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Château Capbern-Gasqueton, ancien presbytère

Dossier IA33008601 inclus dans Village de Saint-Estèphe réalisé en 2013

Fiche

  • Vue d'ensemble.
    Vue d'ensemble.
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  • Parties constituantes

    • jardin
    • puits
    • chai
    • cuvage

Á rapprocher de

  • Presbytère
    Saint-Estèphe, rue des Martyrs de la résistance, R.D. 2E3

Dossiers de synthèse

Précision dénomination château viticole
Appellations Capbern-Gasqueton
Parties constituantes non étudiées jardin, puits, chai, cuvage
Dénominations demeure, presbytère
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Hydrographies Gironde la
Adresse Commune : Saint-Estèphe
Lieu-dit : Adresse : rue de Capbern
Cadastre : 1825 A5 1616 à 1618 ; 2015 OA 1374, 1954, 1955, 1957, 2307, 2308

Le bâtiment correspond à l'ancien presbytère racheté en 1869 par la famille Gasqueton. Il devient le siège du domaine Capbern.

L'ancienne maison curiale est en mauvais état dès la fin du 18e siècle. En 1792, les dépendances (chai et cuvier) sont vendues. Puis, le presbytère est vendu comme bien national le 7 fructidor an IV (24 août 1796), adjugé 9648 livres à M. Capbern. Une partie revient également à la commune. Sur le plan cadastral de 1825, on distingue ainsi des parcelles bien distinctes, la parcelle 1618 avec la cour des dépendances au sud, et la parcelle 1617 avec la tour au nord ; les chais et cuviers constituent la parcelle 1616.

L'alliance des familles Capbern et Gasqueton remonte au mariage de Julie Capbern et Pierre Gasqueton en 1822.

Dans l'édition de 1850 de l'ouvrage de Cocks et Feret, le cru Capberne (sic) au bourg est mentionné produisant 70 tonneaux ; en 1868, Capbern appartient à Gasqueton et produit entre 50 et 70 tonneaux.

Martial Henri Gasqueton acquiert la partie du presbytère détenue par la commune, le 1er août 1869. Cette vente est l'occasion d'une expertise de l'ancienne cure, réalisée en 1867 : elle dispose d'une grande cave (12 m 40 de long), d'une cave côté nord (11 m 30 de long), d'une grande maison dont la façade côté ouest mesure 7 m 65 de long sur 10 m 54 de haut fondations comprises. La "tour ronde" est indiquée avec un développement en longueur de 10 m 60 et une hauteur de 19 m 54. A l'intérieur sont mentionnés l'escalier, un salon de compagnie, l'entrée, la cuisine, un corridor. La vente comprend également l'ancienne écurie.

Dans l'édition de 1874 de l'ouvrage de Cocks et Féret, le cru Capbern appartenant à Gasqueton produit 60 tonneaux.

Martial Henri Gasqueton meurt en 1888. Son fils, Georges hérite du domaine ; il épouse en 1885 Hélène Berchon ; c'est peut-être leurs initiales entrelacées (G et B) qui figurent sur les lucarnes du château et c'est probablement eux qui réalisent les travaux de transformation de la demeure.

Dans l'édition de 1881 de l'ouvrage Bordeaux et ses vins de Cocks et Féret, une illustration montre la demeure avant transformations. On note que le corps principal de logis est bien doté de l'imposante tour à étage mais que les ailes de part et d'autre sont en rez-de-chaussée surélevé : pas d'étage, pas de toiture d'ardoise non plus mais une couverture en tuile creuse. La terrasse n'est semble-t-il pas accessible par l'escalier à double volée. L'extrémité nord, composée d'une travée, présente un comble à surcroît percé d'un oculus : cette partie a été, tout comme les ailes en rez-de-chaussée, augmentée d'un étage, tandis que les toitures étaient couvertes en ardoise et la tour coiffée d'un toit en pavillon avec lucarnes. C'est probablement à cette époque également que les intérieurs du château ont été remaniés et redécorés (vestibule et escalier principal en bois, notamment).

Quant au corps de logis secondaire, au sud, il présentait côté jardin un rez-de-chaussée accessible par un escalier à volée centrale puis deux volées divergentes menant à un perron, aujourd'hui disparu ; les deux portes-fenêtres ont été transformées en fenêtres.

En 2010, un nouveau cuvier est construit, au sud de la cour de dépendances, avec 37 cuves en inox compartimentées pour s'adapter au parcellaire du domaine.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 18e siècle

L'ensemble des bâtiments qui forment le château Capbern-Gasqueton, situé à l'est de l'église, est composé :

-d'un corps de logis principal avec pavillon central et toiture en ardoise ;

-d'un corps de logis secondaire dans le prolongement du précédent, présentant un plan en L au sud, couvert d'une toiture en tuile creuse ;

-une cour de dépendances au sud-ouest accessible par un porche ;

-des chais et cuviers au nord-est ;

-un vaste jardin clos à l'est.

Le logis principal présente une façade occidentale de 8 travées : le pavillon central à trois travées est équipé d'une lucarne portant sur son fronton cintré les initiales G et B. Un escalier double à volées convergentes donne accès au perron et au rez-de-chaussée surélevé. Cette façade est entièrement appareillée en pierre de taille avec bandeaux et corniches comme simples décors. On note la dissymétrie des travées avec 3 travées latérales d'un côté et seulement deux de l'autre, qui traduit le remaniement d'un noyau plus ancien.

Côté est, on distingue les deux corps de logis accolés. Outre la rupture de toiture et la différence des matériaux de couverture, on remarque la différence entre les corniches et le décalage des bandeaux médians moulurés. Les fenêtres des rez-de-chaussée sont également différentes : à plate-bande pour le corps de logis sud, en arc segmentaire pour le corps de logis principal. L'ensemble est construit en moellons enduits, contrairement à la façade occidentale.

C'est la massive tour centrale qui marque la façade orientale du corps de logis principal. Percée de trois portes-fenêtres, elle est encadrée de deux portes-fenêtres complémentaires donnant sur une terrasse accessible par deux volées d'escalier. Les fenêtres à l'étage de la tour présentent des arcs segmentaires, comme l'ensemble des ouvertures du rez-de-chaussée. Elles ont été remaniées, occultées en partie basse, leurs appuis d'origine moulurés étant encore visibles. Une corniche à modillons couronne cette tour, également équipée d'une lucarne portant les initiales GB, comme sur la façade opposée.

Le corps de logis secondaire est organisé selon un plan en L : la façade sur jardin se trouve dans le prolongement du corps de logis principal, composée de 4 travées. La façade latérale sud compte trois travées ; l'accès s'effectue par une porte percée sur la façade postérieure, complétée par une aile en retour. Un niveau de soubassement est percé de plusieurs baies de gabarit irrégulier. Un bandeau médian et une corniche à modillons règnent sur l'ensemble des façades. Les fenêtres sont à linteau droit ou plate-bande ; seule la porte présente un encadrement mouluré.

L'aile en retour se poursuit avec le porche d'accès à la cour des dépendances et les bâtiments de dépendance, probablement composés de logements d'ouvriers, d'un hangar agricole ou d'une grange.

Le cuvier et les chais au nord conservent une partie de leurs ouvertures d'origine, notamment sur la façade sud, les anciennes baies de décharge, aujourd'hui condamnées, qui permettaient de réceptionner la vendange dans le cuvier ; la partie abritant les chais, plus basse, présente sur le mur nord de petites ouvertures permettant de moduler aération et éclairage.

Murs calcaire moellon enduit
pierre de taille
Toit ardoise, tuile creuse
Étages 1 étage carré, étage de comble
Couvrements
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit en pavillon
toit à longs pans croupe
toit conique
Escaliers escalier de distribution extérieur : escalier en fer-à-cheval, en maçonnerie
escalier intérieur : escalier en vis avec jour, en charpente
escalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour, en charpente
Techniques sculpture
Représentations volute, monogramme

Estuaire

TRAVEE 8
FORBAIE arc segmentaire (porte) ; plate-bande (fenêtre)
POSRUE en alignement
POSPARC sur rue
POSTOPO coteau
ORIENT est
VUE vue sur estuaire
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Ventes des biens nationaux

    Histoire économique de la révolution française, Vente des Biens nationaux, tome 2, 1912, p.304

    Vente le 7 fructidor an IV (24 août 1796) du presbytère appartenant à la Fabrique, adjugé 9648 livres à Capbern, à Bordeaux, 34 rue de l’Égalité.

