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Château Bolaire

Dossier IA33007782 inclus dans Île de Macau réalisé en 2014

Fiche

Dossiers de synthèse

Précision dénomination château viticole
Appellations Bolaire
Parties constituantes non étudiées chai, puits, hangar agricole, porcherie, portail, pilier
Dénominations demeure, ferme
Aire d'étude et canton Sud Médoc Estuaire
Adresse Commune : Macau
Lieu-dit : Bolaire
Adresse : 131 chemin du Bord de l'Eau
Cadastre : 1843 A4 734 , 739 ; 2013 A 678
Précisions


Le nom "Boulaire" apparaît sur la carte de la rivière de Garonne dressée par Pierre Duval en 1659.

L'observation des bâtiments montre plusieurs campagnes de construction.

- La première, au vu de la grande croisée dont les traces sont visibles dans la partie supérieure du chai, servant d'espace de stockage, à l'arrière de la demeure, pourrait remonter à la fin du 15e ou au 16e siècle et correspondrait à la grande salle à l'étage d'un ancien logis.

- La deuxième, plus ténue, se limite à la porte d'accès de cette grande salle, ménagée dans le mur sud de l'actuel espace de stockage. Un escalier extérieur devait mener à cette porte -dont seule la partie supérieure subsiste en l'état- à fronton et volutes interrompues par un jour qui éclairait peut-être un couloir. Cet état pourrait correspondre à une campagne intermédiaire du 17e siècle. Cet accès semble rester dégagé au moins jusqu'en 1843, date du plan cadastral qui indique un passage étroit à cet endroit.

- La troisième, plus visible, est caractéristique de la seconde moitié du 18e siècle. Il s'agit du chai, en soubassement et se prolongeant à l'arrière de la demeure, qui possède des ouvertures en arc segmentaire à revers délardé, remplaçant sans doute d'autres plus anciennes. Par ailleurs, au-dessus du chai, dans l'espace de stockage, les fenêtres jumelles dans le mur sud -aujourd'hui murées- sont également en arc segmentaire délardé dont la retombée s'inscrit finement jusqu'à la base de l'appui. La cheminée conserve une partie des moulures de ses piédroits et de sa hotte dans un style Louis XV. Le puits du jardin, soigné, et sa superstructure en fer forgé peuvent être rattachés à la même époque. Par ailleurs, la découverte d'une tuile dédicacée "De Carrier" et datée de 1760 vient conforter ces éléments de datation : il s'agirait soit d'un remaniement complet, soit d'une simple restauration de couverture.

- Enfin, une dernière campagne est clairement datée par le chronogramme en façade. En 1860, la façade est entièrement réédifiée en pierre de Bourg, un escalier est ménagé au sud et traverse une partie du chai. L'ancienne grande salle semble dès lors abandonnée ; la charpente qui la couvre aurait été restaurée à cette époque.

Même si la présence des chais et cuviers peut être attestée précocement, aucune mention dans l'ouvrage de Cocks et Féret n'est donnée à Bolaire ; le nom de "Guignan" aurait été accordé à cette propriété (Marie-Christine Corbineau) encore pour la seconde moitié du 19e siècle, faisant dès lors, 20 tonneaux.

Période(s) Principale : limite 15e siècle 16e siècle
Secondaire : 17e siècle
Principale : 2e moitié 18e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1860, porte la date
1760, porte la date

Bolaire est une demeure viticole qui se situe au sud de l'ancienne île de Macau, à une centaine de mètres de la route qui mène à Ludon.

Entouré de vignes, l'ensemble se compose d'un corps de logis accompagné de multiples dépendances.

La demeure, de plan carré, est en rez-de-chaussée surélevé avec un niveau de soubassement abritant un chai. La façade principale est percée de trois portes en soubassement et de trois fenêtres au rez-de-chaussée : celles-ci présentent des encadrements moulurés en forme de tables décoratives à motifs floraux. Au centre, la table décorative porte la date 1860. Une frise délimitée par un cordon accueille un cartouche avec le nom du domaine "Bolaire" ; l'ensemble est surmonté d'une corniche à denticules.

Le logis est encadré de deux ailes en rez-de-chaussée construites en partie en moellons et dotées d'une corniche à modillons. Elles abritent, au nord, des logements, remises ; au sud, la cuisine, salle à manger et une chambre. Dans le prolongement de l'aile nord, à l'ouest, se trouve une ancienne écurie ou étable dont la maçonnerie révèle, sous l'enduit, un appareil mixte de moellons, de graves du fleuve et de la brique. Complétant cet ensemble, deux cuviers donnent sur la cour ouest et les vignes.

Les pièces à vivre du rez-de-chaussée surélevé sont orientées nord-sud, ouvertes sur le jardin, et distribuées par un couloir auquel on accède depuis le soubassement par un escalier rejeté au sud du logis.

A l'arrière de la demeure, à l'ouest, se poursuit le chai en soubassement avec à l'étage un espace de stockage correspondant à la grande salle d'un ancien logis. Elle conserve des éléments anciens : grande croisée (mur nord), cheminée, petites ouvertures en arc surbaissé et une ancienne porte d'entrée avec imposte et fronton à volutes (mur sud). Une charpente à panne porte des traces de marques de charpentiers (?) sur l'un de ses entraits.

Le jardin encadré de grilles donne vers l'estuaire. Le puits au centre présente une base, une élévation bombée et une margelle en pierre de taille, surmontée d'une superstructure en fer forgé.

Un jardin potager est situé au sud.

Murs calcaire pierre de taille enduit
moellon enduit
galet
Toit tuile creuse
Étages rez-de-chaussée surélevé
Couvertures toit à longs pans croupe
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier droit, en charpente
Techniques sculpture
Représentations pilastre, feuillage, chronogramme, denticule
Précision représentations

Corniche à modillons.

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Matrices cadastrales : Augmentations et diminutions, 1853-1890.

    Archives départementales de la Gironde : 3P
Bibliographie
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1868 (2e édition).

    p. 107
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1898, revue et augmentée de 450 vues de châteaux viticoles (7e édition).

    p. 144
  • CORBINEAU Marie-Chrisitine. Une pensée de Macau, Macau : Les Enrasigaïres, 2012.

    p. 11
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Communauté de communes Médoc-Estuaire - Grollimund Florian