Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Château Beychevelle

Dossier IA33004807 réalisé en 2011

Fiche

Œuvres contenues

Précision dénomination château viticole
Parties constituantes non étudiées parc, chai, cuvage, cour, portail, chapelle, ferme, logement
Dénominations château
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Pauillac
Adresse Commune : Saint-Julien-Beychevelle
Lieu-dit : Beychevelle
Cadastre : 1825 D1 17 à 20 ; 2011 D2 1918

Un château féodal est attesté dès le 14e siècle, appartenant aux comtes de Foix. L'évêque François de Foix-Candale fait construire un premier château en 1565.

Puis le château passe dans les mains de la maison d'Epernon, notamment Jean-Louis de Nogaret de la Valette, 1er duc d'Epernon, Grand Amiral de France. Son fils Bernard de Foix et de la Valette, 2e duc d'Epernon, gouverneur de la Guyenne, fait reconstruire la partie centrale du château en 1644 (contrats avec les architectes, Gassiot Delerm et Pierre Coutereau, et le maître-charpentier, Pierre Husset).

Au début du 18e siècle, le domaine passe à Jean-Baptiste d'Abadie, baron de Lamarque et Beychevelle, Président du Parlement de Bordeaux. Son neveu, Etienne-François de Brassier, Baron de Lamarque et Beychevelle, Conseiller au Parlement, hérite de la propriété en 1717.

En 1757, son fils aîné François-Armand de Brassier fait reconstruire le château. Un plan du domaine à cette époque montre comment le château d'origine en forme de U est complété de deux cours latérales formées par les ailes en retour d'équerre.

Au 19e siècle, ce sont Pierre-François Guestier (de 1825 à 1875) et Armand Heine (de 1875 à 1883) qui marquent l'histoire du château. Le premier fait aménager des écuries et le second apporte de nombreuses modifications et agrandissements comme en attestent les augmentations et diminutions des matrices cadastrales : construction nouvelle d'une cuisine en 1874 (D18), augmentation de construction d'une maison en 1880 (D18), construction nouvelle d'une maison en 1881 (D13), augmentation de construction du château en 1883 (D18). C'est notamment l'aile nord qui a été modifiée et augmentée à cette époque avec le concours de l'architecte Henri Duphot. L'épouse d'Armand Heine, Marie-Amélie Kohn, originaire de Louisiane, dirigea les travaux de décoration intérieure. Elle est aussi à l'origine de la restauration de la chapelle du château, pour laquelle elle demande à un peintre serbe, Vlacho Bukovac, de peindre une Descente de croix (le tableau d'autel de la chapelle représente une Assomption de la Vierge signée Bukovac). Elle commande à Victor Lambert, qui avait à Bordeaux un atelier d'objets pieux et de "chasublerie", une collection d'objets sacrés. A la mort de Marie-Amélie Heine, c'est son gendre Charles Achille-Fould qui reprend le domaine jusqu'à sa mort en 1926. Le parc est réaménagé à la demande de son fils, Armand Achille-Fould, par le paysagiste Ferdinand Duprat vers 1928.

Un cuvier béton est installé en 1960. Depuis 1989, la propriété appartient aux groupes Grands Millésimes de France et Suntory. D'importants travaux ont été réalisés : construction d'un bâtiment d'accueil (1991), réception des vendanges (1992).

Un nouveau cuvier avec salle de dégustation est construit en 2015-2016.

Période(s) Principale : 2e quart 17e siècle
Principale : 3e quart 18e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1757, daté par source
1644, daté par source
Auteur(s) Auteur : Delerm Gassiot, maître maçon, attribution par source
Auteur : Coutereau Pierre, maître maçon, attribution par source
Auteur : Husset Pierre, maître charpentier, attribution par source
Auteur : Duphot Théodore Henri,
Théodore Henri Duphot (1810 - 1889)

Père d'Abel Valentin Duphot


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte, attribution par travaux historiques
Auteur : Duprat Ferdinand, paysagiste, attribution par source

