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Bâtiments de vinification de Château Margaux

Dossier IA33003357 inclus dans Château Margaux réalisé en 2010

Fiche

  • Vue d'ensemble.
    Vue d'ensemble.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • tonnellerie
    • cuvage
Parties constituantes non étudiées tonnellerie, cuvage
Dénominations chai
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
Adresse Commune : Margaux
Lieu-dit : Château Margaux
Cadastre : 1826 B 34, 35 ; 2009 OB 23

Louis Combes semble avoir conçu et réalisé le château et les bâtiments qui l'entourent entre 1802 et 1810. D'anciens chais existaient probablement au même emplacement. Ils apparaissent à l'est du château sur une carte du cours de la Garonne datée de 1759. Le procès-verbal d'estimation du château réalisé en mai 1796 mentionne les "chais et cuvier, ces derniers objets ayant besoin des plus grandes réparations, une partie des bâtiments de cours tombant en ruine". Ils abritent alors "23 cuves dont 14 cerclées en fer". A proximité étaient situés les hangars et parcs à bœufs.

Sur le plan du domaine réalisé en 1816, apparaissent les nouvelles constructions réalisées par Louis Combes qui distingue nettement bâtiments de vinification et bâtiments de ferme et logements. Édouard Guillon décrit des bâtiments en 1866 : "Le cuvier a des pressoirs en pierre et une vingtaine de cuves, écoulant de 12 à 15 tonneaux. Le chai est des plus curieux du Médoc, il est grand, très élevé, peut contenir 300 tonneaux en sole, et est séparé en deux par une longue rangée de colonnes d´un bel effet : ce chai date au moins du siècle dernier". Un chai enterré a été aménagé en 1981-1982 par l'architecte Bernard Mazières.

Des réaménagements, sous la direction de l'architecte Norman Foster, sont en cours de réalisation (2013-2015).

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Principale : 1er quart 21e siècle
Dates 1811, daté par source
Auteur(s) Auteur : Combes Louis
Auteur : Mazières Bernard
Bernard Mazières

L’Atelier des Architectes Mazières a été fondé en 1975. Il est structuré autour de Bernard et Jean-Marie MAZIERES.


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Auteur : Foster Norman, architecte, attribution par source

Les bâtiments, situés au sud-est du château, sont organisés autour d'une cour à laquelle on accède par un portail à piliers. En fond de cour, se trouve le cuvier dont la façade est percée de sept ouvertures à arc segmentaire. La porte centrale présente un arc en plein cintre dont les claveaux sont traités en bossage, l'ensemble étant surmonté d'un fronton triangulaire. La partie inférieure de la façade est recouverte d'un enduit jaune et séparée de la partie supérieure en pierres de taille apparentes par une corniche à modillons.

A l'intérieur se trouvent les cuves en bois et un système de pont roulant permettant d'y charger la vendange. Le cuvier est doublé en profondeur par le chai principal comprenant deux vaisseaux séparés par une série de colonnes d'ordre toscan. Communiquant avec ce chai, la vinothèque abrite les plus anciens millésimes conservés et la rincerie permet de nettoyer les barriques.

De part et d'autre du cuvier, deux ailes abritent, à l'ouest une salle d'accueil et le chai de première année et à l'est, la tonnellerie. Cette dernière dotée d'une cheminée abrite les divers outils permettant de fabriquer les barriques. Les angles de la cour accueillent de petits édicules, dont l'usage n'est pas déterminé. Une pompe à eau permettait notamment d'alimenter l'abreuvoir disposé à l'extérieur de la cour, le long du mur de clôture.

L'ajout d'un nouveau cuvier construit par l'architecte Norman Foster entraîne la modification de ces espaces, notamment de la tonnellerie, installée dans l'aile opposée.

Murs calcaire
enduit
pierre de taille
moellon
Toit tuile creuse
Étages en rez-de-chaussée
Couvertures toit à longs pans
États conservations bon état
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • DOCUMENTATION COMPLEMENTAIRE

    - Collection particulière. Archives de Château Margaux.Boîte 36-37.

    -7 ventose an X (26 février 1802), vente du château par Laure de Fumel au marquis de La Colonilla.

