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Château Arnauld

Dossier IA33002886 réalisé en 2010

Fiche

  • Vue d'ensemble du logis.
    Vue d'ensemble du logis.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • chai
    • cuvage
    • jardin
    • logement
    • écurie
    • hangar agricole
    • orangerie
Précision dénomination château viticole
Appellations Château Arnauld
Parties constituantes non étudiées chai, cuvage, jardin, logement, écurie, hangar agricole, orangerie
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
Adresse Commune : Arcins
Cadastre : 1826 B 388 à 392 ; 2009 B 362 à 364, 1359 à 1365

Sur la carte de Trudaine du milieu du 18e siècle et sur le plan cadastral de 1826 figurent, à l'emplacement actuel du domaine, des constructions et notamment un bâtiment présentant une configuration similaire à celle du logis actuel, comprenant un ensemble de bâtiments sur une cour fermée et des bâtiments annexes.

Les matrices cadastrales mentionnent 4 constructions nouvelles sur la parcelle B396 en 1864 et 1865, ce qui correspond aujourd'hui à l´ensemble de logements d´ouvriers, alors que des modifications sont apportées en 1864 sur la parcelle correspondant au logis.

Le château Arnauld est mentionné à partir de 1868 dans le Cocks et Féret, appartenant à la famille Lafargue, classé comme un cru bourgeois. Repris par la famille Roggy, en 1956, Château Arnauld n'exploite pas seulement la vigne mais possède un cheptel "important", selon le Cocks et Féret de 1969. A la fin des années 1980, le vignoble est reconstitué et les installations (cuvier et chais) sont modernisées avec la construction de nouveaux bâtiments à la fin du 20e siècle.

Période(s) Principale : 2e moitié 18e siècle
Secondaire : 3e quart 19e siècle

Le domaine se compose de deux ensembles : une partie organisée autour d´une cour carrée comprenant le logis, les chais, l´orangerie, l´étable, la resserre, et une autre partie avec les logements des ouvriers et les chais. Le logis de plan en L s´élève sur un étage carré et un étage en surcroît éclairé par des lucarnes. L´ensemble des murs est enduit partiellement laissant la pierre de taille des encadrements apparente. Les élévations sur la cour comptent 3 travées et 2 en retour et présentent 2 baies à l´étage en arc segmentaire et une travée dont les baies sont rebouchées. Les élévations antérieures sont percées de la porte d´entrée encadrée d´une moulure et d´un tore ; cette façade compte 7 travées et 4 lucarnes. Une corniche à modillons est régnante. A l´ouest le logis est prolongé par des logements secondaires en moellons dont les encadrements sont en pierre de taille ; cette aile est remaniée, traversée par un porche en arc segmentaire, comptant 3 travées. Dans la continuité, un bâtiment, peut-être une ancienne orangerie, en moellons et pierre de taille pour l´encadrement des baies, présente pour ses deux élévations une façade pignon plaquée ; la baie et le portail sont en arc segmentaire ; l´étage de comble est percé d´une baie encadrée d'oculi. Les chais et cuviers, en retour formant une sorte d´aile, sont disposés parallèlement. Un second cuvier, les bureaux ainsi qu´un troisième bâtiment ferment la cour. Dans le prolongement des chais et cuviers, l´étable à vaches est convertie en lieu de stockage. L´ensemble des bâtiments est couvert d´un toit à longs pans à tuiles creuses. Un bâtiment à l´extérieur de la cour abrite 4 logis d´ouvriers. Le bâtiment s´élevant sur un étage est construit en moellons couverts d´un enduit, les encadrements et pilastres sont réalisés en pierre de taille et brique. L´élévation principale s´ouvre sur 4 jardinets. Chaque logis est percé au rez-de-chaussée d´une porte centrale en arc segmentaire encadrée par une fenêtre à plate-bande et à l´étage d´une baie en arc segmentaire. Les élévations postérieures, sur la route, sont percées sur les deux niveaux de fenêtres en arc segmentaire. Sur le pignon est, s´appuie une extension dont l´étage est réalisé en brique et l´avant-toit orné de lambrequins soutenu par des aisseliers. A l´ouest s´appuie une resserre en brique et pierre de taille. La partie supérieure du pignon ouest des logis est percée de deux oculi. L´ensemble des toits de ce bâti est à longs pans, couverts de tuiles creuses.