  • Documentation sur l'ancien et le nouveau presbytère de Saint-Estèphe

    AM Saint-Estèphe, Registre de délibérations, 1791, Inondation de la maison curiale, 1791/12/21.

    Pluies abondantes qui ont pénétré dans la maison curiale ; mauvais état des charpentes et de la couverture ; maison inhabitable dans son état actuel ; réparations d'urgence nécessaires en attendant le printemps.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1791 à 1794, Mauvais état de la maison curiale, 1791/12/21.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1791 à 1794, Délibération sur le jardin de la maison curiale, 1792/03/07.

    Le jardin de la maison curiale sera donné à moitié ; clôture du chai et cuvier de la dite maison curiale : décision de faire fermer les portes et fenêtres des chais et cuvier de la cure ; le sieur Valet charpentier videra le chai où il a établi son atelier.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1791 à 1794, Procès verbal de clôture du chai et cuvier de la maison curiale, 1792/03/10.

    Visite des portes et descharges par le nommé Pierre Davis, charpentier de haute futaye, auquel d'après ses observations il a été ordonné de fermer exactement avec des bois de traverse les portes de côté du nord et du couchant et les descharges du côté du midi et couchant. Et de là a passé dans un chai qui a une porte au levant, des fenêtres et des cloison en planches au midi, donnant sur le jardin et en a ordonné la clôture ; pour la conservation des effets appartenant à la succession du sieur Lalanne et pour ceux appartenant à la Nation, comme cuves bois, pressoirs dont la dégradation ou enlèvement seraient assuré si chaque individu avait le droit d'entrer dans le dit chai (...).

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1791 à 1794, Délibération relative à la nomination des sieurs Lavertu, architecte et Bouey dit Juillac, charpentier pour experts dans les réparations à faire dans la dite maison curiale, 1792/06/14.

    Mention des lambris et boiseries de la dite maison curiale, grenier, cuvier, parc à bœuf, greniers à foin, situé dans la cour de la dite cure.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1791 à 1794, Vente de la cuve appartenant à la Nation qui se trouve dans le cuvier de la maison curiale, 1792/06/15.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1791 à 1794, Projet de vente des dépendances de la maison curiale, 1792/09/27.

    Le cuvier, le grand chai, le petit chai, confronte du midi au jardin curial mais du côté du nord, levant et couchant à trois chemins publics sur lesquels il y a eu toujours 5 portes ouvertes et dix ou 12 croisées et décharges. Le curé constitutionnel a en outre 12 chambres de maître, 3 de domestiques, des caves sous la maison à 60 tonneaux de vin, appentis, écurie, parcs, grange fournière, grenier à mettre 300 boisseaux de blé et 1800 livres pour meubles et entretenir tout cela et alimenté sa cuisine ; chais et cuviers pas enclos et donc peuvent être vendus au profit de la Nation : somme qui permettrait de réparer le presbytère.

    AD Gironde, 2 O 3115, Lettre au préfet, 10 avril 1857.

    Marguerite Fanny Capbern épouse du sieur Lahens, demeurant à St Laurent ; Marguerite Julie Capbern épouse du sieur Gasqueton, ancien magistrat, demeurant à Lesparre ; 7 fructidor an IV (24 octobre 1796) adjudication à Martial Capbern de divers bâtiments situés au bourg, dépendant de l'ancien presbytère de la commune ; la partie de la maison curiale réservée est composée notamment d'un salon éclairé par trois ouvertures dans le mur levant contigu au jardin des exposants et donnant vue sur ce jardin ; écurie donnant également sur la cour : pour s'y rendre il faut traverser cette cour dans toute son étendue ; l'adjudicataire a fait élever le mur devant se réparer l'angle couchant de l'écurie dont jouit M. le curé ; pour compléter en charges quant à l'écurie il reste à murer l'issue du midi et à faire ouvrir une porte au nord sur la place publique ; la partie de la maison curiale habitée par le fils des exposants est contiguë à celle occupée par le desservant (...).

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1835 à 1862, Lettre de M. Gasqueton tendant à exercer ses droits sur certaines portions des bâtiments de la cure actuelle et notamment la fermeture et l'issue de l'écurie donnant sur sa propriété, 1857/06/14.

    Faire murer jusqu'à l'imposte la porte du salon donnant sur le jardin et griller les deux fenêtres du dit salon ; avis du conseil municipal ajourné.

