Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil
Église paroissiale Saint-Jacques

Chaire à prêcher

Dossier IM40005796 réalisé en 2015

Fiche

Dénominations chaire à prêcher
Aire d'étude et canton Mugron
Adresse Commune : Laurède
Emplacement dans l'édifice vaisseau central, pilier nord

Selon une tradition locale qui repose peut-être sur un document aujourd'hui perdu ou non localisé, cette chaire daterait de 1742. Toutefois, le style de son décor (en particulier le médaillon à l'antique de saint Jean sur le dorsal, avec son nœud de ruban déjà "Louis XVI") évoque de près celui du mobilier mis en place dans l'église par les Mazzetti entre 1769 et 1775. La cuve, en outre, est très proche de celle de la chaire de Poyartin, dans le canton voisin de Montfort (réf. IM40005219), qu'une autre tradition, à la vérité aussi peu vérifiable, date de 1771. La chaire de Laurède, du moins ses éléments en bois, pourrait donc ne dater que du troisième quart du siècle. La rampe en fer forgé de son escalier, strictement identique à la clôture des fonts baptismaux (réf. IM40005795), est probablement une réfection des premières décennies du XIXe siècle (la clôture pourrait dater de 1825 environ). La peinture faux bois et la dorure furent refaites à neuf en 1837-1838 par le stucateur de Saint-Sever François Périni, qui restaurait au même moment le décor et le mobilier du chœur et des chapelles latérales (réf. IM40005784 et IM40005791).

Période(s) Principale : 2e quart 18e siècle , (?)
Principale : 3e quart 18e siècle , (?)
Principale : 2e quart 19e siècle
Dates 1742, daté par tradition orale
1837, daté par source

Chaire fixe, adossée ; cuve hexagonale suspendue sur culot galbé en talon droit, avec portillon à gauche ; escalier tournant à limon, marches et contre-marches en chêne, marche de départ en calcaire et rampe en fer forgé, débouchant à gauche dans le collatéral nord ; dorsal plat, droit, à décor rapporté et cloué ; abat-voix plat hexagonal, au décor entièrement rapporté (frontons contigus, festons, pots à fleurs). A l'intérieur de la cuve est fixée une tablette en quart-de-rond et déposé un tabouret (XIXe siècle) pour le prédicateur. Le meuble est peint couleur faux chêne, avec rehauts dorés (à la bronzine) sur les moulures (cuve, culot, abat-voix) et sur les ornements en relief. L'appui de la cuve est revêtu de cuir noir fixé par de gros clous en fer forgé. Le portillon possède encore sa targette d'origine en fer forgé, au décor découpé (volute et feuille trilobée). Quatre anneaux en fer forgé, d'usage indéterminé, sont fichés sur l'appui de la rampe de l'escalier.

Catégories menuiserie, sculpture, ferronnerie
Structures plan, hexagonal élévation, droit
Matériaux chêne, mouluré grand cadre, décor en bas relief, décor dans la masse, décor rapporté, peint, faux bois, peint faux or
fer, forgé, peint
Mesures h : 430.0
Précision dimensions

Cuve : h = 179 (avec le culot ; culot seul : h = 89) ; la = 119 ; pr = 96. Escalier : h = 236 ; la = 180 ; pr = 60 ; rampe : h = 77. Dorsal : h = 223 ; la = 92. Abat-voix : h = 60 environ.

Iconographies en pied, saint Jacques le Majeur, pèlerin, bourdon, livre, coquille
en buste, saint Jean l'Evangéliste
Saint-Esprit, colombe, gloire
ornementation, chute végétale, laurier, guirlande, aileron, fronton, pot à fleur
Précision représentations

Les pans de la cuve sont ornés de panneaux moulurés rectangulaires verticaux ; sur le pan axial est sculpté en bas relief dans la masse saint Jacques le Majeur, patron de la paroisse, debout sur une terrasse et figuré en pèlerin de Compostelle, avec mantelet à coquilles, chapeau et bourdon, et tenant un livre ouvert à la main. Au sommet de la cuve règne une frise de denticules ; la moulure séparant la cuve de son culot est sculptée d'un tore de laurier, un gland sculpté de feuilles d'acanthe est rapporté en pendentif sous le culot. Le dorsal, flanqué sur sa face de consoles retenant des chutes de laurier, et sur les côtés de grands ailerons à rocailles et palmes, porte sur son panneau médian un médaillon circulaire encadré d'un tore de laurier avec nœud de ruban plissé et représentant le buste de saint Jean l’Évangéliste, de profil vers la droite. Le plafond de l'abat-voix est orné de la colombe du Saint-Esprit en haut relief rapporté. La corniche de l'abat-voix supporte une série de petits frontons chantournés à volutes affrontées et feuilles d'acanthe, flanqués aux angles de pots à fleurs à la panse galbée. Des guirlandes de laurier en festons sont accrochées sous le plafond. La rampe en fer forgé de l'escalier, dont le départ est amorti d'un motif en toupie, est ornée d'une alternance de panneaux verticaux à extrémités en plein-cintre, soutenus par des socles à volutes sortantes, et de montants ponctués de rosettes soudées et couronnés de petits balustres et de volutes affrontées.

