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Château Bellevue

Dossier IA33007019 réalisé en 2012

Fiche

Á rapprocher de

Précision dénomination château viticole
Appellations Château Bellevue
Parties constituantes non étudiées resserre, chai, écurie, terrasse en terre-plein, mur de clôture, parc
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive droite) - Blaye
Adresse Commune : Plassac
Lieu-dit : Bellevue
Adresse :
Cadastre : 2011 B1 1236, 1237

Selon les matrices cadastrales, le domaine viticole de Bellevue, propriété de la famille Binaud au début du 19e siècle, passe en 1861 dans les biens de Constant Bagniard (ou Bagnard), qualifié de "négociant à Blaye". D'après une information orale, c'est à la suite d’un incendie détruisant en partie la maison de maître, qui commandait le Château Bellevue, que la demeure actuelle aurait été construite. Quoi qu'il en soit, Victor Bagniard, mentionné comme détenteur du domaine à partir de 1873 et dont le monogramme VB figure sur le balcon de la façade sud, est certainement le commanditaire de la construction du "castel" de style néogothique. Cette demeure, probablement édifiée dans les années 1870 par un maître d’œuvre pour l'heure inconnu, sur une position offrant une vue dégagée vers l'estuaire, constitue dès lors l'emblème du domaine.

Dans les années 1920, Émile Gellie, maire de la commune, en devient l'exploitant puis le propriétaire.

La demeure, distraite du domaine viticole à la fin du 20e siècle, a été convertie en chambres d’hôtes. L’ancien logis est redevenu depuis le siège du vignoble de Château Bellevue.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle , (?)
Principale : 4e quart 19e siècle , (?)

La demeure et ses dépendances occupent l’extrémité sud du coteau de Montuzet. La propriété est ceinte d’un mur en pierre. Un portail métallique, encadré de piliers en pierre, y est percé à l’angle nord-ouest. Une terrasse isolée, aménagée au sud-ouest du parc, offre une vue dégagée vers l'estuaire.

Le logis est de style néo-gothique avec un décor homogène. La façade sud est précédée d’un escalier symétrique débouchant sur un porche octogonal. Voûté d’ogives à huit quartiers, il soutient une terrasse à l´étage dont le garde-corps est en pierre de taille. La travée centrale, encadrée de pinacles à l’étage, se termine par un pignon. A l’est, la façade est flanquée d’une tour octogonale crénelée.

L’élévation nord est plus complexe, sur un plan en L. Le pavillon d'entrée à la jonction des deux corps est encadré de deux tourelles à flèche conique ; la porte et la lucarne qui couronne l'élévation sont aménagées sur l'angle.

Les baies sont à meneau et traverse en pierre. Leur couvrement est droit pour le rez-de-chaussée et l’étage de comble, en arc cintré surmonté d’un gâble en accolade pour l'étage. La toiture à pignon découvert, à forte pente, est en ardoises.

Le style néo-gothique caractérisé à l'extérieur par les tourelles, pinacles, gâbles, rampants et tout le vocabulaire ornemental, se retrouve à l’intérieur, principalement sur deux cheminées du rez-de-chaussée.

Les communs sont implantés à l’est du logis. Ils s’organisent en un corps principal, flanqué de deux ailes en retour d’équerre dont les façades sous pignon sont couvertes par un toit à demi-croupe, débordant et reposant sur des aisseliers. Les chaînes d'angle et les encadrements des baies sont à bossage. Le recours à la brique pour certains couvrements de baies apporte une touche de polychromie à la façade. La toiture est couverte de tuiles mécaniques.

Murs calcaire pierre de taille
Toit ardoise, tuile mécanique
Étages étage de soubassement, 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
toit conique
demi-croupe
Escaliers escalier hors-oeuvre : escalier symétrique, en maçonnerie
Techniques sculpture
Représentations fleuron, crochet, animal fantastique, lévrier, pinacle
Précision représentations

Les rampants des pignons et des lucarnes sont ornés de crochets en choux frisés, certains ont à leur base des animaux fantastiques ou des lévriers. Les pignons et les gables des baies sont couronnés de fleurons. La porte d’entrée, surmontée d’un gâble en accolade, est encadrée de pilastres se terminant par des pinacles.

Demeure caractéristique de la diffusion du goût néo-gothique en Blayais dans les années 1870-1880, remarquable par la qualité de son architecture et de son décor sculpté.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler

Annexes

  • Complément bibliographique

    COCKS, Charles, FERET, Édouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 9e éd. Féret, 1922, p. 849 : "Le château Bellevue, bâti sur le point culminant de la région et entouré d’un beau parc entièrement clos de murs, offre un point de vue merveilleux, d’où l’on découvre en les dominant tout, les riches coteaux de la rive droite de la Gironde et la fertile plaine du Médoc.

    Le château, l’un des plus anciens et des plus réputés 1ers crus, commande à 17 hectares de vignes et produit en moyenne 125 tonneaux. Admirablement situé en coteau, complanté sur un sol riche, ce vignoble rouge est exclusivement composé des trois cépages des grands vins de Bordeaux : malbec, cabernet et merlot. Les vins sont fins, très bouquetés et vieillissant d’une façon remarquable et conservent leur qualité plus de quarante ans.

    M. Emile Gellie est aussi propriétaire des châteaux Ricaux, à Plassac et Peyrolan à Saint-Ciers de Canesse".

Références documentaires

Documents d'archives
  • Matrices cadastrales de Plassac, 1853-1883.

    Archives départementales de la Gironde
Bibliographie
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1868 (2e édition).

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1949 (11e édition).

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