La demeure présente sa façade occidentale sur une cour formée par deux ailes en retour d'équerre, plantée d'un cèdre, et donnant sur la route de Bordeaux à Pauillac. Cette façade est ouverte de 11 baies en arc segmentaire et encadrée de deux pavillons à étage carré avec lucarne. Les trois travées centrales forment ressaut et sont surmontées d'un fronton triangulaire orné d'un décor sculpté. L'aile nord de la cour se termine à l'ouest par un pavillon abritant une chapelle. La façade orientale ouvre sur le jardin auquel on accède par une terrasse et un escalier à double volée. Cette vaste façade en rez-de-chaussée surélevé est scandée de 24 ouvertures et rythmée par deux pavillons à étage, de deux travées avec lucarnes, et par un avant-corps central de trois travées surmonté d'un fronton triangulaire sculpté. Des jambes à bossage renforcent également le rythme de la façade. Les baies sont en arc segmentaire avec chambranle mouluré à crossettes. Une corniche moulurée règne sur l'ensemble des façades et est surmontée d'une balustrade d'attique. La porte centrale est encadrée de deux pilastres à chapiteaux ioniques qui soutiennent un entablement mouluré surmonté d'une corniche à denticules. Une vaste aile est disposée en retour d'équerre au nord-est : en rez-de-chaussée surélevé, elle est ouverte de 16 baies en arc segmentaire à crossettes. Les baies du niveau de soubassement, traité en bossage, sont également en arc segmentaire. Une travée se distingue avec une triple baie dotée d'un balcon et coiffée d'un dôme en ardoise ouvert par une lucarne et surmonté d'un lanterneau. Un accès à cette aile est ménagé sur la façade est avec un escalier en pierre. Cette aile est doublée au nord par une aile en rez-de-chaussée abritant les chais.

Murs calcaire
pierre de taille
Toit tuile creuse, ardoise
Étages en rez-de-chaussée surélevé, en rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
dôme polygonal
toit en pavillon
croupe
lanterneau
Escaliers escalier de distribution extérieur : escalier tournant à retours
Techniques sculpture
Représentations fronton pilastre denticule cuir découpé médaillon perle guirlande enroulement raisin vigne volute
Précision représentations

Le fronton de l'avant-corps est sculpté d'un cuir découpé portant un médaillon perlé, encadré de guirlandes végétales, de feuillage (palmes) et de pampres de vigne. Les rampants du fronton sont ornés de volutes, de part et d'autre d'une table décorative.

Estuaire

TRAVEE 24
FORBAIE arc segmentaire (fenêtre) ; arc segmentaire (porte) ; pilastres (porte) ; corniche (porte) ; crossettes (porte) ; crossettes (fenêtre)
POSRUE en alignement
POSPARC en retrait
POSTOPO sommet
ORIENT est
VUE vue étendue ; vue sur estuaire
CLOT grille ; piliers de portail ; portail en ferronnerie

Dès 1876, Armand Heine pense à une mise en bouteilles au château ; il écrit à son architecte Duphot et lui demande de réfléchir à "une installation commode pour pouvoir faire facilement cette besogne de mise en bouteilles sur une grande échelle".

Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Extraits des éditions de Bordeaux et ses vins, Cocks et Féret

    COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Paris : V. Masson et fils, 1868 (2e édition).

    p.134

    Le château de Beychevelle est une des plus importantes et des plus anciennes terres du pays de Médoc. Au XIVe siècle, il était château féodal, et appartenait aux comtes de Foix. A l'époque de la Révolution, il était la propriété du marquis de Brassier, qui émigra. La nation se mit en possession de la terre et de ses dépendances, qui furent mises en vente et passèrent entre les mains de la sœur du marquis de Brassier, Mme de Saint-Hérem, qui ne tarda pas à vendre le domaine entier à M. J. Conte (1800) ; ce dernier le revendit en 1825 à M. P.-F. Guestier, moyennant 650 000 fr.

    La grande route de Bordeaux à Pauillac passe devant le château de Beychevelle, construit en 1757, dans le goût Louis XV. Il est situé près du port de Beychevelle, qui a un embarcadère très fréquenté. Son nom Beychevelle vient de "baisse voile", ou du salut que faisaient autrefois au château les navires passant devant le port.

    L'étendue du domaine dépasse 250 hectares ; ses produits principaux sont : le vin, le foin et le bois de pin ou de chêne-liège. On y récolte une moyenne de 150 à 180 tonneaux d'un vin plein de corps, de parfum et de délicatesse, qui est classé au rang des quatrièmes crus de Médoc, et qui jouit, à l’étranger comme en France, d'une grande réputation.

    Une grande médaille d'or ministérielle a été décernée par la Société d'agriculture de la Gironde, en 1866, à M. P.-F. Guestier, pour culture de la vigne perfectionnée.

    COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

    p. 154

    (...) Au quatorzième siècle, il était château féodal et l'une des propriétés des comtes de Foix Candale, d'où il passa à la maison d'Epernon, dont le chef avait épousé l'héritière de la maison de Foix. Le dernier duc d'Epernon étant décédé sans postérité, la terre de Beychevelle revint à la couronne qui la vendit pour acquitter les dettes des d'Epernon. On estime qu'à l'époque de la Révolution, le marquis de Brassier, qui possédait cette terre n'avait pas moins de quatre cent mille livres de rentes, en terres, redevances, et droits féodaux ; sa haute justice et la mouvance du seigneur s'étendaient sur six paroisses : Lamarque, Saint-Laurent, etc., etc (...).

    Reconstruit en 1757 par M. de Brassier, dans le style Louis XV, en face de Blaye sur la Gironde, il possède le port de Beychevelle, l'un des plus importants de ce fleuve. L'embarcadère de ce port, autrefois très fréquenté, n'existant plus, bien que le port soit accessible aux bateaux à vapeur, c'est par le chemin de fer qu'on peut s'y rendre en une heure, gare de Saint-Laurent-Saint-Julien.

    Le nom de Beychevelle (Baisse Voile) vient du salut que faisaient autrefois les navires passant devant le château du duc d'Epernon, alors grand-amiral de France.

    (...) Ses produits principaux sont : le vin, le foin, les bois de pins et les suriers ou chênes liège semés, il y a cinquante ans, par feu M. P.-F. Guestier et exploités avec succès depuis une vingtaine d'années. Une grande médaille d'argent fut décernée à cet agriculteur distingué en 1845 par la Société d'Agriculture de la Gironde pour ce semis, qui occupe près de 7 hectares et forme une jolie garenne de beaux chênes.

    COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 2007 (18e édition).

    p. 588

    (...) L'évêque François de Foix-Candale fit construire un premier château en 1565. Se succédèrent ensuite Jean-Louis de Nogaret de la Valette, 1er duc d'Epernon, Grand Amiral de France, son fils Bernard qui fit construire la partie centrale du château en 1644, puis Henri de Foix-Candale. Au XVIIIe siècle, le domaine appartient successivement à Jean-Baptiste d'Abadie, Président du Parlement de Bordeaux, à la famille Brassier à qui l'on doit la reconstruction partielle du château et son visage définitif, et enfin à l'armateur Jacques Conte. Le XIXe siècle se place sous le signe de la reconquête de la qualité et de la notoriété grâce à Pierre-François Guestier, négociant bordelais et maire de Saint-Julien, à Armand Heine, cousin du poète allemand Heinrich Heine et à son épouse Marie-Amélie Kohn qui rétablit le grand vignoble. Trois générations de la famille Achille-Fould, ministres et députés, vont ensuite se succéder à la tête de Beychevelle pendant près d'un siècle jusqu'à son rachat en 1986 par la GMF qui s'associe en 1989 au groupe japonais Suntory pour créer la société des Grands Millésimes de France, actuelle propriétaire.

    Propriétaires et productions d'après les éditions de l'ouvrage de Cocks et Féret :

    Cocks 1850 : Guestier 160 tonneaux.

    Cocks 1868 : P.-F. Guestier 160 à 180 tonneaux.

    Cocks 1874 : Héritiers P.-F. Guestier 160 ? tonneaux ; p. 155 illustration.

    Cocks 1881 : Arm. Heine 160 tonneaux.

    Cocks 1893 : Veuve A. Heine 140 tonneaux.

    Cocks 1898 : Veuve A. Heine 160 tonneaux ; p. 200 illustration.

  • SCHYLER, Guy. Guestier : souvenirs familiaux & documents. [Bordeaux] : Art & Arts, 1993 (24-Périgueux : Impr. Fanlac).

    Lettre d´Anna Guestier (née Johnston), épouse de Pierre-François Guestier, le 10 octobre 1824 :

    "Les dépendances sont en bien meilleur état que la maison, qui est dans un triste état de délabrement, puisque comme je vous le disais, pratiquement tout a été enlevé. Naturellement, il y a un certain nombre de travaux urgents à effectuer, comme des portes pour les granges, et puis comme il a beaucoup plu cette nuit, nous avons constaté l´état piteux de la toiture. La tour nord, les greniers et les communs, tout était transformé en grands lacs et j´ai demandé au couvreur d´entreprendre les réparations urgentes afin d´éviter que la charpente ne souffre trop. J´ai également prié un des valets, après sa journée de travail, et avant de rentrer les bœufs, de porter un ou deux tombereaux de gravier pour protéger le pont près du mur. Par manque de soins, le bois est en permanence exposé au choc des roues des véhicules et aux intempéries, ce qui à la longue pourrait devenir extrêmement dangereux (...).

