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Château Blissa

Dossier IA33008903 réalisé en 2014

Fiche

Dossiers de synthèse

Précision dénomination de maître
Dénominations maison, demeure
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive droite)
Hydrographies Gironde la Dordogne la
Adresse Commune : Bayon-sur-Gironde
Lieu-dit : Plissac
Cadastre : 1820 A 314, 319, 321 ; 2015 A 793, 475, 493

D'après Edouard Guillon, Anne, fille de Gaillard de Farfal, avocat au parlement et sieur des Rivaux, résidant au Château de Falfas, épouse le 5 février 1674 le sieur Gaillard de Launay, "avec qui elle alla habiter la propriété de Blissac, située dans la même paroisse".

Des bâtiments figurent à cet emplacement sur le plan cadastral de 1820, au lieu-dit Plissac. Ils appartiennent à Saint-Criq, médecin à Bordeaux. La maison est entourée de vastes parcelles plantées en vigne ou en "joualle" (310-312). Aux abords directs se trouvent une "futaie, agrément" et un jardin. Une "chataigneraie" et des semis de pin complètent l'ensemble.

Dans l'église est conservée une plaque commémorative évoquant Marie de Saint-Cricq et Jean Baptiste de Saint Cricq.

L'ouvrage de Cocks et Féret (1868) fournit un historique de la propriété en 1850 : "Le cru de Blissa, dont nous donnons ci-contre un dessin du château, était connu autrefois sous le nom de propriété Saint-Cricq. Il se trouve au sommet d’un coteau admirablement situé, et forme un des points les plus élevés de la commune de Bayon. Il comprend environ 33ha de vignes très bien cultivées qui produisent de 90 à 100 tonneaux d’un vin très renommé en Belgique et en Hollande, tenant des vins de Saint-Emilion par la force et l’alcool, et des vins du Médoc par un bouquet plein d’agrément. Ajoutons que M. Fonteneau, propriétaire de cet excellent cru, a été médaillé au Comice agricole de Blaye en plusieurs circonstances, pour la culture perfectionnée de son vignoble et la parfaite réussite de ses vins. Ce cru, avant 1804, faisait partie du cru de Falfax et appartenait à M. de Briançon".

Dans l'édition de 1893 de l'ouvrage Bordeaux et ses vins, le domaine appartient à Faure et ne produit plus que 20 tonneaux. La maison est illustrée dans l'édition de 1898 et la production a augmenté pour atteindre les 70 tonneaux.

Propriété non visitée.

Période(s) Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle

L'illustration publiée dans l'ouvrage Bordeaux et ses vins en 1868 montre une vaste habitation à étage avec deux ailes en retour. Elle présente un étage et un niveau en surcroît percé d'oculus. La toiture à croupes est dotée d'une lucarne et de deux oeils-de-boeuf. Les jardins sont composés d'un jet d'eau complété d'un bassin avec cascade.

L'illustration publiée dans l'édition de 1898 montre une maison plus modeste : il s'agit probablement de l'autre façade de la demeure : on y repère le comble à surcroît percé de jours mais on ne compte que 4 travées, là où il y en avait 7 sur la façade donnant sur les jardins.

Ces éléments n'ont pas pu être vérifiés in situ.

Murs calcaire moellon enduit
Toit tuile creuse
Étages 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans croupe
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1868 (2e édition).

    p. 316
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1893 (6e édition).

    p. 540
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1898, revue et augmentée de 450 vues de châteaux viticoles (7e édition).

    p. 588
  • GUILLON Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde. Bordeaux : Coderc, Dégréteau et Poujol, 1866-1869, tomes 1 à 4.

    tome 2, p. 214
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