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Château Bel-Orme Tronquoy de Lalande

Dossier IA33006643 réalisé en 2014

Fiche

Dossiers de synthèse

Précision dénomination château viticole
Appellations Bel-Orme Tronquoy de Lalande
Parties constituantes non étudiées chai, cuvage, jardin
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Lesparre
Adresse Commune : Saint-Seurin-de-Cadourne
Adresse : rue de la Hontete
Cadastre : 1831 A1 293 à 299 ; 2015 A1 1172, 205, 213, 215, 216

Le plan cadastral de 1831 représente les bâtiments au lieu-dit Belhorme.

Le cru de Bel-Orme est mentionné dans l'édition de 1868 de l'ouvrage de Cocks et Féret, comme appartenant à la veuve Tronquoy-Lalande et produisant 70 à 80 tonneaux. En 1859, cette famille avait cédé sa propriété de Saint-Estèphe, le Château Tronquoy-Lalande, à la famille Célérier.

Le château, intitulé Bel-Orme-Tronquoy-Lalande, est illustré dans l'édition de 1898 et appartient à cette époque à Gabriel Delor. Il commande un domaine de 36 hectares dont 30 plantés en vigne, en palus ou en graves. Un vignoble de palus, dit cru du Cardinal, a été planté par Gabriel Delor.

Période(s) Principale : 2e moitié 19e siècle

Les bâtiments sont organisés autour d'une vaste cour en U, délimitée au sud côté rue par une grille avec portail à piliers : le logis est au nord et les deux ailes, de part et d’autre, abritent les dépendances.

Le corps de logis est bâti en pierre de taille et en rez-de-chaussée surélevé. La façade sud est organisée selon 7 travées et composée d’un avant-corps central de trois travées, traité en bossage et coiffé d'une toiture en pavillon brisé en ardoise percée d'une imposante lucarne à fronton cintré. Une balustrade dissimule la base de la toiture d'où émergent deux souches de cheminées en pierre de taille. Un escalier à double volées orné de vasques donne accès à la porte d’entrée principale surmontée d’un fronton triangulaire ; elle est encadrée de deux baies à linteau sculpté de guirlandes festonnées, surmonté d'un médaillon. Les ailes formant un décrochement sont percées de baies aux encadrements harpés et soulignées d'une balustrade d'attique.

La façade nord, ouvrant sur le parc, est percée de 9 ouvertures : on retrouve l'avant-corps central à pans percé de trois baies surmontées d’un fronton cintré. La porte-fenêtre ouvre sur un balcon à balustres. Au-dessus se trouve la même lucarne que celle de la façade principale. Les autres baies aux encadrements harpés présentent des allèges. Le soubassement est également percé d’ouvertures.

Murs calcaire pierre de taille bossage
Toit tuile creuse, ardoise
Étages en rez-de-chaussée surélevé, étage de comble
Couvertures toit à longs pans croupe
toit brisé en pavillon
Escaliers escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie
Techniques sculpture
Représentations cuir découpé, médaillon, fronton, balustre, guirlande

Estuaire

TRAVEE 5
FORBAIE linteau droit (porte) ; linteau droit (fenêtre) ; plate-bande (fenêtre) ; couvrement saillant (porte) ; chambranle mouluré (porte)
POSRUE en alignement
POSPARC en retrait
POSTOPO coteau
ORIENT sud
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Documentation complémentaire

    COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1898, revue et augmentée de 450 vues de châteaux viticoles (7e édition).

    Ce château est entouré d’un domaine de 36 hect. dont 30 sont consacrés à la vigne dans les graves ou les palus. Le vignoble de graves, situé sur les plus belles croupes de Saint-Seurin-de-Cadourne, produit un vin d’une solidité remarquable. On trouve encore des bouteilles de 1834 et 1847 admirablement conservées et excellentes. Le cru du Cardinal, créé en palus par M. Gabriel Delor, est complanté des meilleurs cépages où domine la cabernet-sauvignon. Les soins les plus parfaits sont apportés à la culture des vignes et à la vinification, aussi ses produits constituent-ils des vins de palus supérieurs très recherchés du commerce bordelais.

    COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1949 (11e édition).

    (…). M. Quié tient à ce que les soins les plus parfaits continuent à être apportés à la culture et à la vinification, aussi ses produits constituent-ils des vins supérieurs très recherchés.

Références documentaires

Bibliographie
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1868 (2e édition).

    p. 149
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1898, revue et augmentée de 450 vues de châteaux viticoles (7e édition).

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1922 (9e édition).

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1949 (11e édition).

(c) Conseil départemental de la Gironde ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Riberolle Jennifer