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Église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption

Autel du Sacré-Cœur (autel, gradin, tabernacle)

Dossier IM40005413 réalisé en 2014

Fiche

Dénominations autel, gradin d'autel, tabernacle
Appellations du Sacré-Cœur
Aire d'étude et canton Mugron
Adresse Commune : Baigts
Emplacement dans l'édifice choeur

Cet autel est datable des premières décennies du XIXe siècle, bien qu'il conserve plusieurs caractères du siècle précédent, comme le tombeau galbé ou les panneaux d'amortissement des ailes du tabernacle, de pur style rocaille (mais qui ne sont pas des remplois : le tabernacle semblable de Tilh en possède aussi). L'armoire eucharistique, d'un modèle courant à partir de la Restauration, est identique ou similaire à d'autres exemplaires repérés à Castel-Sarrazin (réf. IM40001605), Donzacq (réf. IM40001642), Argelouse (réf. IM40001875), Maillères (réf. IM40002975), Betbezer-d'Armagnac (réf. IM40003214), Saint-Michel-Escalus (réf. IM40001177) et Tilh (réf. IM40001472) dans les Landes, ainsi qu'à Tourtrès dans le Lot-et-Garonne (réf. IM47002951).

L'autel de Baigts était sans doute dédié originellement au Christ, comme l'indiquent le monogramme JHS sur le tombeau et le Pélican mystique sur le tabernacle. Il le fut ensuite à saint Roch (il était surmonté sous le Second Empire du tableau de Paul Billou représentant ce saint, réf. IM40005449), puis fut affecté au culte du Sacré-Cœur en 1877, au moment de la réalisation du nouveau décor de la chapelle par le peintre Léonard Fortuné. Le pape Pie IX avait, peu de temps auparavant, consacré au Sacré-Cœur la catholicité tout entière (16 juin 1875).

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle

Le meuble est en bois de chêne et bois blanc, peint en gris clair (structure) et en faux marbre brèche rouge et jaune (panneaux de la face et des côtés de l'autel, tables des ailes du tabernacle) ; la porte du tabernacle, ainsi que toutes les moulures et tous les reliefs (entièrement rapportés) sont dorés à la feuille (sans doute à la mixtion) sur assiette rouge. L'autel-tombeau, au galbe prononcé, possède une moulure inférieure en doucine renversée ; la table d'autel, à rive adoucie en quart de rond, est moulurée en doucine droite. Le gradin, droit et nu, présente une légère saillie centrale, à l’aplomb de l'armoire eucharistique du tabernacle. Celle-ci a des angles antérieurs coupés, une porte en plein cintre, une corniche échancrée et des ailes droites flanquées d'ailerons en volute et amorties par des panneaux chantournés de style rocaille ; une exposition moulurée en cavet renversé surmonte l'armoire.

Catégories menuiserie, sculpture
Structures plan, rectangulaire élévation, galbé
Matériaux bois, mouluré, décor en bas relief, décor dans la masse, décor rapporté, peint, faux marbre, doré à la feuille d'or
Mesures h : 216.0
la : 214.0
Précision dimensions

Autel : h = 95 ; la = 214 ; pr = 57 ; gradin : h = 15 ; pr = 34 ; armoire eucharistique du tabernacle : h = 66 ; la = 58 ; ailes du tabernacle : la = 66 (sans les panneaux d'amortissements) ; panneaux d'amortissement des ailes : h = 40.

Iconographies IHS, Pélican mystique, trophée liturgique
ornementation, console, cartouche, chute végétale, guirlande, motif rocaille
Précision représentations

Cartouche à cuirs découpés entouré de branches d'acanthe et frappé du monogramme JHS au centre du panneau frontal du tombeau d'autel ; tige fleurie sur le ressaut central du gradin ; Pélican mystique dans une gloire sur la porte du tabernacle ; consoles en volute à feuille nervurée sur les angles coupés du tabernacle ; guirlande et chutes de fleurs (roses et marguerites) retenues par des rosettes de part et d'autre de la porte ; trophées liturgiques dans les tables moulurées des ailes (à droite, l'Ancienne Loi symbolisée par les tables de la Loi, une couronne, une croix à double traverse, un bénitier, des rameaux d'olivier et une palme ; à gauche, la Nouvelle Loi figurée par une mitre, une crosse, une croix épiscopale, une étole, des livres, des flambeaux, un encensoir et des rameaux d'olivier) ; panneaux découpés et chantournés avec motifs rocaille et feuilles d'acanthe en amortissement des ailes.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre À signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • Monographie paroissiale de Baigts, 1888.

    Archives départementales des Landes : 16 J 18 b
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique (9 mars 1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 26/5
Bibliographie
  • CABANOT Jean, MARQUETTE Jean-Bernard, SUAU Bernadette. Guide pour la visite de quelques églises anciennes de Chalosse. Amis des Églises anciennes des Landes. Dax : Barrouillet, 1987.

    p. 11-13
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe