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Bâtiments de dépendance du Château Langoa (Léoville-Barton)

Dossier IA33004823 inclus dans Château Langoa et château Léoville-Barton réalisé en 2011

Fiche

  • Vue d'ensemble.
    Vue d'ensemble.
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  • Parties constituantes

    • étable
    • écurie
    • cour
    • remise
    • hangar agricole
    • logement
    • portail
    • mur de clôture

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées étable, écurie, cour, remise, hangar agricole, logement, portail, mur de clôture
Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Pauillac
Adresse Commune : Saint-Julien-Beychevelle
Lieu-dit : Château Langoa
Cadastre : 1825 C1 136 ; 2011 C3 545

Aucun bâtiment ne figure à cet emplacement sur le plan cadastral de 1825 : la parcelle porte le nom "Bois de Jalousie".

Les bâtiments de dépendance du domaine sont construits par l'architecte G. Gérand en 1880, comme l'attestent les matrices cadastrales (construction nouvelle d'une maison en 1880) et la date portée sur le pignon d'un des bâtiments.

La fonction originelle des bâtiments a été modifiée : les bâtiments abritent aujourd'hui bureaux et espaces de stockage.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1880, porte la date
Auteur(s) Auteur : Gérand G., architecte, attribution par source

Les bâtiments s'organisent autour d'une cour séparée de la route principale par un mur de clôture et un portail à piliers.

Au centre de la cour, un bâtiment abritait une étable à vaches laitières. L'aile nord était constituée de logements d'ouvriers, tandis que l'aile sud était consacrée aux moutons et aux chevaux ; ces étables sont surmontées d'un espace servant de fenil ou de grange, ouvert par des claustra en brique ; une partie du surcroît était aussi utilisée comme logements. Une forge était ménagée dans la partie occidentale du bâtiment.

L'intérieur du bâtiment a été remanié : seuls vestiges, la charpente en bois avec tirants métalliques et l'escalier avec cage en bois permettant d'accéder à l'espace logement au-dessus de la forge.

Les bâtiments sont construits en moellons de calcaire. La pierre de taille est utilisée pour les encadrements de baies, en association avec la brique, pour les chaînages d'angle, jambes harpées, bandeaux et corniches. D'autres bâtiments servant probablement de granges sont situés à l'est de la cour : ils conservent également des charpentes en bois avec tirants métalliques. Un logement, le long de la route, complète l'ensemble. Au nord de l'aile des logements, se trouvent deux hangars permettant d'abriter les machines agricoles ; d'autres bâtiments construits récemment à l'est permettent également de stocker le matériel et les machines agricoles.

Murs calcaire
enduit
moellon
Toit tuile creuse
Étages en rez-de-chaussée, comble à surcroît, 1 étage carré
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans

Similitudes avec la ferme Suzanne du château Giscours, notamment avec la présence de ce bâtiment au centre de la cour.

Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Extraits des ouvrages de Cocks et Féret, Bordeaux et ses vins

    COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Paris : V. Masson et fils, 1868 (2e édition).

    p. 132-133

    Le cru Léoville-Barton comprend aussi un quart de l'ancien Léoville. Il est dans les mains de M. Barton depuis 1826, et a son centre d'exploitation au cru de Langoa (...).

    Le domaine de Langoa fut acheté en 1821, par M. Hugh-Barton, 650 000 fr. Par suite de nouvelles acquisitions, d'échanges et de grandes améliorations, il a acquis une bien plus grande valeur. Les domaines Léoville-Barton et Langoa ont une contenance de 234 hectares, et sont exploités d'une façon commune quoique le vin soit parfaitement séparé.

    COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

    p. 153

    Le domaine de Langoa, dont nous donnons ci-après le dessin, acheté en 1821 par M. Hugh. Barton, au pris de 550 000 fr., a été depuis cette époque l'objet d'agrandissements et d'améliorations qui en ont considérablement augmenté l'importance et la valeur. Sa production moyenne est de 125 tonneaux de vins classés parmi les 3e crus les plus recherchés. Son exploitation est réunie à celle du quart de l'ancien domaine de Léoville acquis par M. Barton, en 1826 et produisant 75 tonneaux d'un vin séparé de celui de Langoa et classé au rang des 1ers deuxièmes crus.

    Les deux domaines réunis ont une superficie de 233 hectares dont la vigne en occupe 103 ; les prés et les marais, 67 ; les bois et les pins, 62 ; maison et jardin, 1. Les chais et cuviers de Langoa sont certainement des plus beaux du médoc, par leurs vastes proportions et leur agencement (...).

    COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1893 (6e édition). Idem dès 1886.

    p. 194

    (...) Le cru de Léoville-Barton, comme celui de Langoa, appartient indivisis à MM. B.-F. Barton, de la maison Barton et Guestier, H.-L. Barton, son frère et MM. F. et C. Barton, leurs neveux.

    Les chais et cuviers de Langoa ainsi que les bâtiments de servitudes : parcs, granges, etc., sont certainement des plus beaux du Médoc par leurs vastes proportions et leur agencement. Ils sont dus aux plans de M. G. Gérand (...). Le domaine de Langoa, comme celui de Léoville-Barton, est géré, ainsi que celui de Château-la-Tour, à Pauillac, de la façon la plus éclairée, par M. D. Jouet, ancien élève de l'Institut national agronomique de Paris.

    COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 2007 (18e édition).

    p. 580

    Après avoir acquis le château Langoa en 1821, Hugh Barton acheta en 1826 une partie du château Léoville qui devint Léoville Barton.

    Propriétaires et production mentionnés dans les éditions de Cocks et Féret :

    Cocks, 1850 : Barton, 150 tonneaux.

    Cocks 1868 : Léoville-Barton (Barton) : 60 à 80 tonneaux ; Langoa (Barton) : 120 à 140 tonneaux.

    Cocks 1874 : Léoville-Barton (Barton) : 75 tonneaux ; Langoa (Barton) : 125 tonneaux ; illustration p.152.

    Cocks 1881 : Léoville-Barton (Barton, de la maison Barton et Guestier) : 75 tonneaux ; Langoa (Barton) : 125 tonneaux ; illustration p.181.

    Cocks 1893 : Léoville-Barton (Héritiers Barton, de la maison Barton et Guestier) : 90 tonneaux ; Langoa (Héritiers Barton de la maison Barton et Guestier) : 130 tonneaux.

    Cocks 1898 : Léoville-Barton (Héritiers Barton, de la maison Barton et Guestier) : 90 tonneaux ; Langoa (Héritiers Barton de la maison Barton et Guestier) : 130 tonneaux ; illustration p. 199.

  • "Excursion dans le Haut Médoc, 14 octobre 1881", La Vigne Américaine, n°11, novembre 1881.

    Extrait :

    "en face du cuvage et du château, à la place de bâtiments incendiés récemment, une grande ferme vient d’être rebâtie à neuf sur des plans fort bien conçus. D’un côté, une vacherie et une laiterie, de l’autre les écuries de bœufs et de chevaux, et en face des logements très confortables pour les vignerons. Des masses énormes de fumier sont entassées sur des plates-formes en plein-air au milieu de la basse-cour. À l’extrémité des bâtiments et en dehors, une infirmerie est destinée à recevoir les animaux malades. M. Barton veut bien nous montrer lui-même, dans tous ses détails, ce magnifique bâtiment d’exploitation et les écuries qui fournissent largement la quantité d’engrais nécessaire au vignoble".

Références documentaires

Bibliographie
  • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1886 (5e édition).

    p. 194
Périodiques
  • "Excursion dans le Haut Médoc, 14 octobre 1881", La Vigne Américaine, n°11, novembre 1881.

    p. 334
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