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Chalet ou Salon de thé de Mme Anglade

Dossier IA64002575 inclus dans Station thermale des Eaux-Bonnes réalisé en 2018

Fiche

Appellations Chalet, Salon de thé de Mme Anglade
Dénominations salon de thé
Aire d'étude et canton Pyrénées-Atlantiques
Adresse Commune : Eaux-Bonnes
Adresse : 4 rue Castellane
Cadastre : 2018 AN 174

Ce chalet, également connu sous le nom de Salon de thé de Mme Anglade, est le dernier exemple subsistant de la série de constructions en bois implantées entre l'hôtel des Princes et le casino au XIXe siècle. Contribuant activement à l'animation de la station thermale, ces chalets ou "baraques" pittoresques accueillaient des échoppes et autres boutiques d'objets souvenirs ou de photographies. Le petit édifice, cependant plus grand que les constructions voisines, a semble-t-il toujours été destiné à une activité de débit de boissons.

Bâti en 1892 pour David Caseaux, il connut dans ses premières années d'exploitation de nombreux changements de propriétaire : brièvement Mme Barthélémy, originaire des Eaux-Bonnes, puis Jean Anglade en 1900 (dont la mémoire locale a conservé le nom), Julien Casty, établi à Jurançon, en 1908, et Adrien Supervie, cafetier à Pau, en 1909.

Pour son charme pittoresque et sa proximité avec le prestigieux hôtel des Princes et le casino, le chalet a longtemps figuré sur les cartes postales des Eaux-Bonnes, contribuant à l'image d'exotisme que souhaitait diffuser la station.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1892, daté par source

De taille modeste et inspiré de l'architecture alpine en vogue dans les villes de villégiature de la seconde moitié du XIXe siècle, le chalet, fait d'une ossature en charpente de bois à essentage de planches, se compose d'un plan rectangulaire déployé sur deux niveaux, dont un étage de comble. La façade comprend quatre travées, celle du rez-de-chaussée accueillant alternativement deux portes-fenêtres et deux baies, celle de l'étage se composant de quatre baies dotées de balustrades en bois sculptées. Autrefois, la façade principale était équipée d'un auvent en tissu projeté sur une terrasse et accroissant artificiellement la surface de la bâtisse tandis que la façade postérieure, aveugle, est quasiment adossée à l'escarpement rocheux de la montagne.

La toiture couverte d'ardoises pyrénéennes crochetées, technique répandue depuis le XIXe siècle, est agrémentée d'une cheminée en briques ainsi que d'une frise de motifs géométriques puisant manifestement dans les chalets suisses à la mode. Le contraste entre les planches de bois des élévations, de couleur blanc crème, et la teinte marron des menuiseries, offre un effet d'exotisme à l'édifice qui se distingue d'autant plus des constructions vernaculaires et de l'austère esthétique urbaine voulue pour la station thermale. Situé à l'orée de la Promenade Horizontale, le chalet, accueillant un salon de thé, constituait ainsi la porte d'entrée vers le pittoresque sauvage que venaient chercher les villégiateurs.

Murs bois pan de bois essentage de planches
brique
Toit ardoise
Plans plan carré régulier
Étages étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans pignon couvert
États conservations menacé
Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • Matrice cadastrale des propriétés bâties d'Eaux-Bonnes 1903-1904.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
Bibliographie
  • MIGNOT Marie-Pascale. Les Eaux-Bonnes, station thermale des Pyrénées-Atlantiques. DRAE Aquitaine, 1986.

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