    (...)

    Vaisseaux vinaires

    Quatorze grandes cuves cerclées en fer, estimées à raison de 1600 f. chacune, monte : 22400

    En bois estimées ensemble : 12000

    Quatre maits en bois avec heure (?), vis, clefs, ferrements le tout ensemble : 1850

    Onze gargouilles et vingt huit douils estimés ensemble : 2400

    Quatre caunes, dix entonnoirs, cinq ouillesses (?), vingt comportes et 45 bastes ensemble : 200

    Deux faux ? de cuivre pour les cuves avec une petite enclume : 80

    Une échelle à gradin et deux échelles à main : 50

    Outils aratoires

    Huit charrettes à boeufs, huit courbes, le tout ensemble : 1500

    Deux herses : 110

    Bestiaux

    Six paires de boeufs à cinq cent francs la paire : 3000

    Deux chevaux de charrue avec la charrette et la charme et une selle : 840

    -Du 6 au 11 prairial an 4 (du 25 au 30 mai 1796). Procès verbal d´estimation du domaine de château Margaux dans les communes de Margaux, Soussans, Cantenac, Arsac et Labarde (provenant de d´Argicourt, émigré).

    (...) la maison du cultivateur, composée d´un bâtiment à double corps de logis, à deux étages élevés, deux pavillons aux angles, entouré de fossés, en bon état, les cours et allées d´entrée, bâtiments pour le logement des agriculteurs, parcs, granges, hangars, chais et cuvier, ces derniers objets ayant besoin des plus grandes réparations, une partie des bâtiments de cours tombant en ruine, jardin, terres labourables, parc des tilleuls, fontaine, lavoir, vivier, vignes hautes et à l´araire (?), prés, partie ensemencés en froment, port ou havre, maison et jardin du batellier, moulin à vent, maison et jardin du meunier, matte de rivière au devant des dits moulin et bâtiment du port, le tout tenant commune de Margaux, de la contenance de deux cents vingt un journaux dix neuf règes dix carraux.

    Les maisons, usines, moulin, port et havre valaient en 1790 en revenu annuel la somme de cinq cents quatre vingt huit livres dix sept sols neuf deniers (...).

    Ensuite nous avons procédé à l´expertise des vaisseaux vinaires, bétail et outils aratoires, à laquelle expertise nous nous sommes adjoints et fait assister du citoyen Jean Dejean charpentier de haute futaye, habitant de la commune de Margaux et nous étant transportés dans le cuvier et dans le chai, nous avons trouvé 23 cuves dont 14 cerclés en fer, lesquelles nous avons évaluées à la somme de 6292 livres.

    Quatre maits en bois avec leurs vis, clefs, ferrements et deux vis de fer : 861 livres.

    Dans le chay nous avons trouvé 11 gargouilles et 28 douils : 681.

    15 cannes et bidons (?), 10 entonnoirs, cinq houillettes, 20 comportes et 45 bastes : 125.

    2 jeux (?) de cuivre pour les cuves avec un petit enclume de tonnelier : 56.

    une échelle à gradin pour les cuves et deux échelles à main : 36.

    et étant passés dans les hangars et parcs nous avons 8 charrettes à boeuf, 8 courbes et 8 cabats avec leurs ferrures y compris les deux charrettes courbes et cabats que nous avons vu dans les bâtiments de Virefougasse et de Ninotte, que nous avons évalué le tout à la somme de 1464 livres.

    Deux herses avec leur pince de fer : 50.

    7 paires de boeufs tous (?) âgés et de rechange, y compris ceux de Virefougasse et de Ninotte : 2450 livres.

  • Extraits d'ouvrages

    - GUILLON, Édouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde. Bordeaux : Coderc, Dégréteau et Poujol, 1866-1869, t. 3.

    Extraits.