    AD Gironde, 2 O 3121, Mémoire des travaux de peinture, vitrine et collage de papier faits au presbytère par Pinet, peintre à Saint-Estèphe, 23 janvier 1858.

    Mention de la salle à manger, de l'alcôve, de la chambre à coucher, du corridor, du corridor près de la cuisine, du vestibule, du salon, chambre du domestique.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Projet d'aliénation du presbytère : estimation des biens, 1866.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Budget 1868 : Vente du presbytère quand le terrain pour le nouveau aura été trouvé, 1867.

    Plan du local dressé par l'agent voyer ; devis d'expertise maçonnerie, charpenterie, plâtrerie, accessoires.

    AD Gironde, 2 O 3121, Expertise du presbytère par L. Salmon, 5 février 1867.

    Grande cave (12m40 de long) ; cave côté nord (11m30 de long) ; grande maison, façade côté ouest (7m65 de long 10m54 de haut compris les fondations) ; tour ronde (développement longueur 10m60 et 19m54 de haut) ; mur côté nord (longueur 9m72 ; hauteur 10m54) ; mur côté sud semblable ; escalier, salon de compagnie, entrée, cuisine, corridor.

    AD Gironde, 2 O 3121, Extrait du registre des délibérations du conseil municipal concernant le dossier d'aliénation du presbytère, 3 juin 1867.

    Choix de l'emplacement du nouveau presbytère : dans le Domaine de la fabrique ou au nord de la mairie sur un emplacement de M. Phélan ; vote partagé ; ancien presbytère dans un état de délabrement avancé.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Construction d'un nouveau presbytère à l'emplacement appartenant à M. Phélan au nord de la mairie, 1867/08/11.

    AD Gironde, 2 O 3121, Rapport au sous-préfet par l'architecte Edouard Bonnore, architecte du département : examen de l'état de solidité du presbytère [1868?].

    Étais placés pour soutenir le plafond du vestibule, bois pourris, état de délabrement, couvertures de tuile en très mauvais état.

    AD Gironde, 2 O 3121, Décret du Ministre de la Justice et des cultes autorisant la fabrique à céder à titre d'échange à la commune de St Estèphe un terrain situé à St Estèphe destiné à servir d'emplacement au nouveau presbytère, 5 mai 1869.

    En échange : jardin situé à St Estèphe.

    AD Gironde, 2 O 3121, Adjudication du presbytère en faveur de M. Martial Henri Gasqueton, 1er août 1869.

    Lamena, notaire Pauillac ; pour la somme de 16912 frcs.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, vente de l'écurie du presbytère à M. Gasqueton qui s'est rendu adjudicataire du presbytère le 1er août 1869, 1869/08/15.

    Finalement écurie vendue avec le presbytère.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Plans et devis du futur presbytère par l'architecte de Bordeaux M. Brun, 1869/10/03.

    46652 frcs ; modifications demandées pour économie : suppression des dépendances, suppression des voûtes de la cave et du plancher de terre : 34214 frcs. Le conseil municipal désire que la façade principale soit à l'ouest ; il s'en suivra que la façade ayant vue sur le fleuve sera en partie masquée par la tour d'escalier. M; le curé voudrait que cette tour fut placée sur un coin et à défaut sur une des façades au nord ou au midi.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Plans modifiés de l'architecte Brun, 1869/11/07.

    AD Gironde, 2 O 3121, Procès verbal d'adjudication pour la construction du presbytère de la commune, 15 mai 1870.

    Sous la direction de M. Charles Brun, architecte ; adjudicataire : François Dejean, entrepreneur du Pouyalet.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Proposition du maire au conseil municipal d'aller visiter le nouveau presbytère pour l'agréer définitivement, 1872/01/28.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Réception définitive du presbytère, 1872/02/04.

    AD Gironde, 2 O 3121, Réception définitive des travaux du presbytère, 29 février 1872.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Vente de l'ancienne écurie du presbytère qui se trouve très éloignée du nouveau presbytère, 1874/04/19.

    Construction d'une nouvelle écurie dans les dépendances du nouveau presbytère avec mur de clôture.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Portail du presbytère : demande du curé d'une clôture pour le jardin et un portail en fer pour la cour, 1875/05/09.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Vente de l'ancienne écurie de l’ancienne cure située sur la place méridionale de l'église décidée le 22 mai 1874, 1875/11/14.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Offre d'un entrepreneur serrurier du bourg, le sieur Olivier, d'exécuter le portail de la cure, 1875/11/14.

