagés dans l'épaisseur des murs, un escalier en bois distribue l'étage. Deux cheminées sont conservées dans les pièces du rez-de-chaussée.

Au nord-est se trouve l'entrée d'un réservoir souterrain, maçonné, auquel on accède par quelques marches. Une petite salle en eau semble alimentée par une buse percée dans le mur nord.

Une orangerie avec assises alternées brique et pierre et une resserre en pierre de taille sont en ruine.

Un arbre remarquable, sans doute un cèdre du Liban plus que bicentenaire, est planté dans la cour.

Murs calcaire moellon enduit
pierre de taille enduit
Toit tuile creuse, ardoise
Étages 1 étage carré
Couvertures toit en pavillon
toit à longs pans
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier droit, en charpente
Jardins arbre isolé
États conservations mauvais état
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Matrices cadastrales : Augmentations et diminutions, 1853-1890.

    Archives départementales de la Gironde : 3P
Bibliographie
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1893 (6e édition).

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Communauté de communes Médoc-Estuaire - Grollimund Florian