    "C´était au XIVe siècle, un château fort, qui paraît avoir été la propriété des ducs d´Aquitaine. Au XVe siècle, il était à la famille de Montferrant et relevait de la châtellenie de Blanquefort ; en 1447, messire François De Montferrant, premier baron de la Guyenne, était seigneur de "La Motte Margaux". Après la conquête française, Montferrant fut exilé et le château de Margaux fut donné à noble homme Thomas de Durfort, qui le garda une trentaine d´années et le vendit, le 25 mars 1480, à Jehan Gimel, citoyen de Bordeaux. Dix ans après, Jehan Gimel était mort, et à la convocation faite au château de Puy-Paulin, en 1491, figura le sieur Lamotte de Margaux, "qui estait mineur" et probablement son fils ; il fut dispensé de fournir un archier (...).

    Un écrivain œnologue a représenté le château de cette époque comme un donjon superbe, entouré d´épaisses murailles, flanqué de courtines, de tours et de contreforts, isolé du terre-plein par un fossé de 25 à 30 mètres de large, communiquant par de vastes canaux à la Gironde et ayant résisté à des sièges et à des assauts réitérés... L´imagination a joué un grand rôle dans cette description fantaisiste. L´histoire est muette sur ces assauts et ces fortifications, et la description la plus ancienne du château Margaux dit que c´était "un bâtiment à double corps de logis, élevé de deux étages, ayant deux pavillons aux angles et entouré de fossés en bon état".

    Dans le XVIe siècle ce château était à la famille d´Aulède, et quelques-uns de ses membres sont qualifiés "barons de Margaux". L´un d´eux s´allia à la famille de Lestonnat et ajouta ce nom au sien. Pierre d´Aulède de Lestonnat fut baron de Margaux dans la première moitié du XVIIe siècle et testa en 1653. son fils, Jean-Denis d´Aulède de Lestonnat devint, par sa mort, baron de Margaux et se maria, en 1654, à la demoiselle Thérèze de Pontac, dame de Haut-Brion, alliant du même coup l´un des premiers crûs du Médoc, avec le premier crû des Graves.

    M. d´Aulède fut un homme remarquable ; il était chevalier, baron de Margaux, seigneur de Haut-Brion et du Cros dans Loupiac, conseiller du roi et président à mortier : en 1672, il fut nommé premier président du Parlement de Guyenne et prêta son serment le 30 juillet, devant toutes les chambres assemblées. (...). Ce fût là [La Réole] que le premier président, qui avait deux filles, maria l´une d´elles, Catherine d´Aulède, à François-Joseph, comte de Fumel ; le mariage eut lieu le 2 août ; la jeune épouse reçut une dot de cent mille livres. Six ans après son mari fut assassiné à La Réole et la laissa veuve avec quatre enfants.

    M. Denis d´Aulède de Lestonnat mourut en 1694, et sa fille Catherine devint dame de Margaux ; puis Louis de Fumel, son fils aîné devint, comme héritier de sa mère, baron de Margaux, seigneur de Haut-Brion et autres lieux (...). Ce seigneur habita souvent son château de Margaux, testa à celui de Haut-Brion, le 21 septembre 1749 et mourut le 10 décembre. Il laissa trois fils : Louis, qui mourut garçon, à 30 ans, ; Félix de Fumel, qui fut évêque, et Joseph de Fumel, le plus illustre des seigneurs de Haut-Brion et de Margaux. (...). Il se maria, en 1748, avec une demoiselle de Conty, dont le père était seigneur d´Argicourt, en Picardie. Il en eut une fille, nommée Marie-Louise-Elisabeth de Fumel, qu´il maria avec le chevalier du Barry, dit comte d´Argicourt, de la famille de sa mère et qui était capitaine des Suisses du comte d´Artois. Il est probable que château Margaux fut donné en dot à sa femme, car il en jouissait du vivant de son beau-père, M. de Fumel. On attribue à d´Argicourt la restauration du château, dont il laissa cependant les servitudes en assez mauvais état (...).

    Outre son domaine, M. d´Argicourt avait droit de haute, moyenne et basse justice sur toute l´étendue de sa paroisse et il conserva ce droit jusqu'à la Révolution ; puis lorsque celle-ci devint menaçante, il abandonna Élisabeth sa femme, la seigneurie de Margaux, sa place de colonel de cavalerie et partit pour l´étranger.