Murs calcaire
enduit
pierre de taille
moellon
Toit tuile creuse
Étages 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie

Estuaire

TRAVEE 7
FORBAIE linteau droit (fenêtre) ; chambranle mouluré (porte)
POSRUE en alignement
POSPARC en retrait
POSTOPO coteau
ORIENT sud
VUE vue étendue
CLOT mur de clôture = <muret> ; piliers de portail ; portail

Les logements d’ouvriers, commandé par J.-B. Laffargue (propriétaire de Château Arnauld), sont construits vers 1864-1865. Il s’agit d’une série de 4 unités d’habitation à étage, précédée chacune par un jardinet. La construction est soignée avec l'alternance de la brique et du calcaire pour les encadrements de baies et les chaînages d'angle.

Statut de la propriété propriété privée
Éléments remarquables logement d'ouvriers

Annexes

  • Extraits bibliographiques

    FERET, Édouard, FERET, Claude (co-auteur). Bordeaux et ses vins, classés par ordre de mérite dans chaque commune. Bordeaux : Féret, 1974. 12e éd. rev et augm. par Claude Féret.

    "Ch. Arnauld (Maurice Roggy) : 30 tonneaux. Le château d´Arnauld, ancien prieuré d´Arcins, commande un vaste domaine de polyculture, au cheptel important. Le vignoble, au sol légèrement graveleux, est complanté de cépages de choix et produit des vins fins et bouquetés. La production moyenne est de 30 tonneaux."

    FERET, Édouard. Bordeaux et ses vins, classés par ordre de mérite dans chaque commune. Bordeaux : Féret, 1991. 14e éd. refondue et augm. par Claude Féret et Marc-Henry Lemay.

    "Cru bourgeois.

    M. Maurice Roggy, propriétaire.

    MM Philippe et François Theil, administrateurs.

    Le château Arnauld, ancien prieuré d´Arcins, a appartenu au XIIe siècle au sieur Pierre Jacques Arnauld, procureur en la Cour du Parlement de Bordeaux.

    En 1956, M. et Mme Roggy en ont fait l´acquisition.

    Ce cru magnifiquement bien situé, puisqu'au centre d´un triangle que constituent les célèbres appellations Margaux, Moulis et Saint-Julien.

    Le vignoble a été entièrement reconstitué, ainsi que les installations des chais et cuviers. Le terroir est composé de graves quaternaires qui constituent un support idéal pour l´obtention de vins de grande qualité.

    La complantation permet de retrouver dans ce cru prestigieux du Haut-Médoc les quatre grands cépages indispensables pour l´obtention d´un vin de cette classe ; les proportions sont les suivantes : 40 % de Merlot qui donnent le gras, le moelleux, la distinction ; 45 % de Cabernet-Sauvignon qui apportent la charpente, la puissance, la longévité ; 10 % de Cabernet franc donnent une note de charme ; 5 % de Petit-Verdot apportent l´élégance et la finesse.

    Depuis 1976, la vinification est signée par Philippe et François Theil, copropriétaires du château Poujeaux.

    Les vinifications sont faites dans des installations particulièrement modernes. Le temps de macération varie de quatre à six semaines. Dès les premiers jours de décembre, le vin nouveau est mis en barriques de chêne merrain dont un quart est renouvelé chaque année. La production est mise en bouteilles au bout de deux ans.

    Les 20 hectares de vignes du château Arnauld produisent une moyenne de 140 000 bouteilles par an.

    Le vin produit est dans la note des grands crus du Médoc. Collé aux blancs d´œufs, il n´est pas filtré. Très charpenté, son tanin est remarquable. Dans les petites années, il ressort des dégustations anonymes les plus périlleuses. Un petit goût de noisette le distingue. La longueur en bouche est magnifique. Son bouquet floral est fruité quand il est jeune, et devient puissant et généreux lorsqu'il est vieux.

    Sans nul doute, un des meilleurs crus du Haut-Médoc".

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Gironde, 3 P 010 / 1-4 : Plan cadastral, 1826.

  • Archives départementales de la Gironde, 3 P 129-1 : Matrices cadastrales, 1853-1891.

Documents figurés
  • Plan cadastral, Section B, dite D'Arcins. encre couleurs, papier, par Barrière (géomètre), 1826 [Archives départementales de la Gironde, 3 P 010 / 1-4].

Bibliographie
  • COCKS, Charles, FERET Edouard (co-auteur). Bordeaux, ses environs et ses vins, classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils éditeurs, 2e édition entièrement refondue par Edouard Féret, enrichie de 73 vues des principaux châteaux vinicoles de la Gironde, 1868.

    p. 124
  • FERET, Edouard, FERET, Claude (co-auteur) . Bordeaux et ses vins, classés par ordre de mérite dans chaque commune. Bordeaux : Féret, 1974. 12e éd. rev et augm. par Claude Féret.

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