Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Château Bellevue, ancien presbytère

Dossier IA33005617 réalisé en 2012

Fiche

  • Vue d'ensemble.
    Vue d'ensemble.
  • Impression
  • Agrandir la carte
  • Parties constituantes

    • ferme
    • jardin
    • portail
    • chai
    • cuvage

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Précision dénomination château viticole
Appellations Bellevue
Parties constituantes non étudiées ferme, jardin, portail, chai, cuvage
Dénominations presbytère, demeure
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Pauillac
Adresse Commune : Pauillac
Lieu-dit : Saint-Lambert, Bellevue
Cadastre : 1825 H 164 ; 2012 BC 279

D'après un document daté 1735, mentionné par Michel Aka dans son article, "il y a une maison presbytérale près de l'église [de Saint-Lambert], elle est neuve, le curé y loge". Les ouvertures en arc segmentaire de la façade est de la demeure pourraient correspondre à cette époque de construction.

Le presbytère de Saint-Lambert est vendu comme bien national en 1792 ; c'est le curé Jean Cazalet qui s'en porte acquéreur pour la somme de 4100 livres.

L'ancien presbytère figure sur le plan cadastral de 1825, à côté de l'église indiquée en ruine. Un plan dressé en 1829 signale que le bâtiment appartient à M. Mandavy.

Si le logis date probablement du 2e quart du 18e siècle, il a été remanié au 19e siècle et complété des ailes de dépendances à l'ouest, ajoutées certainement au moment où l'ancien presbytère devient le siège d'une exploitation viticole.

L'aile sud, en retour d'équerre côté est, figure sur le plan cadastral de 1825 et est donc plus ancienne. On note d'ailleurs, en observant la façade sud, que l'aile sud-ouest est venue se greffer à ce long bâtiment préexistant.

Un château Belle-Vue est mentionné dans l'édition de 1868 de l'ouvrage de Cocks. Il appartient alors à Ferchaud et produit 40 tonneaux.

L'édition de 1881 en propose une illustration : le cru est alors dénommé Bellevue-Saint-Lambert et appartient à la veuve Ferchaud. La demeure est surmontée d'un belvédère qui a aujourd'hui disparu.

En 1900, la famille Pécresse, originaire de Davignac en Corrèze, achète le château pour la somme de 70100 frcs. L'acquisition se fait à parts égales entre Antoine Pécresse, Baptiste Pécresse son frère, Félix Grandchamp son gendre et M. Coudert. Le 14 mai 1901, Baptiste rachète la part de ce dernier. Le domaine est alors divisé en deux lots : celui de Antoine et Félix, qui comprend la maison, le chai et le cuvier ; celui de Baptiste, qui comprend la maison des domestiques, l'écurie et les dépendances.

L'ensemble revient à Félix Grandchamp avant qu'il le cède à ses neveux, Jean-Baptiste Pécresse et Yvonne Périer, en 1914.

Période(s) Principale : 2e quart 18e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle

La demeure est située sur une croupe dominant les bords de l'estuaire, ce qui lui a valu le nom de Bellevue.

La façade principale donnait donc côté jardin et Gironde. Elle est composée de cinq travées, la travée centrale formant un léger ressaut délimité par des jambes de pierres de taille traitées en bossage. Un bandeau médian sépare le rez-de-chaussée de l'étage et une corniche à modillons règne sur l'ensemble des façades.

La façade postérieure, à l'ouest, est percée d'étroites fenêtres dont l'encadrement et l'allège traités en continu forment un ressaut. La travée centrale est également délimitée par des jambes de pierres de taille traitées en bossage. De la toiture émerge un fronton triangulaire percé d'un jour ovale.

Cette façade est en partie masquée par l'aile de dépendance qui s'y greffe perpendiculairement. Une autre aile de dépendance y répond au sud (cuvier), formant ainsi une cour fermée par un muret en moellons avec piliers maçonnés. Le cuvier se prolonge à l'est par un long bâtiment avec comble à surcroît, construit en moellon, qui devait abriter les chais et d'autres dépendances.

Les deux ailes de dépendance présentent des pignons au traitement soigné : on y trouve notamment des arcs en plein-cintre avec clés en éventail ainsi que des oculus percés sur les frontons.

Murs calcaire
enduit
pierre de taille
moellon
Toit tuile creuse
Étages 1 étage carré, en rez-de-chaussée, comble à surcroît
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
appentis
croupe
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 2e éd. Féret, 1868.

    p. 139
  • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1881 (4e édition).

    p. 192-193
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1908 (8e édition).

    p. 244
  • PARINAUD Marcel. Meymac-près-Bordeaux, "de la bruyère à la vigne". Editions du Ver Luisant, 2008.

    p. 205-206
Périodiques
  • AKA Michel. "De Saint Mambert à Saint Lambert". Les Cahiers Méduliens, n°38, décembre 2002.

    p. 33
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Steimer Claire