    Le blé a été tellement négligé, avant que le domaine ne nous soit cédé que nous avons dû labourer, ce qui a été fait très consciencieusement. Le vignoble par contre est en bon état (...).

    M. Conte a demandé que ses armes soient enlevées du hall, et M. Grey a suggéré que nous les remplacions par les nôtres, afin de ne pas détériorer l´aspect de notre entrée".

  • ARCHIVES

    AC Saint-Julien-Beychevelle, Registre de 1792 : contributions mobilières et foncières.

    -Pluviose an 2 : scellés sur les effets mobiliers appartenant à la citoyenne veuve Laroque : mention du corps de logis avec la chambre des filles, la chambre des coffres, d´une chapelle, du ché (sic) (grand ché et petit ché attenant), cuvié (sic).

    -2 floréal an 2, municipalité responsable des biens mis sous scellés de la citoyenne Brassier, veuve Laroque : réparations à faire aux barriques afin qu´il se puisse transporter dans un chai voisin pour être à l´abri de l´ardeur du soleil.

  • Braquehaye (Ch.), Marchés concernant les réparations du château de Beychevelles, en Médoc, commandées en 1644, par Bernard de Foix et de la Valette, duc d'Epernon.

    BRAQUEHAYE Charles. Documents pour servir à l'histoire des arts en Guienne. Bordeaux : Feret et Fils, 1897-1898.

    Extrait des Mémoires de la Société Archéologique de Bordeaux, tome IX.

    Deux contrats passés avec Gassiot Delerm et Pierre Coutereau, architectes, et Pierre Husset, charpentier de haulte fustaye, les 8 et 9 mars 1644 (Me Capdaurat, notaire à Cadillac, Me Médeville détenteur) :

    -(...) "abattre le pavillon et la garde robe qui est de logis qui est au boult du corps de logis du chasteau de Baiscevelles en Médoc qui regarde le levant et iceux reffondre et rebastir de la hauteur de celuy qui est en l'aultre boult dudit corps de logis. Item seront creusés les fondemens des dicts pavillon et garde robe jusques à la terre visve et solide pour porter suffizamment lesdicts bastiments et les relier avecq les vieulx pour empescher qu'il n'y arrive aulcun escrollement et sera faict tant dans ledict pavillon que garde robe toutes les croizées d'icex boiseries portes et cheminées y nécessaires et conformément à l'autre pavillon pour observer la simétrie.

    Plus hausser le grand corps de logis et croisées d'Icelluy et le rendre de mesme haulteur et limites que le petit et les autres croizées qui sont en face le petit corps de logis.

    Hausser aussy tous les entredeux et longuer de muraille qui joint la gallerie.

    Comme aussy hausser les cheminées et portes qui sont dans le grand corps de logis.

    Davantage abattre les deux pignons qui sont aux deux boutz dudict grand corps de logis au rez des aultres murailles à celle fin de rendre la charpente en crouppe comme il est figuré dans le dessain et hausser tous les tuyeaux de cheminées d'une haulteur convenable pour empescher de fumer.

    Rebastiront toutes les croisées qui seront dans la charpente tant du grand que des autres corps de logis après que le charpentier l'aura posée s'il est nécessaire.

    Desmolliront encore partie du degré et le hausseront et rebastiront en sorte que l'on puisse arriver commodément au dernier estage et pour cest effet y poser sept ou huit marches davantage.

    Comme aussy mettre la muraille de la gallerie du costé de la court à niveau avecq une petite corniche au dessus servant d'entablement.

    Plus griffonner chescung avecq placardz la muraille du grand corps de logis estant partie escorchée du mauvais temps.

    Comme aussy ouvrir les croizées qui sont fermées dans l'estage de bas.

    Pareillement, faire ung grand portal à l'entrée de la court entre les deux pavillons d'icelle du costé du couchant de belle et bonne piere de Bourges [Bourg] ou St-Mesme d'honneste façon et proportionné avecq les armes de Monsiegneur au dessus et fermer de murailles celui qui est faict à présent.

    Réparer les portes et cheminées qui sont dans le corps de logis qui est du costé du nord et ou est la chappelle recommoder les croisées qui sont audict corps de logis et les mettre en la mesme haulteur et simétrie que les autres du grand et du petit corps de logis".

    - Premièrement faire tous les planchers du grand corps de logis qui regarde les prairies et la rivière tout à neufz ensemble le plancher de la gallerie et aussy le plancher du corps de logis du costé de la chappelle de tables de Flandres (...).

    Dans le despartement de Monseigneur les planchers seront garnys de solliveaux tant plein que vuide tant chambre garde robe que antichambre et les planchers seront doublés dans lesdicts despartements tant hault que bas et pour le regard des aultres planchers les solliveaux seront posés de la mesme distance et de tables simples.

    De plus abattre entièrement toute la charpente dudict corps de logis qui regarde la rivière ensemble celle de la gallerie et icelle retailler tout à neufz et faire à chescun boult dudict corps de logis une crouppe comme il est figuré dans le dessain et relepver la dicte charpente de la haulteur qu'est à présent le despartement ou loge le fermier.

    Davantage faire tout à neufz les deux petits pavillons qui sont à chesque boult du grand corps de logis et les bien boiser tout à neufz comme il est ci dessus dict.

    (...)

    De plus repparer la charpente du logis du costé de la chappelle ez lieux qui seront nécessaires et la rendre en bon ordre.

    Comme aussy abattre et relepver le pavillon qui est sur le degré attendu qu'il fault le rehausser de quatre pieds environ (...).

Références documentaires

Documents figurés
  • Parc de Beychevelle à Saint-Julien-Beychevelle - Médoc - Madame Achille Fould propriétaire. Papier, encre, aquarelle, par Duprat, Ferdinand (architecte ; paysagiste), 1928 [Collection particulière].

  • Beychevelle à Madame Achille Fould [vue cavalière]. Papier, encre, aquarelle, par Duprat, Ferdinand (architecte ; paysagiste), 1929 [Collection particulière].

  • GALARD, Gustave de. Album vignicole ou vues des châteaux et propriétés produisant les vins des meilleurs crus du Médoc et autres lieux du département de la Gironde. Bordeaux : s.d. [1835].

Bibliographie
  • BERNARDIN, Eric, LE HONG, Pierre (Photogr.). Crus classés du Médoc : le long de la route des châteaux. Bordeaux : Editions Sud Ouest, 2010.

    p. 62-71
  • BERTALL, Charles-Albert d'Arnould, connu sous le nom de. La Vigne, voyage autour des vins de France, étude physiologique, anecdotique, historique, humoristique et même scientifique. Paris : E. Plon, 1878.

    p. 181-217
  • BAUREIN, Abbé, MERAN, Georges. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Féret et fils, 1876, t. 1, 2è éd..

    p. 301
  • BIRON, Dom Reginald. Guide archéologique illustré du touriste en Gironde. Bordeaux : Féret, 1927.

    p. 91
  • BRAQUEHAYE Charles. Documents pour servir à l'histoire des arts en Guienne. Bordeaux : Feret et Fils, 1897-1898.

    p. 9-16
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Paris : V. Masson et fils, 1868 (2e édition).

    p. 135
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1908 (8e édition).

    p. 145
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1969 (12e édition).

    p. 327
  • DANFLOU, Alfred. Les grands crus bordelais. Bordeaux, s.d. [1867].

    tome 2, p. 16
  • FAITH, Nicholas, COUDROY DE LILLE, Pierre. Château Beychevelle. Paris : O. Orban, 1991.

  • GARDELLES, Jacques. Les châteaux du Moyen Age dans la France du Sud-Ouest. La Gascogne anglaise de 1216 à 1327. Paris : Arts et métiers graphiques, 1972.

    p. 12
  • GUILLIER, Henry. Les grands vins de la Gironde illustrés. Libourne, Bordeaux : s.d.

    planche 69
  • RIBADIEU, Henry. Les châteaux de la Gironde [...]. Paris : Dentu libraire, 1856.

    p. 71, 72
  • SCHYLER, Guy. Guestier : souvenirs familiaux & documents . [Bordeaux] : Art & Arts, 1993 (24-Périgueux : Impr. Fanlac).

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Steimer Claire