    Pendant la Terreur, M. Joseph de Fumel fut arrêté (...). Son domaine de Margaux fut saisi par l´État et affermé par cinq maisons anglaises, moyennant 24000 francs par année, à la charge par elles de pour voir à tous les frais. Enfin, M. d´Argicourt ne rentrant pas, les agents du domaine le mirent en vente, et le 6 prairial an IV, les experts Bichon et Lalande, assisté du citoyen Leydet, procureur de la commune et de la citoyenne Laure Fumel, adjudicataire, allèrent estimer le domaine et le château. Ils firent de leur expertise un procès-verbal où le château est appelé la Maison du cultivateur ; il y est parlé de ses fossés, de ses pavillons, mais non des pièces intérieures : il y est dit que les servitudes sont en mauvais état et que les chais et cuviers "ont besoin des plus grandes réparations". Dans ce cuvier étaient des pressoirs, 23 cuves, 20 douils et 11 gargouilles ; ailleurs, dans les parcs et les granges, étaient de beaux immeubles par destination, parmi lesquels 14 bœufs et 8 charrettes.

    Le domaine s´étendait sur les communes de Margaux, Cantenac, Labarde, Arsac et Soussans ; il y avait un jardin, un parc de tilleuls, un lavoir, un vivier, un moulin à vent, un île sur la Gironde et des prairies, terres, vignes, bois et landes. Le tout fut estimé un million, quarante-huit mille huit cent treize francs, et le 16 prairial suivant, la citoyenne Laure Fumel l´acheta pour cette somme, sans qu´il y ait eu adjudication.

    La nouvelle propriétaire du château Margaux, Melle Augustine-Laure de Fumel, descendait de cette famille et était veuve du baron de Brane, qui fut, de son vivant, conseiller au Parlement de bordeaux. Elle épousa plus tard, M. Langsdroff, négociant à Bordeaux et ce dernier dirigea pendant quelque temps l´un des plus beaux vignobles de la Gironde ; mais sous le Directoire, M. d´Argicourt étant parvenu à se faire rayer de la liste des émigrés, rentrant en France. Alors, il prit des arrangements avec Mme Langsdroff, sa parente, et le château Margaux fut vendu en 1802 à M. Bertrand Douat, marquis de La Colonilla, qui le paya 651000 francs (...).

    Le marquis de La Colonilla le démolit et éleva à sa place le château actuel qui est une espèce d´édifice grec, avec frontispice, des colonnes, des sculptures et une avenue digne d´un palais. Il le possédait en 1826, et cette année là il contracta, avec une maison américaine, un abonnement de dix années pour la vente de ses vins ; par suite de ce contrat, non-seulement le commerce de Bordeaux n´eut rien à voir dans ce cellier de premier ordre, mais le commerce européen en fut complètement privé.

    Après la mort de M. de La Colonilla, le château fut vendu, en 1836 à M. Aguado, marquis de Las Marismas, pour la somme de 1300000 francs, et ce nouveau propriétaire afferma aussi sa récolte trois fois pour neuf ou dix ans (...).

    Le château Margaux, qu´un poète a appelé "l´un des trois rois du monde" s´élève dans une vallée, à la jonction des graves et des palus ; il est tout à fait moderne et n´a conservé aucune trace des édifices qui l´ont précédé. Sa structure élégante se compose d´un corps de logis rectangulaire, élevé de plusieurs étages et n´ayant, comme ornements externes, qu´un portique grec, soutenu par quatre colonnes et devant lequel se développe un superbe escalier.

    L´intérieur du château est tout à fait grandiose, quoique peu étendu ; au rez-de-chaussée sont des pièces voûtées, des vestibules, des cuisines, des servitudes, des caveaux, tout ce qui est nécessaire à un grand ménage. A la hauteur du perron sont les appartements, salle de billard, salons, salle à manger ; le tout meublé avec un luxe asiatique, décoré de tableaux de maîtres, comme un musée ; le vestibule qui précède ces appartements est orné de statues et de panoplies.

    Au deuxième étage sont des chambres de maître, meublées avec goût, puis la bibliothèque qui possède de bons ouvrages et une pendule du 16e siècle ; au troisième étage sont des pièces peu intéressantes et un balcon d´où la vue s´étend sur Blaye, la Gironde et les coteaux du Bourgeais.

