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Château Bel-Air-Marquis d'Aligre

Dossier IA33003365 réalisé en 2010

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Genre de maître
Précision dénomination château viticole
Appellations château Bel-Air-Marquis-d'Aligre
Parties constituantes non étudiées chai, cour, cuvage, jardin, logement
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
Adresse Commune : Soussans
Lieu-dit : Bel-Air
Cadastre : 1827 C1 805 ; 2009 AK 725

Le domaine de Bel-Air appartenait au 18e siècle au marquis d'Aligre puis au marquis de Pomereu. En 1866, Édouard Guillon indique qu'il s'agit du premier cru de la commune et qu'il produit 60 à 80 tonneaux. Le plan cadastral de 1827 représente les bâtiments organisés autour d'une cour. Le logis se composait d'un rez-de-chaussée et d'un pavillon central à étage comme l'atteste l'illustration reproduite dans l'édition de 1898 de l'ouvrage de Cocks. Ce bâtiment date probablement du milieu du 18e siècle si l'on se fie à la date 1752 qui figure sur le tympan de châssis en ferronnerie de la porte de la façade nord. La partie en rez-de-chaussée, à l'ouest, a été rehaussée d'un étage peut-être à la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle. L'aile occidentale en retour d'équerre, à étage carré, date également du 18e siècle (baies en arc segmentaire). La partie en rez-de-chaussée qui la prolonge semble avoir été rajoutée, elle n'apparaît pas sur l'illustration de Cocks. On observe aussi que le cuvier a subi de nombreuses modifications : il était percé de plusieurs baies de décharge cintrées et doté d'un toit à croupes. Un écusson en brique remployé dans la maçonnerie porte la date 1758. Le chai constituant l'aile orientale, flanquant le logis, est probablement une construction de la même époque. Le plan cadastral de 1827 représente une vaste parcelle de vigne au sud des bâtiments : celle-ci est aujourd'hui à l'abandon.

Période(s) Principale : 3e quart 18e siècle
Secondaire : limite 19e siècle 20e siècle
Dates 1758, porte la date
1752, porte la date

Les bâtiments s'organisent autour d'une cour : le logis, qui présente sa façade au sud, est à étage carré et flanqué d'une partie en rez-de-chaussée percée de deux fenêtres. L'ensemble des baies sont en arc segmentaire. A l'étage deux d'entre elles ont été murées. Les fenêtres du rez-de-chaussée présentent un linteau délardé et sont séparées par des tables enfoncées. La porte présente un chambranle mouluré à tore. La façade est couronnée d'une corniche à denticules. La partie occidentale de la cour est occupée par une aile dont les deux premières travées présentent un étage carré, le reste étant en rez-de-chaussée. Cette partie pouvait abriter un logement secondaire. La partie à étage est construite en pierre de taille tandis que le rez-de-chaussée est en moellons. Une corniche moulurée orne les deux parties, celle à étage présentant également une double génoise. Sur le côté oriental de la cour se trouvent deux bâtiments de dépendance disposés en T : il s'agit probablement du cuvier et du chai à barriques. Ce dernier, disposé en retour d'équerre au nord du logis, est doté sur son flanc oriental d'une série de contreforts. Au nord des bâtiments, une allée de platanes donne accès à la façade postérieure du logis percée d'une porte en arc segmentaire et à chambranle mouluré, dont le châssis de tympan est en ferronnerie.

Murs calcaire
moellon
pierre de taille
Toit tuile creuse
Étages 1 étage carré, en rez-de-chaussée
Couvertures toit à longs pans
croupe
Typologies IC4
États conservations état moyen
Techniques sculpture
ferronnerie
Représentations denticule

Estuaire

FORBAIE arc segmentaire (porte) ; arc segmentaire (fenêtre) ; tore (porte) ; chambranle mouluré (fenêtre)
POSRUE en alignement
POSPARC en retrait
POSTOPO coteau
ORIENT sud
VUE vue étendue
CLOT allée d'arrivée bordée de feuillus
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Extraits d'ouvrages

    GUILLON, Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde, avec la description des communes, la nature de leurs vins, la désignation des principaux crus. Bordeaux : [s.n.] 1866. Tome 3, p.299.

    "Bel Air porte aussi le nom de château. C'est une maison ancienne, qui a toujours appartenu à la noblesse ; elle a été au marquis d'Aligre, puis au marquis de Pommereux : elle est aujourd'hui à sa veuve. Le château Belair, situé sur les croupes les plus élevées de Soussans, est le premier crû de la commune ; il récolte de 60 à 80 tonneaux".

    COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1969 (12e édition), p.239-240.

    "Il faut préciser aussi que toute la production de ce beau vignoble est obligatoirement mise en bouteilles au château.

    C'est le vin de ce même vignoble, qui, aux siècles précédents, était mis intégralement en flacons spéciaux, fondus expressément en verre olive, forme Bordelaise, dont l'épaule était flanquée de deux médaillons en haut relief et opposés ; sur l'un, on lisait : "Margaux - Bel-Air, Marquis d'Aligre" et sur l'autre, dans un feston, cet ordre impératif et particulièrement agréable à recevoir : "Défendu d'en laisser ! " d'où le surnom de légende : le "Margaux Défendu", chez tous les amateurs de l'époque. Aujourd'hui, les quelques rares flacons authentiques qui existent sont une curiosité digne d'un musée".

  • Famille d'Aligre-Pomereu

    D'après A.-J. Duvergier, Mémorial historique de la noblesse, 1840.

    Étienne François d'Aligre, cinquième Marquis d'Aligre, (17 juillet 1727 à Paris- 1789 à Brunswick).

    En 1768, il est simple président à mortier, lorsque Laverdy le proposa au Roi pour la place de premier président du Parlement de Paris. D'Aligre la conserva jusqu'en 1788. En 1789, il émigre à Bruxelles puis en Angleterre et enfin à Brunswick.

    Étienne Jean François d'Aligre, sixième Marquis d'Aligre, (21 février 1770 à Paris- 11 mai 1847). Chambellan de P. Bonaparte, il n'en fut pas moins nommé Pair de France par Louis XVIII, le 17 août 1815. Ce fut lui qui acheta le Château des Vaux, en 1804, aux enfants Dussieux et le fit remettre en état. Sa fortune était immense : il possédait 21000 hectares de terre, jusque dans le Bordelais. De son mariage avec Marie de Godefroy de Senneville naît une fille, Étiennette. Pour que le nom d'Aligre ne disparaisse pas, une ordonnance du 21 décembre 1825 décida qu'il serait transmis au fils né du mariage d’Étiennette avec le Marquis de Pomereu.

Références documentaires

Bibliographie
  • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 2e éd. Féret, 1868.

    p. 117
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1908 (8e édition).

    p. 93-94
  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1969 (12e édition).

    p. 239-240
  • GUILLON, Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde, avec la description des communes, la nature de leurs vins, la désignation des principaux crus. Bordeaux : [s.n.] 1866. Tome 3.

    p. 299
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