    Clôture du jardin terminée et bien exécutée par le sieur Salomon entrepreneur.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Plan et devis d'une écurie que l'administration municipale est sur le point de faire construire dans les dépendances du nouveau presbytère, 1876/03/26.

    Problème : pas de mention d'un grenier à foin.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Mitoyenneté de murs entre M. Gasqueton et la commune, 1877/02/18.

    M. Gasqueton cède à la commune la mitoyenneté du mur de son parc à bœufs, partie sud, pour une construction à faire dans le jardin de la cure et la commune cèderait à M. Gasqueton la mitoyenneté du mur du même jardin, partie ouest vis-à-vis de sa propriété pour y appuyer la construction d'une grange qu'il se propose de faire.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Réparation nécessaire à la clôture du jardin du presbytère qui est tombée, 1890/03/30.

  • Éléments de généalogie familles Capbern et Gasqueton

    Voir site internet : Geneanet.

    Le domaine du château Capbern a été créé au 18e siècle à partir d'une petite propriété que possédait la famille Rivière. Sous Louis XVI, en juin 1786, Marie Rivière, héritière de ces terres, épousa Martial Capbern, originaire des Pyrénées et propriétaire à Bordeaux de plusieurs immeubles dont l'hôtel des Quatres Nations, établissement réputé recommandé dans les almanachs de l'époque pour les voyageurs. A partir de leur mariage, ce ménage Capbern-Rivière effectua de nombreux achats de nouvelles parcelles pour agrandir le domaine arrivant ainsi à constituer un vaste ensemble. Né en 1761, Martial Capbern vécut 90 ans et mourut en 1851. Sa fille, Julie, qui avait épousé en 1822 Pierre Gasqueton, hérita du domaine et en continua l'exploitation. Jusqu'en 1859, année de son décès, leur fils unique Henri Gasqueton, avocat, prit le relais. Marié à Mathilde Figerou, Henri Gasqueton mourut en 1888. Ils avaient eu 3 enfants dont un fils, Georges, également avocat, et uni à Hélène Berchon, il hérita à son tour de la propriété. C'est en 1857, lors de la naissance de leur fils Georges, que le patronyme de la famille fut changé en Capbern Gasqueton. Georges Capbern Gasqueton avait hérité du domaine de Capbern à la mort de son père et avait continué à en assumer la direction. Passionné par le vin, il acheta en 1894 - en association avec Charles Hanappier, oncle de sa femme - le célèbre château Calon Ségur, mitoyen de Capbern, formant ainsi un exceptionnel ensemble. Il fit également effectuer d'importants travaux d'agrandissement dans la demeure de Capbern. Mort en 1922, Georges Capbern Gasqueton laissait cinq fils. Le troisième, Edouard, reprit la gestion de Capbern et de Calon Ségur. A sa mort sans enfant en 1962, son neveu, Philippe Capbern Gasqueton reprit le flambeau et, en particulier, agrandit le domaine en achetant quelques parcelles supplémentaires de vignes particulièrement bien placées. Ce dernier mourut en 1995 et depuis lors, ses héritiers en assurent la continuité. Terroir: Le château Capbern Gasqueton comporte aujourd'hui 75 ha dont 40ha de vignes.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Registre des délibérations du conseil municipal, 1791 à 1794.

    Archives municipales, Saint-Estèphe
  • Registre des délibérations du conseil municipal, 1835 à 1862.

    Archives municipales, Saint-Estèphe
  • Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898.

    Archives municipales, Saint-Estèphe
Bibliographie
  • COCKS Charles. Bordeaux, ses environs et ses vins, classés par ordre de mérite, reproduction intégrale de l'édition de 1850. Bordeaux : Ed. Féret et Fils, 1984.

    p. 221
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

    p. 175
  • FERET Édouard. Supplément à la statistique générale de la Gironde, partie vinicole, Bordeaux-Paris, 1880.

    p. 47
  • GINESTET Bernard. Saint-Estèphe. Paris : Nathan, 1985. (Le Grand Bernard des vins de France).

    p. 113
  • GUILLIER Henry. Les grands vins de la Gironde illustrés. Libourne-Bordeaux, s.d. [vers 1910].

    planche 77
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Steimer Claire