    Le château est isolé au milieu d´un océan de verdure et de fleurs ; en avant est une large allée qui va de l´escalier à une grille monumentale ; sur les autres côtés sont de vastes pelouses, des massifs d´arbustes, parmi lesquels circulent des allées sinueuses et sablées et le ruisseau qui y trace de gracieux contours ; à l´ouest, se dessinent les grands arbres du parc ; à l´Est, se déroulent des prairies qui s´étendent jusqu'à la Gironde. Toutes ces richesses végétales font de château Margaux un séjour ravissant.

    Les servitudes sont complètement isolées du château et en dehors de la grille ; elles forment un vrai village, composé d´échoppes uniformes, où logent une trentaine de familles, au milieu desquelles trône la maison élégante du régisseur : viennent ensuite les écuries, les étables, les remises, les granges, les hangars, les serres, les orangeries et autres servitudes ; tout cela est neuf, vaste et largement agencé.

    A l´est de la grille du château est le quartier vinicole, composé de quatre corps de bâtiments, entourant une cour ; là, sont les magasins de merreins et de cercles, les ateliers de tonnellerie, les cuviers et les chais. Le cuvier a des pressoirs en pierre et une vingtaine de cuves, écoulant de 12 à 15 tonneaux. Le chai est des plus curieux du Médoc, il est grand, très élevé, peut contenir 300 tonneaux en sôle, et est séparé en deux par une longue rangée de colonnes d´un bel effet : ce chai date au moins du siècle dernier.

    Autour du château s´étend une vaste propriété, consistant principalement en prairies et en vignes : le vignoble s´étend sur deux grands plateaux, séparés par le petit vallon où s´élève le château ; puis, il y a une infinité de petites pièces détachées dans les vignobles de Margaux, de Cantenac et de Soussans, parmi lesquelles, celle de Virefougasse, qui donne des produits hors ligne. Il y a enfin le vignoble de la Palus, qui se récolte à part. Château Margaux fournit annuellement de 80 à 100 tonneaux, premier vin, 15 à 20 tonneaux, vin de presse et 40 à 50 tonneaux, vin de palus. M. Franck a donné le relevé suivant, pendant les dix premières années du présent règne (...).

    Le domaine du château Margaux est un des plus beaux de la Gironde ; c´est le Petit Versailles de la contrée ; il trône au milieu des crûs secondaires qui l´environnent, comme un roi parmi ses vassaux".

    COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1908 (8e édition).

    (...) En 1836, M. le vicomte O. Aguado, marquis de Las Marimas, en devint acquéreur ; son fils l´a vendu en 1879 à M. le comte Pillet-Will.

    COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1969 (12e édition).

    (...) Au XIIe siècle, connu sous le nom de La Mothe, il appartenait à la puissante famille d´Albret. Plus tard, il passa aux Montferrand, puis aux seigneurs de Durfort.

    (...) Au XXe siècle, le château et les 250 hectares qui l´entourent sont la propriété de la Société civile des vignobles Ginestet.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Collection particulière. Archives de Château Margaux. 1460-1900.

    Boîte 36-37
Documents figurés
  • Collection particulière. Château Margaux. Plan et suite du domaine de Margaux appartenant à M. le Marquis de La Colonilla, tableau indicatif et dessin d'un bâtiment agricole, 1816.

  • Collection particulière. Château Margaux. Projet de parc : plan de Ferdinand Duprat, 1927.

  • Collection particulière. Château Margaux. Plan du parc avec roseraie à l'est du logis, par Ferdinand Duprat, 1927.

Bibliographie
  • BROICHOT Christophe. Etre et paraître : bâtir des châteaux en Bordelais. Bordeaux : Ecole d'architecture et de paysage de Bordeaux, juin 2000.

    p. 66-68
  • GUILLON, Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde, avec la description des communes, la nature de leurs vins, la désignation des principaux crus. Bordeaux, 1866. Tome 3.

    p. 261-269
  • PETIT LAFITTE, Auguste. Excursion viticole et oenologique du cours d'agriculture de Bordeaux à Margaux (Médoc), le jeudi 23 septembre 1869. Bordeaux : impr. A. Pérey, 1869.

    p. 7-10
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Steimer Claire