États conservations repeint
manque
Précision état de conservation

Les éléments décoratifs de l'abat-voix, encore intacts en 1992, sont lacunaires en 2015 (manque l'un des frontons et des pots à fleurs). La peinture faux bois et la dorure datent de 1837-1838.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre À signaler
Protections inscrit au titre objet, 1975/11/12

Annexes

  • Documents concernant la restauration du décor intérieur de l'église de Laurède par le stucateur François Périni, 1837 (AD Landes, 2 O 1047)

    - 1837 (8.5) : délibération du conseil municipal concernant des travaux projetés à l'église. "Les trois autels sont dans le plus mauvais état, toutes les dorures sont entièrement fanées [...]."

    - 1837 (13.12) : Devis estimatif d'ouvrages à faire à l'église, par François Périni, stucateur à saint-Sever, 13 décembre 1837. "Réparations à faire au sanctuaire. / Les quatre pilastres du sanctuaire, avec leurs arceaux qui font le tour de la voûte, la frise et lambroisure [sic] de la croisée à droite, les deux niches vis à vis, les quatre corniches, dont les deux encadrant les tableaux, l'autre la croisée et la quatrième la parallèle vis à vis la croisée, les intervalles de l'un cadre à l'autre et la corniche qui encadre le grand panneau du milieu de la voûte seront piqués pour enlever la superficie afin de bien faire prendre le mortier et le bien préparer pour recevoir le stuc. [...] / Blanchissage des sculptures du sanctuaire. [...] Pour peindre à l'huile vis à vis la croisée un trophée d'ornement de l'église [...]. / Dorure du sanctuaire. Pour redorer la grande gloire au milieu de l'autel, le baldaquin, et refaire en neuf les quatre draperies et les dorer... 180. / Pour redorer à l'entablement de l'autel et du sanctuaire les six médaillons, les chiffres des médaillons, les branches de laurier et les quatre fleurs qui sont au milieu de la frise à l'aplomb des pilastres... 40. / Pour redorer au tabernacle les feuilles de vigne, les épis de froment, le petit baldaquin, le cadre de la porte, les palmes du tombeau et les deux guirlandes au coin... 50. / Pour changer les baguettes dorées des deux tableaux qui sont vis à vis et les remettre neuves dorées au luisant... 20. / Pour réparer la dorure des deux statues et les repeindre en neuf...150. / Pour réparer les mains de deux adorateurs et faire les doigts aux escayoles (*) bien luisant comme le marbre... 10. / Pour réparer en même matière tous les morceaux sortis au tombeau du sanctuaire... 12. / Pour consolider le derrière de l'autel qui menace de tomber et autres raccordage [sic]... 15. / Pour peindre toute la boiserie du sanctuaire y compris les deux morceaux qui vont finir aux deux capelles [sic] donnant 30 mètres carrés... 72. / Chapelle Notre-Dame. Pour démolir le tombeau de cette chapelle et consolider le fondement et reconstruire le marbre bien aplombé de niveau... 18. Pour refaire le stuc de cette chapelle... 24. Pour réparer et blanchir les ornements de la chapelle... 5. / Dorure de la chapelle. Pour redorer les cœurs, les guirlandes et des deux arabesques à côté du tableau... 30. / Chapelle Saint-Michel. La même réparation qu'à celle de Notre-Dame excepté la démolition du tombeau qui n'a besoin que d'être mastiqué aux jointures... 6. 59. / Chaire à prêcher. Pour peindre la chaire à l'huile et redorer toutes les corniches au-dessous de lapui [sic] et décrasser les autels, dorures de dessus... 50. [...]" [S'y ajoutent des réparations à l'église elle-même]

    (*) De l'espagnol escayola, plâtre.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Église, cimetière, presbytère (1814-1933).

    Archives départementales des Landes : 2 O 1047
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 6 mars 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 178/6
Bibliographie
  • CABANOT Jean, MARQUETTE Jean-Bernard, SUAU Bernadette. Guide pour la visite de quelques églises anciennes de Chalosse. Amis des Églises anciennes des Landes. Dax : Barrouillet, 1987.

    p. 35
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe